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  • il y a 1 semaine
Avec Stéphane Peu, député PCF de Seine-Saint-Denis, Mathilde Panot, députée FI du Val-de-Marne, Boris Vallaud, député PS des Landes, Nathalie Verdeil, secrétaire confédérale de la CGT, Aurélie Trouvé, porte parole d’Attac, Daniel Bertone, CGT ADP, David Libeau, initiateur d’un des compteurs du RIP, et Eric Beynel, porte-parole de Solidaires.

À l’approche du premier million de signatures recueillies à la mi-août, la bataille pour l’obtention d’un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris s’invite dans les allées de la Fête. Pour en débattre dans les stands, mais aussi pour relancer, après le creux de l’été, la récolte des paraphes des Français. Si, en deux mois, plusieurs centaines de milliers de signatures ont été validées, il en faut 4,7 millions pour faire céder le gouvernement. Le projet de privatisation d’un fleuron national « va priver l’État d’entrées budgétaires sûres », dénonce entre autres Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac France, qui, sur l'humanité.fr, parle d’un « capitalisme de connivence ». Comme le prévoit la Constitution, si 10 % du corps électoral se rassemblent d’ici au 13 mars 2020, la procédure pourra alors se poursuivre. Et peut-être aboutir à un référendum pour ou contre la privatisation d’ADP, si le Parlement vote en ce sens. Une perspective qui renverserait les certitudes du pouvoir.

Débat à la fête de l'Humanité, samedi 14 septembre 2019, animé par Aurélien Soucheyre et Clotilde Mathieu, journalistes à l'Humanité.

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Transcription
00:00:00La privatisation d'aéroports de Paris, comme vous le savez sans doute, nous avons jusqu'au 13 mars 2020
00:00:05pour assembler 4,7 millions de signatures de citoyennes et de citoyens français,
00:00:11ce qui assurera la tenue d'un référendum sur cette question.
00:00:14Nous avons aujourd'hui plus de 700 000 signatures, il en manque donc 4 millions.
00:00:19La fête de l'humanité s'est donnée pour objectif de servir de tremplin dans la campagne pour ce référendum.
00:00:25A de très nombreux endroits de la fête, il est possible de signer la pétition en ligne.
00:00:29Nous invitons donc tous ceux et celles qui ne l'ont pas encore fait à le faire.
00:00:33Et s'il y a encore des indécis, ça tombe bien parce que nous allons avoir tout de suite un
00:00:38débat sur la question.
00:00:39Durant ce débat, nous allons donner la parole à 3 députés qui ont participé à lancer ce processus de référendum
00:00:45d'initiative partagée.
00:00:46Stéphane Peu pour l'EPCF, Mathilde Panot pour l'AFI et Boris Vallaud pour l'EPS.
00:00:51Ils font partie des 248 parlementaires de gauche comme de droite qui se sont entendus pour lancer cette campagne.
00:00:58Nous avons aussi parmi nous David Libaud qui a créé un compteur citoyen pour suivre l'état des signatures parce
00:01:03que ce n'est pas évident.
00:01:04Daniel Berton de la CGT ADP qui va nous rejoindre tout à l'heure.
00:01:09Aurélie Trouvé qui est porte-parole d'Attaque.
00:01:11Eric Benel, porte-parole de Solidaire.
00:01:13Et Nathalie Verdeil, secrétaire confédérale de la CGT.
00:01:17Alors, Boris Vallaud, vous êtes député PS dont les groupes parlementaires ont lancé l'idée de ce RIP sur ADP.
00:01:26Comment se fait-il que des députés et sénateurs de Toubaor, dont certains issus de familles politiques qui ont voté
00:01:33des privatisations dans le passé,
00:01:35se sont retrouvés pour faire front commun cette privatisation ?
00:01:39Je crois qu'il faut commencer par raconter comment s'est passé le débat parlementaire, ou plutôt comment il ne
00:01:44s'est pas passé.
00:01:46Nous avions une loi dans laquelle était prévue, envisagée par le gouvernement, la privatisation de la Française des Jeux, d
00:01:53'une partie d'ENGIE et des aéroports de Paris.
00:01:55Et dans le débat parlementaire, très vite, nous avons fait le constat que, sur tous les bancs des oppositions, en
00:02:02dépit des différences que nous pouvions avoir les uns avec les autres,
00:02:05des oppositions à la privatisation se manifestaient, et nous produisions les uns et les autres des arguments qui étaient tout
00:02:12à fait convergents.
00:02:13Et face à nous, nous avions des contraducteurs qui ne nous écoutaient pas, qui n'étaient pas d'ailleurs décidés
00:02:19à douter ou à revoir leur position,
00:02:21mais à privatiser l'aéroport de Paris pour un motif qui était théoriquement de financement l'innovation radicale,
00:02:31mais à des montants absolument dérisoires par rapport aux dividendes que versent les entreprises dont je viens de parler.
00:02:36Donc le premier constat, c'est qu'il y a eu un front dans l'hémicycle qui s'est constitué
00:02:41contre cette privatisation des aéroports de Paris.
00:02:43Et puis, n'ayant pas été entendu, je dois dire que le fait de recourir à ce référendum d'initiative
00:02:49partagée est aussi le symptôme d'une pratique politique et institutionnelle.
00:02:53C'est le symptôme, pour moi, d'un Parlement qui est maltraité.
00:02:57Et donc, il était assez naturel que nous utilisions la plénitude des pouvoirs qui sont offerts aux parlementaires,
00:03:03et notamment ce référendum d'initiative partagée, pour essayer de faire trancher les Français eux-mêmes,
00:03:07puisque ceux qui sont censés gouverner en leur nom n'avaient écouté personne d'autre qu'eux-mêmes.
00:03:13Alors, Bruno Le Maire nous a dit, mais vraiment, vous êtes totalement irresponsable,
00:03:16vous êtes en train de faire le jeu du populisme, des extrêmes, et vous êtes dans des alliances contre nature.
00:03:21D'ailleurs, il y a des républicains et des communistes, des socialistes et la France insoumise, c'est quand même
00:03:25dégueulasse.
00:03:27Et ce à quoi nous avons répondu à Bruno Le Maire, en le plongeant un peu dans ce qu'il
00:03:31devrait avoir de culture historique,
00:03:32c'est qu'en octobre 1945, le décret qui crée les aéroports de Paris, il procède du gouvernement provisoire de
00:03:39la République française,
00:03:40dans lequel il y avait des socialistes, des communistes et des gaullistes.
00:03:43Donc, ils se retrouvent parfois sur un certain nombre de rendez-vous,
00:03:48parce que des compromis républicains sont mis en cause, ou que des intérêts supérieurs de la nation sont mis en
00:03:52cause,
00:03:53au fond, est plutôt sain.
00:03:58Stéphane Peu, vous êtes député PCF de Seine-Saint-Denis, département dans lequel se trouve l'aéroport de Roissy.
00:04:04Vous étiez vent debout contre la loi Pacte qui prévoit sa privatisation.
00:04:09Depuis que le RIP est lancé et qu'il faut réunir 4,7 millions de signatures,
00:04:14vous êtes plusieurs fois intervenu auprès du Conseil constitutionnel et du gouvernement,
00:04:18qui ne joue pas le jeu du référendum et lui a mis plusieurs bâtons dans les roues.
00:04:22Oui, c'est le moins qu'on puisse dire.
00:04:24C'est-à-dire que le référendum d'initiative partagée existe dans notre constitution depuis 2008.
00:04:31Et c'est la première fois qu'on a réussi à franchir la première étape.
00:04:35C'est d'avoir plus de 185 parlementaires qui signent.
00:04:38Il y en a eu même beaucoup plus, puisqu'il y en a eu 248 à signer cette demande de
00:04:44référendum.
00:04:44Donc, la première étape a été franchie.
00:04:46Mais la deuxième, qui est celui d'avoir 10% du corps électoral qui signe,
00:04:50c'est-à-dire 4,7 millions de Français, à tout le moins...
00:04:53Et on a été souvent, les uns et les autres, rencontrer le ministre de l'Intérieur
00:05:00et le secrétaire général du Conseil constitutionnel.
00:05:02À tout le moins, pour quelque chose qui est inédit,
00:05:06qui ne s'est jamais produit depuis que le référendum d'initiative partagée existe
00:05:10dans la loi française, il aurait fallu, et nous continuons de demander,
00:05:16qu'il y ait une information civique, pas forcément des débats ou des spots
00:05:21pour dire pour telle ou telle raison on est contre ou pour la privatisation d'ADP,
00:05:27mais au moins une information civique sur l'existence même de ce référendum.
00:05:32Ça a duré. Par exemple, il y a plein de gens que l'on rencontre tous les jours dans la
00:05:36rue
00:05:36qui ne savent pas que les délais courent encore pour signer
00:05:39ou qui ne savent pas que c'est jusqu'au mois de mars.
00:05:41Enfin bref, il y a eu une multitude d'obstacles qui nous ont fait un site
00:05:46qui date de l'époque du Minitel et encore peut-être même avant.
00:05:52Enfin bref, tous les obstacles sont dressés sur la route.
00:05:54Or le problème, quand un gouvernement, quel qu'il soit,
00:05:59met des bâtons dans les roues pour l'application d'une loi de la République,
00:06:02c'est un acte antidémocratique. Et donc ce n'est pas une question de savoir
00:06:06si on est pour ou on est contre. Tout gouvernement se doit, c'est sa première mission même,
00:06:12c'est de mettre en œuvre les lois de la République parmi lesquelles il y a depuis 2008
00:06:16le référendum d'initiative partagée. Alors il faut que nous multiplions les efforts.
00:06:24Mais vous savez, Boris vient de le rappeler, mais la privatisation d'aéroports de Paris
00:06:30serait méritée, comme ça a été le cas pour d'autres privatisations dans le passé,
00:06:35une loi en tant que telle, une loi spécifique.
00:06:38Sauf que la privatisation d'aéroports de Paris, la privatisation de la Française des Jeux
00:06:42et la cession des derniers actifs de l'État dans Engie,
00:06:46c'est au total 8 articles d'une loi qui en compte 200
00:06:50et qui traite de beaucoup d'autres sujets.
00:06:53Donc il y a eu une volonté dès le départ de passer cette privatisation en catimini
00:07:00d'une manière détournée, d'avoir le minimum de débats à l'Assemblée nationale.
00:07:05On a demandé pendant des heures et des heures à avoir accès au cahier des charges
00:07:09et on a péniblement, on nous a autorisé pendant une matinée
00:07:13à aller au troisième sous-sol de l'Assemblée nationale.
00:07:16Il fallait laisser son portable à l'entrée, rentrer les mains dans les poches sans ordinateur
00:07:20pour consulter en quelques minutes un cahier des charges de plusieurs milliers de pages.
00:07:25Donc si on prend tout de bout en bout,
00:07:29on a là la mise en œuvre d'une vision extrêmement dogmatique
00:07:34de la part de cette majorité et de ce gouvernement
00:07:36de ce que sont les privatisations,
00:07:40de ce que doit être l'économie de notre pays,
00:07:42c'est-à-dire un secteur public réduit à son strict minimum
00:07:46qui serait l'émission hyper régalienne de l'État
00:07:49que sont la Défense nationale et la Sécurité intérieure.
00:07:53Alors Eric Benel, je sais que vous devez partir à 17h,
00:07:56donc je me permets de vous interroger tout de suite.
00:07:59Vous êtes porte-parole de Solidaires.
00:08:02On l'a dit, on va le redire.
00:08:04La privatisation d'ADP est une erreur économique,
00:08:07une erreur environnementale,
00:08:08une erreur en termes de souveraineté et d'aménagement du territoire,
00:08:12mais c'est aussi une erreur sociale,
00:08:15puisque de grands risques existent pour les salariés du groupe.
00:08:18Il y a un front assez large au niveau des organisations syndicales.
00:08:23Pourquoi justement cette implication aussi forte
00:08:26au-delà même de l'entreprise ?
00:08:31Alors déjà, tout d'abord, merci de nous avoir invités à ce débat,
00:08:36parce qu'il s'agit bien d'un débat.
00:08:38On est tous, toutes et tous, contre la privatisation d'ADP,
00:08:43mais pas forcément toutes et tous avec les mêmes motifs
00:08:46et les mêmes raisons.
00:08:48Nous, on est contre la privatisation d'ADP,
00:08:51comme on a été contre la privatisation de la Poste,
00:08:54contre la privatisation de la France Télécom,
00:08:57comme on est contre toute privatisation de nos biens communs.
00:09:02Et ça fait peut-être une différence,
00:09:04notamment par rapport à M. Vallaud,
00:09:07qui fait partie d'un parti,
00:09:08qui a fait partie de ceux qui ont privatisé
00:09:11tous ces services publics,
00:09:12qui ne sont plus maintenant des services publics.
00:09:19Si je dis ça, ce n'est pas juste pour me payer M. Vallaud,
00:09:22c'est parce que, aussi,
00:09:24ça a eu des conséquences extrêmement graves
00:09:26pour les salariés de ces entreprises,
00:09:28devenues des entreprises privées.
00:09:30Il y a quelques semaines, il y a quelques mois,
00:09:33on a insisté pendant deux mois et demi
00:09:36au procès France Télécom.
00:09:38J'imagine que vous en avez entendu parler.
00:09:41France Télécom, c'était aussi une entreprise publique
00:09:43qui a été privatisée.
00:09:45Et dans cette entreprise,
00:09:46il y a eu de nombreux suicides,
00:09:48il y a eu de nombreuses tentatives de suicide,
00:09:50il y a eu énormément de dégâts humains.
00:09:53Et c'est une des conséquences
00:09:54de la privatisation de France Télécom.
00:09:57Il y a deux jours,
00:09:58il y avait sur France 2
00:09:59un documentaire sur ce qui se passe
00:10:01aujourd'hui à La Poste.
00:10:03Et aujourd'hui à La Poste,
00:10:05on est exactement dans la même situation.
00:10:07Du fait de la privatisation,
00:10:08il y a là aussi une souffrance terrible
00:10:10des salariés de La Poste,
00:10:12privés, publics,
00:10:13parce qu'il y a encore des fonctionnaires,
00:10:15il y a énormément de suicides
00:10:16et il y a énormément de souffrances.
00:10:18De la même manière, aujourd'hui,
00:10:20à la SNCF,
00:10:21quelques mois après ce qui s'est passé,
00:10:23après la lutte qui a été menée
00:10:24de manière unitaire à la SNCF,
00:10:26là aussi, on a des salariés
00:10:27en grande souffrance.
00:10:29Et donc, un des éléments
00:10:30pour lesquels nous sommes
00:10:31contre la privatisation d'ADP,
00:10:33c'est d'abord pour les salariés
00:10:35qui travaillent à ADP
00:10:36et pour qu'ils puissent justement
00:10:39continuer à bénéficier,
00:10:41entre guillemets,
00:10:41parce qu'on sait aussi
00:10:42que ce n'est pas juste ça qui suffit,
00:10:45mais en tout cas,
00:10:45pouvoir continuer à avoir
00:10:46un statut public
00:10:47et des protections liées à ça.
00:10:51Deuxième élément,
00:10:52puisque je vais être obligé de partir,
00:10:54c'est aussi une question écologique,
00:10:55cette privatisation d'ADP.
00:10:57Parce que la privatisation d'ADP,
00:11:00ça veut dire que cette entreprise,
00:11:02qui est déjà extrêmement rentable,
00:11:04ça a été dit tout à l'heure,
00:11:05si elle est privatisée,
00:11:07bien évidemment,
00:11:08celle et ceux qui vont la récupérer,
00:11:10comme ça a été le cas
00:11:11pour les autoroutes, par exemple,
00:11:13ce qu'ils vont vouloir faire,
00:11:15c'est que ça soit encore plus rentable.
