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  • il y a 2 semaines
L'ancien militant italien des "années de plomb", Cesare Battisti, vient d'être extradé en Italie où il a été condamné par contumace à la prison à perpétuité. Le député européen José Bové (Verts-ALE) analyse les enjeux démocratiques de cette affaire politico-judiciaire qui dure depuis 40 ans.

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Transcription
00:11José Bové, bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation.
00:14Je rappelle que vous êtes député européen des Verts Alliance Libre Europe.
00:17Nous allons parler des suites de l'arrestation de César Batesti, César et Batesti.
00:23Peut-être, il faut rappeler en quelques mots, parce que le cas de César et Batesti,
00:27qui, évidemment, dure depuis 40 ans maintenant, n'est pas connu de tout le monde.
00:32C'est un militant d'extrême-gauche italien des années 70,
00:37qui est accusé et qui a été condamné pour des meurtres,
00:41enfin, dans tous les cas, deux meurtres pour lesquels il est accusé,
00:43deux autres auxquels il aurait participé, Ilanier.
00:47On ne va pas rentrer dans le débat de ces procès.
00:51Si, je veux, j'ai envie de faire un petit rappel quand même.
00:54Alors, justement, rappelons un petit peu, c'est ça, rappelons le contexte,
00:58parce que c'est très important aussi, les conditions juridiques, politiques et policières aussi,
01:04de cette affaire tout de même assez incroyable, on peut le dire.
01:07Ah oui, c'est...
01:08C'est une aventure incroyable.
01:09C'est-à-dire que César et Batesti fait aujourd'hui des romans policiers.
01:13C'est ça.
01:14Sa vie, c'est...
01:16Même, on ne peut pas écrire le scénario, si tu veux, c'est tellement invraisemblable.
01:19Donc, effectivement, on est au début des 70, c'est juste après 68.
01:24César et Batesti, qui viennent au milieu de la base très populaire,
01:28se retrouvent sur des petits larcins en prison, politisés en prison.
01:32Il intègre un groupe politique d'extrême-gauche qui s'appelle le PAC,
01:38de lutte armée comme tous les autres.
01:40Et en 79, il est arrêté avec une dizaine d'autres membres
01:46et ils sont condamnés collectivement pour action contre l'État et port d'armes.
01:52Point barre.
01:53Et là, il prend 12 ans de prison.
01:54Il n'a pas question de meurtre à ce moment-là.
01:56Il prend 12 ans, on est...
01:58Et il est jugé au printemps 81.
02:01Il est en prison, il était déjà en prison.
02:03Et là, les situations, les conditions de détention sont telles
02:07qu'il s'échappe, il s'évade de prison.
02:09Donc, au mois d'octobre 81, il s'échappe de prison.
02:13Il va en France, il part en Italie.
02:15Bref, il commence son errance à travers le monde.
02:20C'est ça.
02:21Quelques temps après, d'autres membres dont les responsables de ce groupe sont arrêtés
02:27et le responsable principal, de suite, se déclare répanti
02:32et une longue litanie d'accusation tombe.
02:37Et comme Baptiste n'est pas là, tout lui est amputé.
02:42Mais tout.
02:43Et donc, les gars se dédouanent de tout, ce qu'ils auraient pu commettre
02:46ou que d'autres ont commis, et c'est lui qui ramasse.
02:50Qui prend, oui.
02:50Il y a des contradictions totales.
02:52Il faut reprendre les documents qui ont été, à ce moment-là,
02:55écrits notamment par Fred Vargas, qui a fait un travail de recensement
03:00de toute cette histoire.
03:01Bref, il se retrouve condamné dix ans après par Comte Humas.
03:07Donc là, il n'a pas pu se défendre puisqu'il n'est pas présent.
03:09Et vu les conditions des répanti, comment les magistrats ont fonctionné,
03:14aller au tribunal en disant, écoutez, je me rends et il y a un jugement serein,
03:18on n'était pas du tout dans ce cadre-là.
03:20Et là, il ramasse la perpétuité pour des meurtres qu'il dit aujourd'hui,
03:25niais totalement en disant, je suis innocent, je n'ai combien.
