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Le mouvement des Gilets jaunes manifeste une opposition profonde aux politiques libérales suivies depuis plusieurs décennies aussi bien en France qu'en Europe. Entretien sur l'analyse et les perspectives de ce mouvement hors normes avec le député européen Patrick Le Hyaric ( GUE-GVN.)
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00:00...
00:11Patrick Villarit, bonjour.
00:13Vous êtes député européen de la gauche unitaire européenne,
00:16gauche verte nordique, je le rappelle.
00:18Nous allons parler ensemble du mouvement des Gilets jaunes,
00:21un mouvement qui a tendance d'ailleurs à s'étendre,
00:24ici on est au Parlement européen, à différents pays d'Europe.
00:27C'est une constante qu'on retrouve dans différents pays.
00:31Un mouvement qui n'était pas prévu, qui est atypique, un peu hors normes.
00:37J'allais dire, quelle est votre première réaction devant ce mouvement,
00:41justement qui ne fait pas partie des formes habituelles de mobilisation revendicative, etc.
00:46Quel est votre premier sentiment par rapport à ce mouvement ?
00:49Le fond de l'affaire, c'est que c'est un mouvement large
00:54auquel s'adjoignent des forces.
00:57nouvelles dans les entreprises,
01:00la jeunesse lycéenne et étudiante.
01:04Et il y a des tentatives de regroupement.
01:06Par exemple, on en a vu,
01:07qui ont rejoint la marche pour le climat samedi dernier.
01:12Par conséquent, c'est un mouvement extrêmement profond
01:15qui est aujourd'hui le bouillonnement de décennies de politiques de serrage de vis
01:23à la fois des institutions européennes et des gouvernements.
01:27Et c'est une mise en cause des inégalités qui régissent nos sociétés,
01:31puisque nos sociétés ont été gérées selon une formule qui consiste à transférer
01:37de plus en plus d'argent du travail vers le capital.
01:43Le plus symbolique chez nous, c'est le refus du président de la République
01:47de ne pas revenir sur l'impôt sur les grandes fortunes,
01:52comme il ne veut pas revenir sur un certain nombre de cadeaux sociaux et fiscaux.
01:57Et donc, il est porteur de la voie des petits et des moyens du monde de travailleurs,
02:05de ceux qui sont privés de travail, contre une minorité aujourd'hui,
02:10une petite caste qui s'accapare à l'essentiel des richesses.
02:14Alors, si on essaie d'expliquer un peu ce mouvement,
02:17d'essayer d'en trouver un peu les causes,
02:18un, c'est ce que vous êtes en train de dire,
02:19c'est-à-dire que c'est un mouvement qui vient de loin,
02:21comme mon mal vient de loin, comme disait Fèdre.
02:23Et puis, d'un autre côté, c'est quelque chose qui se révèle,
02:28parce que, aussi en France, par exemple,
02:31dû à la politique du président de la République, d'Emmanuel Macron,
02:34il a dit les choses avec une espèce de naïveté un peu crue.
02:36C'est-à-dire, une manière de dire, oui, c'est vrai,
02:41il y a des riches, il y a des pauvres,
02:42mais après tout, c'est bien d'être riche quand on le mérite,
02:44et les pauvres, il faut qu'on se débrouille, etc.
02:46Il y a une espèce de naïveté politique
02:48qui fait qu'on se retrouve dans une situation
02:51où les choses étant dites, maintenant,
02:53le mouvement a repris la balle au bourg, d'une certaine manière, en quelque sorte.
02:56Non, ils ne sont pas naïfs.
02:58Non, non, je parle de Macron,
03:00qui a été naïf de le dire, finalement.
03:02Oui, mais il n'est pas naïf.
03:03Il fait une politique au service des puissants,
03:06au service de cette minorité,
03:09parce qu'il est là pour ça, au fond.
03:11Il est l'émanation, aujourd'hui,
03:13de cette classe sociale,
03:16de cette bourgeoisie nouvelle,
03:18qui est dominatrice,
03:20qui exploite sans cesse le monde du travail,
03:24les privés d'emploi,
03:25mais les retraités également.
03:28Et donc, il leur prend de plus en plus
03:31de ce qu'ils devraient avoir
03:33ou de ce qu'ils ont eu
03:35pour les transférer au capital.