00:11:16et un aéroport pour qu'il soit plus rentable,
00:11:19la seule manière de faire,
00:11:20c'est de multiplier le nombre d'avions
00:11:22et de multiplier le nombre de vols.
00:11:24Multiplier le nombre d'avions,
00:11:25multiplier le nombre de vols,
00:11:26ça veut dire plus de dégâts
00:11:28au niveau climatique,
00:11:29ça veut dire plus de dégâts aussi
00:11:31pour tous les gens qui habitent
00:11:32autour de cet aéroport,
00:11:34de ces aéroports.
00:11:35Je pense à celui de Roissy.
00:11:37Roissy, il y a des avions toute la nuit
00:11:39avec le fret aérien,
00:11:41contrairement à Orly,
00:11:42où pour l'instant,
00:11:43il n'y a pas de fret aérien la nuit.
00:11:44Mais est-ce qu'avec cette privatisation,
00:11:46on ne risquerait pas d'avoir
00:11:47aussi du fret aérien la nuit à Orly ?
00:11:49Est-ce qu'on ne va pas avoir
00:11:50une multiplication du trafic ?
00:11:52Alors que, on le sait, c'est clair,
00:11:54par rapport aux enjeux climatiques,
00:11:56il faut aller vers moins,
00:11:57beaucoup moins d'avions.
00:11:59Et donc, si on veut aller
00:11:59vers beaucoup moins d'avions,
00:12:01la première chose à faire,
00:12:02c'est garder ADP dans le giron public
00:12:04pour pouvoir nous-mêmes
00:12:06décider du nombre d'avions
00:12:07qui voleront.
00:12:10Vous avez parlé des salariés d'ADP.
00:12:13Daniel Berton,
00:12:14vous êtes délégué CGT-ADP.
00:12:16Comment est-ce que les salariés
00:12:17justement du groupe
00:12:18vivent ce projet de privatisation ?
00:12:20Comment mènent-ils la bataille
00:12:21dans l'entreprise ?
00:12:22On le sait,
00:12:23plusieurs aéroports régionaux
00:12:24ont déjà été privatisés.
00:12:26Quelles ont été
00:12:26les conséquences sociales ?
00:12:29Oui, bonjour.
00:12:30Donc, Daniel Berton,
00:12:31secrétaire général CGT-ADP.
00:12:33Les salariés, comment ils le vivent ?
00:12:35Eh bien, en fait,
00:12:35ils vivent comme tous les salariés
00:12:36qui ont été confrontés
00:12:38à des privatisations
00:12:39de leur entreprise
00:12:40dans un contexte
00:12:42où au moment
00:12:43où la loi a été promulguée,
00:12:45on avait déjà derrière nous
00:12:46une première vague
00:12:47de privatisation
00:12:48en 2005-2006
00:12:50et aussi la réforme
00:12:52du statut de la SNCF.
00:12:55Et donc, eux,
00:12:55ils sont rentrés
00:12:56dans cette bataille
00:12:56un peu timorés,
00:12:58on va dire.
00:12:59Ils y croyaient un peu,
00:13:01mais ils sentaient
00:13:02que ça allait être difficile.
00:13:04Et donc, il a fallu,
00:13:05dès le départ,
00:13:06construire,
00:13:07non pas un projet
00:13:08contre la privatisation,
00:13:09mais un projet
00:13:10pour une maîtrise publique.
00:13:12Et donc,
00:13:12on avait bien anticipé,
00:13:14bien avant que le projet
00:13:15de loi sorte,
00:13:16nous, on avait travaillé
00:13:16cette question
00:13:17avec les salariés
00:13:17à travers des assemblées générales,
00:13:19à travers aussi
00:13:20un livret
00:13:21qu'on a publié
00:13:22et qui est disponible
00:13:22au forum social,
00:13:24si vous voulez,
00:13:25vous en prendre,
00:13:27où on explique
00:13:28pourquoi il faut
00:13:29une maîtrise publique
00:13:29et pourquoi aussi
00:13:30il faut changer
00:13:30le comportement de l'État,
00:13:31même en étant actionnaire majoritaire.
00:13:33Parce qu'en fait,
00:13:34depuis la première privatisation
00:13:36de l'ADP,
00:13:37je rappelle juste,
00:13:38brièvement,
00:13:38avant 2005,
00:13:39on était à un établissement public,
00:13:41on est passé en société anonyme
00:13:42et en 2006,
00:13:43ouverture du capital,
00:13:44ce qui arrivera
00:13:45à la CNCF
00:13:46tôt ou tard.
00:13:48pour dire que le référendum,
00:13:49il aura des conséquences
00:13:50contre d'autres privatisations.
00:13:53Donc,
00:13:53il a fallu
00:13:55se saisir cette question
00:13:56avec eux
00:13:56et dire que depuis
00:13:58que l'État
00:13:58est aussi
00:13:59descendu
00:14:00en dessous
00:14:00les 100%,
00:14:01à 50,6%,
00:14:03les conséquences
00:14:04sont déjà mesurables.
00:14:05C'est 1 700 postes
00:14:06qui ont été supprimés
00:14:07depuis 2006,
00:14:08c'est un accroissement
00:14:09des dividendes,
00:14:10la recherche
00:14:11de croissance externe,
00:14:12c'est-à-dire
00:14:12l'internationalisation
00:14:14de l'ADP,
00:14:15ce n'est que
00:14:15dans la recherche
00:14:16de croissance
00:14:16de dividendes
00:14:17pour les actionnaires,
00:14:18ce n'est pas
00:14:19pour créer des emplois
00:14:20comme l'annonce
00:14:21la direction d'ADP,
00:14:21il y a très peu d'emplois
00:14:22qui ont été créés
00:14:23sous cette forme
00:14:24et donc,
00:14:26ça,
00:14:26c'est les premières conséquences.
00:14:27Les conséquences
00:14:28sont les mêmes
00:14:29que dans les entreprises
00:14:29publiques aussi
00:14:30qui ont été privatisées,
00:14:32augmentation des risques
00:14:33psychosociaux,
00:14:35augmentation
00:14:35des accidents de travail,
00:14:37perte des compétences.
00:14:39Je rappelle
00:14:39qu'ADP,
00:14:39ça a été créé
00:14:40justement pour concevoir,
00:14:42aménager,
00:14:43construire,
00:14:45exploiter,
00:14:45maintenir les aéroports.
00:14:46C'est un cas unique
00:14:48pratiquement dans le monde.
00:14:49Il y a très peu
00:14:50d'entreprises aéroportuaires
00:14:51qui font l'ensemble
00:14:52de nos métiers.
00:14:53Donc ça,
00:14:54c'est des compétences
00:14:54qui sont en train
00:14:55de se perdre
00:14:55par une externalisation
00:14:57des activités.
00:14:58Alors,
00:14:58comment ils le vivent ?
00:14:59Ils le vivent dans le sens
00:15:00où ils ont une perte,
00:15:02ils ont une crainte
00:15:03que ça accentue
00:15:06cette externalisation.
00:15:07Si on prend le cas
00:15:07des autoroutes,
00:15:08les autoroutes
00:15:09entre 2007 et aujourd'hui,
00:15:11c'est 25% des effectifs
00:15:12qui ont été supprimés.
00:15:14Et pourtant,
00:15:14le réseau,
00:15:15il s'est accru
00:15:16et les bénéfices ont augmenté.
00:15:18Donc,
00:15:18on est dans,
00:15:19on sera dans les mêmes
00:15:21scénarios
00:15:22parce que,
00:15:23comme je dis souvent,
00:15:24moi,
00:15:24si j'avais un exemple
00:15:25d'une entreprise privée,
00:15:26publique
00:15:26qui a été privatisée
00:15:27où on aurait vu
00:15:28l'amélioration
00:15:29des conditions de travail
00:15:30et l'amélioration
00:15:30de l'emploi,
00:15:31je suis preneur.
00:15:32J'en ai pas d'exemple.
00:15:33S'il y en a qu'en n'ont,
00:15:34je suis preneur.
00:15:35Donc,
00:15:36la crainte,
00:15:36elle est réelle.
00:15:38Ensuite,
00:15:39donc,
00:15:40il a fallu mener cette bataille.
00:15:41Aujourd'hui,
00:15:42pour ne pas être trop long,
00:15:43le référendum,
00:15:45c'est une vraie opportunité
00:15:47de lutte sociale
00:15:48parce que derrière ça,
00:15:49c'est un travail de fond
00:15:50qu'on a mené,
00:15:51nous,
00:15:51ensemble,
00:15:52avec des juristes,
00:15:53avec des historiens,
00:15:55avec des parlementaires.
00:15:57Boris Vallaud qui est présent,
00:15:58Stéphane Peux.
00:15:59Et on a construit ensemble
00:16:00cette bataille.
00:16:01Alors,
00:16:02on a parlé du passé,
00:16:03mais moi,
00:16:04ce qui m'intéresse,
00:16:05c'est à partir de ce qu'on fait
00:16:06aujourd'hui,
00:16:07ce qu'on sera capable
00:16:07de faire demain.
00:16:08Et j'espère que les engagements
00:16:09qui ont été pris avec nous
00:16:11aujourd'hui,
00:16:11ils seront dans le temps
00:16:13les mêmes.
00:16:14Mais c'est ça
00:16:15qui a fait la réussite
00:16:16de cette bataille
00:16:17du référendum.
00:16:18Donc,
00:16:18aujourd'hui,
00:16:18pour dire rapidement,
00:16:20l'enjeu,
00:16:21c'est de gagner ce référendum
00:16:22parce que ce sera
00:16:24pour Aéroport de Paris
00:16:25la préservation
00:16:26d'un bien public.
00:16:27Ce sera aussi
00:16:28l'occasion de remettre
00:16:29dans le débat
00:16:29la question des aéroports,
00:16:31qu'est-ce qu'ils doivent devenir,
00:16:32la question sociale,
00:16:34de reprendre la main
00:16:35et arrêter aussi
00:16:35que l'État,
00:16:36il se comporte
00:16:36comme un actionnaire privé
00:16:38sans se soucier
00:16:39des conditions sociales,
00:16:40qu'à recherche de dividendes.
00:16:42Et puis,
00:16:43c'est une bataille
00:16:43pour les futures...
00:16:44C'est un gain...
00:16:46Pardon.
00:16:47C'est une victoire
00:16:48pour les futures batailles
00:16:49qu'on devra mener
00:16:51parce qu'on pourra
00:16:52demain aussi
00:16:53initier des référendums
00:16:54sur des lois
00:16:54qui ont déjà été promulguées
00:16:55et remettre en cause
00:16:56des privatisations.
00:16:58Moi, je suis sûr
00:16:59que si on gagne là-dessus,
00:17:00on gagnera sur autre chose.
00:17:01Et je rappelle juste,
00:17:02le référendum,
00:17:03il se finit...
00:17:04Le recueil des soutiens,
00:17:05il finit le 13 mars 2020.
00:17:08On n'a plus beaucoup de temps.
00:17:09Il nous faut encore
00:17:094 millions de signatures.
00:17:11Je répète à la fête de l'UMA
00:17:12ce message
00:17:13parce qu'ici,
00:17:14on a fait signer
00:17:14des centaines de militants,
00:17:16de visiteurs.
00:17:17Donc, ça veut dire
00:17:18des gens qui sont déjà convaincus
00:17:20ou en tous les cas
00:17:21qui connaissent le sujet
00:17:22du référendum
00:17:22n'avaient pas signé
00:17:23le référendum.
00:17:23Donc, vous voyez
00:17:24le travail qu'il nous reste à faire
00:17:25auprès des autres citoyens.
00:17:27Eh bien, demain,
00:17:28si on gagne là-dessus,
00:17:29on va arriver au moment
00:17:30du débat des retraites
00:17:31en même temps.
00:17:32Donc, on gagnera
00:17:33une bataille politique
00:17:34d'ampleur.
00:17:35Donc, il faut bien
00:17:36qu'on s'en saisisse de ça
00:17:38et que tous les salariés
00:17:39qui ont vécu
00:17:40cette bataille,
00:17:41ils seront remontés
00:17:43pour la suite.
00:17:44Et c'est ça
00:17:44qu'on aura gagné aussi,
00:17:45au-delà, bien sûr,
00:17:46de l'enjeu politique.
00:17:47Donc, voilà.
00:17:47Moi, c'est le message
00:17:48que je voudrais porter
00:17:49parce que ce qu'on a fait
00:17:50pendant deux ans,
00:17:50on voit la réussite
00:17:52en tous les cas collective.
00:17:59Alors, Aurélie Trouvé,
00:18:01vous êtes porte-parole d'attaque.
00:18:02Très vite,
00:18:02votre organisation
00:18:03a pris part à la bataille
00:18:05contre cette privatisation.
00:18:07Un collectif
00:18:08composé d'organisations
00:18:09syndicales politiques,
00:18:10de partis politiques,
00:18:11mais aussi des associations,
00:18:13c'est créé.
00:18:13Pourquoi cette bataille,
00:18:14finalement,
00:18:15est un enjeu de société
00:18:18très fort, en fait ?
00:18:20On a vu les aspects sociaux,
00:18:21les aspects environnementaux,
00:18:22mais c'est vraiment
00:18:23une vision de la société.
00:18:27Vous m'entendez ?
00:18:28Oui, c'est bon.
00:18:29Pourquoi c'est une bataille
00:18:31primordiale ?
00:18:31D'abord,
00:18:32parce que c'est une aberration
00:18:33budgétaire,
00:18:34ça a été dit.
00:18:35En fait,
00:18:36il y a plus de...
00:18:37Ça va grever les recettes publiques
00:18:39et ça va certainement pas
00:18:40abonder le budget de l'État.
00:18:43Deuxièmement,
00:18:43c'est une aberration économique,
00:18:45ça c'est important à dire,
00:18:46c'est-à-dire que c'est un monopole.
00:18:48Donc, en économie,
00:18:48si vous voulez,
00:18:49il n'y a pas un économiste sérieux
00:18:50qui pense qu'un monopole
00:18:52doit être privatisé.
00:18:53C'est-à-dire que,
00:18:53quand on est en situation
00:18:54de monopole,
00:18:55ici,
00:18:56Roissy,
00:18:56Le Bourget,
00:18:57Orly,
00:18:58etc.,
00:18:58on ne privatise pas
00:18:59une entreprise
00:19:00tout simplement
00:19:01parce qu'il y a
00:19:03un énorme risque,
00:19:04une conséquence presque certaine
00:19:06d'abus de position dominante.
00:19:08Et en l'occurrence,
00:19:09celui qui emportera le morceau,
00:19:11alors qu'en dit
00:19:12d'approbable,
00:19:12c'est Vinci,
00:19:13mais peu importe,
00:19:14une multinationale,
00:19:15elle sera en abus
00:19:16de position dominante
00:19:17et capable d'imposer
00:19:18des tarifs
00:19:19à ses clients
00:19:20qui seront exorbitants
00:19:21parce qu'il n'y aura
00:19:22pas de concurrence.
00:19:23Donc, déjà,
00:19:24c'est aussi
00:19:25une aberration économique.
00:19:26C'est une aberration,
00:19:27ensuite,
00:19:27ça a été dit,
00:19:29démocratique
00:19:30puisque finalement,
00:19:31sur une question essentielle
00:19:33comme celle-ci,
00:19:33on va y revenir,
00:19:36on laisserait
00:19:36le Parlement,
00:19:37Chambre d'enregistrement,
00:19:39aujourd'hui,
00:19:40décider de cette question essentielle.
00:19:42Et ça a été dit,
00:19:43c'est une aberration
00:19:43à la fois sociale
00:19:44pour les salariés.
00:19:46Éric Benel a rappelé
00:19:47les conséquences
00:19:48de la privatisation
00:19:49de la Poste
00:19:50ou de la privatisation
00:19:51de France Télécom
00:19:52sur les salariés.
