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  • il y a 42 minutes
Les résultats du premier tour de la primaire du Parti socialiste et de Place publique sont tombés ce dimanche 11 octobre, vers 18 h 15, après une prolongation du scrutin à cause d'une cyberattaque vendredi. Raphaël Glucksmann est élu dès le premier tour avec 66,13 % des suffrages exprimés. 

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Transcription
00:00Et quand même mon ami François Ruffin, sans doute un peu pour faire turbuler le système, a dit
00:03« Pourquoi je ne rentrerai pas dans cette primaire ? »
00:05Lui de 24 ans a dit « Non, d'accord ? »
00:08Lui, après, ce n'est pas très gentil justement pour des gens comme moi, pour des gens comme Ruffin, pour
00:11comme Tondelier.
00:12Là, il dit « Lui, c'est lui maintenant, le candidat à la gauche démocratique. »
00:16J'ai envie de dire, si j'étais un peu provocateur et je vais le faire ce soir, pour qu
00:19'il se prend, il faut quand même qu'il baisse d'un ton.
00:22Je crois qu'il n'est pas lucide par rapport à la situation.
00:24Et le rassemblement, ce n'est pas pour demain.
00:26Non, mais qu'on me comprenne bien, nous voulions une primaire large, précisément pour régler cette affaire.
00:32Ce n'est pas une toute petite attaque, cette expression de la gauche démocratique qu'il a utilisée à plusieurs
00:35reprises.
00:36C'est sous-entendu. Tondelier, Corbière, Ruffin, tout ça, on va discuter.
00:41Puis maintenant, comme j'ai gagné, que j'ai fait 79 000 voix, c'est moi le boss.
00:45Mais il n'est pas lucide sur la réalité des rapports de force.
00:47Je le dis, il est grisé par ce qui a lieu.
00:50C'est dommage d'ailleurs. On a besoin de gens lucides.
00:52Alors, je comprends très bien, il surjoue la victoire.
00:54Mais dans les rapports de force réels dans le pays, ça ne règle pas le problème.
00:57Et je veux le dire maintenant, tout en considérant qu'il faut parler évidemment avec le parti christe, avec tout
01:01le monde.
01:01Nous sommes dans un moment historique où l'extrême droite peut gagner.
01:04D'accord ? C'est ça qui se passe.
01:05Elle fait 35%, 40% si on ajoute d'autres éléments de l'extrême droite.
01:09Où Bruno Rotaillot, hier, déclare à la presse, et vous m'avez invité Marc Fauvel,
01:12de dire que son principal ennemi aujourd'hui, ça n'est plus l'extrême droite, c'est le candidat Jean
01:16-Luc Mélenchon.
01:16On change d'époque. Et lui, il nous rejoue un truc old school, parce qu'il y a 79 000
01:21personnes qui ont voté pour lui,
01:22qui seraient le patron de la gauche, mais il ne la voit pas.
01:25Mais Alexis Corbière, on pourrait, en vous entendant ce soir, vous renvoyer aussi à la figure le même type d
01:29'argument.
01:30Vous aussi, vous n'êtes pas dans la volonté de, ou de tendre la main, ou de dire peut-être,
01:35laissons voir comment les choses évoluent.
01:37Je prends les flèches, je les mérite sans doute, mais moi j'ai essayé, c'est pour ça que je
01:41suis plus que modeste,
01:43et même intérieurement, psychologiquement, un peu inquiet, j'ai essayé de dire faisons une primaire.
01:48J'ai essayé au sein de la France Insoumise de dire maintenant la ligne qui était celle de 2024 du
01:52NFP.
01:53J'ai échoué. Moi je vais me présenter vis-à-vis de mes amis, y compris mes électeurs, en disant,
01:57en toute lucidité,
01:58et je ferai des choix avec mes amis, sans doute au mois de décembre, vous savez mes amis, c'est
02:01l'après, Clémentine Autain, Daniel Simonnet,
02:04on fera ce choix, on va regarder, on va parler désormais à nos amis écologistes, on va parler avec François
02:10Ruffin,
02:11on va s'adresser à tout le monde, y compris à la France Insoumise, il faut qu'on parle, et
02:14puis même y compris au PS pour voir ce qui se passe.
02:16Je ne crois pas que ce qui se passe ce soir règle cet immense problème avec un P majuscule.

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