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  • il y a 13 heures
Entre les Portes de la Chapelle et d'Aubervilliers, au 54 rue de l'Evangile à Paris 18e, une friche de la SNCF promise à la démolition est devenue l'Aérosol. Un lieu éphémère dédié aux cultures urbaines. Musique, graff, rollers, food trucks, bar... Et bientôt un musée du street art et des marchés de producteurs locaux. Pour en savoir plus : http://www.laerosol.fr/

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Transcription
00:00Musique
00:08Il était une fois une immense friche de la SNCF promise à la démolition.
00:12Il était une fois trois compères, pétris de compétences, de convictions et de courage.
00:17Et hip hop, il est cette fois certain que l'aérosol est en train de réussir son pari à Paris.
00:23Aurore Béquier, 38 ans, est gérante de Polybride Production.
00:28Voilà, donc Polybride Production, ça a fait un an que ça existe.
00:32On produit des concerts, des événements.
00:36Et là, on s'est dit, mais on va se positionner sur un lieu éphémère.
00:40Voilà, d'où le projet de l'aérosol.
00:42Ici, donc, on se trouve dans le 18e, on se trouve à côté de Porte de la Chapelle.
00:46Que c'est ici que sont nées quand même les cultures hip hop, il ne faut pas oublier ça.
00:49Donc les premières blocs parties organisées au milieu des années 80 par dynastie s'organisent ici.
00:55Tous ces gens-là sont restés et vivent encore ici dans ce quartier.
00:59Donc finalement, beaucoup d'artistes parisiens, mais je dirais même plus, beaucoup d'artistes du quartier.
01:04On a voulu élargir au maximum en proposant aussi des activités autour du sport.
01:10Donc de la glisse, autour du roller, autour du skate.
01:13Pourquoi pas du BMX ?
01:15Pourquoi pas le basket ?
01:17Le babyfoot.
01:19L'idée, c'est tout ce qui se fait dans la rue et tout ce qui vient de la rue.
01:24Ce qu'on va exposer dans le musée, c'est que des toiles qui sortent de collections privées.
01:28Donc des toiles beaucoup anciennes, années 70, New York.
01:33Et beaucoup, beaucoup de toiles qui ont vécu chez des gens qui ont un vrai vécu,
01:37qui sont passées de main en main.
01:39À l'intérieur, dans le musée, on ne demande rien aux artistes.
01:42Les artistes s'expriment à l'extérieur sur tous les kilomètres de murs qu'on a.
01:45Ce lieu appartient donc à la SNCF et qu'il s'est monté en grand partenariat avec eux.
01:52Donc ça, c'est important de le préciser.
01:53Donc c'est très drôle aussi et c'est un gros pari pour la SNCF aujourd'hui,
01:57justement, d'accueillir sur son site des graffeurs.
02:00Parce qu'on connaît l'histoire entre le graffe et la SNCF.
02:04Voilà, donc tout le monde peut venir acheter sa propre bande de peinture,
02:08ici sur place et s'accaparer les murs.
02:12Tout le monde, même moi ?
02:13Tout le monde, absolument, absolument.
02:20Comment vous avez entendu parler du lieu ici ?
02:22De bouche à oreille, comme on connaît pas mal de graffeurs dans le coin,
02:26forcément, il y a un moment où c'est venu jusqu'à nos oreilles
02:28et puis on est venu ici, du coup, visiter un peu.
02:31C'est mieux de travailler dans un lieu autorisé que dans un lieu sauvage ou pas ?
02:35Ça ne change pas des masses parce que les lieux désaffectés,
02:38c'est quand même assez tranquille.
02:39On n'est pas spécialement emmerdés par la police ou quoi que ce soit.
02:42Donc on a quand même le temps de prendre notre temps, de faire des jolies prottes.
02:47Non, c'est un peu similaire, sauf que là, les murs sont bien plus imposants
02:50et on peut quand même prendre de la place pour s'exprimer.
02:54Vous nous en parlez de ce qu'on voit là ?
02:56Là, du coup, vous avez nos deux pseudos.
02:59C'est-à-dire ?
03:00Nos pseudos dans le graffiti, du coup, on n'en met pas notre vrai nom, forcément.
03:04Donc on se trouve en pseudo, qu'après on se reconnaît les uns entre les autres.