03:28Alors ce compte humain, c'est important parce que ça va avoir des conséquences
03:30jusqu'à aujourd'hui.
03:31Et donc, voilà.
03:32Donc cette personne se retrouve condamnée alors qu'il est parti,
03:35mais qu'il avait été condamné pour 12 ans uniquement sur quelque chose de collectif.
03:40Il n'y a pas du tout de crime de sang, il n'y avait rien.
03:42Bon, voilà les conditions, en fait, de sa condamnation définitive.
03:47À partir de là, qu'est-ce qui se passe en Italie ?
03:50C'est que si on est jugé condamné, eh bien cette condamnation,
03:55le jour où vous vous rendez, où vous êtes pris en cavale,
03:59ce qui vient de se passer, eh bien vous effectuez votre peine
04:02et il n'y a pas de nouveau procès, contrairement aux droits français.
04:05Et là, on est quand même dans une situation incroyable.
04:07Donc il n'y a pas de possibilité autre que d'essayer de continuer à vivre ailleurs.
04:13Alors c'est ce qu'ont fait d'autres militants,
04:17au début des années, fin des années 70, début 80.
04:21Et c'est pour ça que François Mitterrand,
04:23quand il est élu président de la République en 1981,
04:27met en place, un, une procédure,
04:31en disant aux militants italiens d'extrême-gauche,
04:35si vous vous engagez à arrêter la lutte armée,
04:39à ne plus jamais commettre d'action, etc., etc.,
04:43la France vous permet de rester sur son territoire.
04:47Et donc c'est devenu la doctrine Mitterrand
04:49et qui a été appliquée depuis ce moment-là,
04:53jusqu'en 2004,
04:56quand, là, à la demande de Silvio Berlusconi,
05:02le ministre intérieur Nicolas Sarsouzi dit,
05:06eh bien nous, on remet en cause,
05:09et c'est Perbène, le ministre de la Justice,
05:12qui ouvre la brèche en disant,
05:15eh bien on va extrader César et Baptisti,
05:19qui à ce moment-là travaille en France,
05:21à Pignon-sur-Rue,
05:22puisqu'il a écrit des romans policiers,
05:23il était gardien d'immeubles,
05:26bref, c'est quelqu'un qui s'est intégré,
05:28qui en plus commence à être connu
05:29pour son travail littéraire,
05:31et là, il est obligé de fuir,
05:33et il s'échappe,
05:35et il arrive au Brésil.
05:36Là, au Brésil, après on va passer les péripéties,
05:39il se fait arrêter, ensuite libérer,
05:41Lula lui donne, refuse l'extrader,
05:45et là, quand l'extrême droite arrive,
05:48eh bien effectivement, il s'échappe,
05:49et ce qu'il avait tenté de faire
05:52déjà quelques mois avant,
05:54il va se réfugier en Bolivie,
05:58en se disant,
05:59je vais faire une demande,
06:01ce qu'il a fait,
06:02il y a une lettre de 4 pages,
06:06début décembre, mi-décembre,
06:07il y a une lettre de 4 pages,
06:09qui fait aux autorités,
06:11et donc au président,
06:12Evo Morales,
06:14en lui disant,
06:15voilà, je demande le statut de réfugié.
06:17Et la réponse a été rapide aussi,
06:19si on peut dire.
06:19La réponse, là,
06:20c'est à peu près 15 décembre,
06:24et là, il y a quelques jours,
06:27eh bien, aucune discussion n'a eu lieu,
06:31aucun débat,
06:32entre-temps,
06:34j'ai le contact avec César et Bastisti,
06:38maintenant c'est public,
06:39c'est dans la presse,
06:40je ne l'avais pas nié,
06:41et j'ai écrit un courrier
06:44au président Evo Morales,
06:46qui a été publié dans la presse d'ailleurs bolivienne,
06:49aujourd'hui même,
06:51et dont les extraits sont aussi dans la presse italienne,
06:54puisqu'ils ont retrouvé le double
06:55dans le téléphone portable,
06:57dans les mails de César et Bastisti.
