00:02Les routiers CGT, Force Ouvrière, ont entamé ce lundi un mouvement reconductible contre la réforme du Code du Travail
00:08en ciblant dès l'aube des axes de circulation et des dépôts de carburant dans toute la France.
00:12Ils s'inquiètent de la possibilité de négocier dans l'entreprise des éléments de rémunération
00:16jusqu'à la fixer par leur branche professionnelle.
00:20Reportage aux abords de la raffinerie de carburant de Gennevilliers.
00:22Très clairement, les conducteurs routiers aujourd'hui ont été appelés à la mobilisation contre les ordonnances
00:27qui vont avoir des conséquences extrêmement dramatiques pour les conditions sociales du secteur.
00:33Et de ce point de vue-là, avec plus de 40 points de blocage sur l'ensemble du territoire,
00:36nous nous réjouissons de la mobilisation de ce matin,
00:40même si effectivement, visiblement, le gouvernement de ce qui me remonte en ce moment
00:44a décidé de jouer le rapport de force en faisant intervenir les forces de l'ordre.
00:50Je pense que de ce point de vue-là, il faut qu'ils se méfient.
00:53S'ils souhaitent mater la colère des routiers par ce type d'action,
00:58ils risquent au contraire de démultiplier cette colère et de créer les conditions d'un renforcement de l'action.
01:04Demain, avec le moindisant social tel qu'on le connaît,
01:07puisque dans le transport, on sait ce qui se passe avec les pays de l'Est,
01:11le Dampic social franco-français va se mettre en marche,
01:14et là, ça sera une vraie catastrophe pour les salariés,
01:17puisque le transport, c'est du service, de la sous-traitance à Gascade, et on sait ce qu'il en
01:21est.
01:21Les endroits où il y aura une grosse présence syndicale, on arrivera peut-être à se débrouiller,
01:25mais on sait que la plupart des entreprises, des petites entreprises, moyennes entreprises,
01:29là, c'est terminé, il n'y aura plus de négociations, en fait, ce sera imposé.
01:34Il y a des transporteurs routiers français qui emploient des conducteurs des pays de l'Est,
01:40dont les plus bas sont la Roumanie, à 380 euros par mois,
01:43et 300 euros de salaire et 80 euros de primes de découchage.
01:46Donc, quand vous voyez ces gens-là qui sont à 380 euros par mois,
01:50on va dire que la précarisation, elle est déjà annoncée.
01:53Le rôle des CHSCT, qui permettait d'avoir un regard de pesée sur les choix des entreprises
01:58en matière de conditions de travail, sont un élément essentiel.
02:02Or, nous retirons aujourd'hui, avec les ordonnances, ce droit, finalement,
02:05aux salariés de dire leurs mots sur leurs conditions de travail.
02:08Donc, de ce point de vue-là, c'est extrêmement dramatique,
02:10et nous ne pouvons pas l'accepter.
02:11Là, la fusion de toutes les instances représentatives des personnels,
02:15c'est en fait en finir avec tout ce qui était parité,
02:17et ce qui faisait la spécificité de chaque commission paritaire, si l'on peut dire.
02:23Le CHSCT, finalement, chez les routiers,
02:26comme dans les entreprises où les conditions de travail sont difficiles,
02:32on sait que là, ça ne sera plus discuté,
02:35et c'est aussi tout ce qui avait été acquis au lendemain de la guerre qui va disparaître.
02:39Il y a une région qui est particulièrement touchée, c'est Marseille.
02:44Marseille est bien bloquée,
02:45donc on a entendu parler également d'une opération escargot vers Caen.
02:50Ensuite, il y a eu Valenciennes, Douchy-les-Mines,
02:55qu'est-ce qu'il y a eu ? Lorient également,
02:57où il y a eu des points de blocage,
03:02avec des pneus brûlés, etc.,
03:05pour un petit peu empêcher la circulation de se faire.
03:07Oui, on a espoir que d'autres fédérations,
03:11d'autres branches, d'autres secteurs d'activité rentrent dans le mouvement.
03:14En ce qui concerne force ouvrière,
03:16on a un comité confédéral national jeudi et vendredi prochains.
03:19On espère faire bouger les lignes,
03:21à ce que la confédération appelle enfin à la mobilisation concernant ce complique.
03:30pour ça ?
03:33Merci.
03:34Merci.
03:36Merci.
03:39Merci.