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  • il y a 3 semaines
La loi Alimentation a été adoptée le 15 septembre à l’Assemblée nationale. Une fois n’est pas coutume, l’amendement visant à interdire le glyphosate avant 2021 a été rejeté. Olivier Roellinger, chef étoilé engagé dans une « révolution délicieuse », nous parle de ce que serait, selon lui, une bonne loi Alimentation.

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Transcription
00:00Quand la majorité a une nouvelle fois rejeté l'interdiction du glyphosate dans la loi alimentation, comment réagissez-vous à
00:06cela ?
00:07Par rapport au glyphosate, tellement peu de courage, tellement peu de courage.
00:15Ne pas l'inscrire dans la loi, c'est déjà reconnaître qu'il y aura une prolongation, il y aura
00:23des arrangements, il y aura des autorisations.
00:25Mais on pourrait poser la question, mais que faisions-nous avant, en particulier dans la bosse, pour les céréales, parce
00:31qu'on dit qu'on ne peut tout d'un coup plus produire de céréales si on n'a pas
00:34de glyphosate.
00:35Mais comment faisions-nous avant, avant le glyphosate ?
00:39Il me semble qu'on faisait quand même du blé dans la bosse, et on faisait des céréales en France,
00:43et on faisait du pain en France, et du bon pain, et justement peut-être des céréales qui étaient moins
00:47chargées en gluten, et d'autres variétés.
00:49Il faut peut-être revoir simplement la qualité du blé, qui nécessite justement moins d'azote, et peut-être revoir
00:58simplement le bon sens.
01:02Nous ne souhaitons plus empoisonner notre alimentation.
01:05Donc le glyphosate, c'est stop et archi-stop.
01:09Donc même si la majorité dit non, c'est à la population, localement, de refuser cette alimentation qui, à la
01:18sortie, risque d'empoisonner nos enfants.
01:22Et à quoi ressemblerait selon vous une vraie loi alimentation, qui serait à la fois bonne pour l'environnement et
01:28pour les consommateurs ?
01:30D'abord, l'alimentation, évidemment, elle est bonne. Je n'aime pas le terme consommateur, mais pour les mangeurs.
01:38Cuisiner, se nourrir, c'est prolonger la vie de chacun. C'est une extrême responsabilité que de nourrir l'autre.
01:46Et cette alimentation que l'on voudrait nous faire passer, que l'on veut faire passer entre les mains de
01:51l'industrie, où seul le profit et la rentabilité est moteur,
01:57eh bien c'est à chacun d'entre nous de revoir effectivement notre position par rapport à l'alimentation.
02:03Et on sait bien, aujourd'hui, c'est devenu un marqueur de la pauvreté.
02:06On s'est rendu compte, en plus, les hommes et les femmes se rendent compte que ce qu'ils ingèrent
02:11risque d'aller à l'encontre de leur santé.
02:16C'est d'une cruauté sans nom.
02:18Donc le paradigme, il faut le revoir dans sa globalité.
02:21Les agriculteurs doivent être mieux rémunérés.
02:26Et ces multinationales et ces grandes surfaces qui se font quand même des tas d'or sur l'alimentation,
02:33eh bien les choses doivent être quand même redistribuées.
02:37Alors, les états généraux de l'alimentation, parlons-en.
02:40Ce qu'il en reste ?
02:42Une souris.
02:43D'ailleurs, les cuisiniers n'étaient pas présents.
02:48Les hommes et les femmes qui nourrissent tous les jours, au quotidien, n'étaient pas présents.
02:55Donc la prise de responsabilité, on avait tous beaucoup d'espoir.
03:00Et nous sommes extrêmement des sourds.
03:04L'agriculture et l'alimentation sont les sujets majeurs que nous devons revoir au-delà de toute l'image politique.
03:12L'alimentation de nos enfants devraient être le premier, premier priorité de tout programme politique.
03:20Donc on appelle tous les politiques à se ressaisir et à comprendre que localement,
03:26chaque femme, chaque homme de France ne souhaite plus cette alimentation médiocre.
03:31Sous-titrage Société Radio-Canada
03:37Sous-titrage Société Radio-Canada

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