07:00Et qu'est-ce que vous y dites ?
07:01Alors, en gros,
07:01je reprends exactement ce que je viens de dire
07:04sur Mitterrand,
07:05sur la doctrine Mitterrand,
07:07sur le droit d'asile,
07:08et sur la demande de statuer
07:11dans le même sens
07:12ce qu'avait fait Lula
07:12et qu'avait fait Mitterrand avant
07:14pour les Italiens.
07:15Et donc voilà.
07:16Donc, ça, c'est ce qui se passe.
07:19Je n'ai pas de réponse.
07:21Moi, j'envoie le courrier
07:22le 30 ou le 31 décembre 2018,
07:27donc là, il y a quelques jours,
07:29je fais ce courrier,
07:30je n'ai pas de réponse.
07:32Début janvier,
07:34avant qu'on sache qu'il est arrêté
07:36ou qu'il est en train d'être,
07:37enfin, qu'il vient d'être arrêté,
07:39j'ai les plus proches collaborateurs
07:42d'Evo Morales au téléphone,
07:44l'ancien ambassadeur de Bolivie
07:48en France,
07:49Jean-Paul Guevara,
07:50avec qui je parle en direct.
07:53Et je lui dis, écoute,
07:54voilà la démarche qu'on a faite,
07:56on lui renvoie le courrier
07:57en disant,
07:57peut-être que vous ne l'avez pas vu,
07:59mais voilà les situations,
08:00il faut absolument que vous statuiez.
08:02D'ailleurs, puisqu'il y a une demande,
08:04vous avez le temps pour statuer.
08:06Et là, quelques heures après,
08:0824 heures après,
08:09on apprend que ça y est,
08:11l'impensable est arrivé,
08:13c'est-à-dire qu'il est directement
08:16extradé en Italie,
08:18sans passer ni par la case discussion,
08:22etc.
08:22Il n'y a même pas une décision de justice
08:24en Bolivie.
08:26On le met en prison
08:27et on lui dit perpétuité.
08:28Garde à vue, avion, prison.
08:31Et aujourd'hui,
08:32il est dans le sud,
08:33sur la côte ouest de Sardaigne,
08:35en prison,
08:37en quartier de haute sécurité,
08:39puisqu'il est à l'isolement
08:41pour au minimum six mois.
08:42Qu'est-ce qu'on peut objecter
08:44à l'heure actuelle,
08:45à la situation de fait
08:46à laquelle on assiste aujourd'hui ?
08:48On peut avoir des objections
08:50juridiques fondamentalement,
08:51notamment sur cette question
08:53du jugement par compte humain.
08:54Alors, sachons qu'il y a
08:55un certain nombre d'instances
08:56qui considèrent qu'effectivement
08:58le jugement,
09:00je pense,
09:00puisqu'on est juste à côté ici
09:02à la Cour européenne des droits de l'homme,
09:03que le jugement par compte humain
09:04c'est bien possible
09:05et bien définitif,
09:07mais qui a aussi condamné l'Italie
09:09pour, dans cette situation-là,
09:12dans ce type de cas-là,
09:13ne pas avoir respecté
09:14justement cette législation.
09:18Quels sont, j'allais dire,
09:20les leviers juridiques
09:21sur lesquels vous pouvez agir
09:22ou on peut agir aujourd'hui ?
09:23Alors, si on regarde
09:25le cas de Baptiste
09:26qui avait été évoqué en 2004,
09:29au début des années 2000,
09:31visiblement,
09:32la Cour,
09:34ici à Strasbourg,
09:36au vu des documents donnés
09:37par la justice érienne,
09:39on dit, non, non,
09:40il n'y a pas besoin de revoir.
09:41Par contre, ce qui était en 2006,
09:44alors que Baptiste est parti déjà,
09:46on a un cas,
09:48là pour le coup,
09:49droit commun,
09:49est-ce que c'est droit commun politique ?
09:51C'est plutôt droit commun.
