00:00J'ai pas vécu
00:06C'est bon ?
00:15Oui, on a un peu
00:20C'est bon
00:22C'est bon
00:23C'est bon
00:25C'est bon
00:25C'est bon
00:26C'est bon
00:26C'est bon
00:27C'est bon
00:37On a un manque de chiffre d'affaires au moins de 50%, madame.
00:42Aujourd'hui, on est face à une concurrence vraiment déloyale.
00:46On ne voit pas la raison pourquoi nous, on paye notre licence au prix fort.
00:50On achète notre travail, on sacrifie une année de perdue de notre vie.
00:57Sacrifier, c'est-à-dire une année de notre vie dans le sens économique parce qu'on ne fait rien
01:01rentrer,
01:02parce qu'on est à l'école, parce qu'on passe des examens et si on calcule tout ça, on
01:07n'a plus de temps, c'est une année.
01:09Et puis, on nous met sur le terrain.
01:11Alors, on est affronté à des sociétés qui nous louent des voitures avec des prix exorbitants.
01:17À l'occasion, là, vous pouvez tourner dans tous les garages, c'est 150, mais 230, ça évalue entre 130
01:26et 150, 160 euros par jour.
01:29Par jour, c'est-à-dire, jour calendaire, c'est pas...
01:35Il n'y a pas de week-end, il n'y a pas, on travaille 24 sur 24 et on
01:44n'arrive pas à s'en sortir.
01:45Pourquoi vous n'allez pas chez Uber ?
01:48Je ne vais pas chez Uber.
01:50Pour le simple principe, moi, j'ai choisi d'être taxi parce que c'est un métier qui, normalement, doit
01:57être respecté.
01:58Il n'y a pas un pays où on ne trouve pas de taxi déjà.
02:02Chez Uber, il n'y a pas de raison qu'on va chez Uber parce que nous, on est en
02:062016, le jour d'aujourd'hui,
02:08normalement, on devrait être modernisé comme pas mal d'autres pays.
02:13La mairie de Paris, elle a créé une application que, malheureusement, ça fait plus qu'un an maintenant, elle existe.
02:21Je pense qu'elle a dépensé de l'argent pour créer cette application-là.
02:25Et il y en a certains qui s'opposent, je ne sais pas pourquoi elle ne fonctionne pas.
02:30Maintenant, on est face à une concurrence qui est trop en avance par rapport à les taxis,
02:36qu'on se base juste sur être dans une station ou marauder dans une rue.
02:42Les jeunes et les gens actuels, la mentalité, elle, a changé, si vous voulez.
02:47On ne veut plus aller dans la rue ou aller dans une station pour chercher un taxi.
02:51On veut être commode chez soi, sur son smartphone, lui commander son taxi.
02:56C'est logique, je trouve.
02:59C'est l'heure actuelle qu'on vit.
03:04C'est malheureux. Il faut que ça suit.
03:07Et puis, le client, il a le choix de choisir son taxi, tout simplement, sur l'application.
03:13Ça peut être quelque chose qui peut nous sauver.
03:17On ne voit pas la raison qu'on va participer à une société, déjà, elle ne paye rien en France.
03:23C'est une société étrangère.
03:25Moi, je ne comprends pas que les usagers, déjà, du hyper, comment ils ont raison.
03:29Parce que c'est malheureux de tuer des gens qu'on cotise, qu'on paye nos charges en France.
03:35Et on cotise pour une société qui transfère tout son argent à l'extérieur de la France.
03:42C'est malheureux.
03:43Les clients, on les comprend aussi.
03:45Bon, maintenant, il y a des systèmes...
03:48C'est du low cost ?
03:50C'est vraiment du low cost, madame.
03:52Moi, on voit les prix qu'il applique, par exemple, entre transfert hors lit, par exemple.
03:58Je vous dis un exemple, peut-être hors lit, par exemple, gare de Lyon, la gare la plus proche, à
04:04la porte de Paris.
04:06Nous, en taxi, elle a tarif plein pot.
04:09On va arriver avec quoi ? Avec 27 euros, 26 euros maximum.
04:13Eux, ils appliquent des tarifs de forfaits de 35 euros.
04:17Moi, ça m'est arrivé, un jour, j'ai trouvé une personne qui a cherché un Uber.
04:21Bonjour, bonjour, je cherche un Uber.
04:23Je lui dis, bon, monsieur, il n'y a pas d'Uber ici, mais il y a des taxis.
04:27Il m'a dit, mais le taxi, ça coûte cher.
04:29C'est tout de suite...
