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  • il y a 20 heures
Ils étaient 1,3 million selon la CGT, à manifester vendredi dans toute la France alors que le texte a été adopté en conseil des ministres.

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00:03Bienvenue au Facebook Live de l'Humanité qui reprend en direct de la manifestation parisienne
00:10à l'appel de l'intersyndicale. On est avec Mathias Bergman, régisseur à l'Opéra de Paris,
00:16régisseur vidéo et délégué syndical de Sud Spectacle. L'Opéra, les images de l'Opéra qui
00:22ont fait le tour de France et même du monde, qui montrent l'entrée du monde de la culture dans
00:28le mouvement. L'entrée depuis le départ, depuis le 5 décembre en fait, on a pris très vite conscience.
00:36On a été reçu chaque syndicat séparément au mois de juin par la personne en charge des régimes spéciaux
00:46de retraite. On a été reçu chaque organisation syndicale. On a passé plus de 10 heures au ministère de la
00:52Solidarité pour expliquer tous les problèmes que posait la fin de notre régime spécial qui date de Louis XIV.
01:02L'Opéra de Paris, la Caisse de retraite date de Louis XIV. À l'époque, l'État considérait que la
01:10culture faisait
01:11partie des fonctions régaliennes de l'État. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas visiblement. On a vu très
01:19vite tous les dangers
01:20que ça représentait pour l'Opéra, cette réforme des retraites. Donc on y a été au mois de juin, on
01:26a été reçu au mois de novembre par M. Delevoye et Franck Riester,
01:30le ministre de la Culture. Et on s'est vite rendu compte qu'en fait, ils n'avaient pas du
01:36tout travaillé sur les régimes spéciaux.
01:38C'est-à-dire que depuis le mois de juin, on a le même discours. Retraite unique pour tout le
01:44monde, pour tout le monde, pour tout le monde.
01:45Quand on pose les problèmes concrets que ça va poser à l'Opéra, pas de réponse.
01:50Est-ce que vous pouvez nous dire ces problèmes concrets ?
01:53Les problèmes concrets, c'est très médiatique pour les danseurs. La carrière à 42 ans, l'arrêt de la
02:00carrière avec une pension qui est indispensable pour les danseurs de l'Opéra. Parce qu'aucun danseur n'a la
02:06même
02:09productivité, la même charge de travail que les danseurs de l'Opéra qui rentrent à 8 ans à l'école
02:13de danse.
02:14Déjà, c'est le premier cas, mais on a tous les techniciens. Par exemple, pour les techniciens, j'ai un
02:20exemple
02:20qui est très marquant. C'est qu'il y a eu deux ans, il y a eu un accident à
02:25l'Opéra. Ce qui peut se produire,
02:26ce qui ne devrait pas se produire, mais un décor qui est tombé sur le plateau. Les deux techniciens
02:32qui sont restés sous le décor, ils avaient 57 ans. C'est-à-dire qu'ils étaient déjà
02:42à la limite d'âge. Mais avec les réformes successives, de toute façon, même si on a des âges
02:52d'ouverture de droits qui sont un petit peu plus favorables que dans le public, avec
02:57les systèmes de décote, les gens sont obligés de prolonger. Et on a des copains qui arrivent
03:03à 60 ans, un boulot de machiniste où on porte des tonnes de décors. À 60 ans, on ne peut
03:09plus le faire. Donc voilà, si toutes ces aberrations, qu'on ne comprend pas, cette réforme, c'est
03:16n'importe quoi. Et c'est pour ça que depuis le 5 décembre, il n'y a pas eu de
03:20spectacle
03:20de donnée à l'Opéra. Bon, même si maintenant, on va refaire quelques spectacles parce que
03:30tout ce qui est budget de l'Opéra est en train de fondre, fondre, fondre. Mais si on le fait,
03:35on restera complètement dans le mouvement. Et on sera là sur toutes les journées nationales
03:40d'action. On va peut-être être obligés de reprendre un petit peu, simplement pour
03:46faire une trésorerie à l'Opéra parce qu'on est presque à zéro au niveau du fond de roulement
03:52de l'Opéra et on ne veut pas emmener tous nos collègues dans le mur. Si on le fait, c
03:57'est
03:57à contre-cœur. C'est parce que vraiment, c'est pour sauver l'Opéra. Mais on sera là
04:02sur toutes les journées nationales. Ça, c'est sûr. Et le plus nombreux possible.
04:06Le gouvernement a tenté au début de diviser sur les régimes spéciaux. On voit bien aujourd'hui
04:13que tout le monde est dans le mouvement social. Il y a une solidarité.
04:16Mais de toute façon, tous les camarades, tous les copains qui luttent à l'Opéra, ils luttent
04:24pour leurs régimes spéciaux, mais ils luttent aussi contre cette réforme Macron et contre
04:30le monde de Macron qui veut nous imposer. Ça, il faut être très clair. C'est pas que notre
04:36régime qu'on veut sauver. Mais on est aussi totalement opposé à toutes ces réformes
04:41qui nous emmènent dans un monde qui est un monde néolibéral, facho et fasciste totalitaire.
04:49Il n'y a qu'à voir comment répondre les flics sur les manifestations de travailleurs.
04:54C'est une honte. Je n'ai jamais vu ça dans ce pays. Et moi, je n'ai jamais vu
04:58une réforme
04:59aussi mal ficelée. Ça fait 25 ans que je fais du syndicalisme. Je n'ai jamais vu ça.
05:05Et ça, ça suffit, quoi. Qu'il se foute la France entière. Vers quoi il veut nous amener,
05:11ce mec ? Ça suffit. Il y en aura le bol de ce gars-là, quoi.
