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  • il y a 2 minutes
"Le public est formidable à la Fête de l'Humanité, donc autant en profiter !" Rencontre avec Jacob Desvarieux et Jocelyne Béroard du groupe KASSAV' après le concert évènement qu’ils ont offert au public de la Fête de l'Humanité.

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Transcription
00:00Moi, quand j'étais gamin, quand je commençais à jouer de la musique,
00:02je regardais, il y avait des journaux qui s'appelaient pop-musique ou des trucs comme ça,
00:05où on voyait les groupes qu'on aimait bien, les roux, tout ça.
00:09Ils jouaient à la fête de l'Huma.
00:10Moi, j'habitais à Marseille.
00:11Pour monter jusqu'à Paris, on ne pouvait pas, mais ça nous faisait rêver.
00:14Je ne pensais pas qu'un jour, je jouerais là.
00:37Je crois aussi que la musique est quand même un vecteur.
00:41On a la possibilité de raconter des choses, de rassembler les gens, etc.
00:45Il n'est pas étonnant que les plus intelligents considèrent que la musique est très importante
00:53et que travailler avec permet aussi de rassembler les gens.
01:17Jusqu'à aujourd'hui, quand vous allez dans les Léos en Guadeloupe
01:20ou dans toutes les fêtes Bel-Ais de Martinique,
01:24je veux dire, quand les gens participent, ils participent pleinement.
01:27C'est-à-dire qu'ils chantent, ils dansent aussi, ils peuvent danser.
01:29S'ils veulent, ils peuvent se joindre à la ronde, etc.
01:32Donc, c'est une habitude pour nous de partager.
01:35Il y a un public absolument formidable devant, autant en profiter.
01:38Voilà.
01:52Pour nous, artistes, ça devient de plus en plus dur.
01:55Si on n'est pas présent sur Internet, si on n'a pas de clips, si on n'est pas
01:58en plus dans des playlists,
02:00donc si on n'a pas une grosse maison qui investit sur nous et compagnie,
02:04on a vraiment du mal à exister.
02:06Bon, je veux dire qu'A.S.A.V fait des tournées.
02:08Heureusement, on réussit à vivre avec ça.
02:10Mais il y a beaucoup d'artistes chez nous qui sont obligés de retourner chercher un travail quelque part
02:13parce qu'ils ne peuvent pas survivre, parce que nos musiques sont mises à côté.
02:16Déjà, bon, on nous appelle outre-mer.
02:19Outre-mer, ça veut dire qu'il y a une scission, c'est loin, c'est là-bas.
02:22Et là-bas, on voudrait qu'on soit exactement comme en France.
02:25Alors, ce n'est pas la même chose.
02:26Je veux dire, ce n'est pas le même climat.
02:27Ce n'est pas la même histoire.
02:28Ce n'est pas le même truc.
02:29Donc, c'est toujours des relations un peu compliquées, quoi.
02:39Vous vous demandiez ce qu'il y avait de bon chez nous ?
02:43En dehors du chlordécone, car tu la merde partout.
02:45Je veux dire, les paysages sont encore très beaux.
02:48Ce qu'on mange, c'est super bon, même si c'est empoisonné un peu.
02:54On essaie de rester en vie quand même.
02:57Je crois qu'il y a aussi, en dehors de cette jeunesse qui part un petit peu en dérive
03:02parce qu'elle ne croit plus à demain, mais c'est un peu dans tous les pays pareil.
03:06Je veux dire, il y a aussi une belle énergie.
03:08Il y a aussi une très belle énergie chez des jeunes qui ont envie de faire des choses
03:11et ça permet de garder un peu l'espoir.
03:16Sous-titrage Société Radio-Canada
03:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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