03:08Et puis là, du coup, vous avez nos deux noms avec les persos.
03:13Et puis, voilà, mais là, ce n'est pas fini.
03:19À partir du mois de septembre, on peut venir se faire tatouer à l'aérosol.
03:23Exactement.
03:24Ça fait mal ?
03:25Bon, ça pique un petit peu, comme on dit.
03:27C'est une culture urbaine, le tatouage ?
03:29Ça fait partie, je pense que ça fait partie, oui.
03:32Un petit peu, c'est différent.
03:34C'est un petit peu pluvieux, je crois.
03:36Mais ça rentre complètement, oui, dans ce genre de culture urbaine.
03:41Quels liens on a avec les graffeurs quand on est tatoueur ?
03:44Moi, j'ai été graffeur avant d'être tatoueur, graffeur depuis pas mal de temps.
03:49J'ai gravité autour du dessin, en fait.
03:51Le lien, c'est ça.
03:52C'était le dessin.
03:53J'aimais dessiner, créer.
03:55Et en fait, c'est venu petit à petit, en fait.
03:57On me suis dit, tiens, je pourrais peut-être aussi essayer de graver des trucs sur les gens.
04:03Après avoir mis ça sur des toiles et avoir mis ça sur des murs.
04:06Petite indiscrétion, on nous a parlé du PSG.
04:08On nous a parlé d'un joueur qui a un tatoueur.
04:12Oui, c'est vrai que j'ai tatoué Verratti.
04:15Et on a fait, dans mon salon de tatouage qui est Black King Story,
04:18on a tatoué pas mal de personnalités, dont Joey Star, Tal, Amel Bent.
04:24On a eu la chance de pouvoir tatouer ces gens-là, oui.
04:36Qu'est-ce que c'est que ce truc ?
04:38Je vous présente, c'est un outil de graffiti numérique.
04:42En tout cas, un mini Photoshop version graffiti, on peut dire ça.
04:45Avec lequel, justement, on peut, à travers, avec divers outils,
04:49et puis à travers diverses images et fonctions,
04:52on peut venir créer directement sur cette toile que vous voyez là.
04:55C'est made in France, un engin pareil ?
04:57C'est made in France, un engin pareil.
05:03Nous sommes dans la partie musée de l'aérosol.
05:06Musée et street art, ça sonne pas juste.
05:09On est sur des gens qui sont issus du street art.
05:13Quand on peint sur une toile, on n'est plus dans la rue déjà.
05:16Quand on peint tout ce qu'il va y avoir ici, je vais revenir au début,
05:20mais tout ce qu'il va y avoir ici, c'est pas des choses qu'on a demandé aux artistes,
05:23mais des choses qu'on a demandé à des collectionneurs.
05:25C'est-à-dire que c'est des gens qui ont déjà trouvé le travail bien,
05:28qui ont déjà acquis les œuvres,
05:30et qui, pour certaines, ont déjà été revendues plusieurs fois.
05:32Et on est revenu au début du graffiti du street art.
05:38C'est-à-dire qu'on aura beaucoup de choses ici, de New York années 80,
05:41on aura beaucoup de choses, beaucoup de dessins, dessins des années 80,
05:48parce que le graffiti démarre toujours d'un dessin.
05:50Et on a beaucoup de choses que les gens ont voulu collectionner,
05:55parce qu'ils ont aimé ce mouvement.
05:56Et comme tout ce qui est rare, ça commence à avoir un prix, en fait.
06:01On parle du lieu, donc ce lieu, l'entrée sera payante, par contre ?
06:05L'entrée sera payante, tout à fait.
06:07Elle sera à 5 euros.
06:09Entrée 5 euros, ça ouvre quand, le musée du street art à Paris ?
06:12Le 1er septembre.
06:13Le 1er septembre 2017.
06:15Je ne sais même plus quelle année on est.
06:17Qu'il pleuve ou que le soleil cogne, qu'importe,
06:20le lieu éphémère est un spot incontournable de découvertes urbaines,
06:23de jour comme de nuit.
06:25Nous y sommes entrés libres, nous en sommes ressortis, joyeux.
06:37Sous-titrage Société Radio-Canada
06:39Sous-titrage Société Radio-Canada

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