05:15Merci beaucoup. Merci beaucoup. Voilà, ça ira. Ça, très bien. Merci. Le témoignage
05:21de Mathias Bergman, salarié de l'Opéra qui rappelle la détermination des salariés de l'Opéra
05:28à avoir retiré ce projet de réforme. Bienvenue sur le Facebook Live de l'Humanité. On est
05:33en direct de la manifestation parisienne qui est partie de la République, place de la République
05:39à Paris. Aujourd'hui, 24 janvier à 11h. Il est presque 15h de l'après-midi. Manifestation
05:46à l'appel de l'intersyndicale. Le jour où le gouvernement présente son projet de loi
05:51en Conseil des ministres. Bienvenue sur le Facebook Live de l'Humanité. N'hésitez
05:57pas à commenter. N'hésitez pas à partager. Cette manifestation qui se tient maintenant
06:08depuis plus de huit semaines, qui est absolument historique et qui, on le sent, nous qui, avec
06:15l'humanité, battons le pavé depuis le début du mouvement, que la joie et l'enracinement,
06:23finalement, le mouvement social est en train de prendre confiance en lui. On sent une différence
06:29par rapport au tout début. Ce n'est pas simplement la détermination. C'est aussi le sentiment
06:35que, finalement, c'est bien les salariés, c'est bien ce peuple dans la rue qui fait
06:40l'histoire. C'est lui l'acteur principal, l'acteur historique. Et c'est bien l'histoire
06:46que ce mouvement social, ce front social qui se tient depuis plus de huit semaines est
06:51en train d'écrire dans l'histoire de France. Bienvenue sur le Facebook Live de l'Humanité.
07:01Nous sommes en direct de la manifestation parisienne après plus d'une cinquantaine de jours
07:06de grève et huit semaines, huit semaines de manifestation. C'est extraordinaire.
07:13N'hésitez pas à commenter. N'hésitez pas à partager.
07:41Bonjour. Nous sommes dans le cortège de la comédie française.
07:46Eux aussi, on rejoint le mouvement. Voilà. Les secteurs qui rejoignent le mouvement n'en
07:53finissent pas, qui rejoignent ou qui sont là depuis le 5 décembre, bien évidemment.
08:00En tout cas, on voit la largeur de ce mouvement social, son extension, son effet tâche d'huile.
08:07Et les chiffres de la CGT sont tombés. Nous sommes plus de 350 000 personnes à Paris
08:16pour un mouvement qui s'essouffle ou pour un baroud d'honneur. Je crois que les manifestants
08:21à Paris aujourd'hui, 24 janvier, sont en train de démontrer tout le contraire.
08:47On est sur le Facebook Live de l'Humanité en direct de la manifestation parisienne devant le cortège de la
08:54comédie française.
08:54Après avoir écouté le témoignage d'un salarié de l'Opéra en grève depuis le 5 décembre et déterminé à
09:03poursuivre la lutte.
09:05...
09:07...
09:09Et l'homme des travailleurs !
09:39Aujourd'hui, vendredi 24 janvier, jour où le gouvernement présente son projet de loi en Conseil des ministres.
09:47C'est une manifestation monstre, noire, demande 350 000 personnes selon les chiffres de la CGT qui viennent de tomber.
09:56La détermination des manifestants est absolument intacte et elle se confirme jour après jour.
10:02Le mouvement social prend confiance en lui-même.
10:05Je crois qu'il y a un cap qui a été passé, un cap de confiance en lui-même de
10:13ce mouvement social déterminé au retrait de la réforme.
10:18Bonjour.
10:19Vous êtes à la Comédie française ?
10:21Absolument, oui.
10:22Et donc nous dénonçons cette réforme qui ne nous convient pas du tout puisqu'on s'attaque à une partie
10:29de la culture qui représente l'excellence, que ce soit l'Opéra de Paris ou la Comédie française.
10:35Forcément, il y a énormément d'implications.
10:37On n'a toujours pas compris le financement.
10:40Ça fait des mois qu'on demande des explications, on ne les a pas.
10:45On demande à nos administrateurs de négocier avec l'ensemble du personnel.
10:49Mais les administrateurs n'ont pas ni le pouvoir, ni les moyens de négocier cette réforme puisque c'est le
10:56gouvernement qui les met en place.
10:57D'où notre présence à tous ici aujourd'hui.
11:00D'accord.
11:00Il y a 72% de la population qui pense que le mot autoritaire s'appliquerait à Macron selon un
11:06sondage et là.
11:06Vous en pensez quoi ?
11:07Absolument d'accord.
11:09Absolument d'accord.
11:10Et justement, il parlait Macron ce matin de dictature.
11:13Alors évidemment, nous ne sommes pas dans une dictature.
11:15Mais dès lors qu'un gouvernement s'attaque aussi à des établissements publics et culturels comme les nôtres,
11:21c'est déjà qu'à l'appel de l'intersyndicale Sud, CGT, FO, FSU, CFE, CHGC.
11:31Beaucoup de détermination dans cette manifestation qui ne cesse de se confirmer jour après jour,
11:38de confirmer sa combativité, sa détermination à poursuivre le combat et à reprendre la main face à un gouvernement
11:46qui reste sourd aux revendications de son peuple puisque 61% des Français sont pour le retrait de la réforme.
11:55Vous êtes en direct du Facebook Live Humanité.
11:58N'hésitez pas à commenter.
12:00N'hésitez pas à partager.
12:01Je vous rappelle l'offre d'un euro, l'abonnement qui vous donne accès au site numérique de l'Humanité.
12:20Voilà en direct de l'Humanité devant le cortège de l'Union syndicale solidaire,
12:25en direct de la manifestation parisienne aujourd'hui vendredi 24 janvier.
12:33Après 8 semaines de mouvement social, plus d'une cinquantaine de jours, c'est historique.
12:40Et comme le rappelait le sénateur, le sénateur communiste Pierre Laurent,
12:44la gauche politique a la responsabilité de prendre la mesure de la dimension absolument historique de ce mouvement social.
13:30On est en direct de la manifestation.
