00:00Vous dites donc avec certitude que les personnes qui ont causé ces dégâts-là,
00:05il n'y a pas un étudiant présent dans cette université.
00:10Donc je vais vous dire, c'est même encore pire,
00:11ça veut dire qu'on a laissé rentrer des gens qui n'avaient rien à voir avec l'université.
00:15C'est en tout cas les propos que Philippe Joss a rappelé sur votre antenne,
00:21c'est manifestement des gens qui n'avaient rien à faire sur notre campus
00:24et on n'a pas toujours les moyens, effectivement, de contrôler qui rentre dans nos campus.
00:31Donc ça veut dire qu'en fait, c'est l'auberge espagnole, l'université,
00:35c'est-à-dire qu'on peut rentrer comme on veut dans l'université et y rester pendant trois jours
00:38?
00:39Mais c'est des conditions d'enseignement qui sont difficiles.
00:44Si oui, c'est des campus ouverts et ça, c'est quelque chose qui nous défend.
00:48Eh bien écoutez, on tombe encore un peu plus de notre chaise.
00:51Peut-être Eric Revelle a une question.
00:52Et je vous remercie d'être avec nous, vraiment, et de répondre à nos questions.
00:57Parce qu'en réalité, moi j'ai le sentiment, alors le professeur est toujours en ligne avec nous,
01:03il va peut-être me répondre, mais vous savez, les profs, ils peuvent avoir des opinions politiques,
01:09mais ils parlent sous une contrainte politique.
01:11En réalité, la plupart du corps enseignement des facs, vous savez quoi ?
01:15Ils sont otages de cette minorité d'extrême-gauche.
01:19Je savais, à mon époque, à mon époque, c'était l'UNEFID, les profs de facs qui n'étaient pas
01:25dans des syndicats de gauche
01:26ou qui ne donnaient pas qu'ils tussent à des syndicats de gauche, ils étaient empêchés de faire court, Eliott.
01:31Donc aujourd'hui, je ne pense pas que c'est beaucoup changé.
01:34Donc le professeur, c'est bien qu'il témoigne, mais en réalité, je pense que sa parole n'est pas
01:38tout à fait libre.
01:39Parce que peut-être qu'il ne pense pas exactement ce qu'il vous dit.
01:41– Bah écoutez… – Mais non, il y a une prise d'otage politique.
01:44– Il y a une prise d'otage politique ?
01:47– Moi j'ai l'impression qu'il a tout…
01:48– Mais bien sûr, Mathias Leboeuf, vous le savez très bien.
01:51– Et vous, les profs de facs, ils ont la troupe de parmi la plupart…
01:54– Tu dirais la même chose d'Assas, par exemple, la fac de droit d'Assas, elle était…
01:59– Assas, c'est un temps sous le giron de la gauche.
02:00– Mais attendez, ça a été bloqué, il y avait Louis Boyard qui a été ovationné.
02:04– Mais vous savez très bien que les syndicats de gauche ont pris la…
02:07– Eric, s'il vous plaît, je vous ai donné la parole,
02:09parce que je pensais que vous aviez une question à poser à notre enseignant.
02:12– Oui, mais j'en ai une. – Bah allez-y.
02:12– J'en ai une. – Bah c'est quoi la question ?
02:13– J'en ai une. Moi, le concept de campus ouvert, monsieur le professeur,
02:18j'y vois bien l'idée, mais est-ce que c'est un sujet sur lequel,
02:22vous les professeurs, vous avez envie de travailler ?
02:24Parce que le campus ouvert, vous voyez ce que ça donne ?
02:27Donc est-ce qu'il faut revenir sur cette idée que…
02:29– Je vous répète très simplement.
02:30– Et on sort comme dans un moulin.
02:31– On n'a pas les moyens. De toute façon, on n'a pas les moyens.
02:34Je vous le redis, je ne demande pas plus d'argent pour…
02:37Je demande juste l'équité et notre université de Nantes,
02:41qui a pu le dire déjà sur votre antenne,
02:44il faut bien comprendre la massification du nombre d'étudiants
02:47auxquels on est confrontés.
02:49L'ensemble des étudiants de France, en 1920,
02:52tiendraient aujourd'hui dans notre université.
02:53Donc oui, oui, on a probablement,
02:56et c'est l'enquête de police qui le montrera,
02:58nous sommes victimes, l'université est victime
03:01et elle n'en a pas les moyens d'une minorité qui devrait être condamnée.
03:05– Pierre-Antoine Gouraud, merci encore d'être avec nous.
03:08Moi j'ai une question, puisque vous nous expliquez
03:10qu'il n'y a pas un étudiant qui appartient à cette université
03:13qui a participé au saccage de cette dernière,
03:16ou alors au blocus.
03:17Pourquoi pas ?
03:18Imaginons que dans les prochaines semaines,
03:20on découvre, parce qu'il y a une enquête qui est en cours,
03:23que des étudiants de l'université ont participé à ce saccage-là.
03:27Est-ce que vous vous appelez à des sanctions extrêmement fermes contre eux ?
03:31Est-ce qu'ils ont encore, ils méritent encore de mettre un pied dans cette université ?
03:35– Je vais vous répondre deux fois.
03:36La première, c'est qu'ils seront condamnés par la justice
03:38et ils seront également condamnés par les sections disciplinaires de nos universités.
03:42Karine Bernaud l'a déjà fait par le passé et nous le referons encore.
03:46Il y a une section disciplinaire qui condamne les étudiants
03:49et qui prononce des exclusions et des sanctions.
03:51Il se trouve que j'en fais partie et nous faisons ça de manière collégiale.
03:54Je pense que même, c'est une source d'inspiration pour d'autres domaines.
04:00Donc oui, je vous réponds, oui, il y a une section disciplinaire
04:02qui prononce des sanctions en matière universitaire.
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