03:38On est à un moment
03:39où le capitalisme,
03:41dans son développement financier,
03:44appelle aujourd'hui d'accumuler
03:46de plus en plus d'argent
03:48au détriment du plus grand nombre.
03:50Il est au service de cela.
03:51Et quand il dit
03:52« Je vais prendre en compte
03:56ce que vous dites,
03:57mais je ne vais pas augmenter le SMIC »,
04:00il joue sur les mots.
04:01Il dit « Un travailleur qui est payé au SMIC,
04:04il aura 100 euros de plus
04:06sans que les employeurs n'auront à payer ».
04:08Eh bien, on est exactement
04:10dans cette incarnation.
04:12C'est-à-dire,
04:12il y a un refus net
04:15de partager les richesses
04:17qui sont produites par les travailleurs.
04:19C'est-à-dire,
04:20les mêmes richesses
04:20produites par les travailleurs,
04:22eh bien,
04:22il va le payer deux fois,
04:24une fois sous forme d'impôts,
04:26voire de cotisations sociales.
04:27Et c'est à partir de là
04:29qu'on va lui rétribuer un peu
04:31avec la prime d'activité,
04:32ce qui ne comptera jamais
04:34dans ses prestations sociales futures
04:36et surtout dans sa retraite
04:37pour ne pas avoir à toucher au capital
04:40et à la rémunération du capital.
04:42C'est ça la question de fond.
04:44La seule concession importante
04:46qu'il fait,
04:47c'est qu'il revient
04:48sur la contribution généralisée
04:50pour une partie des retraités.
04:53Mais en vérité,
04:55c'est une forme de retour
04:58à un statu quo,
04:59mais qui n'améliore pas
05:00la vie des gens.
05:01parce que l'amélioration
05:02pour les retraités
05:04consiste à réindexer
05:05les retraites
05:06sur l'augmentation
05:07des coûts
05:08de ceux dont on doit acheter
05:11chaque jour
05:11et chaque semaine.
05:12Et on se rend bien compte,
05:13on parle de Macron,
05:14que restant sur les positions
05:16qui sont les siennes,
05:17ne sortant pas du cadre
05:18qui est le sien,
05:19finalement,
05:19il est condamné à l'impuissance.
05:21On l'a entendu hier,
05:22pratiquement.
05:23Il est au service
05:24de cette classe.
05:25Donc, pour l'instant,
05:27il ne veut pas venir là-dessus.
05:29Pour l'instant,
05:30il détourne les questions
05:32sans s'attaquer
05:34au problème fondamental.
05:36Il y a deux problèmes fondamentaux,
05:38en vérité.
05:39C'est la répartition
05:41de la richesse,
05:43mais aussi une autre manière
05:45de produire cette même richesse,
05:47c'est-à-dire de rentrer
05:48dans la transition environnementale.
05:49Il ne veut pas,
05:51pour l'instant,
05:52toucher à cela.
05:53Il fait semblant
05:54d'entendre les gens,
05:55de colmater quelques brèches,
05:57mais il ne va pas
05:59sur le fond de la problématique
06:00que pose le mouvement social aujourd'hui.
06:03Le mouvement social aujourd'hui
06:05pose des problématiques
06:08extrêmement profondes.
06:09Au fond, derrière ça,
06:10il y a la nécessité
06:11de changer de société.
06:13Et ils ne veulent évidemment
06:14pas aller là.
06:15Alors, comment vous le voyez
06:16évoluer, justement,
06:17ce mouvement ?
06:18Au début,
06:18tout le monde s'est posé des questions
06:20sur la nature de ce mouvement,
06:22on est bien loin
06:24de ce qui était dit au départ,
06:25à savoir revendications
06:26qui touchaient au prix de l'essence
06:28ou des choses comme ça.
06:29Est-ce que vous voyez
06:30ce mouvement évoluer
06:31et finalement évoluer
06:32assez rapidement,
06:33en un temps assez record ?
06:34De toute façon,
06:36maintenant,
06:36au terme de quatre semaines
06:38de discussion
06:39sur les ronds-points,
06:41dans les cafés,
06:42dans les lieux publics,
06:44il y a une conscience nouvelle
06:46qui est en train d'émerger.
06:47et ce qu'il y a de positif
06:48dans cette conscience nouvelle,
06:50c'est qu'elle fait vivre
06:51ce qu'il y a de plus profond
06:53dans le tréfonds
06:55de la France,
06:56c'est l'égalité,
06:58la passion
06:58de l'égalité.
