- il y a 2 jours
Avec Patrick Pelloux, médecin urgentiste (Amuf), Patrick Bourdillon, secrétaire CGT santé, un-e représentant-e de Printemps de la psychiatrie, Yasmina, du collectif Inter-Urgences (Delafontaine 93), yann Mazens, France assos santé chargé du médicament, Pierre, du collectif Inter-Urgences (Beaujon), Michèle Leflon, présidente de la coordination des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, Alain Bruneel, député PCF, Laurence Cohen, sénatrice PCF, un.e représentante de l'association France Assos santé.
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00:00:00On continue avec un sujet qui interpelle aujourd'hui tout le monde, toute la société, toute la fête de l
00:00:06'humanité.
00:00:07Il y a eu de très nombreux débats sur ce sujet, celui de la santé et de l'état du
00:00:13système de santé en France aujourd'hui.
00:00:16Je voudrais qu'on va vous présenter nos participants.
00:00:21Et puis, dans un deuxième temps, je vous propose de les applaudir très fort,
00:00:25parce que ce sont des gens qui se battent depuis des mois, depuis des mois.
00:00:40Alors, pour les urgentistes, depuis mi-mars, depuis le 17 ou 18 mars, je crois.
00:00:47Pour d'autres, c'est antérieur encore, puisqu'en 2018, les syndicats avaient recensé, je crois, 17 ou 1800 conflits
00:00:56dans les établissements hospitaliers.
00:00:59Je ne parle pas des EHPAD, on va en parler tout à l'heure.
00:01:02Mais nous avons aujourd'hui une situation dont tout le monde sait qu'elle est explosive.
00:01:09La ministre Agnès Buzyn, elle-même, dit que le système de santé est enfin en grande souffrance.
00:01:17Enfin, je ne sais pas si elle dit en grande souffrance, en tout cas, qu'il est à bout de
00:01:21souffle.
00:01:21Voilà. Elle le dit.
00:01:24Bon, on la croit à moitié, mais bon, elle le dit.
00:01:28Le constat est donc posé.
00:01:31Et nous, aujourd'hui, ce qu'on voudrait faire, c'est déjà écouter tous ces soignants, ces médecins, ces syndicalistes,
00:01:42ces parlementaires,
00:01:43ces usagers qui se bagarrent partout pour défendre le système de santé.
00:01:50On va le faire d'abord avec des témoignages des uns et des autres.
00:01:54Et puis, dans un échange avec les parlementaires qui, pour, en tout cas, les parlementaires communistes,
00:02:02déposeront quelques jours après la fête de l'HUMA une loi d'urgence avec 4 mesures pour commencer à réparer,
00:02:12à traiter en urgence l'hôpital.
00:02:15Alors, je vais vous présenter les participants.
00:02:19À ma droite, le collectif Interurgence, qui fait pas mal parler de lui, notamment à Paris, mais pas seulement.
00:02:27Avec Yasmina Kettal, qui est infirmière aux urgences de l'hôpital de La Fontaine à Saint-Denis.
00:02:33Une situation...
00:02:40Pierre Schaub, qui est infirmier à Beaujon, à Clichy.
00:02:48Un établissement qui a des choses à dire aussi, il me semble-t-il.
00:02:53Patrick Pelou, médecin urgentiste.
00:02:56Président de l'Association des médecins urgentistes de France.
00:03:01Patrick Bourdillon, secrétaire de la Fédération CGT Santé, qui est aussi assistant médical de régulation.
00:03:10C'est-à-dire que c'est un des messieurs qui répond aux 15.
00:03:13Et je crois que chacun en tête quelques actualités terribles dans un centre, dans un SAMU de province.
00:03:23Je crois qu'il aura des choses, en plus de son mandat syndical, à dire sur la situation de ces
00:03:29professionnels-là.
00:03:30Michel Leflon, qui est nous présidente depuis peu, depuis avant l'été, avant l'avril.
00:03:38Depuis avril, de la coordination des comités de défense des hôpitaux et des maternités de proximité.
00:03:46Des comités qui sont extrêmement actifs contre localement, mais pas seulement, mais en tout cas localement, contre toutes les fermetures.
00:03:56En particulier de maternité, ça fait un moment que ça dure. Ça fait quelques dizaines d'années maintenant.
00:04:03Laurence Cohen, sénatrice du Val-de-Marne, qui bataillonne au Sénat, le dernier épisode étant la question préalable face à
00:04:17la loi Buzyn.
00:04:18Alain Brunel, qui se permet des choses un peu... qui se rend anonymement dans les services d'urgence en se
00:04:29faisant passer pour malade pour voir comment ça marche.
