00:01Eric Coquerel, vous êtes coordinateur du PG, vous êtes au débat à la fête de l'humanité autour du thème
00:07comment sortir de l'austérité en Europe.
00:11Donc aujourd'hui, est-ce que vous pensez qu'il peut y avoir des solutions nationales à ce débat-là
00:16ou est-ce qu'il faut réfléchir de manière internationale ?
00:18Les deux. Parce qu'il faut commencer à envisager par rompre à un moment donné, bien évidemment dans un pays.
00:27On est dans un régime démocratique où il y a des élections pays par pays.
00:31Donc on ne va pas attendre que tous les pays d'Europe décident ensemble de changer l'Europe.
00:36Ça, ça ne se fera pas. C'est utopique.
00:38Donc ça veut dire qu'il faut se donner les moyens pour que lorsque notre gauche, ce que nous représentons,
00:43prend le pouvoir dans un pays,
00:44eh bien elle ait les moyens effectivement d'avoir une politique qui rompe avec l'Europe libérale aujourd'hui.
00:50Donc c'est pour ça qu'en fonction de ce qui s'est passé en Grèce, qu'ils nous interrogent
00:54tous.
00:54puisque face au diktat de Berlin, de Bruxelles, la Grèce a dû finalement accepter un mémorandum
01:02qui est l'inverse des politiques pour lesquelles CERISA a été élue.
01:06Notre réflexion à pas tard de là, c'est de se dire comment la prochaine fois, on ne se retrouve
01:09pas dans cette situation.
01:11Et pour ce faire, eh bien justement, il faut à la fois manier la question du gouvernement, c'est-à
01:20-dire comment on gouverne un pays,
01:21et en même temps de manière internationaliste.
01:22C'est notre proposition de se mettre internationaliste du plan B.
01:25On est parti de l'idée que Mme Merkel avait un plan B, c'était le Grexit.
01:30C'était dire aux Grecs que si vous n'êtes pas d'accord dehors, bien,
01:35et le problème, c'est qu'Alain Tsitsipras n'avait pas de plan B.
01:38Donc la réflexion, c'est une fois que nous prenons le pouvoir, par exemple en France, en 2017,
01:43on prend le pouvoir, on est élu président de la République, on a un gouvernement,
01:47nous tentons, à la première réunion de ministre des Finances, nous disons
01:50nous ne voulons pas appliquer cette politique de sécurité, le peuple nous a élu pour faire autre chose.
01:54Nous essayons évidemment de rompre le rapport de force,
01:56et si ce n'est pas possible, quelles mesures nous pouvons prendre de manière unilatérale dans le pays
02:00pour être capable de sortir de ce carcan.
02:02Voilà aujourd'hui ce qui est posé à l'ensemble de la gauche que nous représentons en Europe,
02:07parce que bien évidemment, si nous, nous ne faisons pas ça,
02:10nous en voyons donc, notamment l'extrême droite,
02:12qui auront le loisir de dire, en réalité, la seule rupture,
02:15alors qu'on sait que c'est faux, c'est nous.
02:16Voilà.