13:32La manifestation parisienne qui est partie ce matin, place de la République à 11h.
13:38Il est près de 15h, me semble-t-il.
13:41On est au niveau du Louvre au sein de la manifestation à l'appel de l'intersyndicale,
13:49manifestation qui se tient aujourd'hui vendredi 24 janvier,
13:53jour où le gouvernement présente la réforme des retraites en Conseil des ministres.
13:59Vous êtes sur le Facebook Live de l'Humanité, n'hésitez pas à commenter, à partager.
14:04On vient d'écouter les témoignages des salariés de la Comédie française,
14:08des salariés de l'Opéra, qui sont bien évidemment engagés et déterminés
14:13à voir le retrait de ce projet de réforme.
14:25Ce sont mes caricatures que vous voyez là.
14:28On est dans le groupe des enseignants d'interpros de Mélan, 13 à 17, à fond, je serai très.
14:41...
14:46...
14:48...
15:01Voilà en direct de la manifestation parisienne devant le cortège de forces ouvrières,
15:08une manifestation, le front social qui dure maintenant depuis plus de 8 semaines.
15:14On est sur le Facebook Live de l'Humanité en direct de la manifestation parisienne partie de la place de
15:19la République.
15:20En ce moment même, pont des arts au niveau du Louvre, un monde fou, 350 000 personnes, le chiffre est
15:32tombé,
15:33l'annonce de la CGT qui annonce donc, je vous le disais, 350 000 personnes à Paris.
15:40Le mouvement manifestement ne s'essouffle pas mais confirme au contraire sa détermination à vouloir se faire entendre de ce
15:50gouvernement
15:50qui joue la sourde oreille mais qui en même temps parle de dialogue, dialogue social.
16:16Bienvenue sur le Facebook Live de l'Humanité.
16:18On a recueilli les témoignages des féministes d'attaque à cause de Macron qui nous ont interprété leur chorégraphie,
16:28désormais bien connue, qui nous explique comment les femmes vont être extrêmement touchées par la réforme des retraites.
16:38Les femmes aux carrières courtes, hachées, qui sont celles qui majoritairement s'arrêtent pour élever des enfants
16:46et qui se retrouveront très fragilisées si cette réforme est appliquée, très fragilisées pour prendre leur retraite.
16:56On a eu le témoignage d'un postier, Gaël Quirante, on a eu le témoignage du secteur culture avec des
17:05salariés de la comédie française, de l'Opéra.
17:10Et aussi beaucoup, beaucoup d'enseignants.
17:13Les enseignants sont extrêmement mobilisés dans cette manifestation historique qui entame sa 8e semaine,
17:23plus d'une cinquantaine de jours de grève depuis, faut-il le rappeler, le 5 décembre.
17:31Vous êtes sur le Facebook Live de l'Humanité, n'hésitez pas à commenter, n'hésitez pas à partager.
17:36Nous sommes vendredi 24 janvier à Paris, au niveau du Louvre.
17:45Nous sommes partis ce matin à 11h, place de la République, à l'appel de l'intersyndicale,
17:51le jour où le gouvernement présente son projet de retraite en Conseil des ministres.
17:58N'hésitez pas à commenter, n'hésitez pas à partager.
18:01Je vous rappelle l'offre de l'Humanité, 1 euro le premier mois, 1 euro,
18:06l'abonnement qui vous donne accès à l'ensemble du site numérique.
18:10Soutenez l'Humanité qui bat le pavé depuis le 5 décembre.
18:14Toutes les équipes, tous les journalistes sont mobilisés pour prendre la parole,
18:19pour rendre visibles toutes ces femmes, tous ces hommes, tous ces travailleurs,
18:23ces salariés, ces grévistes, ces manifestants, pour leur donner la parole,
18:27pour dire qu'ils sont là, présents, en force, déterminés,
18:30à se faire entendre tout simplement dans un cadre démocratique du gouvernement.
18:46En direct du Facebook Live l'Humanité, nous sommes vendredi 24 janvier,
18:51nous nous trouvons actuellement au niveau du Louvre, nous sommes partis ce matin,
18:55la manifestation à l'appel de l'intersyndicale de la place de la République,
19:00le cortège de manifestants se montre toujours aussi déterminés, aussi mobilisés,
19:05il y a une énergie qui se dégage des manifestants,
19:10qui est une énergie joyeuse, combative, contrairement à ce qu'annoncent certains médias,
19:18je crois que le mouvement social prend véritablement confiance en lui,
19:23il y a un cap qui est en train de se passer sous nos yeux,
19:28comme si finalement ces manifestants comprenaient,
19:31enfin comprenez, vous prenez conscience, je n'en sais rien,
19:34mais de ce que les acteurs historiques, ce sont eux,
19:37et ce sont eux qui font l'histoire,
19:39puisque ce sont eux qui produisent les richesses de ce pays.
19:56Nous sommes devant le cortège de la CFE-CGC,
20:02nous sommes en direct du Facebook Live de l'Humanité,
20:05n'hésitez pas à commenter, à partager, à nous dire,
20:09à manifester votre soutien, votre mécontentement vis-à-vis du gouvernement,
20:17voilà, n'hésitez pas à commenter, à partager,
20:20bienvenue sur le Facebook Live de l'Humanité.
20:37Voilà devant vous les salariés du Louvre,
20:40après les salariés de l'Opéra,
20:42les salariés de la Comédie française,
20:44c'est maintenant le cortège des salariés du Louvre,
20:50qui sont eux aussi présents à la manifestation parisienne,
20:55à l'appel de l'intersyndicale.
20:58Bienvenue sur l'Humanité,
20:59on est en direct live de la manifestation parisienne,
21:03à l'appel de l'intersyndicale,
21:05jour où le gouvernement présente son projet de réforme
21:08en Conseil des ministres.
21:11Bonjour.
21:12Bonjour.