00:19:53Pour ceux qui ont suivi
00:19:54le procès des dirigeants
00:19:55de France Télécom
00:19:56qui a eu lieu
00:19:57il y a quelques semaines,
00:19:58ça donne une idée
00:19:59de ce à quoi peut amener
00:20:01une privatisation
00:20:02d'une entreprise.
00:20:03Et puis,
00:20:04c'est une aberration écologique
00:20:06et ça,
00:20:06c'est important à le dire.
00:20:07Ça a été dit par Éric,
00:20:09c'est-à-dire que,
00:20:10évidemment,
00:20:11privatiser,
00:20:12c'est aussi laisser
00:20:12à des entreprises
00:20:14qui réfléchissent
00:20:16en profit de court terme
00:20:17des capitaux
00:20:18et donc incapables
00:20:19de prendre en compte
00:20:20l'intérêt général,
00:20:21le développement
00:20:22des territoires
00:20:23et de penser
00:20:23la transition écologique
00:20:24ou par exemple
00:20:25les conséquences
00:20:26sur les riverains.
00:20:27Et c'est ce qu'on voit
00:20:28très bien
00:20:28que c'est ce qui est arrivé
00:20:29avec la privatisation
00:20:30de l'aéroport
00:20:31de Toulouse-Blagnac
00:20:32par ailleurs
00:20:32où,
00:20:33alors la Cour des Comptes
00:20:34dit que c'est un échec
00:20:35mais surtout les élus locaux
00:20:36disent que c'est une catastrophe
00:20:38y compris pour le développement
00:20:39des territoires
00:20:40parce qu'on a là
00:20:40un mania chinois
00:20:41qui a ponctionné
00:20:43totalement les réserves
00:20:44de l'entreprise
00:20:45mais surtout
00:20:45qui n'a fait aucun développement
00:20:46du territoire
00:20:47qui n'a pas pensé
00:20:48une entreprise comme celle-ci
00:20:50en lien avec le territoire.
00:20:51Et pour finir
00:20:52sur le sens en tout cas
00:20:55de la campagne
00:20:56que nous,
00:20:57on aimerait mener
00:20:57les dizaines d'organisations
00:20:59syndicales,
00:21:00associatives,
00:21:00politiques
00:21:01qui sont dans ce collectif
00:21:02qui s'est constitué
00:21:03donc c'est un collectif
00:21:05qu'on a constitué
00:21:05au niveau national
00:21:06mais aussi au niveau local
00:21:07c'est vraiment une lutte
00:21:09disons que c'est une question
00:21:10plus essentielle
00:21:11sur la limite
00:21:12qu'on met
00:21:13à l'économie de marché
00:21:14à la marchandisation
00:21:15par rapport
00:21:16à l'économie socialisée
00:21:18or Macron
00:21:18a poussé
00:21:20à un niveau
00:21:21extrêmement
00:21:23lointain
00:21:24la limite
00:21:25de l'économie marchande
00:21:26en démantelant
00:21:27la protection sociale
00:21:28en démantelant
00:21:29les services publics
00:21:30etc.
00:21:30et donc c'est aussi
00:21:32un vrai débat
00:21:33sur l'économie
00:21:35de marché
00:21:35versus l'économie
00:21:36socialisée
00:21:37pourquoi on a besoin
00:21:38de services publics
00:21:38pourquoi on a besoin
00:21:39de socialiser
00:21:40les richesses
00:21:41dans notre économie
00:21:43et plus généralement
00:21:44et je reprends
00:21:44ce que vous dites
00:21:45c'est aussi
00:21:46comment on fait
00:21:46pour avoir une gestion
00:21:47publique et démocratique
00:21:49des entreprises
00:21:49et des services publics
00:21:50parce qu'effectivement
00:21:51la propriété publique
00:21:52ou le fait que l'état
00:21:55soit actionnaire
00:21:56majoritaire
00:21:56ne garantit pas
00:21:57l'intérêt général
00:21:58et donc c'est aussi
00:21:59toute une campagne
00:22:00d'éducation populaire
00:22:01qu'on veut faire
00:22:02sur cette question là
00:22:03sur le fait par exemple
00:22:04que dans une gestion
00:22:06démocratique
00:22:06d'un service
00:22:07ou d'une entreprise
00:22:08publique
00:22:09il faut que dans
00:22:09les conseils d'administration
00:22:11il y ait des représentants
00:22:12des salariés
00:22:13des usagers
00:22:13des collectivités locales
00:22:14etc.
00:22:15et que donc
00:22:16on change aussi
00:22:17la manière de gérer
00:22:18ces services
00:22:18et ces entreprises
00:22:19publiques
00:22:19et donc au-delà de ça
00:22:21cette campagne
00:22:21on la veut vraiment
00:22:22comme une campagne
00:22:23pour les services publics
00:22:24pour les biens communs
00:22:25et contre toutes les privatisations
00:22:27qui se sont faites
00:22:28et c'est une campagne
00:22:30qu'on veut d'abord
00:22:31de terrain
00:22:31parce que si on veut
00:22:33dépasser
00:22:33alors je sais pas
00:22:35j'espère qu'on arrivera
00:22:36aux 4,7 millions de signatures
00:22:37mais même si on s'en approche
00:22:38ce sera déjà
00:22:39un coup dur
00:22:40pour toute la logique
00:22:42de privatisation
00:22:42du gouvernement
00:22:43et de casse
00:22:44de cette économie socialisée
00:22:45il faut mener
00:22:47une campagne de terrain
00:22:48donc ça va se passer
00:22:48essentiellement au niveau local
00:22:49donc vraiment
00:22:51j'encourage tout le monde
00:22:52à former des collectifs locaux
00:22:54anti-privatisation d'ADP
00:22:56pour les services publics
00:22:57pour les biens communs
00:22:57faites de la campagne de terrain
00:23:00faites signer dans la rue
00:23:01faites de l'éducation populaire
00:23:04et dernière chose
00:23:05je le dis clairement
00:23:06ce collectif là
00:23:07on ne veut pas faire campagne
00:23:09avec la droite
00:23:10parce qu'on considère
00:23:11que la droite
00:23:12a été le fer de lance
00:23:13des privatisations
00:23:13et qu'elle n'a pas
00:23:15les mêmes objectifs
00:23:16que nous dans cette campagne
00:23:17de la même façon
00:23:18qu'il y a eu un nom de gauche
00:23:19au traité constitutionnel européen
00:23:21il y aura un nom
00:23:23à la privatisation d'ADP
00:23:24de gauche
00:23:28David Libot
00:23:29vous êtes un des initiateurs
00:23:31d'un des compteurs
00:23:32sur le RIP
00:23:33parce qu'il est très difficile
00:23:35d'avoir les vrais chiffres
00:23:36vous êtes une des vigies
00:23:38des sentinelles
00:23:38de tout ce qui
00:23:39pardonnez-moi l'expression
00:23:40déconne dans ce RIP
00:23:41combien d'anomalies
00:23:42avez-vous détecté
00:23:43et comment expliquez-vous
00:23:45qu'en 2019
00:23:45à l'heure du tout numérique
00:23:47il soit si difficile
00:23:48de signer pour le RIP
00:23:49j'ai souvent entendu
00:23:51des députés
00:23:51de la République en marche
00:23:52dire qu'ils voulaient
00:23:53utiliser internet
00:23:54et le numérique
00:23:55pour développer
00:23:56de formidables outils
00:23:57démocratiques en ligne
00:23:58aptes à renforcer
00:23:59l'implication des citoyens
00:24:00je cite
00:24:01c'était un objectif
00:24:02aujourd'hui
00:24:03que tout le monde
00:24:04en a l'occasion
00:24:04avec ce RIP
00:24:05on ne peut pas dire
00:24:06que ce soit vraiment le cas
00:24:07non
00:24:08pas vraiment
00:24:10donc en fait
00:24:10j'ai deux pages
00:24:12de résumé
00:24:13de tous les problèmes
00:24:16que j'ai pu remarquer
00:24:17et que plusieurs personnes
00:24:18n'ont pu remarquer
00:24:19donc je vais essayer
00:24:20d'aller assez rapidement
00:24:21et assez précisément
00:24:22dans les choses
00:24:24donc déjà on a
00:24:25vu des problèmes
00:24:26d'ergonomie
00:24:26ça on les a beaucoup répétés
00:24:28notamment avec le code
00:24:29INCI
00:24:29qui apparaissait
00:24:30et qu'on ne savait pas
00:24:31pourquoi
00:24:31donc déjà
00:24:33dès qu'on arrive
00:24:34sur le site web
00:24:35on doit aller dans
00:24:36plusieurs pages
00:24:36avant d'accéder au formulaire
00:24:37et ce formulaire là
00:24:39il y a une petite
00:24:40case à cocher
00:24:41etc
00:24:41donc c'est vraiment
00:24:43très compliqué
00:24:44pour les personnes
00:24:44qui ne sont pas
00:24:46enclins au numérique
00:24:47à signer ce RIP
00:24:48il y a aussi
00:24:51pas mal de problèmes
00:24:52techniques
00:24:52donc par exemple
00:24:53les communes
00:24:54qui sont incorrectes
00:24:55dans leur base de données
00:24:56donc c'est à dire
00:24:56qu'ils ont des anciens
00:24:58noms de communes
00:24:58qui ont changé
00:24:59depuis des années
00:25:00qui sont encore
00:25:00dans leur base de données
00:25:02donc c'est vraiment
00:25:03totalement incohérent
00:25:05des problèmes aussi
00:25:06du formulaire
00:25:08qui ne fonctionne pas du tout
00:25:10par exemple
00:25:10on a vu très récemment
00:25:11que la date
00:25:13il y avait
00:25:13pour entrer son passeport
00:25:14où ça garde l'identité nationale
00:25:16on ne pouvait pas rentrer
00:25:17si on avait un passeport
00:25:19récent de plus de 2002
00:25:20donc c'était vraiment
00:25:21un très gros problème
00:25:23il y a aussi des problèmes
00:25:25même au niveau
00:25:26du dépôt papier
00:25:27donc par exemple
00:25:28moi j'ai fait
00:25:28des connaissances
00:25:30par un formulaire
00:25:32CERFA
00:25:32que j'ai déposé
00:25:33à la mairie
00:25:33et en fait
00:25:34ça fait un mois
00:25:36plus d'un mois
00:25:36qu'on attend
00:25:37que ces signatures
00:25:38soient enregistrées
00:25:39par la mairie
00:25:39et la mairie nous a dit
00:25:40qu'ils n'ont pas
00:25:41les codes d'accès
00:25:42pour enregistrer nos signatures
00:25:43sur la plateforme
00:25:45donc c'est vraiment
00:25:45totalement déconnant
00:25:47comme système
00:25:50aussi on a pas mal
00:25:51de signatures
00:25:51non validées
00:25:53ou même
00:25:54tous ces problèmes-là
00:25:56en fait
00:25:56d'ergonomie etc
00:25:57on n'a pas vraiment
00:25:58de visualisation
00:25:59de combien de personnes
00:26:00ont essayé de signer
00:26:01et n'ont pas réussi
00:26:03donc c'est potentiellement
00:26:04des milliers
00:26:05de signatures
00:26:06qui sont
00:26:06enfin qui n'ont
00:26:08pas été enregistrées
00:26:10mais aussi
00:26:12pas mal
00:26:13de problèmes
00:26:13de transparence
00:26:14donc on l'a dit
00:26:15que les compteurs
00:26:16de signatures
00:26:17qui n'étaient pas
00:26:20en place
00:26:21alors juste pour dire
00:26:22que c'est vraiment
00:26:22une seule ligne de code
00:26:23pour faire un compteur
00:26:24de signatures
00:26:25donc c'est vraiment
00:26:26très très simple à faire
00:26:27mais que ça n'a pas été fait
00:26:29manifestement
00:26:31aussi on a beaucoup
00:26:32de manque
00:26:33de communication
00:26:34sur les mises à jour
00:26:35du site
00:26:35pourquoi est-ce que
00:26:36on a des mises à jour
00:26:37du site
00:26:38qu'est-ce qui se passe
00:26:38qu'est-ce que le ministère
00:26:40de l'intérieur fait
00:26:40exactement
00:26:41on n'a aucune visibilité
00:26:42là-dessus
00:26:44et aussi
00:26:45ça serait intéressant
00:26:46d'avoir vraiment
00:26:47des données ouvertes
00:26:48sur ce référendum
00:26:50c'est-à-dire
00:26:51de pouvoir vraiment
00:26:52avoir les signatures
00:26:53en format ouvert
00:26:54de pouvoir vraiment
00:26:56bien voir
00:26:57de façon transparente
00:26:58ce qui se passe
00:26:59alors il y a aussi
00:27:00des problèmes illégaux
00:27:01vraiment
00:27:02concernant des décrets
00:27:03qui ne sont pas respectés
00:27:06donc ça c'est un peu
00:27:07compliqué à expliquer
00:27:08mais par exemple
00:27:09sur la liste publique
00:27:10normalement
00:27:11il faut indiquer
00:27:12la mention
00:27:12à l'étranger
00:27:13lorsque le signataire
00:27:14est à l'étranger
00:27:15et c'est pas fait
00:27:16ou par exemple
00:27:17les noms de famille
00:27:18de la liste publique
00:27:20sont normalisés
00:27:20et ça c'est aussi
00:27:21prévu dans le décret
00:27:23d'application
00:27:24que les informations
00:27:26doivent être
00:27:27délivrées
00:27:28telles que
00:27:28le citoyen
00:27:29les a renseignées
00:27:30donc ça c'est
00:27:31divers problèmes
00:27:33illégaux
00:27:33assez pointilleux
00:27:34mais qui sont
00:27:35quand même présents
00:27:37il y a aussi
00:27:37des problèmes
00:27:38de privation
00:27:38de liberté
00:27:39donc par exemple
00:27:39quand le gouvernement
00:27:42utilise le système
00:27:43anti-robot
00:27:44de Google
00:27:44Google sait
00:27:45qui visite
00:27:47le site web
00:27:47et peut vraiment
00:27:49tracer la personne
00:27:49précisément
00:27:50la personne
00:27:50qui a le compte Google
00:27:52donc c'est pas juste
00:27:53le navigateur
00:27:54ou quoi que ce soit
00:27:54ça peut être
00:27:55précisément la personne
00:27:56et son compte Google
00:27:57donc c'est assez problématique
00:28:00en termes de liberté
00:28:04et donc voilà
00:28:04donc comme vous l'avez dit
00:28:07j'ai fait plusieurs initiatives
00:28:08pour appeler à ça
00:28:09donc le compteur
00:28:10mais j'ai aussi fait
00:28:11pas mal de demandes
00:28:12à la CADA
00:28:13donc des demandes
00:28:14de documents publics
00:28:15pour avoir
00:28:15beaucoup plus d'informations
00:28:16et de transparence
00:28:17donc en tout cas
00:28:18ce qu'on peut dire
00:28:19pour résumer
00:28:19c'est que
00:28:21la start-up nation
00:28:22ne fonctionne pas du tout
00:28:23c'est juste ça en fait
00:28:26Merci
00:28:31Alors Maltil Panot
00:28:33vous êtes débuté
00:28:34de la France Insoumise
00:28:35du Val-de-Marne
00:28:36alors pour tous ceux
00:28:37qui ne sont pas
00:28:38dans la région
00:28:39paysistienne
00:28:39cela se situe
00:28:40en fait
00:28:41c'est là où se situe
00:28:42l'aéroport d'Orly
00:28:43l'enjeu est également
00:28:44environnemental
00:28:45comme cela a été souligné
00:28:47conserver une maîtrise
00:28:48publique des aéroports
00:28:49est primordial
00:28:50dans la lutte
00:28:50contre le réchauffement
00:28:51climatique
00:28:52et la préservation
00:28:52de l'environnement
00:28:53c'est une conscience
00:28:55excusez-moi
00:28:55c'est une question
00:28:56qui concerne
00:28:57les riverains
00:28:58des aéroports
00:28:59mais aussi tout le monde
00:29:02mais le compteur
00:29:03ne décolle pas
00:29:04alors comment
00:29:04parvenir
00:29:05enfin comment faire
00:29:07que ce compteur
00:29:07s'envole
00:29:08pour atteindre
00:29:09ces 4,7 millions
00:29:11Bonjour à toutes
00:29:12et à tous
00:29:13déjà un grand merci
00:29:14pour cette invitation
00:29:15je me permettrais
00:29:16juste une petite
00:29:17remarque amicale
00:29:18pour commencer
00:29:19amicale
00:29:20parce que je sais
00:29:20que c'est la même chose
00:29:22à peu près dans
00:29:22tous les milieux militants
00:29:23mais je pense que nous
00:29:24devons avoir une attention
00:29:25collective à cette question
00:29:27nous sommes 8 intervenants
00:29:28autour de cette table
00:29:29nous sommes 3 femmes seulement
00:29:30et la première intervenante
00:29:33femme a parlé
00:29:34en 5ème position
00:29:35donc je pense qu'il faut
00:29:36collectivement avoir
00:29:37une attention à cette question
00:29:38et je le dis
00:29:39tout à fait
00:29:40amicalement
00:29:40ça c'est la première chose
00:29:41alors bien évidemment
00:29:44la privatisation
00:29:45des aéroports de Paris
00:29:46est un enjeu écologique
00:29:47il y a un enjeu écologique
00:29:48parce que vous le saviez
00:29:49l'avion est le modèle
00:29:50aujourd'hui
00:29:51de transport le plus polluant
00:29:53modèle le plus polluant
00:29:54à tel point
00:29:55qu'il pollue
00:29:551500 fois plus
00:29:57en termes de CO2 émis
00:29:58que le train
00:29:59mais surtout
00:30:00ce qu'il faut dire
00:30:01c'est que c'est un enjeu
00:30:02de politique
00:30:03qui est fait
00:30:04avec une injustice sociale
00:30:05extrêmement grande
00:30:06aujourd'hui
00:30:07les 2%
00:30:08les plus riches
00:30:09de ce pays
00:30:09prennent 25%
00:30:11des vols
00:30:12ça veut dire
00:30:12que la plupart
00:30:13des gens dans ce pays
00:30:14prennent très peu
00:30:15voire pas du tout
00:30:16l'avion
00:30:16mais qu'est-ce que ça veut dire
00:30:18concrètement
00:30:18notamment les ONG
00:30:19ont fait un gros travail
00:30:20dessus pour montrer
00:30:21que la route
00:30:22et l'aviation
00:30:24étaient fortement favorisées
00:30:26par les politiques publiques
00:30:27notamment en termes
00:30:28d'exonération
00:30:29sur des taxes
00:30:30qui étaient données
00:30:31et en termes
00:30:32de subventions données
00:30:33ça veut dire concrètement
00:30:35qu'on vit dans un pays
00:30:35aujourd'hui
00:30:36où l'aviation
00:30:37est plus subventionnée
00:30:38alors qu'elle ne sert
00:30:39qu'à 2%
00:30:40non à plus de la population
00:30:41mais en tout cas
00:30:42en majorité
00:30:43à 2% des plus riches
00:30:44notamment au détriment
00:30:45du train
00:30:46qui du coup
00:30:47veut dire que
00:30:48l'ensemble des français
00:30:49et des françaises
00:30:49est défavorisé
00:30:51par le fait
00:30:51qu'on donne d'abord
00:30:53la priorité
00:30:53à l'aviation
00:30:55et à la route
00:30:57et qu'est-ce qu'il faut
00:30:58comprendre là-dedans
00:30:59si ce n'est plus l'état
00:31:00parce que
00:31:01on va dire
00:31:01si un gouvernement
00:31:03par exemple
00:31:03arrivait
00:31:03et voulait mettre en place
00:31:04une vraie politique écologiste
00:31:06on pourrait un peu changer ça
00:31:07mais si ce n'est plus l'état
00:31:08qui détient les aéroports
00:31:10de Paris
00:31:10ça veut dire que le jour
00:31:11où on veut mettre en place
00:31:12des régulations
00:31:13pour dire
00:31:13maintenant
00:31:14face à l'urgence écologique
00:31:15il faut prendre des mesures
00:31:17et je vais en citer quelques-unes
00:31:18alors nous ne pourrons pas le faire
00:31:19si c'est un partenaire privé
00:31:21qui le fait
00:31:21parce que dans les repreneurs
00:31:23d'ADP
00:31:23vous avez qui ?