00:04:31Voilà. Et Caroline Fiat, qui est... qu'on a beaucoup... qu'on entend beaucoup sur les EHPAD, elle-même aide
00:04:45-soignante, députée de Meurthe-et-Moselle,
00:04:50qui a participé à la mission... vous savez, la mission d'urgence après le grand mouvement dans les EHPAD et
00:04:58au rapport qui en a suivi.
00:05:00Et puis elle va nous expliquer que... mais beaucoup le savent, il se passe pas grand-chose depuis. Voilà. Mais
00:05:08bon, c'est un peu le sort des rapports, je crois.
00:05:14Alors, pour commencer, on va s'intéresser à la situation dans les services d'urgence. Depuis la mi-mars, maintenant,
00:05:20il y a plus de 250 services d'urgence qui sont en grève.
00:05:24C'est un mouvement social inédit et d'ampleur. Pour en parler, on va présenter à nouveau Yasmina Kettal, qui
00:05:32est infirmière aux urgences de La Fontaine,
00:05:34et Pierre Schwab, du collectif Inter-Urgences. Alors, racontez-nous, chacun de vos tours, pourquoi vous faites grève, qu'est
00:05:44-ce qui vous motive à faire grève,
00:05:45et est-ce que la situation depuis s'est améliorée ou non dans votre service d'urgence ?
00:05:55Merci. Merci à l'humanité de nous donner la parole aujourd'hui. Un peu plus fort. D'accord.
00:06:01Clairement, le constat, il est le même pour les 250 services en grève. On se retrouve depuis plusieurs années avec
00:06:08des budgets qui sont constants,
00:06:11une augmentation de la charge de travail qui est beaucoup plus importante que le budget qui est alloué.
00:06:18Et du coup, on a commencé en mars une grève d'abord par des hôpitaux parisiens de la PHP, puis
00:06:26qui s'est largement élargie à d'autres services dans toute la France,
00:06:32autour de trois revendications. La première étant le manque d'effectifs, donc des effectifs supplémentaires, parce qu'à l'heure
00:06:39actuelle,
00:06:40on est trop peu pour assurer nos missions de services publics et puis même soigner correctement, dignement les patients.
00:06:48A la fois la problématique des lits d'hospitalisation, parce qu'on se retrouve dans des plans d'économie depuis
00:06:55des années sur les lits d'hospitalisation.
00:06:58On continue de fermer des lits alors que les demandes sont grandes. Donc ça donne des patients qui patientent très
00:07:04longtemps aux urgences
00:07:05avant de trouver une place d'hospitalisation ou des patients qui auraient nécessité jusqu'à présent une hospitalisation
00:07:12et qui rentrent chez eux dans des états parfois pas très accessibles. Et une troisième chose qui est qu'on
00:07:21a un salaire qui est, au vu des conditions de travail,
00:07:24bien trop insuffisant et qu'on se retrouve aussi dans une situation où nos services ne sont absolument pas attractifs.
00:07:31Et donc, du coup, il y a de grosses difficultés aussi pour recruter. Et donc, on se retrouve dans des
00:07:36équipes avec beaucoup de turnover,
00:07:38des gens qui ne restent pas et donc, du coup, une insécurité dans les soins. Plus globalement, on sait très
00:07:45bien que la question des urgences,
00:07:47c'est la question de tout l'hôpital, c'est la question de tous les services de soins, c'est
00:07:52la question des EHPAD, c'est la question de la psychiatrie,
00:07:54c'est la question de tous les secteurs de santé en tension, que nous, en fait, on se retrouve au
00:07:59milieu d'une politique d'économie qui se fait sur la dos
00:08:09à la fois des patients, parce que du coup, ils n'ont pas des soins adaptés, et à la fois
00:08:13des soignants, parce qu'ils s'épuisent tous à combler les trous,
00:08:19combler les brèches qui sont à l'heure actuelle monnaie courante dans l'hôpital.
00:08:24Donc voilà, il y a tout ça. D'abord, une lutte au sein des urgences qui s'est progressivement amplifiée.
00:08:31On nous promettait avant l'été la mort de ce mouvement, et au final, au vu de la situation, on
00:08:39a doublé les services en grève pendant l'été,
00:08:43ce qui fait que maintenant, on est à plus de 250 services en grève.
00:08:53Et depuis mardi, notre grand âgé national qui a permis l'ouverture à la fois aux médecins et à la
00:09:01fois aux services de soins, les EHPAD, la psychiatrie notamment.