21:13Vous êtes salarié du Louvre ?
21:15Oui, je suis agent du Louvre, voilà.
21:17D'accord.
21:18Et pourquoi vous êtes là aujourd'hui ?
21:20Comme tout le monde, pour la réforme des retraites, voilà.
21:23Nous, on est fonctionnaires,
21:24mais pas seulement les fonctionnaires,
21:26je veux dire, tout le monde est touché.
21:28De toute façon, pour la fonction publique,
21:31actuellement, on compte les six derniers mois.
21:33Dans la réforme à point,
21:35on comptera l'ensemble de la retraite.
21:37Donc c'est évident qu'on va perdre de l'argent.
21:40Moi, j'ai fait un calcul.
21:41Déjà, j'aurais une retraite minable,
21:43je veux dire,
21:44mais si j'étais dans le dispositif,
21:46j'aurais au moins 300 euros en moins.
21:49J'en ai déjà 1 000 en moins par rapport à ce que je gagne.
21:53Parce que moi, quand je suis rentré dans la fonction publique,
21:55je gagnais à peu près l'équivalent de 900 euros.
21:57Aujourd'hui, j'en gagne 1 800.
21:59Donc c'est évident que la réforme à point,
22:02c'est l'horreur pour nos vieux jours.
22:04Enfin, je ne vois pas comment on peut faire autrement.
22:07Mais on est tous touchés.
22:08Moi, je ne suis pas dans le dispositif
22:09parce que je suis trop vieux.
22:10mais on a des enfants, des collègues.
22:15Enfin, tout ça, voilà.
22:16Donc on est solidaires.
22:18Et concrètement, comment ça s'organise,
22:20ce mouvement de grève au Louvre ?
22:21Eh bien, au Louvre, on fait des AG quasiment tous les jours.
22:26Il y a beaucoup de gens qui sont mobilisés,
22:28y compris dans les conservations.
22:30Ils avaient mis une banderole, là,
22:31mais elle a dû être retirée.
22:34Donc, il y a vraiment un mouvement solidaire.
22:36Il y a les entreprises prestataires aussi
22:38qui viennent aux AG.
22:40On fait des AG sous pyramide.
22:42De temps en temps, le public vient nous soutenir.
22:44Enfin, donc, il n'y a pas que des gens contents.
22:47Mais la plupart du temps,
22:48puis l'autre fois, ça a fermé quand même vendredi.
22:51On a réussi à fermer toute la journée,
22:53ce qui, ça faisait longtemps.
22:54C'est très difficile à fermer le musée, quand même.
22:56Parce qu'il y a beaucoup d'entrées.
22:58Voilà.
23:00Donc voilà, on est à peu près...
23:01Il y a 2 000 agents au Louvre,
23:031 000 salariés des sociétés prestataires.
23:06Il y a des vacataires qui sont des précaires,
23:08enfin, qui sont soit contractuels des fois,
23:12mais soit sur des expo temps,
23:14donc qui ont des emplois soit à temps partiel,
23:18soit à temps saisonnier.
23:20Donc, il y a ça aussi.
23:22Il y a une diminution de l'investissement de l'État.
23:26Du but...
23:26Enfin, la subvention de l'État
23:30n'a fait que baisser depuis 10 ans.
23:32Elle était de 70%
23:33quand on a créé l'établissement public en 1993.
23:36Elle est à 40% aujourd'hui.
23:38Donc, même le Louvre est en grande difficulté.
23:41Il y a 23% des salles fermées.
23:43On a besoin de créer des emplois, etc.
23:46Les jeunes conservateurs,
23:47ils gagnent 1 400 euros par mois.
23:49Ils ont 10 ans,
23:50vagues plus 10.
23:52Voilà.
23:52Et puis, nous...
23:53Moi, je suis agent de surveillance,
23:55mais nos carrières, elles sont minables.
23:56Il n'y a pas de déroulement de carrière, etc.
23:58Donc, tout va mal.
24:01Enfin, je ne sais pas.
24:02Il n'y a pas de raison.
24:03C'est la réforme des retraites,
24:05mais c'est aussi les conditions de travail
24:06et leur dégradation.
24:07C'est comme les enseignants.
24:09On s'aperçoit au moment de la réforme
24:11et les ministres...
24:13Que les enseignants en France
24:15sont très mal payés, quoi.
24:16Et là, c'est pareil.
24:18Moi, je sais que mon niveau de vie,
24:20elle n'a fait que baisser depuis 10 ans.
24:23Moi, je ne demande pas à vivre comme un abab.
24:25Pas du tout.
24:26Ce n'est même pas le principe.
24:27Mais au moins, indignement, de toute façon.
24:30Nous, si on était mieux payés,
24:32on reverserait tout dans l'économie.
24:34Donc, quand on nous parle de coûts,
24:35ça nous fait doucement rigoler.
24:36Parce qu'en fait, c'est des gens comme nous
24:39qui ont des salaires très moyens
24:40qui reversent tout dans l'économie.
24:42On ne peut pas spéculer.
24:44Donc, voilà.
24:44Il n'y a pas de raison.
24:46Y compris sur les retraites.
24:49Si on n'arrive plus à payer nos loyers,
24:52ça n'arrangera personne.
24:53Enfin, voilà.
24:54Donc, c'est une réforme idiote.
24:55Voilà.
24:56Merci.
24:56D'accord.
24:57Très bien.
24:57Merci beaucoup.
24:58Merci.
24:59Le témoignage d'un salarié du Louvre.
25:02Là, tout de suite, au micro de l'Humanité.
25:05On est en direct de la manifestation parisienne.
25:08Ce salarié qui nous parlait d'une réforme,
25:09je cite, idiote,
25:11et qui demande lui aussi,
25:14avec l'ensemble des salariés en grève du Louvre,
25:18le retrait de la réforme des retraites.
25:21Oui, tu as vu Frédéric ?