00:31:24vous avez notamment
00:31:24dans ceux qui veulent racheter ADP
00:31:26vous avez Vinci
00:31:28Vinci
00:31:28on se demande
00:31:29si ce n'est pas le cadeau
00:31:30pour avoir abandonné
00:31:30Notre-Dame-des-Landes
00:31:31et qui peut croire aujourd'hui
00:31:33que Vinci s'occupe
00:31:35de l'intérêt écologique
00:31:36et de l'intérêt général humain
00:31:37et vous avez
00:31:38et ça c'est intéressant aussi
00:31:39vous avez Atlantia
00:31:41Atlantia
00:31:41alors c'est moins connu
00:31:42mais en fait
00:31:44vous le connaissez quand même
00:31:45je vais vous expliquer pourquoi
00:31:46parce que l'Atlantia
00:31:46détient la moitié des autoroutes
00:31:48en Italie
00:31:49il détient maintenant
00:31:50la SANEF
00:31:50troisième concessionnaire
00:31:52autoroutier en France
00:31:53et Atlantia
00:31:54c'est notamment
00:31:55ceux qui détenaient
00:31:56le viaduc de Gênes
00:31:57qui s'est effondré
00:31:58vous vous en rappelez
00:31:59avec 43 morts
00:32:00et qu'est-ce qu'a fait Atlantia ?
00:32:03c'est intéressant
00:32:03à regarder ce qu'ils ont fait
00:32:04donc ils sont en concession
00:32:06sur des routes
00:32:06des ponts
00:32:07ils ont eu l'année dernière
00:32:091,17 milliard de bénéfices
00:32:12est-ce que vous croyez
00:32:13qu'ils ont réinvesti
00:32:14pour que les infrastructures
00:32:15se portent bien
00:32:15pour le bien public de tous ?
00:32:17non ils ont donné
00:32:171 milliard à leurs actionnaires
00:32:19et aujourd'hui
00:32:20on est dans un pays
00:32:20où la France
00:32:21est le champion d'Europe
00:32:22de reversement de dividendes
00:32:23donc si on laisse
00:32:24le privé s'en occuper
00:32:26ça veut dire
00:32:26que l'intérêt général
00:32:27de toute la population
00:32:28peut le jeter à la poubelle
00:32:31et un exemple très concret de ça
00:32:34un exemple très concret
00:32:36qu'on voit déjà
00:32:37lorsqu'il y a eu l'ouverture
00:32:38à la concurrence
00:32:39sur le fret ferroviaire
00:32:40le transport de marchandises
00:32:41par train
00:32:42on nous a dit
00:32:43on ouvre à la concurrence
00:32:44parce que le privé
00:32:45vous comprenez
00:32:45c'est magnifique
00:32:46ça va plus vite
00:32:48c'est plus efficace
00:32:49le résultat c'est quoi ?
00:32:51c'est qu'on a ouvert
00:32:52à la concurrence
00:32:52et qu'aujourd'hui
00:32:5387% des marchandises
00:32:55transitent non pas par le train
00:32:56ce qui est beaucoup plus écologique
00:32:58mais par la route
00:32:59par des camions
00:33:00avec quand même
00:33:01dans notre pays
00:33:0267 000 personnes
00:33:03qui meurent prématurément
00:33:04par an
00:33:04du fait de la pollution de l'air
00:33:05donc si on laisse
00:33:06le marché s'en occuper
00:33:08nous sommes foutus
00:33:09et c'est ça la question
00:33:10qu'il faut dire
00:33:11avec la question
00:33:12elle est écologique
00:33:13c'est que dans la question
00:33:14de l'urgence écologique
00:33:15nous avons besoin
00:33:16de la puissance publique
00:33:17et ce que fait
00:33:18Emmanuel Macron
00:33:19en gouvernant seulement
00:33:20pour une minorité
00:33:21en ignorant absolument
00:33:23la majorité de la population
00:33:24ce qu'il fait
00:33:25c'est qu'il est en train
00:33:26de démanteler
00:33:27la puissance publique
00:33:27de démanteler
00:33:28les outils
00:33:29dont nous avons besoin
00:33:30pour la transition écologique
00:33:31et notamment
00:33:32de vendre ces outils
00:33:33donc on peut parler
00:33:33d'ADP
00:33:34mais de beaucoup d'autres
00:33:34notamment une grosse bataille
00:33:36qui nous attend
00:33:36les amis
00:33:37c'est la question d'EDF
00:33:38qui sont en train
00:33:39de démanteler
00:33:39donc ils sont en train
00:33:40de démanteler
00:33:41les outils industriels
00:33:42dont nous avons absolument besoin
00:33:43de faire perdre
00:33:44les savoir-faire
00:33:45que nous avons
00:33:45sur notre territoire
00:33:46et notamment
00:33:47on a une pensée très forte
00:33:48pour les salariés
00:33:48qui se battent
00:33:49à Général Electric
00:33:52et avec quelque chose
00:33:53d'un peu plus vicieux
00:33:54qu'on voit moins
00:33:55mais aussi
00:33:56de faire perdre
00:33:57l'expertise publique
00:33:58à notre pays
00:33:59notamment depuis 2013
00:34:01dans le ministère
00:34:02de la transition écologique
00:34:03et ses agences
00:34:04ont été perdues
00:34:0513 250 emplois
00:34:07donc l'enjeu écologique
00:34:08c'est d'aller s'affronter
00:34:09aux puissances de l'argent
00:34:10et donc de ne pas laisser
00:34:13des transnationales
00:34:14des multinationales
00:34:15qui n'en ont rien à faire
00:34:16de notre avenir
00:34:17prendre la part
00:34:18sur notre futur
00:34:19et je voudrais ajouter
00:34:20une dernière chose
00:34:20avant de terminer
00:34:21une dernière chose
00:34:22qui pour moi
00:34:23est très importante
00:34:23on confond souvent
00:34:24quand on en parle
00:34:25et moi-même parfois
00:34:26ça m'arrive
00:34:27de dire
00:34:28tous ceux et celles
00:34:29qui veulent signer
00:34:31sur la collecte de signatures
00:34:32peuvent le faire
00:34:33contre la privatisation
00:34:35d'ADP
00:34:36il faut faire très attention
00:34:38à ça
00:34:38là on est en train
00:34:39de collecter des signatures
00:34:40non pas pour dire
00:34:41si on est pour ou contre
00:34:42mais pour dire
00:34:43il faut un référendum
00:34:44pour que le peuple
00:34:45puisse décider
00:34:46donc la question
00:34:47n'est pas de savoir
00:34:48même si d'excellents arguments
00:34:49ont été donnés partout
00:34:50et nous sommes bien évidemment
00:34:51contre
00:34:51la question n'est pas
00:34:52de savoir
00:34:52si on est pour ou contre
00:34:53la question est de savoir
00:34:54si c'est une assemblée nationale
00:34:56qui décide aux ordres
00:34:57de Macron
00:34:57à 6h30 du matin
00:34:58de privatiser
00:34:59les aéroports de Paris
00:35:00ou si nous le décidons
00:35:02collectivement
00:35:08Nathalie Verdeil
00:35:09vous êtes secrétaire confédérale
00:35:10de la CGT
00:35:11il faudrait que chaque syndiqué
00:35:13de la CGT
00:35:14fasse signer 7 personnes
00:35:15pour que les 4,7 millions
00:35:17de signatures
00:35:17soient atteintes
00:35:18et la CGT n'est pas
00:35:18la seule force engagée
00:35:19bien sûr
00:35:20c'est une remarque
00:35:20qu'on aurait pu faire
00:35:21à tout le monde
00:35:22autant dire que l'objectif
00:35:23est réalisable
00:35:24d'autant que gagner
00:35:25ce référendum
00:35:26est pour la CGT
00:35:27un enjeu pour plusieurs raisons
00:35:28gagner la bataille des idées
00:35:29en mettant un frein
00:35:30aux vagues de privatisation
00:35:31ôter la chape de plomb
00:35:33qui mine le monde du travail
00:35:34en remportant
00:35:35à la veille des batailles
00:35:36sur les retraites
00:35:36comme l'a dit Daniel Burton
00:35:37une victoire sociale
00:35:39comment convaincre
00:35:40aujourd'hui du coup
00:35:42alors bonjour à tous
00:35:44d'abord
00:35:44ravi d'être parmi vous
00:35:46comment convaincre
00:35:47alors vous l'avez dit
00:35:49mais c'est vrai
00:35:50que la CGT
00:35:51n'a pas l'unique responsabilité
00:35:53de cet enjeu là
00:35:56et du fait
00:35:57de décoller les signatures
00:35:58mais je ne reviendrai pas
00:36:00sur les différents arguments
00:36:01je crois qu'aujourd'hui
00:36:02c'est vrai que maintenant
00:36:03à l'heure où on est
00:36:04à la fois une pétition
00:36:06le temps annoncé
00:36:07il est long
00:36:08et à la fois il est court
00:36:10et c'est toujours le problème
00:36:11un petit peu
00:36:12dans ces temps
00:36:13c'est de trouver des moments
00:36:15pour faire rebondir
00:36:16à chaque fois
00:36:18les signatures
00:36:19et que ça décolle vraiment
00:36:20et je pense que
00:36:21en cette rentrée
00:36:22c'est vrai que passer les vacances
00:36:24en cette rentrée sociale
00:36:25et la fête de l'Huma
00:36:26je pense peut être
00:36:27un bon tremplin
00:36:28et vraiment
00:36:29faire relancer
00:36:31les signatures
00:36:32Daniel l'a dit
00:36:33tout à l'heure
00:36:35au forum
00:36:35je pense que
00:36:36depuis hier après-midi
00:36:38même en milieu
00:36:39d'après-midi
00:36:40là j'ai regardé
00:36:41tout à l'heure
00:36:41on en est à peu près
00:36:42déjà à 500 signatures
00:36:44et elles ne sont pas
00:36:45toutes saisies
00:36:46donc déjà
00:36:47et je sais qu'il y a
00:36:48beaucoup d'autres points
00:36:49sur la fête
00:36:50qui font aussi
00:36:52signer
00:36:52alors moi je vous engage
00:36:54parce que je suis persuadée
00:36:55que dans la salle
00:36:56je ne vais pas faire lever le doigt
00:36:57mais tout le monde
00:36:58n'a pas dû encore signer
00:36:59donc je vous engage
00:37:00dès l'issue du débat
00:37:02à aller tous
00:37:03aller tous signer
00:37:04ou le faire
00:37:05dès la rentrée
00:37:06après la façon
00:37:07dont nous allons convaincre
00:37:08déjà
00:37:08on a formé
00:37:10un front
00:37:10voilà
00:37:11c'est un peu
00:37:12l'étude d'aujourd'hui
00:37:13donc un front commun
00:37:15ça pour dire
00:37:15que la CGT
00:37:16évidemment
00:37:16à la hauteur
00:37:17de ses moyens
00:37:19et de son organisation
00:37:20elle en a fait vraiment
00:37:21un enjeu confédéral
00:37:23suite à la lutte
00:37:24du syndicat
00:37:25je ne reviendrai pas
00:37:26sur l'épisode
00:37:27depuis deux ans
00:37:28l'implication
00:37:29de la fédération
00:37:30CGT des transports
00:37:32et évidemment
00:37:33un enjeu confédéral
00:37:34parce que vous l'avez dit
00:37:35c'est une situation inédite
00:37:37c'est la première fois
00:37:39qu'on a pu
00:37:41évidemment
00:37:42grâce
00:37:43à des élus
00:37:44et des parlementaires
00:37:45je pense que l'un
00:37:47s'est nourri de l'autre
00:37:48le combat du syndicat
00:37:49de la fédération
00:37:50de la CGT
00:37:51avait besoin aussi
00:37:53d'un aboutissement
00:37:54politique
00:37:55pour saisir
00:37:55le conseil constitutionnel
00:37:57et je pense
00:37:57qu'on doit se nourrir
00:37:59l'un de l'autre
00:38:00le front commun
00:38:01Aurélie Lazi
00:38:03il est constitué
00:38:04de
00:38:04de quelques syndicats
00:38:06pas tous
00:38:08mais quelques syndicats
00:38:09de beaucoup d'associations
00:38:11de beaucoup d'associations
00:38:12et de
00:38:13et de partis
00:38:14et beaucoup d'initiatives
00:38:16donc la CGT
00:38:16a lancé
00:38:17depuis juin
00:38:18une très grosse campagne
00:38:20et a invité
00:38:21ces organisations
00:38:22à prendre
00:38:23aussi dans les territoires
00:38:25parce que c'est là
00:38:25que ça va se passer
00:38:26comme aujourd'hui
00:38:27il faut tenir des stands
00:38:29vraiment
00:38:29pour aider
00:38:30jusqu'au bout
00:38:31à la signature
00:38:32et à la demande
00:38:33de ce référendum
00:38:34parce que c'est que
00:38:35comme ça
00:38:36qu'on y arrivera
00:38:36ce qui est un scandale
00:38:38c'est que comme
00:38:39beaucoup d'autres
00:38:39notre organisation
00:38:41a aussi interpellé
00:38:42à la fois Castaner
00:38:43qui était en charge