07:00Et ça,
07:00c'est une question fondamentale.
07:02En même temps,
07:03le mouvement,
07:03il est en train
07:04aussi de poser
07:05une autre question
07:07qui est celle
07:07de la démocratie,
07:09celle des moyens
07:10de prendre son destin en main.
07:11Et donc,
07:12ceci est extrêmement profond.
07:14Alors,
07:14nous ne savons pas,
07:15et ce n'est pas moi
07:16qui vais pouvoir dire
07:17comment ceci va évoluer,
07:18mais de toute façon,
07:20il y a quelque chose
07:21de très neuf
07:22qui est en train
07:24de germer,
07:25de maturer
07:25dans la société française
07:27et qui est d'une grande importance.
07:28Retour de la passion
07:29de l'égalité,
07:30vous disiez,
07:31sincèrement,
07:31on n'y croyait pas,
07:32c'est-à-dire qu'on pensait
07:33que c'était une chose
07:34qui était enterrée
07:35depuis les révolutions
07:36du XIXe siècle
07:38et que cette passion
07:39de l'égalité,
07:40on ne la voyait pas
07:41exprimer,
07:42s'exprimer
07:42de manière aussi claire
07:43qu'elle s'exprime.
07:44C'est tout de même
07:44un étonnement,
07:45cette éruption.
07:48Beaucoup de choses
07:51indiquent quand même
07:52que ceci existe,
07:54que les gens,
07:55ils ont peut-être
07:56attendu des élections,
07:58ils ont attendu
07:58l'élection présidentielle,
08:00ils ont peut-être
08:00eu des illusions,
08:02mais ce qu'il y a,
08:04nous sommes le pays
08:05de la révolution française
08:06et on ne peut pas
08:08traiter le peuple français
08:10comme des petits-enfants
08:12qu'il faudrait garder
08:13en disant,
08:15vous savez,
08:15notre modèle social,
08:16il est bon à jeter
08:17au panier,
08:19l'industrie,
08:20c'est foutu,
08:21l'agriculture,
08:22de même,
08:23et on va être
08:23une sorte de start-up.
08:25Non,
08:25la France,
08:26ce n'est pas cela
08:28et toujours,
08:30ceux-ci remontent
08:31à la surface
08:32et ils n'en ont pas fini
08:34avec cela
08:35et c'est tant mieux.
08:36Il y a une crise aussi
08:37de la représentation politique
08:39à l'heure actuelle,
08:40c'est-à-dire que les modèles
08:40sur lesquels
08:41on fonctionnait
08:42jusqu'à maintenant,
08:43on en a un exemple ici
08:44dans ce Parlement européen,
08:45évidemment au niveau national
08:47et au niveau national
08:48en général,
08:49au niveau européen
08:49en même temps,
08:50on voit qu'il y a
08:51une difficulté
08:52à la représentation
08:55politique classique,
08:57à comprendre,
08:58à prendre sa place
09:00dans ce mouvement
09:00tout simplement.
09:01On voit bien
09:02que le président
09:03de la République
09:04en France,
09:05il n'est élu
09:06qu'en faisant
09:06au premier tour
09:0720 à 25% des voix
09:09et l'inversion
09:10du calendrier électoral
09:12lui permet
09:13par la suite
09:14de venir aux élections
09:15des députés
09:16et il a 80%
09:18de députés
09:19dans le Parlement,
09:20ce qui ne représente
09:21en rien
09:22ce qui existe
09:24dans la société
09:25et quel que soit
09:26d'ailleurs le gouvernement
09:27et la majorité.
09:28Il y a ce problème
09:29depuis longtemps.
09:30Donc il n'y a pas
09:31d'autre solution
09:32que de commencer
09:33permet de la proportionnelle
09:35intégrale
09:36pour le choix
09:37des parlementaires
09:40mais au-delà
09:41de cela,
09:42il faut inventer
09:43la première république sociale.
09:46C'est la question
09:47à laquelle on est
09:47confronté aujourd'hui.