25:31Voilà, on est en direct sur le Facebook Live de l'Humanité
25:34à la manifestation parisienne.
25:36On vient d'écouter différents témoignages du secteur de la culture.
25:39Un salarié du Louvre qui vient de témoigner à l'instant,
25:43un salarié de la comédie française,
25:46et un salarié de l'Opéra qui tous et toutes sont présents ici
25:51et disent leur détermination à se faire entendre de ce gouvernement
25:55aujourd'hui où le gouvernement précisément présente sa réforme
25:59en conseil des ministres.
26:11de l'Opéra qui vient de témoignages du secteur de l'Opéra.
26:44Oui, ça va bien.
26:47Bonjour M. François Omeril.
26:48Je me suis reconnu.
26:50C'est bien, merci.
26:52Qu'est-ce que vous pensez de la conférence de financement
26:55qui doit se tenir fin janvier ?
26:56Pas grand-chose.
26:58C'est une opération un peu cousue de fil blanc,
27:00mais ceci dit, on va y participer quand même.
27:02Parce qu'on a beaucoup de questions à poser là-bas,
27:04des questions qu'on pose depuis le début de la phase sur la réforme des retraites.
27:12Moi, j'ai des questions à poser.
27:13Comment le système futur sera financé ?
27:16Est-ce qu'on a identifié comme étant des points négatifs pour certaines populations,
27:20comme les maires de famille, comme ceux qui ont une carrière ascendante ?
27:23Toutes ces questions-là.
27:24Pourquoi est-ce qu'on a modifié l'assiette de cotisation
27:26entraînant un déficit de 3 milliards d'euros dès le début du système ?
27:29Bref, tout un tas de questions qu'on pose depuis le début
27:31et sur lesquelles on n'a pas de réponse.
27:33Et vous, M. François-Homéry, qui êtes responsable syndical,
27:35est-ce que vous avez eu accès à l'étude d'impact ?
27:37Ah, bonne question.
27:38Ben non, figurez-vous, je n'ai pas eu accès à l'étude d'impact.
27:41C'est du dialogue social, ça ?
27:43Mais non, pas du tout.
27:44Il paraît qu'il y a des bonnes feuilles qui ont été envoyées aux journalistes.
27:46Alors, c'est les journalistes qui nous donnent des informations.
27:48D'habitude, c'est l'inverse.
27:49Mais vous avouerez que sur un sujet comme ça,
27:52tellement clivant pour la société,
27:53sur lequel une majorité de l'opinion se pose tout un tas de questions
27:56et contre la réforme,
27:58eh bien, l'étude d'impact, elle est tenue secrète,
28:00comme le secret de la bombage, finalement.
28:02Peut-être que la comparaison n'est pas totalement innocente.
28:04Parce que peut-être qu'il y a dans cette étude d'impact
28:07quand même de petites bombes qui risquent d'exploser à tout moment,
28:10comme un chapelet, au fur et à mesure qu'on analysera la situation
28:13et les conditions financières qui sont promises à tous les retraités.
28:17Et qu'est-ce que vous pensez du fait que le gouvernement
28:19présente aujourd'hui le projet de loi au Conseil des ministres
28:21alors que le dialogue manifestement n'est pas terminé ?
28:23Je pense que c'est un passage en force.
28:25Tout le monde l'aura noté.
28:26Si le gouvernement avait eu une attitude responsable,
28:29il aurait retiré le projet.
28:30Il l'aurait fait peut-être provisoirement.
28:32Ça, nous, on l'aurait accepté.
28:33Mais il aurait dû tenir compte de la mobilisation dans la rue,
28:37de la majorité des syndicats, de la majorité de l'opinion,
28:41qui vient lui dire que cette réforme, elle est définitivement anxiogène.
28:44Nous nous disons à la CFE-CGC depuis le début
28:46que c'est une réforme inutile et dangereuse.
28:48Elle est dangereuse et de toute façon, elle a pour seul objectif
28:52de diminuer en tendance le niveau des pensions.
28:54Ça, désormais, le gouvernement a du mal à s'en cacher.
28:58Il est venu vers nous en disant « je fais une réforme sociale ».
29:00Alors nous, on dit ça très bien, les réformes sociales.
29:02Et puis quand on regarde, quand on commence à éplucher,
29:04analyser les choses, on s'aperçoit que finalement,
29:06dans cette affaire, tout le monde est perdant.
29:07Certains le sont un petit peu plus que d'autres,
29:09mais finalement, tout le monde est perdant.
29:11Et on comprend que l'objectif du gouvernement n'est rien d'autre
29:14que d'accrocher l'ensemble des retraites comme une annexe de son budget
29:18et d'avoir un objectif de convergence de 14% du PIB vers 11% du PIB,
29:24ce qui est la moyenne européenne.
29:25Et ce qui me fait dire qu'en fait, le système à points,
29:28qui n'est pas forcément un système impossible à gérer,
29:31mais dans le projet du gouvernement, le système à points,
29:34ce n'est pas un objectif, c'est un moyen.
29:36C'est un moyen pour baisser les pensions.
29:38D'accord.
29:38Et on sent, dans les témoignages des manifestants,
29:41on sent une très grande colère par rapport à ce projet,
29:44mais aussi par rapport aux conditions de travail finalement qui leur sont faites,
29:48notamment les conditions de travail des cadres qui se dégradent.
29:52Alors ça, j'allais dire, c'est un élément supplémentaire
29:55qui vient rajouter à l'amertume que nous avons tous,
29:59parce qu'on vit dans un monde dans lequel,
30:01alors que le progrès semble vouloir continuer à se développer,
30:04alors qu'il y a de la croissance, il y a des richesses,
30:06finalement, non seulement elles sont de moins en moins bien partagées,
30:09mais ceux qui contribuent beaucoup à ce que ces richesses existent,
30:11à ce que ce progrès se met en place,
30:13ceux qui s'investissent dans l'entreprise,
30:15les membres de l'encadrement, les techniciens,
30:16les agents de maîtrise et les cadres,
30:17leurs conditions de travail sont de plus en plus difficiles.