00:09:05On partage les mêmes revendications, qui est les lits, 300 euros pour tous les hospitaliers, et une augmentation des effectifs.
00:09:17Voilà pour nous. Dans nos services, plus localement, il y a des petites choses qui se grappillent au rapport de
00:09:23force.
00:09:24Nous, par exemple, on a obtenu un poste d'aide-soignant sur sa tête grève, mais en réalité, c'est
00:09:29un poste qui était en négociation depuis maintenant 2 ans au sein de notre hôpital.
00:09:33Donc, voilà. Par exemple, nous, on fait 56 000 passages. On a eu un bond de plus de 7 000
00:09:38passages en 5 ans et seulement 2 infirmiers recrutés.
00:09:43Voilà pour nous. Je pense que Pierre pourra compléter.
00:09:47Merci.
00:09:54Bonjour. Merci de me laisser la parole. Je suis à l'hôpital Beaujon, donc j'appartiens à l'APHP.
00:10:02Alors, au niveau de la grève qu'on a commencé il y a maintenant 6 mois, on a eu des
00:10:07avancées, surtout locales, au niveau de l'APHP, qui est un grand complexe hospitalier, l'un des plus grands de
00:10:13France.
00:10:13On a eu des apports en termes d'effectifs, mais aucune réponse en termes de lits d'aval, des lits
00:10:19d'hospitalisation, ou en termes de salaire, en quelque sorte.
00:10:22Alors, la question des urgences, les urgences, c'est un peu la vitrine, à la fois de l'hôpital, mais
00:10:28aussi de la société.
00:10:29C'est-à-dire que quand on a une augmentation de la précarité, de la pauvreté, on a à l
00:10:34'égal une augmentation aussi de la demande de soins.
00:10:37En parallèle, les établissements publics hospitaliers sont soumis à des économies.
00:10:43Donc les économies, on va les faire sur le personnel, on va les faire sur les lits, avec le virage
00:10:48dit ambulatoire,
00:10:50où on va fermer des lits de chirurgie parce qu'il y a moins de temps, il y a moins
00:10:54de besoin de garder des gens hospitalisés.
00:10:57Mais en contrepartie, il y a des gens, quand on s'appelle, qui ne rentrent pas dans ce cadre-là.
00:11:01Toutes les personnes âgées, les personnes qui ont des polypathologies, tous ceux qui font partie du baby boom et qui
00:11:07vont bientôt devenir le papy boom.
00:11:09Donc beaucoup de gens en France.
00:11:10Tous ces gens-là ne rentrent pas dans ce cadre-là et aujourd'hui, l'assistance publique n'a plus
00:11:15les moyens de répondre à cette demande.
00:11:18Donc les propositions de la ministre, ils sont simples, c'est donner toutes ces patients-là au privé.
00:11:23Demander au privé de soutenir le public parce que le public, à l'heure actuelle, est incapable de répondre à
00:11:28la demande de soins en France.
00:11:36Peut-être avant, une petite excuse, il y a Yann Mazins de France Association Santé qui est peut-être dans
00:11:45la salle et qui devrait nous rejoindre pour parler des pénuries de médicaments.
00:11:52Si vous voulez bien nous rejoindre, on va vous trouver une chaise.
00:11:56Voilà.
00:11:58Oui, Patrick Peloux, on va vous donner la parole tout de suite, d'autant que vous allez partir assez rapidement
00:12:03puisque vous multipliez des bas sur la fête.
00:12:07Vos collègues urgentistes soignants n'ont pas évoqué un sujet qui est pourtant très important pour eux, c'est l
00:12:14'élargissement de ce mouvement.
00:12:16Vous l'avez dit, je n'ai pas bien entendu, excusez-moi, je me souciais.
00:12:22Ce mouvement s'élargit. Vous venez de signer ensemble un appel.
00:12:27Donc vous, c'est sûr maintenant, du moins du côté de l'Association des médecins urgentistes de France, vous êtes
00:12:35prêts ? Vous allez à la grève ?
00:12:37Ça va se faire comme ça ?
00:12:41Merci de me recevoir. D'abord et avant de parler à l'agora de l'humanité, je pense à l
00:12:48'un des meilleurs ministres de la santé qu'on ait eu en France
00:12:51et qui était mon ami, c'est Jacques Ralit.
00:12:57Pour quelles raisons ? Ce qui est intéressant, c'est de se poser la question pourquoi Jacques Ralit a été
00:13:03un si bon ministre de la santé.
00:13:05Ce qui est intéressant, c'est que Jacques Ralit, ce qu'il me disait, c'est que la première chose
00:13:10à laquelle il a pensé,
00:13:12c'était au personnel qui travaillait dans les hôpitaux.