09:48Dans cette première
09:49république sociale,
09:50il faut que les travailleurs
09:52dans leur entreprise
09:53aient leurs mots
09:54à dire,
09:55ils aient des pouvoirs
09:56pour intervenir
09:57sur les choix stratégiques
09:58et les choix de gestion
10:00et dans la cité,
10:01il faut en permanence
10:03que les gouvernements
10:04soient l'émanation
10:05de cette pluralité
10:07du pays
10:07dans le cadre
10:08de la proportionnelle
10:09et que le président
10:10de la république
10:11et d'ailleurs
10:11quand les gens disent
10:13parce qu'il a voulu cela
10:15le président de la république,
10:16il a voulu
10:18accentuer encore
10:19les traits
10:19les plus négatifs
10:20de la constitution
10:21en se baptisant
10:23lui-même Jupiter
10:24et en disant
10:26qu'il voulait
10:27incarner la figure
10:28du roi.
10:29Mais il n'aurait
10:29jamais dû oublier
10:30que l'opposé
10:32de la figure du roi
10:33c'est la révolution
10:35et donc
10:36ça s'est toujours
10:37passé comme ça
10:38C'est pour ça que je parlais
10:38de laïcité tout à l'heure.
10:39Il ne faut pas le dire.
10:40Il faut le faire,
10:40il ne faut pas le dire.
10:41La question fondamentale
10:44aujourd'hui
10:46quand on entend
10:47des appels
10:48à sa démission
10:49etc.
10:50sur les barrages
10:51c'est qu'au fond
10:53on ne veut plus
10:54de ce système
10:56présidentialisé
10:56à outrance
10:57et on veut
10:57une meilleure
11:00possibilité
11:00de prendre
11:01son destin en main.
11:02C'est ça la question
11:03qui est posée.
11:04Comment est-ce qu'on peut
11:04première république sociale
11:06vous dites
11:06comment est-ce qu'on peut
11:07imaginer ce passage
11:08à ce programme
11:09parce que ça va être
11:10effectivement tout un programme
11:12ça va être un long programme
11:12bien entendu
11:13ça va être un processus
11:14comment est-ce qu'on peut
11:15imaginer aujourd'hui
11:16politiquement
11:17vous êtes un homme politique
11:18comment on peut
11:19imaginer ce passage
11:20à quelque chose
11:21qui serait effectivement
11:22de l'ordre
11:22de la république sociale.
11:23Eh bien
11:25d'abord
11:26dans le mouvement
11:27tel qu'il existe
11:28aujourd'hui
11:28il y a une insuffisance
11:30c'est celui
11:31de mettre
11:32dans le débat
11:33bien plus que cela
11:34ne se fait
11:35les grandes entreprises
11:36et les banques
11:38pourquoi les grandes entreprises
11:40et les banques
11:40parce que tous deux
11:41les grandes entreprises
11:42sont donneurs
11:43ou donneuses
11:44d'ordre
11:44aux petites et moyennes
11:46entreprises
11:46qui elles-mêmes
11:48n'ont pas les moyens
11:49de s'en sortir
11:50convenablement
11:51et pas les moyens
11:53de rémunérer
11:54correctement
11:54leurs salariés
11:56donc il y a bien
11:57une question
11:58du point de vue
11:58de la répartition
11:59des richesses
12:01et donc il faut
12:01que les grandes entreprises
12:03cessent de pomper
12:05les petites et moyennes entreprises
12:06et qu'on crée
12:07les conditions
12:07de l'amélioration
12:09de la situation
12:10de ces petites entreprises
12:11mais aussi
12:12de ceux qui
12:13et celles
12:13qui y travaillent
12:14et d'autre part
12:15les banques
12:16parce que les banques
12:17elles ont un poignon
12:18de dingue
12:19comme aurait dit l'autre
12:21dont une partie
12:22est issue
12:23de la banque centrale
12:24européenne
12:24qui a créé
12:26ces dernières années
12:273 000 milliards d'euros
12:293 000 milliards d'euros
12:31est-ce qu'on se rend bien compte
12:33de ce qu'en représente
12:343 000 milliards d'euros
12:35cet argent
12:36va directement
12:37aux banques privées
12:38et ne sert pas
12:40à l'investissement productif
12:41ne sert pas
12:42à la création d'emplois
12:43ne sert pas
12:44à la formation
12:45ne sert pas