30:20Ils ont de moins en moins d'autonomie,
30:22les organisations sont de plus en plus stressantes
30:24et on vient les désigner du doigt en disant
30:26« finalement, vous, vous en sortez pas si mal que ça ».
30:29Mais non, la vérité, c'est exactement le contraire,
30:32c'est que les conditions de vie sont de plus en plus difficiles
30:34pour les membres de l'encadrement, quels qu'ils soient,
30:37et que les conditions de travail se sont énormément dégradées,
30:40la qualité du travail n'est plus au rendez-vous,
30:42il n'y a plus de confiance dans les entreprises.
30:43On a l'impression que tout le monde est un petit point dans une matrice
30:47qui est contrôlée par les directions générales
30:50qui elles-mêmes n'ont plus de stratégie,
30:52n'ont plus comme préoccupation, comme priorité,
30:56que de gérer leur budget, leur powerpoint, etc.
31:01Et tout ça crée une ambiance finalement,
31:04j'allais dire, assez anxiogène.
31:06Et quand vient le projet des retraites par-dessus,
31:09c'est une goutte d'eau qui fait déborder le vase
31:11qui est déjà bien plein.
31:13Beaucoup de médias annoncent la journée d'aujourd'hui,
31:15le 25 janvier, comme un barou d'honneur,
31:17mais on vient, les chiffres viennent de tomber,
31:19350 000 personnes à Paris.
31:22Le mouvement est appelé à se poursuivre ?
31:24Alors pour la CFE-CGC, de toute façon,
31:27on va, on l'a annoncé,
31:29on va faire une pause pendant le déroulement
31:31de la conférence du financement.
31:34On a considéré que,
31:36dès l'instant que le projet est déposé devant le Conseil des ministres,
31:39que le gouvernement n'a pas tenu compte de nos avertissements et de nos remarques,
31:42eh bien c'est un chapitre qui se terminait,
31:44on va en rouvrir un autre.
31:46Donc on reste extrêmement mobilisés sur notre argumentation,
31:49on reste mobilisés pour faire de la pédagogie,
31:52pour informer l'opinion des conséquences de ce projet,
31:55mais on va faire une pause dans les mobilisations.
31:57On va d'une certaine façon donner un peu une dernière chance à la démocratie,
32:01donner une dernière chance au gouvernement
32:03de retirer provisoirement son projet,
32:05peut-être de rouvrir des espaces
32:07dans lesquels on aura toute l'attitude pour discuter
32:10et rendre un système qui est totalement instable
32:13et qui de toute façon ne fonctionnera pas,
32:15essayer de donner peut-être un visage humain à ce projet
32:19et aujourd'hui ce n'est pas le cas.
32:20Quand vous dites ouvrir un nouveau chapitre,
32:22qu'est-ce que vous entendez concrètement ?
32:25Ce que j'entends concrètement,
32:26c'est qu'il y a une phase de débat parlementaire qui s'ouvre.
32:30Donc le débat parlementaire, dans une démocratie,
32:31c'est un débat ouvert.
32:32Il se fait devant tout le monde.
32:33Des questions sont posées au ministre qui porte le projet de loi
32:38et ces questions, elles sont filmées.
32:40Et il est obligatoire d'y répondre.
32:41Vous savez, on a été extraordinairement frustrés, nous,
32:44ces dernières semaines,
32:44que toutes les questions que nous avons posées,
32:46jamais aucune réponse ne nous est donnée.
32:48Donc là, au moins, tout le monde saura,
32:50tout le monde verra,
32:51tout le monde pourra juger de la réalité
32:54de ce que nous disons depuis le début.
32:55C'est que cette affaire est basée sur un gros mensonge.
32:57Le gouvernement vient vers nous.
32:59Il prétend avoir un projet social.
33:00En vérité, ça n'en est pas un.
33:01C'est un projet budgétaire de plus.
33:04Et le destin qui est promis aux retraites,
33:06moi, je le dis, je le dis très franchement,
33:09eh bien, c'est le destin dont on peut constater aujourd'hui
33:13de la réalité de notre système social,
33:16s'agissant de la maladie, des hôpitaux,
33:18de leurs difficultés de fonctionnement.
33:19Aujourd'hui, tout est budget,
33:21plus rien n'est service dans notre société.
33:23Eh bien, c'est l'avenir qui est promis aux retraites.
33:26Et M. Omeril, vous savez qu'au Parlement,
33:28le gouvernement a déjà prévu de passer en force,
33:31en quelque sorte, de manière accélérée.
33:34Est-ce que vous pensez que les parlementaires,
33:35plus que la rue, réussiront à se faire entendre ?
33:38Moi, je le souhaite.
33:39Il me semble que notre pays reste,
33:42jusqu'à aujourd'hui, un pays démocratique
33:43dans lequel le Parlement est respecté.
33:45Le Parlement, comme son nom l'indique,
33:47c'est une instance dans laquelle on parle.
33:49C'est-à-dire qu'on pose des questions, on y répond.
33:51Le président de la République, paraît-il,
33:53moi, je ne l'ai pas entendu en direct,
33:54il a fait le reproche à certains,
33:57ce n'est pas mon cas,
33:58qui semblait sous-entendre que notre pays
34:00serait devenu une dictature.
34:01Ce n'est pas du tout mon propos.
34:02Mais je veux rebondir sur ce qu'a dit
34:04le président de la République.
34:05S'il veut nous montrer, s'il veut faire la preuve
34:07que notre pays, la France,
34:08est resté un pays vraiment démocratique et exemplaire,
34:11eh bien, il faut donner tout l'espace nécessaire
34:13à ce que les questions soient posées
34:14et que des réponses soient données.