00:38:46de la procédure
00:38:48et qui nous a répondu
00:38:50cet été
00:38:51en nous relisant
00:38:54l'article
00:38:55de la constitution
00:38:55qui ne prévoit pas
00:38:57de campagne citoyenne
00:38:59pour faire la promotion
00:39:00du RIP
00:39:02donc ça
00:39:03voilà
00:39:03c'est la seule réponse
00:39:04qu'on a eue
00:39:05je pense que
00:39:05comme beaucoup d'autres
00:39:06et on ne peut pas
00:39:07s'en arrêter là
00:39:08je veux dire
00:39:09Macron lui-même
00:39:10a engagé
00:39:10un débat citoyen
00:39:12pendant le mouvement
00:39:13des gilets jaunes
00:39:16il a même
00:39:17lui-même reconnu
00:39:18sur les référendums
00:39:20citoyens
00:39:20que le seuil
00:39:22de 10%
00:39:22de l'électorat
00:39:23était très élevé
00:39:24on lui a dit aussi
00:39:25on lui a écrit
00:39:26on lui a dit
00:39:27ben chiche
00:39:28tu as la possibilité
00:39:29aujourd'hui
00:39:30enfin tu
00:39:30on ne lui a pas dit tu
00:39:31c'est parce que je suis là
00:39:32je résume
00:39:33je vais vite
00:39:34mais voilà
00:39:36le président
00:39:37a la possibilité
00:39:38là on va arriver
00:39:39au 1 million
00:39:40je l'espère
00:39:40très rapidement
00:39:41à la fin du monde
00:39:42ce sera vraiment
00:39:43un cap
00:39:43sur ce qu'avait annoncé
00:39:45ne serait-ce que Macron
00:39:46en disant qu'il était prêt
00:39:48à baisser le seuil
00:39:49des signatures
00:39:50à 1 million
00:39:50je pense aussi
00:39:51je pense qu'il faut aussi
00:39:52en faire un enjeu
00:39:53alors politique
00:39:55mais aussi un enjeu
00:39:56syndical
00:39:56nous on l'a pris
00:39:57comme une lutte
00:39:58à la hauteur
00:39:59de toutes les autres luttes
00:40:00ça serait une victoire
00:40:02si on y arrivait
00:40:03mais aussi
00:40:03il y a beaucoup de mobilisation
00:40:05depuis le printemps
00:40:06et dans cette rentrée
00:40:07il y a beaucoup de mobilisation
00:40:08annoncée
00:40:09et arriver au seuil
00:40:11de signature
00:40:12et gagner ça
00:40:13c'est aussi une lutte
00:40:14très importante
00:40:15sur
00:40:16d'autres l'ont dit
00:40:17mais sur
00:40:18tout l'engagement
00:40:19qu'on peut avoir
00:40:20sur la reconquête
00:40:21du service public
00:40:22et
00:40:23l'engagement citoyen
00:40:25de dire
00:40:26à un moment donné
00:40:27aux citoyens
00:40:28vous avez le droit
00:40:29et vous pouvez
00:40:30vous mêler
00:40:30de ceux qui vous regardent
00:40:32et donc
00:40:32il faut signer
00:40:33et il faut le faire
00:40:35très vite
00:40:35et si tout le monde
00:40:37arrive à convaincre
00:40:38autour de soi
00:40:39deux ou trois personnes
00:40:40d'aller signer
00:40:41parce que pour la CGT
00:40:42c'est vrai
00:40:42c'est six
00:40:43mais six par syndiqué
00:40:45comme ça
00:40:45ça paraît simple à dire
00:40:47et ça paraît très abordable
00:40:48mais c'est pas si facile
00:40:49que ça
00:40:50de mobiliser
00:40:51l'ensemble
00:40:52à un moment donné
00:40:53d'une organisation
00:40:54même si nous y oeuvrons
00:40:55tous les jours
00:40:56et je pense que nous y oeuvrerons
00:40:58ensemble
00:40:59sur le terrain
00:40:59nous tous réunis
00:41:06alors avant de vous donner
00:41:08la parole
00:41:09au public de la salle
00:41:10pour poser vos questions
00:41:11j'ai une dernière question
00:41:13à poser à nos invités
00:41:14c'est au delà
00:41:15de l'enjeu
00:41:15de la privatisation
00:41:16d'ADP
00:41:17gagner ce référendum
00:41:18c'est également
00:41:19un enjeu démocratique
00:41:21l'implication citoyenne
00:41:22la prise
00:41:23la reprise
00:41:24du pouvoir
00:41:24de décision
00:41:25par les salariés
00:41:26est évidemment
00:41:27un enjeu considérable
00:41:28comme l'a rappelé
00:41:29cette année
00:41:30le mouvement
00:41:30des gilets jaunes
00:41:31comment répondre
00:41:33à cette attente
00:41:35Aurélie Trouvé
00:41:37ou Mathilde Panot
00:41:39ou
00:41:41non mais justement
00:41:42moi j'ai envie
00:41:43de réagir
00:41:43sur le fait
00:41:44de concentrer
00:41:45sur la question
00:41:46démocratique
00:41:46moi j'ai un petit
00:41:47accord là dessus
00:41:47mais justement
00:41:48c'est un débat
00:41:48qu'on doit avoir
00:41:49parce que je pense
00:41:50que les gens
00:41:50ne signeront justement
00:41:52que s'ils saisissent
00:41:53que ça a des retombées
00:41:54énormes sur leur vie
00:41:55et que c'est pas seulement
00:41:56la question d'ADP
00:41:57des aéroports
00:41:58de Paris
00:41:59qui est en jeu
00:41:59mais toute la privatisation
00:42:00que le gouvernement
00:42:01a mis sur la table
00:42:03c'est Engie
00:42:04c'est la française des jeux
00:42:06la française des jeux
00:42:07c'est aussi des questions
00:42:08de
00:42:09je veux dire
00:42:10de protection des mineurs
00:42:11d'addiction aux jeux
00:42:12etc
00:42:13c'est EDF
00:42:14vous avez vu que
00:42:15depuis le mois de juin
00:42:16là on est en pleine
00:42:17restructuration d'EDF
00:42:18en fait
00:42:18pour privatiser
00:42:20tout le côté
00:42:21commercialisation d'EDF
00:42:22avec Enedis
00:42:22etc
00:42:23donc c'est l'impossibilité
00:42:25comme tu disais Mathilde
00:42:26aussi de la transition énergétique
00:42:28à partir du moment
00:42:28où l'Etat n'aura plus la main
00:42:30ne pourra plus faire
00:42:31des choix de long terme
00:42:32sur ces questions
00:42:33de transition écologique
00:42:34qui sont essentielles
00:42:35et derrière
00:42:36c'est plus que ça
00:42:37c'est les barrages hydroélectriques
00:42:39150 barrages
00:42:40qui sont prévus
00:42:40à la privatisation
00:42:42c'est aussi
00:42:43les grands ports
00:42:43enfin vous imaginez
00:42:44tout ce pan de l'économie
00:42:46qui est voué
00:42:47à la privatisation
00:42:48par le gouvernement
00:42:48avec des retombées
00:42:50considérables
00:42:51ne serait-ce que sur
00:42:52l'urgence écologique
00:42:53qui aujourd'hui
00:42:54n'est pas une question
00:42:54seulement de transition
00:42:55qui est une question d'urgence
00:42:57donc l'Etat n'aura plus
00:42:58les moyens
00:42:58ou beaucoup moins
00:43:00d'y faire face
00:43:01et donc oui
00:43:02c'est une question essentielle
00:43:03et ça il faut le faire comprendre
00:43:04pour faire signer un maximum
00:43:05de mon point de vue
00:43:06et donc il faut une campagne
00:43:08d'éducation populaire
00:43:09massive là-dessus
00:43:10et pour finir
00:43:11savoir aussi
00:43:12sur le fait
00:43:13de faire comprendre
00:43:14que si on arrive
00:43:15à obtenir
00:43:18ces 4,7 millions
00:43:19de signatures
00:43:19ou à s'en approcher
00:43:20c'est aussi
00:43:21un coup mis
00:43:23à cette politique
00:43:24ultra-libérale
00:43:25de Macron
00:43:25où on retrouve
00:43:26dedans le démantèlement
00:43:27de l'Etat social
00:43:28où on retrouve
00:43:29derrière
00:43:29la réforme des retraites
00:43:30par exemple
00:43:31tout ça à voir
00:43:32donc oui
00:43:33c'est aussi une bataille
00:43:34contre la politique
00:43:35ultra-libérale de Macron
00:43:36et surtout pour
00:43:37et ça j'insiste là-dessus
00:43:38nous on a
00:43:39on a eu envie
00:43:40dans le collectif
00:43:41le front commun
00:43:42de le mettre en avant
00:43:43c'est pour
00:43:44pour pour
00:43:44des services publics
00:43:45des biens communs
00:43:46et donc en positif
00:43:48en expliquant aux gens
00:43:49pourquoi on veut
00:43:49cette socialisation
00:43:50des richesses
00:43:51et pourquoi
00:43:52je finirai là-dessus
00:43:53il y a besoin
00:43:53de cette articulation
00:43:55entre l'écologie
00:43:55et le social
00:43:56dans nos luttes
00:43:57ça se passera pas seulement
00:43:58le week-end
00:43:58des 20 et 21 septembre
00:44:00autour des luttes
00:44:00pour le climat
00:44:01ça se passera aussi
00:44:02de mon point de vue
00:44:03dans la campagne
00:44:04contre la privatisation
00:44:05d'ADP
00:44:05cette articulation
00:44:07entre les luttes
00:44:07écologiques et sociales
00:44:11Daniel Berton
00:44:12vous devez y aller
00:44:12pour un autre débat
00:44:13sur ADP
00:44:14au stand de la Seine-Saint-Denis
00:44:15je crois
00:44:15donc je vous passe
00:44:16tout de suite la parole
00:44:17même question
00:44:18sur l'enjeu démocratique
00:44:20comment reprendre le pouvoir
00:44:21ça a été demandé
00:44:22par les gilets jaunes
00:44:23c'est demandé
00:44:23par de nombreux citoyens
00:44:24depuis longtemps
00:44:24comment reprendre le pouvoir
00:44:25et aussi
00:44:26que faut-il faire désormais
00:44:27pour donner un second souffle
00:44:29selon vous
00:44:29à la campagne
00:44:30pour un référendum
00:44:30sur ADP
00:44:33alors comment reprendre le pouvoir
00:44:34je n'ai pas la recette
00:44:36à moi tout seul
00:44:36mais on a vu
00:44:37qu'à travers le débat
00:44:38d'aéroport de Paris
00:44:38on parlait des questions
00:44:41écologiques
00:44:42des questions économiques
00:44:43des questions sociales
00:44:44donc à ce débat
00:44:45il réunit
00:44:47la majorité des débats
00:44:48qu'on a en ce moment
00:44:49donc ce qu'on a pu voir
00:44:50c'est que nous
00:44:50on a en capacité
00:44:51en tant que syndicaliste
00:44:53en tant que salarié
00:44:54en tant que citoyen
00:44:54de s'approprier ce débat
00:44:56et de démontrer
00:44:56qu'on est capable
00:44:57de le tenir
00:44:58donc on a déjà
00:45:00la bataille collective
00:45:01on est en train de l'amener
00:45:01sur ces questions là
00:45:02et je pense que le résultat
00:45:04c'est que demain
00:45:05si on gagne les 4 millions 7
00:45:07c'est un enjeu
00:45:08moi je ne veux pas faire un million
00:45:09si on ne fait pas 4 millions 7
00:45:11ils vont nous dire
00:45:12vous n'avez pas fait 4 millions 7
00:45:13et il n'y aura pas de débat
00:45:15donc il faut obtenir
00:45:17les 4 millions 7
00:45:17c'est un enjeu important
00:45:19donc il ne faut pas minimiser ça
00:45:20moi je vous le dis
00:45:21sinon demain
00:45:22ils vont nous la faire à l'envers
00:45:24donc là on a déjà gagné ça
00:45:27à travers
00:45:27ce que j'ai cité tout à l'heure
00:45:29comment nous on s'est battu
00:45:30dans notre entreprise
00:45:31et comment autour de cette question
00:45:32d'aéroport de Paris
00:45:33on a su mobiliser
00:45:35on est partis les premiers
00:45:36parce qu'on est les premiers
00:45:37concernés en tant que salariés
00:45:38bien entendu
00:45:38mais on voit bien
00:45:39que ça nous dépasse aujourd'hui
00:45:40et tant mieux
00:45:41c'est ce qu'on voulait
00:45:41que ça sorte de la boîte
00:45:43donc si on l'a gagné là-dessus
00:45:44sur un débat qui n'était pas facile
00:45:46parce que les aéroports parisiens
00:45:47ça ne parle pas
00:45:48dans le grand public
00:45:49donc si on gagne là-dessus
00:45:50le reste
00:45:50ce sera tranquille
00:45:52je suis très optimiste
00:45:53et donc
00:45:54et c'est démontré
00:45:56qu'on a une capacité
00:45:57de réfléchir sur ces questions là
00:45:58et qu'il faut se les reprendre
00:45:59on l'a dit
00:46:00dans les conseils d'administration
00:46:02dans les
00:46:02dans les
00:46:03comment ?