04:30Lui, il n'a jamais pris un taxi, mais il m'a dit que le taxi, ça coûte cher.
04:34Je lui dis, monsieur, l'Uber, combien il veut prendre ?
04:36Il m'a dit, à chaque fois que je viens ici, il me prend 45 euros pour aller à Combran.
04:41Combran, je lui dis, monsieur, on est dimanche, c'est un FC et un FB appliqué sur terrain.
04:46Moi, je vais me prendre dans mon taxi et on ne va pas dépasser les 35 euros au maximum.
04:53Effectivement, il est venu avec moi.
04:55Et la course, elle était de 31 euros avec un peu de trafic et tout.
04:59Il était tout content.
05:00Il m'a laissé 35 euros, mais il m'a dit que si jamais plus, il va prendre un Uber.
05:04C'est-à-dire qu'il y a un manque d'informations, les gens, ils voient les taxis, on dirait
05:08que c'est hors de...
05:11Ce n'est pas l'opportunité de tout le monde, que ce n'est pas vrai.
05:17Malheureusement, on souffre de problèmes de trafic, mais on a les couloirs de bus, on a l'avantage de couloirs
05:22de bus.
05:23On fait comme on peut pour toujours déplaner des clients et être au secours des fois à des clients que
05:30même si on prend sur le dos des points, des feux rouges, des trucs comme ça.
05:34Et l'essentiel, on est content que le client soit satisfait.
05:38On n'a pas d'autres moyens de se faire entendre, apparemment.
05:42Il y a des lois qui ont été votées.
05:45On attend l'application.
05:46Ça m'étonnerait qu'un pays comme la France, aujourd'hui, ne peut pas appliquer une loi qui a été
05:51décidée.
05:53La loi a été votée, on attend l'application.
05:56Les forces de l'ordre, ils sont là.
05:58Tous les clandestins, tous les VTC, on voit très bien que la loi, elle n'est pas appliquée.
06:04Nous, ça ne sert à rien d'avoir une loi qui traîne dans les dossiers sans qu'elle soit appliquée.
06:11Et on estime, au moins, avec cette façon-là, parce que là, aujourd'hui, il y aura beaucoup de taxis,
06:17parce qu'on se sent tous concernés aujourd'hui.
06:20Aujourd'hui, on se sent...
06:23Elle est plus forte que la dernière fois.
06:25Vous allez voir vous-même au corps de la journée, parce qu'avant, on arrivait quand même à travailler en
06:31survie, madame, on va dire en survie.
06:33Mais là, au jour d'aujourd'hui, il n'y a pas...
06:35On avait plus de 60 000 familles, on dépend du taxi, et bien, tous sont étouchés.
06:43On va dire en France, parce que là, au jour d'aujourd'hui, c'est une immobilisation nationale, quand même.
06:50Ça ne concerne pas que Paris.
06:52On a des collègues qui sont venus de Luxembourg, de l'Espagne...
06:55Pour se faire entendre, madame, je peux vous dire.
06:57La grève, le but, c'est de se faire entendre.
07:00Au jour d'aujourd'hui, on a... Je ne sais pas si ça va continuer ou pas, mais on estime
07:05même une manifestation illimitée, carrément.
07:08Parce qu'on entend en contrepartie une action, on va dire.
07:12Voilà, voilà.
07:13Il faut un acte, il faut un acte, parce que nous, l'autre fois, ça s'est calmé à la
07:17sortie du loi de M. Thévenoux.
07:19Donc, ça nous a calmés, on va dire, mais ça reste un comprimé en attendant et que rien...
07:26C'est comme un médicament qui n'a servi à rien, on va dire.
07:31Rien.
07:31Au jour d'aujourd'hui, on veut un acte, vraiment, quelque chose de concret.
07:36Les clients, madame, la majorité, ils sont pour le taxi, on va dire.
07:43Mais après tout, les clients, ils suivent leur intérêt.
07:47Une société, par exemple, comme Uber, il applique des prix à sa tête, on va dire.
07:53C'est une société privée.
07:54Donc, les prix, il les fixe comme il veut, l'offre et la demande.
07:58Moi, je dis aux clients, tout simplement, au jour d'aujourd'hui, moi, je coule, j'arrête.
08:03Lui, pareil, lui, pareil.
08:04Il ne reste qu'Uber dans le transport de personnes.
08:08Ça ne vous étonne pas, au jour d'aujourd'hui, il vous amène à l'aéroport pour rien du tout.
08:12Si vous voulez, même pour 30, 40 euros.