34:16Parce qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de questions
34:17et il n'y a pratiquement aucune réponse.
34:18À propos de démocratie,
34:20il y a un sondage Elab qui est tombé hier,
34:22pour lequel 72% de Français pensent
34:24que le mot autoritaire s'applique très bien
34:26au chef de l'État.
34:27Qu'est-ce que vous en pensez ?
34:28Moi, je ne fais pas de jugement de personne.
34:31Je crois qu'il faut juger du mode de gouvernement
34:36auquel aujourd'hui nous sommes soumis.
34:37Ce n'est pas ce mot-là.
34:38Je dirais qu'il y a une forme de difficulté
34:41à nous entendre,
34:43de difficulté à comprendre
34:45ce que c'est que le corps social,
34:47à quoi servent les partenaires sociaux.
34:49Et il y a effectivement une absence de considération
34:51de ce qui est un des mandats de la démocratie,
34:54de déléguer pour partie,
34:55une partie du mandat pour faire progresser la société,
34:58faire des lois, y réfléchir,
35:00eh bien, aux représentants des corps intermédiaires
35:01que nous sommes.
35:02D'accord, très bien.
35:03Merci beaucoup, M. François-Grasse.
35:04Merci.
35:05Merci, M. Omeril.
35:06Voilà, M. Omeril, secrétaire général du syndicat CFE-CGC,
35:12au micro de l'Humanité.
35:14L'Humanité.
35:16On est en direct du Facebook live
35:19de la manifestation parisienne
35:21à l'appel de l'intersyndicale
35:23qui est parti ce matin à 11h,
35:24place de la République
35:26et qui vient de dépasser le Louvre.
35:30Les salariés du Louvre
35:31qui étaient à notre micro
35:33et qui témoignaient de leur engagement
35:36dans ce mouvement
35:37qui dure maintenant depuis plus de 8 semaines,
35:40plus d'une cinquantaine de jours de grève.
35:41Les salariés de la comédie française,
35:44les salariés, évidemment, de l'opéra
35:46dont les images absolument fabuleuses
35:48des rats de l'opéra
35:49ont fait le tour du monde,
35:51des concerts qu'ils ont également donnés
35:55devant l'opéra.
35:57Garnier, ces moments où le temps se suspend,
36:02ces moments où l'art s'invite
36:06dans le mouvement social,
36:08ce mouvement social absolument historique
36:12qui est en train de franchir un cap
36:17qui n'en démore pas,
36:19qui manifeste encore et toujours
36:21sa combativité, sa détermination,
36:24sa volonté de se faire entendre
36:27de ce gouvernement,
36:28ce mouvement social,
36:29ce front social
36:30qui est en train d'écrire
36:31une page historique,
36:33une page d'événements finalement
36:37de l'histoire de l'histoire de France
36:40en ce début de XXIe siècle.
36:44Bienvenue sur le Facebook Live de l'Humanité.
36:46Nous sommes en direct de la manifestation parisienne
36:48à l'appel de l'intersyndicale,
36:51jour où le gouvernement présente son projet de loi
36:55en Conseil des ministres.
36:57N'hésitez pas à commenter,
36:58n'hésitez pas à partager.
37:00Je vous rappelle l'offre de l'Humanité,
37:02un euro, l'abonnement pour le premier mois
37:04qui vous donne accès à l'ensemble du site numérique.
37:08Soutenez l'Humanité,
37:09nos équipes de journalistes
37:10qui sont mobilisées sur tous les fronts
37:13depuis le début du mouvement
37:14pour donner la parole aux manifestants,
37:16donner la parole aux grévistes,
37:17donner la parole au mouvement social.
37:19C'est ça aussi,
37:20l'Humanité,
37:21être au plus près des luttes sociales,
37:23au plus près de ceux-là même
37:24et de celles-là même
37:26qui finalement sont les principaux acteurs
37:29de l'histoire.
37:50Vous voyez ce cortège qui n'en finit pas,
37:52qui est quand même parti ce matin
37:54à 11h, place de la République.
37:56On est en direct de la manifestation parisienne
37:58aujourd'hui, vendredi 24 janvier,
38:00manifestation à l'appel de l'intersyndicale.
38:03Le front social ne faiblit pas,
38:06bien au contraire,
38:06il montre sa détermination.
38:09Les chiffres de la CGT sont tombés.
38:11350 000 personnes à Paris,
38:13350 000 personnes à Paris
38:15dans les cadres d'un mouvement absolument historique,
38:20interprofessionnel,
38:21de solidarité entre les secteurs,
38:23entre tous les travailleurs.
38:24La tentative de division des travailleurs
38:27du gouvernement qui avait mis en avant
38:29les régimes spéciaux,
38:30manifestement n'a pas fonctionné.
38:33Les enseignants extrêmement mobilisés,
38:35mais aussi les avocats.
38:37On a écouté le témoignage
38:38extrêmement précieux et documenté
38:41d'une avocate très, très, très en colère.
38:44Le témoignage de salariés de la Comédie française,
38:47du Louvre,
38:48de l'Opéra,
38:50le témoignage d'un postier,
38:52des étudiants
38:53qui sont aussi mobilisés
38:55avec les lycéens,
38:57le témoignage des cheminots,
38:58des salariés de la RATP
39:04dont la détermination aujourd'hui
39:06n'est absolument plus à démontrer.
39:08La détermination, il faut-il le dire,
39:10le courage de tenir
39:12plus d'une cinquantaine de jours
39:14sans salaire,
39:16il faut-il le rappeler.
39:17C'est une réalité matérielle,
39:19la grève,
39:20mais ça prouve la force,
39:22la résistance,
39:23la combativité
39:24de ce front social.