09:53Un ressortissant tue un Rome en Italie
09:57et, en fait,
09:59il n'est pas là,
10:00compte humain,
10:01et la Cour européenne des droits de l'homme
10:03dit,
10:04il y a nécessité d'un procès en appel.
10:06Et donc, l'Italie est condamnée
10:09pour ne pas respecter
10:10la possibilité de l'appel
10:11au nom de l'article 6
10:14de la Convention européenne
10:16des droits de l'homme
10:16qui stipule de manière très claire
10:18que chaque personne
10:19a le droit à un jugement
10:23contradictoire
10:23et les moyens de la défense
10:25doivent être respectés.
10:26Donc, on a aujourd'hui
10:27une jurisprudence.
10:29Maintenant,
10:29dans le contexte politique
10:31de l'Italie aujourd'hui,
10:33où l'État de droit,
10:35on voit ce qu'il est.
10:36Il est un peu malmené,
10:36on va dire.
10:37Comment ça bouscule dur.
10:39Où l'appareil judiciaire,
10:42à mon avis,
10:43et on voit comment l'opinion
10:45a été travaillée
10:46de manière incroyable
10:47par l'extrême droite
10:48et les populistes,
10:50aujourd'hui,
10:51personne,
10:52on ne trouvera personne
10:53pour l'instant
10:53en Italie
10:55pour dire
10:56Baptisti a le droit
10:57de se défendre.
10:58Alors qu'on a eu
10:58une forte mobilisation
10:59en Europe
11:00d'intellectuels,
11:01d'artistes,
11:01de juristes
11:02etc.,
11:03d'hommes politiques,
11:04d'élus,
11:05il y a de ça
11:06une vingtaine d'années
11:07encore sur le cas
11:08de Baptisti
11:08qui semblait quand même
11:09emblématique
11:10de ce dont vous êtes
11:11en train de parler là.
11:12J'ai retrouvé un document
11:14puisque je l'avais signé
11:15qui était un appel
11:16à une soirée de soutien
11:18à Baptisti
11:19le 26 juin 2004.
11:21Et là,
11:22il y a une liste
11:23de 100 ou 150 noms
11:24de personnalités
11:26aussi bien du monde
11:27culturel
11:28puisqu'on a aussi bien
11:29des écrivains,
11:30évidemment Fred Vargas
11:31qui, elle,
11:31était moteur là-dedans.
11:33Mais on retrouve
11:34dans le milieu
11:34de la culture
11:35des chanteurs,
11:36des metteurs en scène,
11:37des réalisateurs,
11:38des femmes
11:39et des hommes politiques,
11:41les associations,
11:42la ligue de droit de monde,
11:43le syndicat de la magistrature.
11:44On a une panoplie,
11:46j'incite tous les gens
11:47à les regarder.
11:49Et il y a un concert de soutien
11:51avec les plus grands chanteurs
11:53qui peuvent être là,
11:54l'abbé Pierre est là aussi.
11:55Enfin, on se retrouve
11:56dans une situation incroyable.
11:59Donc, il y a 14 ans,
12:0015 ans à peine,
12:02on a une mobilisation.
12:04Moi, ce que j'appelle,
12:05j'espère aujourd'hui
12:05que quelques personnes
12:06vont relayer mon message.
12:08Mais il faut qu'on renouvelle ça.
12:11Pourquoi est-ce qu'il faut
12:11qu'on renouvelle ?
12:12D'abord, par rapport
12:13à la situation personnelle
12:14de Battisti.
12:15Mais ce qui est quand même incroyable,
12:16c'est que hier,
12:18donc moins de 24 heures
12:19après l'arrivée de Battisti
12:21en Italie
12:22et son incarcération,
12:23Salvini vient de donner
12:25la liste des personnes
12:26qui les réclament.
12:27Il y en a d'autres en France.
12:28Ah, qui les réclament maintenant
12:29au président de la République.
12:31Ils vont pas avoir du champagne
12:31sous la tour Eiffel.
12:32C'est ce qu'il a dit.
12:34En disant, maintenant,
12:35ceux-là, ceux-là, ceux-là,
12:36ceux-là, ceux-là
12:37doivent être rendus à l'Italie.
