00:00Je ne traite pas un secret, Marc Ferracci, au début de votre carrière, vous avez enseigné à l'Université de
00:05Nantes.
00:05Tout à fait.
00:06Que vous inspirent ces images ?
00:07Je suis professeur d'université, mon premier poste était à l'Université de Nantes.
00:10Ces images m'inspirent de la consternation, de la tristesse.
00:14De la tristesse d'abord pour les étudiants, parce que ça a été dit dans votre reportage,
00:18ces dégâts vont avoir des conséquences, ça ne rouvrira que dans quelques semaines,
00:21ça veut dire des cours en moins, ça veut dire des programmes qu'on ne tient pas.
00:25Donc tout ça est évidemment déplorable.
00:27Je constate qu'il y a un mouvement lycéen à l'origine, qui est en train de devenir un mouvement
00:32étudiant,
00:33dont un certain nombre de revendications sont légitimes, on va en discuter,
00:36mais qui est aujourd'hui débordé, débordé comme malheureusement trop souvent,
00:39par des gens qui ont fait du désordre, de la violence, une boussole et une modalité d'action.
00:46Je pense qu'ici, on a besoin d'une prise de conscience collective, je suis content d'entendre...
00:50Vous dites que le mouvement est débordé, alors attendez, parce que je m'arrête sur ce que vous dites,
00:53ça veut dire que pour vous, ce type d'action prend le dessus sur la mobilisation, vous y allez un
00:59peu fort quand même, non ?
01:00Regardez, de quoi parle-t-on à l'entrée de votre plateau ?
01:03On parle de la violence.
01:04On ne parle pas des revendications des lycéens, on ne parle pas des revendications des étudiants.
01:07Ça montre bien, bien sûr, bien sûr, mais ce que je veux dire, c'est que quelques individus,
01:12parce que je pense que ce sont quelques individus qui se sont livrés à ces dégradations, à ces violences,
01:18eh bien, occultent quelque chose de beaucoup plus large qui devrait faire débat dans notre société.
01:22Et ça, c'est déplorable, ça je le regrette.
01:23Merci d'avoir regardé cette vidéo !