08:14Mais le jour qu'il y a beaucoup de demandes, quand il va vous sortir un prix de 100 euros,
08:18comme ce qu'il y a eu le jour de l'an des courses dans Paris, à peine 400 kilomètres
08:22à 180 euros,
08:23eh bien, il ne faut pas se plaindre.
08:25Parce que vous, vous avez laissé les choses entre les mains d'une société particulière.
08:30Et au jour d'aujourd'hui, normalement, vous devrez faire confiance à un taxi,
08:33que notre taximètre, il est fixé par l'État, nos prix kilométriques, pareil.
08:38Nos honoraires, ils sont clairs et nets.
08:41Si vous voulez qu'on se fie à une société privée, bah...
08:45Et c'est là le rôle de l'État de déclarer les choses.
08:48Parce que le client, au jour d'aujourd'hui, vous lui dites,
08:50une course avec un taxi, ça vous coûte 50, avec un Uber, ça vous coûte 40.
08:54Il va prendre le 40, mais ce n'est pas les conséquences derrière.
08:57Et ce n'est pas les conséquences.
09:00Voilà.
09:35Alors, moi, je suis Seïd, un chauffeur de taxi désespéré.
09:38Tout simplement, comme tous les collègues qui sont là ce matin, voilà.
09:45Exactement, médiatiquement, il y a bien un message qui est à faire passer,
09:48mais pas le nôtre en tous les cas, ça je vous garantis.
09:51Et d'ailleurs, j'ai essayé de passer ce matin sur RMC Info.
09:53Je suis Seïd, j'ai donné mon âge, j'ai donné mon numéro de téléphone,
09:56j'ai donné...
09:57Moi, j'ai parlé avec un gars au début, seulement le réceptionniste,
09:59pour essayer de lui expliquer un peu ce qui se passe.
10:01On m'a dit, on va vous rappeler, j'attends toujours, j'attends toujours.
10:05Le message, il est clair, suppression des VTC,
10:08et aux indemnisations des taxis.
10:10Il n'y a pas autre chose, nous, on ne demande pas grand-chose.
10:11On veut tout simplement regagner notre dignité,
10:14parce que la conversation, on l'a perdue.
10:16Est-ce que c'est que pour nous, et c'est un problème de société plus important ?
10:18Je pense que de toute manière, quand on voit la grande des agriculteurs,
10:22des instituteurs, des médecins, de tout ce qui se passe autour,
10:24je pense qu'on n'est pas les seuls touchés dans l'histoire,
10:27mais en tout cas, chacun doit revendiquer ses droits.
10:29C'est tout à fait légitime.
10:31Je pense que c'est un choix de société que certains essayent de nous embarquer là-dedans.
10:35Ce n'est pas notre choix du tout.
10:36Nous, la macronisation, on n'en veut pas.
10:38Nous, tout simplement, on est basé, la société française est basée sur un système de solidarité.
10:42On veut garder ce système-là qui marche exactement très, très bien.
10:45Si ces gens-là veulent américaniser la France,
10:48on met des Français, on est très bien en France,
10:50et on veut garder ce système-là.
10:52Point barre.
10:53C'est tout.
10:53Il n'y a pas autre chose à rajouter.
10:56Voilà, la rencontre, c'est bien.
10:57Vas-y, vas-y, vas-y, roulent.
11:00Attention.
11:01On laisse passer, s'il vous plaît.
11:02On laisse passer, attention.
11:04C'est qui qui fait celui-là ?
11:05C'est qui les voitures, c'est qu'ils vont partir.
11:07C'est qui les voitures, c'est qu'ils vont partir.
11:10Allez, vas-y, avance.
11:12Allez, vas-y, avance un peu.
11:15Allez, allez, allez.
11:17Allez, on va voir une voiture, allez.
11:19C'est qui les voitures, là ?
11:20Mais c'est bon, là, vas-y, t'as pas bon.
11:22Je vais essayer de faire ça.
11:25Non, je ne sais pas où sont.
11:27Je ne sais pas où sont.
11:29Eh, c'est à qui, là ?
11:31Eh, les collègues, là, on est voir sur une flanque.
11:35Allez, allez.
11:36On va faire le sang, on va faire le sang, là.
11:40On va faire le sang, là.
11:41On va faire le sang, là.
11:44Amen, je allez.
11:46Ah, c'est bon, 1, 2, 3, 3, 2, 3, 3.
11:503, 3, 3, 4.
11:52Et tout le temps en suis Höning, là, c'est bon.
11:52C'est bon !