00:46:04dans les
00:46:05dans les débats
00:46:06hier on avait le débat
00:46:07on a parlé des gilets jaunes
00:46:08c'est les cahiers de doléances
00:46:09c'est ça qu'il faut reprendre
00:46:10c'est qu'on est capable
00:46:11de poser ces questions
00:46:12et de se les approprier
00:46:13et à travers
00:46:14la question du référendum
00:46:15c'est comme ça
00:46:16qu'il faut la poser la question
00:46:16moi je vous le dis
00:46:17je ne pose pas la question
00:46:18d'ADP tout de suite
00:46:19quand je vais voir
00:46:20les gens sur les marchés
00:46:21je leur dis
00:46:21vous êtes inscrit
00:46:22sur l'histoire de l'histoire de l'histoire
00:46:23vous avez le pouvoir
00:46:24d'initier un référendum
00:46:26et après on parlera d'Aéroport de Paris
00:46:27si vous voulez
00:46:28on ne va pas rentrer
00:46:29dans un débat technique tout de suite
00:46:30mais déjà leur faire voir
00:46:31qu'en tant que citoyens
00:46:31ils ont le pouvoir de le faire
00:46:32et ensuite
00:46:33il faudra qu'on pose
00:46:35les questions
00:46:35qui ont été dites ici
00:46:37sur la façon
00:46:38dont il est mené
00:46:39ce débat démocratique
00:46:40les difficultés qu'on a
00:46:41à se saisir
00:46:42pour signer un référendum
00:46:43un soutien au référendum
00:46:45les entorses
00:46:46faites par le gouvernement
00:46:47de ne pas respecter
00:46:48la constitution
00:46:49au moment même
00:46:50où la loi
00:46:50était en discussion
00:46:51et où le secrétaire général
00:46:53du gouvernement
00:46:54a instrumentalisé
00:46:56un discours
00:46:56vers le Conseil de Conseil
00:46:57pour empêcher la loi
00:46:58tout ça
00:46:59il faudra qu'on en parle
00:47:00il faudra l'objet
00:47:01je pense que les historiens
00:47:02ils feront ça mieux que nous
00:47:03mais il y a aussi
00:47:04à revendiquer
00:47:05à réclamer
00:47:07une justice
00:47:08sur la démocratie
00:47:09par rapport à cette forme
00:47:09et ce qu'on gagnera là
00:47:10ce sera gagné pour demain
00:47:12voilà
00:47:12moi je ne veux pas être
00:47:13beaucoup plus long
00:47:13je veux s'arrêter
00:47:14qu'il y ait un débat
00:47:15puisque c'est
00:47:16c'est ce qu'on souhaite
00:47:17un débat public
00:47:18sur les aéroports de Paris
00:47:23Nathalie Verveille
00:47:24sur cette question
00:47:25d'enjeu démocratique
00:47:26comment
00:47:29comment aller au-delà
00:47:31en fait
00:47:31comment faire en sorte
00:47:32il y a des questions aussi
00:47:33de démocratie sociale
00:47:34dans l'entreprise
00:47:34ces questions de démocratie
00:47:36dans tous les espaces
00:47:38est vraiment un enjeu
00:47:39de société aujourd'hui
00:47:42c'est un enjeu
00:47:43de société
00:47:43c'est un enjeu aussi
00:47:45pour la CGT
00:47:46également
00:47:47évidemment
00:47:48la démocratie
00:47:49dans l'entreprise
00:47:50démocratie sociale
00:47:51moi je pense
00:47:53qu'en fait
00:47:53tous les arguments
00:47:54qui sont posés
00:47:55aujourd'hui
00:47:56mais qui sont posés
00:47:57depuis le début
00:47:57de cette campagne
00:47:59voilà
00:47:59ils sont bons
00:48:01ils ont été construits
00:48:03ils sont
00:48:03à nous de les faire
00:48:05maintenant connaître
00:48:06mais moi je voudrais
00:48:07quand même revenir
00:48:08sur une chose
00:48:09c'est aujourd'hui
00:48:10est-ce qu'on peut
00:48:11se constater
00:48:12d'une réponse
00:48:14d'un gouvernement
00:48:15qui ne mène pas
00:48:17parce que nous
00:48:18ok
00:48:18on peut pallier
00:48:20ensemble
00:48:21comme tu le disais Aurélie
00:48:23sur l'éducation populaire
00:48:24à un certain nombre de manques
00:48:25mais au niveau
00:48:26constitutionnel
00:48:28même si c'est pas écrit
00:48:29dans la constitution
00:48:29est-ce que
00:48:30politiquement aussi
00:48:31on peut pas agir
00:48:32justement
00:48:33au niveau
00:48:34des parlementaires
00:48:35pour aller au-delà
00:48:36de ça
00:48:36alors je sais
00:48:37que les parlementaires
00:48:39ont essayé de rencontrer
00:48:39le CSA
00:48:40et tout ça
00:48:40mais au niveau politique
00:48:42comment
00:48:43moi
00:48:43je me dis
00:48:44que quand même
00:48:45quand on nous répond
00:48:46que la constitution
00:48:47ne prévoit pas
00:48:48de mener une campagne
00:48:50d'informer
00:48:51les citoyens
00:48:52de ce pays
00:48:52de ce que c'est
00:48:54un référendum
00:48:55de ce que sont
00:48:56les aéroports de Paris
00:48:57aussi
00:48:58même si c'est vrai
00:48:59qu'il faut élargir
00:49:00parce que
00:49:01Daniel le disait
00:49:02mais quand on
00:49:03parle à l'aéroport de Paris
00:49:04ça parle pas forcément
00:49:05à grand monde
00:49:05donc il faut élargir
00:49:07au-delà de ces sujets-là
00:49:08et moi je pense
00:49:09qu'il ne faut pas
00:49:10laisser sur ce sujet-là
00:49:11le gouvernement
00:49:12tranquille
00:49:13et qu'il faut
00:49:14parce que ça sera vrai
00:49:16c'est un enjeu énorme
00:49:17si on gagne
00:49:18et les 4,7 millions
00:49:19et qu'on arrive
00:49:21à un référendum
00:49:21d'autres l'ont dit
00:49:22mais il y a un enjeu
00:49:24pour d'autres
00:49:25d'autres privatisations
00:49:26ou d'autres sujets
00:49:27aussi démocratiques
00:49:29de pays
00:49:30auxquels
00:49:31les citoyens
00:49:31ont le droit
00:49:32de se mêler
00:49:32aujourd'hui
00:49:33parce que
00:49:34ça leur appartient
00:49:35mais je pense
00:49:36que c'est vraiment
00:49:37quelque chose
00:49:38qu'il ne faut pas
00:49:39laisser tomber
00:49:40parce que sinon
00:49:41on ne pourra pas
00:49:43peut-être qu'on va y arriver
00:49:44j'espère qu'on va y arriver
00:49:45parce que c'est vrai
00:49:46que c'est possible
00:49:47c'est possible d'y arriver
00:49:48mais je pense
00:49:49que le gouvernement
00:49:50a aussi une part
00:49:51de responsabilité
00:49:53dans cette information
00:49:55et que
00:49:56c'est nécessaire
00:49:57et qu'aujourd'hui
00:49:58il faut qu'on trouve
00:49:59aussi un autre moyen
00:50:00à ce niveau-là
00:50:01de les impliquer
00:50:03je ne sais pas
00:50:03si ça peut être juridique
00:50:04et qu'il faut creuser là-dessus
00:50:06mais je pense
00:50:06qu'il faut quand même
00:50:07travailler
00:50:07et pas renoncer
00:50:08à engager
00:50:11la responsabilité
00:50:11du gouvernement
00:50:12sur un sujet constitutionnel
00:50:15je crois que vous avez
00:50:16oui
00:50:17je crois que
00:50:18pour comprendre
00:50:18ce qui a été dit
00:50:19d'une manière générale
00:50:20il ne faut pas laisser
00:50:21le gouvernement tranquille
00:50:22sur ce sujet-là
00:50:23comme sur beaucoup d'autres
00:50:25ce qui a été évoqué
00:50:26est vrai
00:50:26nous on l'a dit
00:50:27avec Stéphane Peux
00:50:27on était ensemble
00:50:28avec des parlementaires
00:50:30de toutes les tendances
00:50:31pas seulement de gauche
00:50:32il y a aussi
00:50:33des républicains
00:50:33qui ont soutenu
00:50:34cette initiative
00:50:35et s'ils n'avaient pas été là
00:50:36il faut avoir la modestie
00:50:38de dire que la gauche
00:50:38toute mouillée
00:50:39comme elle a essayé
00:50:40de le faire
00:50:40sur le rétablissement
00:50:41de l'ISF
00:50:41n'aurait pas réussi
00:50:42à porter ce référendum
00:50:43d'initiative partagée
00:50:44on leur a dit
00:50:45mais vous êtes en train
00:50:46de faire le pari
00:50:46que personne n'entendra
00:50:48parler jamais de ce référendum
00:50:49et que comme ça
00:50:50il ne pourra pas prospérer
00:50:52ils sont en train
00:50:53de disqualifier durablement
00:50:54le seul outil
00:50:55de démocratie participative
00:50:57de dialogue partagé
00:50:58entre des représentants élus
00:50:59et des citoyens électeurs
00:51:00ils sont en train
00:51:01de le disqualifier
00:51:02disqualifier de façon définitive
00:51:03alors qu'on pourrait imaginer
00:51:05qu'indépendamment d'ADP
00:51:06on a un intérêt commun
00:51:07à ce que ça fonctionne
00:51:07ils sont en train
00:51:08de l'enterrer définitivement
00:51:10après avoir marché
00:51:11sur les syndicats
00:51:12après avoir marché
00:51:13sur le parlement
00:51:13après avoir marché
00:51:14sur les élus locaux
00:51:15et bien maintenant
00:51:16ils marchent
00:51:16sur les citoyens électeurs
00:51:18et donc en effet
00:51:19c'est un enjeu démocratique
00:51:21majeur
00:51:21dans un moment
00:51:22où on a un gouvernement
00:51:23qui ne croit pas
00:51:24à la possibilité
00:51:24d'une démocratie vivante
00:51:31sur cette histoire
00:51:32des enjeux démocratiques
00:51:34qui sont liés
00:51:35à cette procédure
00:51:37de référendum
00:51:37moi hier
00:51:38dans l'humanité
00:51:40dans le journal
00:51:41l'humanité
00:51:42d'hier
00:51:42j'ai publié une tribune
00:51:43qui reprend
00:51:44une proposition
00:51:48qui fait écho
00:51:49à la conférence de presse
00:51:50d'Emmanuel Macron
00:51:51quand il a voulu conclure
00:51:52le fameux grand débat
00:51:54et que pour mieux rejeter
00:51:56une revendication majeure
00:51:58du mouvement
00:51:58des gilets jaunes
00:51:59qui était
00:51:59le référendum
00:52:00d'initiative citoyenne
00:52:01pour mieux le rejeter
00:52:03il s'est engagé
00:52:04à ce que demain
00:52:07à travers une réforme
00:52:08constitutionnelle
00:52:09dont on parle
00:52:10mais dont on ne sait pas
00:52:12dans quel délai
00:52:12elle viendra en débat
00:52:13au parlement
00:52:15il s'est engagé
00:52:16à ce que demain
00:52:16le référendum
00:52:17d'initiative partagée
00:52:18la barre
00:52:19soit abaissée
00:52:21à 1 million
00:52:22qu'il y ait toujours
00:52:23autant de parlementaires
00:52:24nécessaires
00:52:25pour le signer
00:52:27mais que le nombre
00:52:28de citoyens
00:52:30pour franchir
00:52:31la barre
00:52:32d'un référendum
00:52:33qui s'imposerait
00:52:34au gouvernement
00:52:36en place
00:52:36soit abaissée
00:52:37à 1 million
00:52:37alors dans la tribune
00:52:39et c'est un sujet
00:52:40à mon avis
00:52:40qu'on va discuter
00:52:42dans les semaines
00:52:43qui viennent
00:52:44mais dès lors
00:52:45que notre référendum
00:52:47d'initiative partagée
00:52:48sur la privatisation
00:52:49d'ADP
00:52:50obtiendrait
00:52:51le million
00:52:52de signatures
00:52:52alors il faut que
00:52:53le président
00:52:54de la république
00:52:54applique ce qu'il promet
00:52:56pour demain
00:52:56au pays
00:52:57tout de suite
00:52:58sur le référendum
00:52:59d'Aéroport de Paris
00:53:00en déclenchant
00:53:01le référendum
00:53:06oui
00:53:07sur cette question
00:53:08de la démocratie
00:53:09je pense que c'est
00:53:09une question primordiale
00:53:11parce que pour rebondir
00:53:12sur ce que disait
00:53:12Aurélie à l'instant
00:53:15la question
00:53:15des privatisations
00:53:16c'est la question
00:53:17quand même fondamentale
00:53:18de savoir qui décide
00:53:19est-ce que l'oligarchie
00:53:20décide pour nous
00:53:21ou est-ce que c'est nous
00:53:21qui décidons
00:53:22et c'est ça
00:53:22la question fondamentale
00:53:24qui est posée
00:53:25et nous on a une chose
00:53:26quand même à dire
00:53:27de manière très forte
00:53:28nous ne sommes pas
00:53:29à vendre
00:53:29aujourd'hui
00:53:30vous êtes devant
00:53:31une assemblée nationale
00:53:32où aucun des députés
00:53:34ne va vous défendre
00:53:37les concessions
00:53:37qui ont été faites
00:53:38aux autoroutes
00:53:39d'ailleurs c'est assez drôle
00:53:40puisque vous avez vu
00:53:40que le nouveau secrétaire
00:53:42d'Etat au transport
00:53:43est celui-là même
00:53:44qui voulait
00:53:46renationaliser
00:53:47les autoroutes
00:53:48et les concessions
00:53:49d'autoroutes
00:53:49parce qu'aujourd'hui
00:53:50on se retrouve quand même
00:53:51dans une situation
00:53:51quand vous payez un euro
00:53:52dans un péage
00:53:53vous donnez 50 centimes
00:53:55aux actionnaires
00:53:55c'est ça la réalité
00:53:56qui se passe
00:53:57et donc
00:53:58si nous n'avons pas
00:53:59la main dessus
00:54:00ce n'est pas nous
00:54:00qui décidons
00:54:01alors c'est Vinci
00:54:02c'est Bouygues
00:54:03c'est FH
00:54:03qui maintenant
00:54:04parce qu'on a mis
00:54:05de l'austérité partout
00:54:06fait des partenariats
00:54:07publics privés
00:54:08pour faire des prisons
00:54:09des hôpitaux
00:54:11des écoles
00:54:12absolument tout
00:54:12donc la question fondamentale
00:54:14c'est de savoir
00:54:14qui décide
00:54:15et moi je rejoins
00:54:16ce qui a été dit
00:54:17tout à l'heure
00:54:17par l'ami de la CGT
00:54:19pour dire
00:54:20il y a un problème
00:54:21de démocratie
00:54:22sur cette question
00:54:23parce que quand vous voyez
00:54:24qu'un droit
00:54:25qui est un droit constitutionnel
00:54:26juste pour vous rappeler
00:54:27quand même un chiffre
00:54:28qui je pense
00:54:29est assez intéressant
00:54:29début août il y a eu des chiffres
00:54:31qui ont été donnés
00:54:31sur la publicité
00:54:33qui ont été faits
00:54:34sur le média
00:54:34de ce processus
00:54:36début août vous aviez
00:54:375000 articles
00:54:38sur la privatisation
00:54:39des aéroports de Paris
00:54:40et la collecte des signatures
00:54:41vous en aviez
00:54:4313 000 pour le grand débat
00:54:44qui n'est pourtant pas un droit
00:54:46qui est donné dans la constitution
00:54:47donc la question des moyens
00:54:49elle compte
00:54:49et la troisième chose
00:54:50que je voulais dire
00:54:51pour en terminer
00:54:52c'est quand même la question
00:54:53de l'Assemblée nationale
00:54:54aujourd'hui
00:54:55et d'Emmanuel Macron
00:54:56plus largement
00:54:57Emmanuel Macron
00:54:58contrairement à ce qu'il continue
00:54:59à dire
00:54:59n'a pas la majorité