00:13:15N'oublions jamais, notamment les médecins qui ont la mémoire courte, que le statut de praticien hospitalier est dû à
00:13:26une réforme voulue par Jacques Ralit
00:13:28parce qu'il partait du principe qu'il fallait que les médecins aient un statut à l'hôpital public pour
00:13:33éviter de faire du privé
00:13:34et en fait d'avoir un système hyperinflationniste.
00:13:39Nous sommes en train, en fait, de revenir sur tous ces acquis.
00:13:44Si nous avons rejoint le conflit mené par le collectif Interurgence,
00:13:51c'est parce qu'au bout de six mois, on s'est dit que c'était bien finalement de les
00:13:57soutenir,
00:13:58d'intervenir avec Christophe Prudhomme dans les médias pour dire qu'on les soutenait.
00:14:02Mais c'était insuffisant.
00:14:04Donc on a décidé, je dis, de les rejoindre.
00:14:08Parce qu'il arrive un moment, vous ne pouvez pas être à l'extérieur du combat en disant
00:14:13c'est formidable de regarder ceux qui se battent.
00:14:18C'est très difficile.
00:14:20C'est très difficile.
00:14:22Je vais vous dire pourquoi.
00:14:24C'est très difficile parce que le monde médical est très divisé.
00:14:28Le monde médical est très divisé.
00:14:31Le monde médical est clanique.
00:14:33Le monde médical, c'est très difficile de le mobiliser.
00:14:36Mais nous y arrivons.
00:14:38Un autre intersyndical qui s'appelle l'Avenir Hospitalier a rejoint le mouvement.
00:14:43Bon, on n'est pas tout à fait d'accord sur les modes.
00:14:47Mais ce n'est pas grave.
00:14:48Il faut du temps.
00:14:49Et ce temps, il est important.
00:14:52Je ne vais pas revenir sur ce que vous me dites mes deux collègues,
00:14:54parce qu'en fait, je suis complètement d'accord.
00:14:57Juste pour vous dire combien l'urgence est extrêmement prégnante à l'heure actuelle.
00:15:04Il y a une volonté qui est affichée, en fait, au niveau international,
00:15:09de tordre le cou à un des acquis du Conseil national de la résistance,
00:15:13c'est la sécurité sociale.
00:15:14C'est ça le cœur du problème.
00:15:18Ils ne comprennent pas pourquoi, en France, nous avons un système basé sur un système collectif.
00:15:25C'est ça le nœud de l'affaire.
00:15:28Alors évidemment, ils ont beau après faire des tergiversions, on dirait des yoguistes,
00:15:34pour dire mais finalement on aime le service public, mais en même temps on continue à fermer.
00:15:38La ministre de la Santé, lundi dernier, nous a bien dit, et j'étais autour de la table,
00:15:44il n'y aura plus de fermeture de lits.
00:15:46Le président de la République a dit qu'on ne fermerait plus d'hôpitaux.
00:15:50Et pendant ce temps-là, Bercy, dès que vous faites un plan dans les hôpitaux pour avoir de l'argent,
00:15:55ils vous disent tout de suite qu'il faut fermer 30% des lits.
00:15:57C'est ça la réalité.
00:15:58C'est ça qui est intolérable.
00:16:00C'est un double discours.
00:16:01Un double discours qui va entraîner la privatisation du système de santé.
00:16:07Parce que derrière ça, mes amis, derrière ça, vous avez le GAFA qui est là.
00:16:12Google, Amazon, Facebook, qui sont derrière ?
00:16:17Qu'est-ce qu'ils veulent ?
00:16:18Et qu'est-ce qu'ils ont déjà monté, sans vous le dire ?
00:16:21C'est les dossiers médicaux partagés.
00:16:23Parce qu'on est très en retard.
00:16:25Mais ce retard, il est voulu.
00:16:26Et sur le terrain, pendant ce temps-là, l'ensemble des dysfonctionnements médicaux, psychosociaux,
00:16:33arrivent aux urgences.
00:16:34C'est ça la réalité.
00:16:36Nous avons une crise sociale absolument monstrueuse.
00:16:40Absolument monstrueuse.
00:16:41On le voit tous les jours aux urgences.
00:16:43Alors évidemment, c'est facile de dire, on va conserver la CMU.
00:16:49On va conserver quelques services d'urgence.
00:16:52Tout en affichant un plan, et c'est le plan qui a été annoncé par Agnès Buzyn, soutenu par un
00:17:00autre syndicat d'urgentistes,
00:17:01disant, on va fermer les petites structures la nuit.
