00:00Pour revenir à votre question, le ministre, lui, il annonce 3000 postes comme s'il s'agissait de recrutement.
00:07Il faut être précis.
00:09Moi, si j'ai accepté d'échanger avec vous, c'est parce que cette émission nous permet de parler franchement.
00:14Donc, il faut qu'on soit précis.
00:17Ces 3000 postes, ce ne sont pas des créations de postes.
00:20Il faut qu'on soit très clair.
00:21C'est du recyclage d'un vivier qu'on appelle de TZR et de contractuels non employés depuis la rentrée.
00:27Alors, les TZR, c'est des titulaires en zone de remplacement et il y a aussi des contractuels.
00:32Alors, il faut savoir que cette année, le ministre a de la chance.
00:34C'est qu'on a eu un double recrutement d'enseignants, ce qu'on appelle des L3, des licences 3
00:40et des master 2.
00:41Et en fait, il est resté sur le carreau depuis la rentrée des collègues qui sont déjà dans un vivier.
00:46Alors, le danger qui va se passer dès cette semaine, c'est qu'on va envoyer des personnels, surtout les
00:52contractuels,
00:52au pied levé, à l'autre bout de l'académie, pour des contrats qui risquent d'être des contrats de
00:573 jours.
00:58Parce que la réglementation fait qu'on ne peut remplacer un collègue qu'à partir de 14 jours.
01:03Et là, comme le ministre veut agir rapidement, on va casser un petit peu les conditions de travail de ces
01:08titulaires et de ces contractuels.
01:10Et humainement, nous, on considère au final que c'est de la précarisation brutale.
01:14Et techniquement, c'est du bricolage de rentrée.
01:16Merci d'avoir regardé cette vidéo !