00:00C'est quand même 20% des facteurs et factrices des Hauts-de-Seine qui sont en grève depuis 6
00:04mois en continu.
00:13La grève est partie sur le refus de mon licenciement, mais c'est l'argi sur nos conditions de travail.
00:18Vous vous rendez compte qu'il n'y a plus de sens qui est donné aujourd'hui au boulot qui
00:21est fait.
00:21Le but, ce n'est pas de faire du lien social, ce n'est pas de faire du service public.
00:25Le but, c'est de veiller sur mes parents 6 minutes, 2 jours, 4 jours, 5 jours sur 7 contre
00:33monnaie sonnante et trébuchante.
00:37Ce temps-là, il y a 15 ans, on disait que c'était le temps qu'on passait au lien
00:40social, c'était du temps parasite.
00:42Aujourd'hui, on en fait du temps marchand. On veut casser cette logique-là, c'est-à-dire qu'on
00:46a une logique de privatisation.
00:52Faire grève en illimité sans caisse de grève, c'est un peu comme faire du camping sans tente.
00:56C'est sympa, mais c'est un peu risqué.
00:58Donc ça ne nous paye pas nos grèves, mais ça nous permet de montrer à la direction de la poste
01:01qu'elle n'a pas intérêt à laisser pourrir les choses.
01:04Tout ça, ça nous donne de la force de l'espoir.
01:06Des usagers, des organisations syndicales, politiques associatives, qui à un moment donné, nous montrent qu'elles nous soutiennent.
01:12La direction de la poste au niveau départemental, au niveau national, elle flippe que l'on gagne.
01:17Parce qu'elle est flippe que ça donne envie aux autres, confiance sur le fait que bien évidemment, c'est
01:21possible de gagner par la lutte.
01:28On se rend compte que si on va dans le privé, privé, c'est la fermeture de Ford, alors qu
01:32'on a subventionné cette entreprise année après année.
01:35C'est des diminutions de postes dans la fonction publique.
01:38C'est dans nos services publics aujourd'hui qui ont été privatisés, comme France Télécom et La Poste.
01:42On voit que c'est un non-sens, ou pire encore, vis-à-vis de la SNCF, lorsqu'on voit
01:46ce qui se passe en Grande-Bretagne, on veut aller dans cette logique-là.
01:48Donc il y a besoin d'un tous ensemble.
01:50Aujourd'hui, les McDo à Marseille, on a vu à Saint-Etienne-du-Rouvray où c'est parti sur une
01:53grève de la faim.
01:54On voit Pinel à Amiens.
01:55Il y a des gens qui se battent, il y a des gens qui bagarrent, il y a des gens
01:58qui sont déterminés.
01:59Parce qu'ils n'ont pas d'autre choix.
02:00Ce qui se passe au niveau des étudiants, des lycéens, en fait la logique elle est la même.
02:04On nous défonce nos conditions de travail au niveau du boulot et à l'entrée de l'université, on précarise
02:11au maximum les étudiants en fonction de leur origine sociale.
02:14Ce qu'on voit aujourd'hui dans les hôpitaux psychiatriques, il faut que tout ça se regroupe.
02:19C'est la même logique, nous faire travailler plus, casser le service public pour en réalité faire qu'en sorte
02:23que ce soit qu'une petite minorité qui tire son épingle du jeu.
02:27Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, de cette société-là, on n'en veut pas !