39:29Le mot « honneur »
39:29dans cette chanson,
39:31« Honneur des travailleurs »,
39:32c'est une question de dignité,
39:33c'est la dignité, au fond,
39:34des travailleurs qui est touché,
39:37qui cherche à se tenir debout,
39:40à montrer qu'ils résistent
39:42face à un gouvernement
39:43qui reste sourd
39:45à leurs revendications
39:47après plus de 8 semaines
39:49de mouvement social.
39:50Bienvenue sur le Facebook Live
39:51de l'Humanité,
39:52n'hésitez pas à commenter,
39:54à partager.
39:56Nous sommes en direct
39:57de la manifestation parisienne.
40:12Non, non, je ne veux pas être à l'heure.
40:14Non, non, je ne veux pas être à l'heure.
40:40Sous-titrage Société Radio-Canada
41:06Voilà, on est en direct
41:07du Facebook Live de l'Humanité.
41:09C'est un live qui a démarré
41:10ce matin à 11 heures.
41:12Nous sommes partis,
41:13on suit le cortège
41:16de l'intersyndicale
41:18qui est partie place de la République
41:20à Paris aujourd'hui,
41:21vendredi 24 janvier,
41:23au moment où le gouvernement
41:24s'apprête à présenter
41:25le projet de loi de réforme des retraites
41:27en Conseil des ministres.
41:30C'est 350 000 personnes
41:32qui sont aujourd'hui
41:33à défiler dans la manifestation parisienne
41:37après plus de 8 semaines
41:38de mouvement social.
41:40Les manifestants démontrent encore une fois
41:43leur détermination,
41:45leur engagement,
41:46leur volonté.
41:53qui sont déterminés à se faire entendre
41:56par ce gouvernement.
42:20Voilà les salariés syndicalistes de FO
42:24qui entonnaient le chant,
42:26le fameux de l'international.
42:28On est en direct du Facebook Live de l'Humanité
42:31et vous le voyez,
42:33les manifestants sont extrêmement combattifs
42:36et extrêmement déterminés
42:39à se faire entendre par ce gouvernement.
42:59C'est la lutte finale
43:04pour nous et demain
43:10L'international sera le genre humain
43:16L'international sera le genre humain
43:19c'est bien contre un projet finalement
43:22de société néolibérale.
43:23Il y a quelque chose qui est
43:26pour le retrait de la réforme des retraites
43:28mais qui est bien plus large que ça
43:30par rapport aux conditions de travail,
43:32par rapport aux différentes réformes
43:34qui dégradent les conditions de vie
43:35qui paupérisent,
43:37qui précarisent.
43:38C'est contre tout ce projet,
43:40cette logique ou cette forme d'idéologie
43:45qui s'exprime aujourd'hui
43:46chez les manifestants.
44:04Sous-titrage Société Radio-Canada
44:13Voilà, vous voyez,
44:19les salariés d'IFO n'ont pas oublié
44:23les chants révolutionnaires.
44:26Toujours autant de détermination
44:28dans cette manifestation parisienne.
44:30Bienvenue sur le Facebook Live de l'Humanité.
44:31On est en direct sur les quais parisiens.
44:35On est parti de République ce matin à 11h
44:37à l'appel de l'intersyndical.
44:39Aujourd'hui, vendredi 24 janvier,
44:41jour où le gouvernement présente son projet de loi
44:43en Conseil des ministres.
44:46On a entendu le témoignage
44:47du responsable syndical de CFE-CHAGC
44:50qui parlait d'un petit problème
44:55de démocratie et d'écoute
44:57au moment où les syndicats,
44:59les partenaires sociaux
45:00n'ont pas eu accès à l'étude d'impact
45:05qui a été remise à simplement
45:07quelques journaux dans le monde
45:09que nous, l'humanité,
45:11nous sommes bien évidemment chargés
45:12de nous procurer tout simplement
45:14en le demandant à nos confrères du monde
45:17qui nous ont fait savoir
45:18qu'ils avaient eu accès simplement
45:19à quelques pages,
45:21une vingtaine de pages,
45:22sur les 900 pages de l'étude d'impact
45:26qui risque d'être explosif pour le gouvernement
45:28puisque c'est plus simplement
45:3014% du PIB à quoi doit se réduire
45:34le budget retraite,
45:36mais ça pourrait aller jusqu'à 13 voire 11%,
45:39comme le disait un autre micro,
45:42le responsable de CFE-CHAGC,
45:44M. François Oméry.
45:47Bienvenue sur le Facebook Live de l'Humanité.
45:49N'hésitez pas à commenter, à partager.
45:52Nous sommes en direct de la manifestation parisienne
45:54aujourd'hui vendredi 24 janvier
45:58avec des manifestants déterminés,
46:02joyeux, combatifs
46:03et qui demandent simplement
46:06à se faire entendre.
46:08Les enseignants aussi très, très, très mobilisés.
46:11Nous avons rencontré beaucoup de témoignages
46:13d'enseignants qui n'en peuvent plus,
46:16des très bas salaires,
46:19qui sont les leurs,
46:20qui sont très, très remontés
46:22par rapport à la réforme Blanquer
46:24et qui, bien évidemment, sont mobilisés
46:27pour demander le retrait
46:29de cette réforme des retraites.
46:36Retrait ?
46:37– Sous-titrage Société Radio-Canada
46:49– Sous-titrage Société Radio-Canada
46:50– Sous-titrage Société Radio-Canada
47:10– Sous-titrage Société Radio-Canada
47:13– Sous-titrage Société Radio-Canada
47:35– Sous-titrage Société Radio-Canada
47:44– Sous-titrage Société Radio-Canada
48:04– Sous-titrage Société Radio-Canada
48:11– Sous-titrage Société Radio-Canada
48:15– Sous-titrage Société Radio-Canada
48:33– Sous-titrage Société Radio-Canada
48:40– Sous-titrage Société Radio-Canada
48:47– Sous-titrage Société Radio-Canada
49:02– Sous-titrage Société Radio-Canada

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