12:39Donc, ça veut dire
12:40qu'on est au début d'un processus.
12:42Quelle va être l'attitude
12:44de la France ?
12:45Pour moi, je pense
12:46que là-dessus,
12:47il faut être clair.
12:48Ça serait inacceptable.
12:50Donc, il faut une mobilisation.
12:51Il faut quand même
12:52quelque chose qui se fasse.
12:54Parce que je pense
12:56que François Mitterrand
12:57avait eu la sagesse
12:59de dire on calme le jeu.
13:01Et je dirais ça
13:02d'autant plus
13:03qu'on est quand même
13:03dans une situation
13:04quand même limite
13:05au niveau du droit
13:07et de la situation politique.
13:09c'est qu'au même temps
13:10où il y a eu
13:10cette chose dramatique
13:12en Italie,
13:13les années de plomb,
13:15où il y a eu effectivement
13:16des meurtres abominables.
13:37Bien sûr.
13:38C'est aussi un problème.
13:39Donc, qu'est-ce qu'on fait
13:40avec ça ?
13:41Et moi, je crois que là-dessus,
13:42vu la situation politique
13:44de l'Italie,
13:44vu les dérives
13:46d'extrême droite
13:47et populiste,
13:48on ne peut pas.
13:49La France doit sanctifier
13:51la parole donnée
13:53par le président de la République,
13:54François Mitterrand.
13:54Le cas de César et Baptiste
13:56aujourd'hui,
13:57c'est un enjeu démocratique
13:58européen
13:59et mondial,
14:00peut-être même.
14:00Pour moi,
14:01c'est une question fondamentale
14:02des lois.
14:02C'est aussi le droit
14:04à pouvoir tourner la page.
14:05Ça ne veut pas dire...
14:06Moi, je ne sais pas.
14:07Je vois un certain nombre
14:08de documents.
14:09Je me fais une idée.
14:10Mais je dirais
14:10qu'au nom du droit,
14:12eh bien, aujourd'hui,
14:13il faut effectivement
14:15sortir de cette logique-là.
14:16On parle de faits
14:17qui ont eu lieu
14:18il y a 50 ans.
14:18Pour ceux qui ont été victimes
14:20ou leur famille,
14:20bien sûr que tout ça
14:21est dramatique
14:22et que ça continue à l'être.
14:23Et moi, je ne suis pas là
14:24pour défendre,
14:24surtout que ça n'a jamais
14:25défendu cette forme d'action.
14:27Mais pour autant,
14:28aujourd'hui,
14:29on a une responsabilité
14:30et la France
14:31a une responsabilité.
14:33Est-ce qu'on est garant
14:34de ces droits fondamentaux
14:36des personnes ?
14:36Moi, je dis oui
14:37et là, il faut en appeler
14:38au président de la République
14:39et surtout que
14:41tous ceux qui se sont mobilisés
14:43il y a 15 ans
14:44se rappellent
14:45qu'ils se sont mobilisés.
14:46Moi, quand je prends
14:47un engagement,
14:47je ne le prends pas
14:48juste pour une soirée.
14:49Ça veut dire
14:50qu'il faut que tous ceux
14:51qui se sont engagés,
14:53qui sont encore en vie
14:54parce que malheureusement
14:55certains ne sont plus là,
14:56mais que tout le monde
14:57se dise
14:58effectivement
14:59on s'est engagé,
15:01les droits doivent être respectés
15:02et la justice,
15:03ce n'est pas simplement
15:05un petit jeu politique
15:07pour satisfaire
15:08l'extrême droite
15:08et les populistes.
15:09On continuera bien sûr
15:10à suivre cette affaire
15:11de César et Bautisti.
15:12Merci à vous,
15:12José Bové.
15:13Merci.
15:13Au revoir.
15:14Sous-titrage Société Radio-Canada
15:18Sous-titrage Société Radio-Canada
15:20Sous-titrage Société Radio-Canada
15:24Sous-titrage Société Radio-Canada
15:26Sous-titrage Société Radio-Canada

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