00:55:01dans le pays
00:55:01vous n'avez aucune association
00:55:03aucun syndicat
00:55:04aucune
00:55:06aucune association
00:55:06ou collectif
00:55:07qui salue aujourd'hui
00:55:08le travail qui est fait
00:55:09par Emmanuel Macron
00:55:10regardez ce qui se passe
00:55:11dans les urgences
00:55:12regardez ce qui se passe
00:55:13dans l'éducation
00:55:14regardez ce qui se passe
00:55:15sur les retraites
00:55:15où ils reculent
00:55:16parce qu'ils ont peur
00:55:17donc ils mettent le calendrier
00:55:19encore plus tard
00:55:19regardez ce qui se passe
00:55:21sur les féminicides
00:55:22sur toute cette question là
00:55:23vous ne trouverez jamais
00:55:24un syndicat
00:55:24ou une association
00:55:25qui dit sur cette question
00:55:26il a bien fait
00:55:27donc ils n'ont pas
00:55:28la majorité sociale
00:55:29de ce pays
00:55:30et la majorité
00:55:31qui existe aujourd'hui
00:55:32à l'Assemblée nationale
00:55:33n'est pas la majorité sociale
00:55:35du pays
00:55:35et ça il faut aussi
00:55:36le voir de manière très claire
00:55:38donc c'est un enjeu démocratique
00:55:40effectivement
00:55:40et nous ne pouvons compter
00:55:42que sur nos forces
00:55:43et que sur notre travail
00:55:44de terrain
00:55:52bon quel est l'état
00:55:53de la campagne en ligne
00:55:54vous êtes très actif
00:55:55sur Twitter
00:55:55pour dénoncer
00:55:56tout ce qui ne fonctionne pas
00:55:57dans ce RIP
00:55:59trop peu de monde sait
00:56:00trop peu de monde
00:56:00est au courant
00:56:01que ce référendum
00:56:02enfin la collecte de signature
00:56:03est en cours
00:56:04il y a une campagne
00:56:05de terrain à mener
00:56:06il y a aussi une campagne
00:56:07à mener en ligne
00:56:07est-ce que pour vous
00:56:09il faut renforcer
00:56:09cette campagne web
00:56:10et comment faire
00:56:15sur la communication
00:56:16c'est sûr qu'il y a
00:56:17pas mal de choses à faire
00:56:19moi c'est pas forcément
00:56:20mon domaine d'expertise
00:56:21mais après
00:56:21j'ai quand même fait
00:56:22quelque chose
00:56:22par exemple
00:56:24sur Facebook
00:56:25vous pouvez indiquer
00:56:26si vous avez signé ou pas
00:56:26donc c'est un peu la même chose
00:56:27que ce badge là
00:56:28vous pouvez indiquer
00:56:29sur votre photo de profil
00:56:30si vous avez signé ou pas
00:56:31comme ça
00:56:31vous pouvez partager
00:56:32très facilement
00:56:33à vos amis
00:56:35le référendum
00:56:36après
00:56:37comme je l'ai dit
00:56:38en tant que citoyen
00:56:39j'ai fait quelques initiatives
00:56:40donc le compteur
00:56:42enfin un compteur
00:56:44mais aussi des demandes
00:56:45de documents publics
00:56:46et après moi
00:56:46je serais assez intéressé
00:56:48pourquoi pas
00:56:49de voir
00:56:50qu'est-ce qui est possible
00:56:51de faire
00:56:51par exemple
00:56:51avec le parlement
00:56:53concernant tous ces problèmes
00:56:54et toutes ces embûches
00:56:56qui ont été faites
00:56:56sur cette procédure du RIP
00:56:59est-ce que par exemple
00:57:00une commission d'enquête
00:57:01je sais pas
00:57:02pas très bien
00:57:03mais est-ce qu'une commission d'enquête
00:57:04ça pourrait être possible
00:57:04et vraiment
00:57:05de répertorier tous les problèmes
00:57:07et de les pointer
00:57:09en tout cas
00:57:10ça c'est quelque chose
00:57:11qui est possible
00:57:12mais en tout cas
00:57:13pour tous les citoyens
00:57:14qui se mobilisent
00:57:15moi
00:57:15je me suis mobilisé
00:57:17un peu en ligne
00:57:18mais tous les citoyens
00:57:19qui se mobilisent
00:57:20sur le terrain
00:57:20c'est ça qui est
00:57:21je pense vraiment
00:57:22très très important
00:57:23et qu'il faut vraiment
00:57:24encourager
00:57:25mais en tout cas
00:57:26je pense qu'on est
00:57:27sur la bonne voie
00:57:34je vais passer la parole
00:57:37à tous ceux
00:57:38qui ont des questions
00:57:39alors on va pas
00:57:39toutes les prendre
00:57:40malheureusement
00:57:41on va en prendre
00:57:41que quelques-unes
00:57:42puisqu'il nous reste
00:57:43je crois
00:57:43un quart d'heure
00:57:44de débat
00:57:45alors levez vos mains
00:57:47on va peut-être
00:57:48en prendre trois
00:57:49et puis ensuite
00:57:51on demandera
00:57:52à nos invités
00:57:53d'y répondre
00:57:55bonjour
00:57:56merci à tous
00:57:57ces orateurs
00:57:58de nous aider
00:57:59à continuer
00:58:00la campagne
00:58:01alors Stéphane
00:58:03tu as parlé
00:58:03d'un million
00:58:04c'est vrai
00:58:05ça serait super
00:58:06mais si on en avait
00:58:07quatre millions
00:58:07pour la campagne
00:58:08de Macron
00:58:09bon alors moi
00:58:10j'ai un problème
00:58:10j'habite
00:58:12non pas une grande ville
00:58:13mais un territoire
00:58:14en campagne
00:58:16etc
00:58:16et c'est extrêmement
00:58:17difficile
00:58:18les gens
00:58:19la plupart du temps
00:58:20ne sont pas au courant
00:58:21etc
00:58:21et donc pour aller
00:58:23tu n'es pas obligé
00:58:24de normalement
00:58:25avoir un ordinateur
00:58:26chez toi
00:58:26une connexion
00:58:27donc normalement
00:58:29tu dois aller
00:58:30dans la ville
00:58:32la plus importante
00:58:33du canton
00:58:34et bien dans les territoires
00:58:35comme on dit
00:58:36entre guillemets
00:58:36tu fais 10, 20, 30, 40 kilomètres
00:58:39donc nous
00:58:41dans une association
00:58:42on a écrit
00:58:44à l'association
00:58:45des maires
00:58:46rue Gros de France
00:58:46à l'association
00:58:47des maires de France
00:58:48des élus de la montagne
00:58:50je pense que
00:58:51chaque mairie
00:58:52pourrait ouvrir
00:58:54deux demi-journées
00:58:56par semaine
00:58:57avec une petite affiche
00:58:58sur le bas de la porte
00:59:00les militants locaux
00:59:01pourraient
00:59:02rabattre
00:59:03entre guillemets
00:59:04les citoyens
00:59:05et à ce moment là
00:59:06parce que
00:59:07les citoyens
00:59:09ont l'habitude
00:59:10d'aller voter
00:59:11même si ce n'est pas un vote
00:59:12à la mairie
00:59:13donc là
00:59:14on pourrait
00:59:15faire en sorte
00:59:17et puis
00:59:17à quelques mois
00:59:18des élections municipales
00:59:20ça prend aussi
00:59:21un autre sens
00:59:22voilà
00:59:24merci
00:59:29oui moi c'est par rapport
00:59:31à la privatisation
00:59:32qui sont éventuellement
00:59:33derrière
00:59:34toutes les annonces
00:59:35par Macron
00:59:36si on réussit
00:59:38à mettre en place
00:59:40ce référendum
00:59:40après sans préjuger
00:59:41du résultat
00:59:42bien sûr
00:59:42après on pourrait peut-être
00:59:43se battre contre
00:59:44la privatisation
00:59:45par exemple
00:59:45de FDJ
00:59:47FDJ
00:59:47pour notre entreprise
00:59:48c'est 30%
00:59:50du chiffre d'affaires
00:59:51et de l'emploi
00:59:51dans une petite commune
00:59:53où il y a 350 salariés
00:59:55dans notre entreprise
00:59:55si on réussit
00:59:56à combattre ça
00:59:57ça permettrait peut-être
00:59:58de sauver des emplois
00:59:59parce qu'après
01:00:00c'est la porte ouverte
01:00:00à n'importe quoi
01:00:01ça peut être imprimé
01:00:02à l'étranger
01:00:03et voilà
01:00:04c'est important quand même
01:00:05toutes ces privatisations
01:00:06il y a d'ailleurs
01:00:06il faut les combattre aussi
01:00:09merci
01:00:09alors il y avait une question
01:00:11devant
01:00:11et j'en prendrai
01:00:12une dernière après
01:00:15oui moi je voulais revenir
01:00:16sur le comportement
01:00:18du gouvernement
01:00:18qui ne veut absolument
01:00:21faire aucune démarche
01:00:22pour expliquer
01:00:23qu'il y a ce référendum
01:00:24d'initiative partagée
01:00:26en début de semaine
01:00:27je ne sais pas
01:00:27si c'est sur France Inter
01:00:28ou France Info
01:00:29la porte parole
01:00:31du gouvernement
01:00:31était interrogée
01:00:33sur ce sujet
01:00:33par un journaliste
01:00:34et il lui demandait
01:00:37quand est-ce que le gouvernement
01:00:38allait mettre en place
01:00:38et s'il allait mettre en place
01:00:39quelque chose
01:00:40elle a répondu
01:00:41nous ne ferons rien
01:00:42parce que nous sommes contre
01:00:43donc je pense que ça
01:00:45je pense que ça
01:00:46vous devriez peut-être
01:00:48essayer de le relever
01:00:49et aller en justice
01:00:51c'est pas normal
01:00:52comment un gouvernement
01:00:53peut dire qu'il est
01:00:53contre la démocratie
01:00:58merci
01:01:00alors il y avait
01:01:01une dernière question ici
01:01:05bonjour
01:01:05alors du coup
01:01:06moi c'était plus
01:01:07sur la question
01:01:07de l'action
01:01:08en fait
01:01:08on a une chance
01:01:09c'est qu'on a une question
01:01:10qui est binaire
01:01:11on a une question
01:01:12sur laquelle tout le monde
01:01:12est d'accord
01:01:13on a une question
01:01:13sur laquelle on a la possibilité
01:01:15de gagner
01:01:15on a l'opinion publique
01:01:16avec nous
01:01:17et on a la chance
01:01:17d'avoir les moyens
01:01:18constitutionnels
01:01:18de le faire
01:01:21et la droite
01:01:21en plus ne se bouge pas
01:01:22donc c'est vraiment
01:01:23une question
01:01:23qui est ancrée à gauche
01:01:25donc on a une chance
01:01:26incroyable
01:01:27de faire gagner la gauche
01:01:28pour une fois
01:01:29et moi c'est la question
01:01:30des orgas
01:01:31le but c'est qu'on a tous
01:01:32voté ici
01:01:33maintenant la question
01:01:34c'est de faire voter
01:01:34et pourquoi on n'a pas déjà
01:01:36une plateforme
01:01:36qui comprendrait
01:01:38des syndicats
01:01:40qui sont présents
01:01:40sur le lieu de travail
01:01:41on comprendrait
01:01:42des associations
01:01:42qui sont présentes
01:01:43dans la rue
01:01:43qui comprendraient
01:01:44des parties
01:01:45avec les avantages
01:01:46qu'ils ont
01:01:46et en fait
01:01:47c'est pourquoi
01:01:47on ne s'est pas déjà
01:01:48tous auto-organisés
01:01:49dans une plateforme
01:01:51pour faire voter les gens
01:01:52voilà
01:01:55allez j'en prends encore
01:01:56une dernière
01:01:57et c'est fini
01:02:05enfin moi j'ai le souvenir
01:02:07du référendum de 2008
01:02:11sur le test CG
01:02:13et donc je ne voudrais pas
01:02:15que ce se renouvelle
01:02:18ce qui s'est passé
01:02:19à cette époque là
01:02:21et j'estime
01:02:25qu'il est important
01:02:27que l'on se mobilise
01:02:31dans les quartiers
01:02:32dans les entreprises
01:02:34et même dans les simples
01:02:37petits villages
01:02:39pour monter
01:02:39des comités
01:02:41et une fois
01:02:43qu'on obtient
01:02:44le référendum
01:02:47comment
01:02:49on contrôle
01:02:53ce que le peuple
01:02:55a décidé
01:02:56sera mis en place
01:03:02la difficulté
01:03:04à signer
01:03:04dans les territoires
01:03:05ruraux notamment
01:03:07oui
01:03:07d'abord
01:03:10contrairement à ce qu'a essayé
01:03:11de dire le gouvernement
01:03:12aéroport de Paris
01:03:13de Paris
01:03:14c'est pas un problème régional
01:03:15c'est un problème national
01:03:17d'abord parce que
01:03:18aéroport de Paris
01:03:19comme son nom
01:03:20ne l'indique pas
01:03:21c'est un monopole national
01:03:2285% du frais de ferroviaire
01:03:24passe par les aéroports
01:03:26de Paris
01:03:27et par ailleurs
01:03:28c'est le hub
01:03:28de notre compagnie nationale
01:03:30Air France
01:03:30je ne veux pas énumérer ici
01:03:31toutes les raisons
01:03:33ça a été dit par d'autres
01:03:34qui font que
01:03:35l'aéroport de Paris
01:03:36c'est un sujet national
01:03:38et que sa privatisation
01:03:40est un sujet
01:03:41d'enjeu national
01:03:42et on sait très bien
01:03:42qu'à travers ce débat
01:03:44sur le référendum
01:03:44c'est le débat
01:03:45sur les privatisations
01:03:46c'est le débat
01:03:48sur le recul
01:03:48du périmètre public
01:03:51dans notre pays
01:03:53c'est sur celui
01:03:54de l'affaiblissement
01:03:58des secteurs socialisés
01:04:00enfin etc
01:04:00donc on sait tous
01:04:01quels sont les débats
01:04:03qu'il y a derrière
01:04:05l'aéroport de Paris
01:04:07mais ce que je voudrais dire
01:04:08sur les communes
01:04:08parce qu'on peut signer
01:04:11sur le site
01:04:11et on peut signer
01:04:13dans les plus grandes villes
01:04:15de chaque canton
01:04:16de France
01:04:17ça c'est une obligation
01:04:18de la loi
01:04:19mais toute commune
01:04:21toute commune
01:04:22peut demander
01:04:24à être bureau de vote
01:04:27et à avoir
01:04:28des ordinateurs
01:04:29et des adresses
01:04:30enfin avoir
01:04:31l'ensemble
01:04:32des formulaires
01:04:35qui permettent
01:04:35à toute commune
01:04:36même la plus petite
01:04:37d'être un bureau de vote
01:04:38pour l'aéroport de Paris
01:04:39alors si votre maire
01:04:40ne veut pas
01:04:41ou ne sait pas
01:04:43parce qu'il y en a aussi
01:04:44qui ne savent pas
01:04:45vous pouvez
01:04:46dans toutes les communes
01:04:47de France
01:04:48demander à ce que votre ville
01:04:50soit bureau
01:04:50de vote
01:04:52et je le dis
01:04:53parce que
01:04:53quoi qu'on en dise
01:04:55le site reste extrêmement
01:04:58difficile d'accès
01:04:59même si c'est un peu amélioré
01:05:02il reste très difficile
01:05:03d'accès
01:05:04et donc
01:05:05j'en fais l'expérience
01:05:06sur Saint-Denis
01:05:07faisons signer
01:05:08sur le papier
01:05:10parce que
01:05:10un même ordinateur
01:05:13peut rentrer
01:05:14des milliers
01:05:15et des milliers
01:05:15de signatures
01:05:16ce n'est pas contingenté
01:05:17donc
01:05:18faisons
01:05:19les signatures papier
01:05:21autant que
01:05:22c'est nécessaire
01:05:23et demandons
01:05:24à toutes les communes de France
01:05:25et c'est une très bonne initiative
