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Le leader de Place publique, Raphaël Glucksmann, a été largement désigné dimanche candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle, dès le premier tour de la primaire, ont annoncé les organisateurs. Pour Julien Dray, ancien député, c’est «le début des soucis» pour Raphaël Glucksmann.

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Transcription
00:01C'est ça ? Qu'est-ce que veut dire ce résultat ? Je remarque juste qu'il n'y
00:05aura pas de candidat PS à la présidentielle.
00:07Oui, enfin, en même temps, le candidat est issu d'un rassemblement dans lequel le Parti socialiste est là.
00:12Donc on ne peut pas en tirer une conséquence aussi dramatique. La famille socialiste est là.
00:19Maintenant, moi je crois que ce résultat, qui est assez surprenant, moi j'ai le courage de le dire,
00:23parce que je m'attendais à des scores un peu plus serrés, montre une chose d'abord très importante.
00:30Et je m'en félicite, pour être honnête. C'est le rejet massif de la ligne que défendait Olivier Faure
00:37depuis des années.
00:38Je vous le disais ici dans nombre de débats, je considérais qu'il avait usurpé une orientation politique
00:43et celle traditionnelle de la social-démocratie, surtout depuis le 7 octobre 2023.
00:48C'est le désaveu de cette ligne qui a consisté à arrimer le Parti socialiste au wagon de M. Mélenchon.
00:55Alors ce n'est pas une vague massive sur ces 120 000 ou 140 000 votants, mais c'est quand
01:00même quelque chose de très important.
01:01Si M. Olivier Faure était cohérent avec la dignité de la fonction, il en tirait les conséquences et il se
01:08mettrait en retrait.
01:09Il ne va pas le faire, je pense, parce qu'il va manœuvrer par tous les moyens pour essayer de
01:13garder en contrôle sur l'appareil
01:15et sur un certain nombre de positions institutionnelles.
01:18Mais c'est ça la première grande leçon.
01:21Parce que si vous faites le total, si vous me permettez, de M. Glucksmann qui fait un gros score, il
01:26y a une vraie vague,
01:27et le score de Jérôme Gage, on est à plus de 70%.
01:33Donc c'est énorme.
01:34Et le vote, on le veuille ou non, les débats ont permis à ça.
01:37Il y avait un vote clair, c'était pour ou contre LFI, pour ou contre l'alliance avec LFI.
01:42– Autre question, deuxième question, je vous ai dit, il y en a trois, c'est au prorata du pourcentage
01:47potentiel de cette gauche à la présidentielle.
01:52Je plaisante et je précise que c'est M. Goldadel qui m'avait soumis cette idée-là.
01:57Deuxième question, Olivier Faure, Ségolène Royal, dans ses résultats, c'est une humiliation, plus pour Olivier Faure que Ségolène Royal.
02:05Mais la question que je me pose, c'est, vont-ils se rallier ?
02:08Est-ce que les soucis commencent pour M. Glucksmann ?
02:11– Les soucis commencent toujours, vous savez, quand vous gagnez dans ce genre de situation, c'est le début des
02:15soucis, des gros et des petits soucis.
02:18La question qui est posée pour M. Glucksmann, elle est simple, c'est de ne pas recommencer l'échec qui
02:23a représenté la désignation de Benoît Hamon.
02:25C'est-à-dire ne pas sortir haut, parce que Benoît Hamon était sorti haut.
02:28En plus, il y avait une primaire qui était énorme à l'époque, 1,8 million de votants,
02:32et il s'est fait grignoter, grignoter, au point que dans les deux derniers mois de la campagne,
02:36Jean-Luc Mélenchon a fait le classique du vote utile,
02:38et il a mis le Parti socialiste à genoux.
02:41Donc il faut être capable de rassembler, d'abord de rassembler toute la famille socialiste,
02:45de mettre chacun dans ses responsabilités,
02:48c'est-à-dire chacun doit maintenant être honnête par rapport aux engagements qu'il a pris,
02:52en disant on soutiendra et on ne fera pas de croche-pied, etc.
02:55Et puis la question qui va être posée, la deuxième,
02:58c'est que nous sommes au bord d'une crise financière majeure avec la crise de la dette,
03:03donc il va falloir affirmer une orientation qui n'est pas simplement le rejet de l'FI.
03:06Et face à une crise telle, il faudrait peut-être quelqu'un,
03:09si crise financière majeure il y a, il faudrait peut-être quelqu'un qui a déjà eu l'expérience.
03:15Donc troisième et dernière question.
03:16– Ça si vous voulez, c'est dans les circonstances, c'est toujours les circonstances qui fabriquent…
03:20– M. le baron noir, laissez-moi poser la question.
03:22M. le baron noir, on n'attend pas François ?
03:24– Non mais le rôle de François Hollande, je vous l'ai déjà dit la semaine dernière,
03:28c'est pas un rôle de sondagier.
03:29Je n'ai jamais cru qu'il allait grignoter dans les sondages.
03:33Soit la crise produit un choc tellement fort qu'il y a une convergence politique,
03:38ce que j'ai appelé le Conseil national de la résistance,
03:41et on cherche à ce moment-là une personnalité pour ça,
03:43soit, et c'est une possibilité maintenant qui est ouverte,
03:45soit M. Glucksmann, dans la crise, s'affirme comme un chef.
03:49– Sous-titrage ST' 501
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