12:46à l'amélioration
12:47des salaires
12:48donc c'est
12:49c'est tout ce chantier-là
12:50qu'il faut
12:51aujourd'hui embrasser
12:52de telle sorte
12:53qu'il y a
12:55les questions
12:56telles qu'elles sont
12:57posées dans le mouvement
12:58mais il y a
12:59une problématique
13:00qui est celle
13:01de
13:01à quoi sert
13:04l'argent
13:05comment sont gérées
13:06les entreprises
13:07pour qui
13:08et au service
13:09de qui
13:09vous avez parlé
13:11de l'Union européenne
13:12dans cette histoire
13:13on parle souvent
13:15aussi autour
13:15de cette table
13:16de la politique
13:16de l'Union européenne
13:17et des aspects
13:18qu'il faut l'énoncer
13:20quel rôle joue
13:21aujourd'hui
13:22dans cette crise
13:22dont on rappelle
13:23qu'elle est
13:24bien sûr française
13:25mais qu'elle s'étend
13:26aussi à d'autres pays
13:27de plus en plus
13:28en Europe
13:29ce qui n'est pas non plus
13:30un des moindres intérêts
13:31de ce mouvement
13:32puisqu'on a d'un seul coup
13:33un mouvement un peu
13:34international malgré tout
13:35ce qu'on n'avait pas connu
13:36de manière comme ça
13:37spontanée
13:38depuis quand même
13:38très très longtemps
13:39quel est le rôle
13:40de l'Europe
13:41dans ce qui se passe
13:42aujourd'hui ?
13:42Parce que chaque pays
13:43chaque gouvernement
13:46il applique
13:47les recommandations
13:48des institutions
13:50internationales
13:51de la Commission européenne
13:53pour partie
13:53mais surtout
13:54du Conseil européen
13:55c'est le même
13:56monsieur Macron
13:57qui est à l'Elysée
13:58et qui est à la table
13:59du Conseil européen
13:59or qu'est-ce qu'on a dit
14:01depuis des années
14:02à la table
14:03du Conseil européen
14:05il est écrit noir sur blanc
14:06dans toutes les recommandations
14:09qu'il faut abaisser
14:10l'impôt sur le capital
14:11et augmenter
14:13ce qu'ils appellent
14:13l'impôt de consommation
14:15c'est-à-dire la TVA
14:17et la taxation
14:18des produits
14:18des carburants
14:21essentiellement
14:22et inventer
14:23une fiscalité écologique
14:24mais laquelle fiscalité écologique
14:26ne sert pas à l'écologie
14:28elle sert à remplir
14:29les caisses de l'État
14:30convide en faisant
14:32des cadeaux
14:32de plus en plus importants
14:34aux plus fortunés
14:35et aux grandes entreprises
14:36et en dégrevant
14:37comme par exemple
14:38ce système
14:39de flac-tax
14:40voté par le Parlement français
14:42mais aussi
14:42par les dirigeants italiens
14:44par les dirigeants hongrois
14:45les dirigeants autrichiens
14:47donc les peuples
14:49sont tous
14:50mis
14:51sous le même joug
14:52de la dictature
14:53des marchés financiers
14:55et donc il n'est pas étonnant
14:56et ce serait une bonne chose
14:58que ce mouvement-là
15:00il puisse se fédérer
15:02se solidariser
15:03avec un ensemble
15:04d'autres mouvements
15:05dans d'autres pays européens
15:07comme on le sent
15:08plus ou moins
15:08Dans votre vie politique
15:10c'est un mouvement
15:11qui est exceptionnel
15:13enthousiasmant
15:14il y a un moment
15:14d'enthousiasme
15:15à l'heure actuelle
15:17Chaque période
15:18de l'histoire
15:19est particulière
15:20ce mouvement-là
15:21il est extrêmement
15:22original
15:23parce qu'il ne se réfère
15:25d'aucun syndicat
15:26d'aucun parti politique
15:28c'est comme si
15:29les masses
15:30le peuple
15:31comme on dit
15:31il est en train
15:33de prendre ses affaires
15:34en main
15:34et ce n'a pas
15:35que des inconvénients
15:36et s'il met
15:37les organisations
15:39politiques
15:40les organisations syndicales
15:41y compris progressistes
15:42au pied du mur
15:43ce n'est pas une mauvaise chose
15:45c'est une chose positive
15:47je pense
15:48Patrick Leric
15:49je vous remercie
15:49que
15:50je pense
15:51qu'il y a