01:05:26de solliciter
01:05:27l'association
01:05:28des maires ruraux
01:05:29il faut aussi solliciter
01:05:30l'association
01:05:31des maires de France
01:05:32pour que toutes les communes
01:05:33de France
01:05:34soient bureau
01:05:34de vote
01:05:35pour aéroports de Paris
01:05:37ça c'est la première chose
01:05:38et la deuxième
01:05:38la dernière
01:05:39très
01:05:39très
01:05:42rapidement
01:05:43moi
01:05:44je
01:05:44je
01:05:45je
01:05:45je
01:05:46je
01:05:47je pense
01:05:48par rapport à ce qu'a dit
01:05:50la porte-parole du gouvernement
01:05:51c'est absolument scandaleux
01:05:52parce que
01:05:53une loi votée
01:05:54est une loi qui s'applique à tous
01:05:56alors on peut comprendre
01:05:57qu'un citoyen
01:05:58fasse éventuellement
01:05:59de la désobéissance civile
01:06:01par rapport à une loi
01:06:02qu'il ne veut pas s'appliquer à lui-même
01:06:04je ne dis pas que c'est bien
01:06:05mais on peut le comprendre
01:06:06mais un gouvernement
01:06:07qui fait de la désobéissance civile
01:06:09pour lui-même
01:06:10alors que sa mission première
01:06:11c'est d'appliquer les lois de la République
01:06:13ça c'est un scandale
01:06:14et vous pouvez compter je pense
01:06:16sur les parlementaires
01:06:18qui sont autour de cette table
01:06:19pour que dès
01:06:20dès le
01:06:21dès les jours prochains
01:06:23nous interpellions
01:06:24dans l'hémicycle
01:06:24le gouvernement
01:06:25sur une attitude
01:06:26qui est une attitude
01:06:27scandaleuse
01:06:28scandaleuse
01:06:29parce que
01:06:30un gouvernement
01:06:31ne peut pas montrer l'exemple
01:06:33au pays
01:06:33en n'appliquant pas
01:06:35la loi commune
01:06:36qui a été votée
01:06:37il y a quelques années
01:06:39Aurélie Trouvé
01:06:40vous devez y aller
01:06:40donc si vous avez des réponses
01:06:42aux questions
01:06:42qui ont été posées
01:06:43allez-y
01:06:44très très rapide
01:06:45simplement pour bien dire
01:06:46que ce FAM
01:06:48il existe maintenant
01:06:49un collectif
01:06:50alors qu'il n'est pas encore
01:06:51en vitesse de croisière
01:06:52il faut qu'on s'y mette très vite
01:06:55CGT
01:06:55FSU
01:06:56Solidaires
01:06:57Attaque
01:06:58Alternative
01:06:59les partis politiques de gauche
01:07:01on est
01:07:02donc un arc de force
01:07:03très très large
01:07:05où il y a
01:07:05par ailleurs
01:07:06à la fois
01:07:07des mouvements écologistes
01:07:08sociaux
01:07:09alter mondialistes
01:07:10etc
01:07:11ça c'est au niveau national
01:07:12au niveau local
01:07:13il y a déjà plein de comités locaux
01:07:14qui nous ont pas attendus
01:07:16et tant mieux
01:07:16qui sont partis
01:07:18donc vraiment
01:07:18vraiment
01:07:19alors il va y avoir
01:07:20un site internet
01:07:21par ailleurs
01:07:21il va y avoir du matériel
01:07:22d'éducation populaire
01:07:23des tracts
01:07:25comment on peut faire signer
01:07:26dans la rue
01:07:26avec un ordinateur
01:07:27ou du papier etc
01:07:28de manière très pratico-pratique
01:07:30on va faire tout ça
01:07:32et donc très concrètement
01:07:34là il faut que chacun
01:07:35dans ses communes
01:07:36dans vos associations
01:07:37dans vos partis politiques
01:07:39dans vos syndicats
01:07:40dans vos mouvements
01:07:41X et Y
01:07:41on se mette en branle
01:07:43pour qu'au mois de mars
01:07:44effectivement
01:07:44on atteigne
01:07:45ces 4,7 millions
01:07:47de signatures
01:07:47et qu'on mène
01:07:49une véritable campagne
01:07:50d'éducation populaire
01:07:51sur cette question
01:07:51c'est possible
01:07:52et effectivement
01:07:53on a une opportunité
01:07:54extrêmement importante
01:07:56pour enfin
01:07:57essayer de stopper
01:07:58et de proposer autre chose
01:07:59que cette politique
01:08:00ultra-libérale de Macron
01:08:07très vite pour dire
01:08:08que l'espérance
01:08:09qui a été
01:08:10celle de ceux
01:08:11qui ont été
01:08:11à l'initiative
01:08:12de ce référendum
01:08:13d'initiative partagée
01:08:14c'est que cette campagne
01:08:14leur échappe
01:08:15qu'elle soit une campagne
01:08:17citoyenne
01:08:17des ONG
01:08:18des syndicats
01:08:19que chacun
01:08:20prenne son bâton de pèlerin
01:08:21pour aller chercher
01:08:22ses cousins
01:08:22ses cousines
01:08:23ses tantes
01:08:23ses oncles
01:08:24ses frères
01:08:24ses soeurs
01:08:24pour les faire signer
01:08:26il y aura encore
01:08:27des initiatives communes
01:08:29j'invite ceux
01:08:29qui pourraient s'y rendre
01:08:31le 26 septembre prochain
01:08:32il y aura un meeting
01:08:33à Toulouse
01:08:34qui est un meeting
01:08:35qui réunira
01:08:36toutes les parties
01:08:37prenantes de cette initiative
01:08:38il y en aura d'autres
01:08:39à Paris
01:08:40dans les semaines
01:08:41qui viennent
01:08:41donc nous on continue
01:08:42mais cette campagne
01:08:44elle est aujourd'hui
01:08:44une campagne citoyenne
01:08:46et en effet
01:08:47nous ferons
01:08:47dès la semaine prochaine
01:08:48nous demanderons
01:08:49dès la semaine prochaine
01:08:50un nouveau rendez-vous
01:08:51au ministre de l'Intérieur
01:08:52pour porter à la connaissance
01:08:53du ministre
01:08:54les remarques
01:08:55qui ont été formulées
01:08:55sur le site
01:08:56et qui demeurent
01:08:57et puis pour dire
01:08:58ce que l'on pense
01:08:58en effet
01:08:59de l'anticampagne
01:09:00auquel se livre
01:09:00ce gouvernement
01:09:01contre le référendum
01:09:02d'initiative partagée
01:09:03je vais juste compléter
01:09:05ce qu'il a dit
01:09:05en fait
01:09:08oui
01:09:09juste
01:09:10pour compléter
01:09:11mais c'est toujours
01:09:12dans la même logique
01:09:12il y a beaucoup
01:09:13d'initiatives
01:09:14en territoire
01:09:15donc je pense
01:09:15parce que c'est
01:09:16c'est urgent
01:09:17et ce qui est clair
01:09:18c'est qu'on ne pourra pas
01:09:19compter sur le gouvernement
01:09:20pour faire la promotion
01:09:22de la procédure
01:09:23et du RIP
01:09:24auprès des citoyens
01:09:25donc comme c'est urgent
01:09:27il faut déjà compter
01:09:28sur nous-mêmes
01:09:28il y a beaucoup
01:09:29d'initiatives
01:09:30déjà prises en territoire
01:09:31il y a quelques dates
01:09:32par contre
01:09:33j'apprends là
01:09:34qu'il y a le 20 meeting
01:09:35mais à Toulouse
01:09:36le 26
01:09:37ça dit
01:09:38le 26
01:09:38alors le 20
01:09:39il y a une opération
01:09:40aussi à l'aéroport
01:09:41de Toulouse-Blagnac
01:09:42avec la CGT
01:09:44mais pas que
01:09:44je crois qu'il y a
01:09:45Attaque
01:09:45il y a d'autres organisations
01:09:48associatives et tout
01:09:48et comme quoi
01:09:49on a encore des efforts
01:09:50à faire
01:09:50vous voyez même
01:09:51autour de la table
01:09:51pour qu'on se donne
01:09:53des rendez-vous
01:09:54communs aussi
01:09:55et il y a le 26
01:09:56à Rennes
01:09:57il y a le 27
01:09:58à Perpignan
01:09:59enfin renseignez-vous
01:10:00dans vos territoires
01:10:01auprès de
01:10:03auprès de la CGT
01:10:04ou auprès des associations
01:10:05ou parties
01:10:06dans lesquelles
01:10:06vous êtes engagés
01:10:07pour participer
01:10:09à ces initiatives
01:10:10et faire signer
01:10:11et gagner la signature
01:10:12du plus au monde possible
01:10:14et arriver au 4,7 millions
01:10:15de signatures
01:10:17Très vite avant de revenir
01:10:18bien sûr sur la question
01:10:19d'ADP
01:10:20il y avait je crois
01:10:20une question concernant
01:10:21la FDJ
01:10:22la Française des Jeux
01:10:23en ce moment à la télé
01:10:23il y a des spots publicitaires
01:10:25on revoit l'histoire
01:10:26des gueules cassées
01:10:27de la première guerre mondiale
01:10:28qui ont fondé
01:10:28la Française des Jeux
01:10:29elle va être privatisée
01:10:31il n'y a pas de référendum
01:10:32enfin de projet de référendum
01:10:34pour empêcher
01:10:34cette privatisation
01:10:35est-ce que je sais pas
01:10:36un intervenant souhaite
01:10:38s'exprimer sur la FDJ
01:10:39puis après on reprend sur ADP
01:10:40bien sûr
01:10:41Sur la Française des Jeux
01:10:43pourquoi il n'y a-t-il pas
01:10:43de référendum ?
01:10:44il fonctionne là ?
01:10:46ouais
01:10:46sur la Française des Jeux
01:10:47pourquoi est-ce qu'il n'y a pas
01:10:47de référendum ?
01:10:48tout simplement parce que
01:10:49justement les députés de droite
01:10:51ne voulaient pas signer
01:10:52un référendum d'initiative
01:10:54partagée sur cette question
01:10:56mais je pense que justement
01:10:57pour le coup
01:10:59il y a énormément de privatisation
01:11:01évidemment qu'il n'y a pas
01:11:02que les aéroports de Paris
01:11:03on a parlé
01:11:04tout à l'heure Aurélie Trouvé
01:11:05on a parlé des barrages
01:11:06les barrages c'est absolument dramatique
01:11:08à un moment on va avoir
01:11:09des tensions
01:11:10sur qu'est-ce qu'on va faire
01:11:11de la ressource en eau
01:11:12qui va être de plus en plus rare
01:11:13on va laisser
01:11:15des opérateurs privés
01:11:16choisir à qui va
01:11:17la ressource en eau
01:11:18donc on a beaucoup de choses
01:11:20notamment la Française des Jeux
01:11:21le démantèlement d'EDF
01:11:22ENGIE
01:11:23et beaucoup de privatisation
01:11:24mais il faut utiliser
01:11:25la bataille d'ADP
01:11:26justement
01:11:27comme un moyen
01:11:28de stopper tout cela
01:11:30et sur cette question là
01:11:32c'est important
01:11:33de le redire
01:11:34parce que
01:11:35je pense que tout à l'heure
01:11:36on parlait des gilets jaunes
01:11:37et de la magnifique
01:11:39de la magnifique manifestation populaire
01:11:43qu'il y a déjà depuis un an
01:11:44dans notre pays
01:11:46les gilets jaunes
01:11:47qu'est-ce qu'ils disaient
01:11:47ils disent
01:11:48nous on veut pouvoir bouger
01:11:49nous on veut pouvoir avoir accès
01:11:50aux services publics
01:11:51à l'école
01:11:51à l'emploi
01:11:52on veut pouvoir voyager
01:11:54mais dire
01:11:55on a un désir de voyage
01:11:56ou de mobilité
01:11:57c'est pas dire
01:11:57on a un désir de polluer
01:11:59donc nous on est d'accord
01:12:00pour moins utiliser la voiture
01:12:01mais à ce moment là
01:12:02donnez nous les alternatives
01:12:03de le faire
01:12:04et je pense que
01:12:05pour le coup
01:12:05la bataille d'ADP
01:12:06parce que l'autre jour
01:12:07je parlais avec
01:12:08un camarade de l'Ariège
01:12:09qui me dit
01:12:10tu sais c'est quand même dur
01:12:11de coller contre la privatisation
01:12:13des aéroports de Paris
01:12:14en Ariège
01:12:15c'est justement là dessus
01:12:16qu'il faut l'attraper
01:12:17c'est de le dire
01:12:18justement
01:12:18tant qu'on continuera
01:12:19avec un aménagement du territoire
01:12:21où c'est des transnationales
01:12:23qui choisissent pour nous
01:12:23à ce moment là
01:12:24c'est la destruction du rail
01:12:25c'est la destruction des services publics
01:12:27c'est la destruction
01:12:28de tout ce qui fait
01:12:29qu'on peut bien vivre ensemble
01:12:30et dans les gilets jaunes
01:12:31il y a quand même
01:12:31quelque chose de formidable
01:12:33c'est
01:12:34ce goût du bonheur
01:12:36qui a été retrouvé
01:12:37dans le fait de se retrouver
01:12:38autour de ronds-points
01:12:39de discuter
01:12:40et je pense que ça
01:12:41c'est primordial
01:12:42vous savez nous
01:12:42à la France Insoumise
01:12:43on porte l'idée
01:12:44d'une constituante
01:12:45quand on fait
01:12:46signer les gens
01:12:47pour qu'il y ait un référendum
01:12:48la question elle est simple
01:12:49est-ce que c'est nous
01:12:50qui décidons
01:12:51ou est-ce que c'est Vinci
01:12:52ou les autres
01:12:53c'est juste ça la question
01:12:54que vous êtes pour
01:12:55que vous soyez pour ou contre
01:12:56vous pouvez
01:12:57mettre votre signature
01:12:58pour dire
01:12:59c'est au peuple de décider
01:13:00et je pense que c'est
01:13:01par ce biais là
01:13:02qu'il faut l'attraper
01:13:03et bien sûr
01:13:04avec des actions
01:13:04d'auto-organisation
01:13:06absolument partout
01:13:07parce qu'il n'y a que
01:13:08avec le travail de terrain
01:13:09qu'on réussira
01:13:10à convaincre assez de monde
01:13:15Merci à tous
01:13:17merci aux intervenants
01:13:18n'oubliez pas
01:13:18de signer dès aujourd'hui
01:13:21muni de vos cartes d'identité
01:13:23et si possible d'électeur
01:13:24parce que parfois
01:13:24il faut mettre
01:13:25les informations
01:13:26sur sa carte d'électeur
01:13:27pour pouvoir remplir le site
01:13:28c'est arrivé à des gens
01:13:29par exemple
01:13:29qui ont trois prénoms
01:13:30sur leur carte d'identité
01:13:31mais que deux
01:13:32sur leur carte d'électeur
01:13:32il fallait mettre
01:13:33que deux
01:13:34sur la carte d'électeur
01:13:34pour pouvoir signer
01:13:35donc il y a des stands
01:13:37partout dans la fête de l'humanité
01:13:38et des ordinateurs
01:13:38à votre disposition
01:13:39pour signer
01:13:40que vous soyez
01:13:41contre la privatisation
01:13:42d'Aéroports de Paris
01:13:43et même si vous êtes pour
01:13:44mais que vous êtes pour la démocratie
01:13:45et
01:13:47il y a plein d'autres débats
01:13:49sur la question d'ADP
01:13:50partout pendant la fête
01:13:51et si vous avez d'autres questions
01:13:52lisez l'humanité
01:13:53lisez l'humanité dimanche
01:13:54et l'humanité.fr
01:13:55on continue à suivre cette campagne
01:13:57merci à tous
01:13:58merci
01:13:59merci
01:13:59merci
01:14:00merci
01:14:00merci
01:14:01merci
01:14:01merci
01:14:03merci
01:14:11merci
01:14:13merci
01:14:43merci
01:14:43merci

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