00:17:05C'est ça la réalité.
00:17:08Et en même temps, de donner la parole à un président de syndicats libéraux,
00:17:13qui, devant la ministre, ils étaient en face.
00:17:17Ils étaient en face.
00:17:19Il lui a dit, il faut fermer les SMUR, c'est-à-dire les ambulances de réanimation des SAMU,
00:17:24dans les grandes villes.
00:17:27On en est là.
00:17:28Et quand vous dites, et on a fait ce communiqué de presse,
00:17:31peut-être surprenant, mais qui était très important,
00:17:35avec le collectif Interurgence,
00:17:37on a dit, on vous rend les 754 millions.
00:17:40Parce que ça ne sert à rien de dépenser 744 millions pour casser le système public.
00:17:47C'est totalement débile.
00:17:49Il ne faut pas faire ça.
00:17:50Par contre, d'utiliser cet argent pour,
00:17:54et ça c'est vraiment pourquoi c'est la priorité de rehausser les salaires des personnels,
00:17:59quand on est à la 24e place,
00:18:01dans l'échelle des salaires des infirmières,
00:18:04qui a 600 euros d'écart entre une infirmière française et allemande,
00:18:08il y a un problème sur les salaires,
00:18:11y compris pour les aides-soignants, les ambulanciers.
00:18:13C'est pour ça que leur revendication d'augmenter les salaires de 300 euros
00:18:17pour tous les personnels qui travaillent dans les hôpitaux,
00:18:20c'est absolument essentiel.
00:18:23On ne tiendra le système public qu'avec du personnel de qualité.
00:18:28Je termine, parce que je dois aller à un autre débat,
00:18:30mais je termine, j'aurai beaucoup de choses à vous dire,
00:18:32mais je vais faire court.
00:18:34Le vieillissement de la population.
00:18:36S'il y a bel et bien un curseur sur lequel il faut mettre le niveau de l'humanisme de
00:18:41notre société,
00:18:43c'est l'handicap et les personnes âgées.
00:18:46L'un ne va pas sans l'autre.
00:18:49Si nous voulons une société qui est une société humaine,
00:18:53et c'est ce que nous voulons tous et toutes,
00:18:56il est absolument essentiel que les personnes âgées soient accueillies dignement,
00:19:01et qu'il y ait un parcours de soins et un accueil aux urgences qui se fassent bien.
00:19:07Ce qu'a déclaré la ministre,
00:19:09je suis urgentiste depuis plus de 25 ans,
00:19:11je vieillis, je sais et j'ai grossi.
00:19:13Mais, merci, merci beaucoup.
00:19:19Le problème qui se pose,
00:19:22c'est que les personnes âgées,
00:19:23elles doivent être accueillies dignement.
00:19:26D'avoir annoncé dans la voix de la ministre de la Santé
00:19:29qu'il y aurait zéro personne âgée dans 5 ans aux urgences,
00:19:33c'est totalement un mensonge.
00:19:35Parce que les personnes âgées ont droit aussi aux soins d'urgence,
00:19:39et actuellement au niveau de la science telle qu'il est.
00:19:45C'est-à-dire que quand on apprend qu'il faut 6 mois pour une IRM,
00:19:49pour faire un diagnostic,
00:19:51c'est pas possible.
00:19:53L'hôpital public est dans une situation absolument épouvantable.
00:19:58Et quand je vous dis épouvantable,
00:19:59c'est vraiment, on peut tous vous le dire ici,
00:20:02ce n'est pas cracher dans la soupe.
00:20:04On reste à bord.
00:20:05On ne fait pas un conflit pour un conflit.
00:20:08On n'est pas en train de faire un conflit
00:20:10parce que ça les amuse d'être en grève depuis 6 mois.
00:20:12Moi, ça ne m'amuse pas de relancer un conflit
00:20:14au niveau des médecins,
00:20:16en sachant toutes les rumeurs qu'il va y avoir derrière, etc.
00:20:20C'est juste défendre un acquis de la République.
00:20:24Un acquis qui est fait par la sécurité sociale.
00:20:27Un acquis qu'on a voulu depuis 1945.
00:20:31Parce qu'en 1945,
00:20:32quand ils ont voulu construire un service public fort,
00:20:35c'était pour construire l'humanité,
00:20:38pour construire un niveau social élevé de notre pays.
00:20:41Alors c'est pour ça qu'on est rentrés en lutte
00:20:43et qu'on ne lâchera rien.
00:20:44Merci.
00:20:47Applaudissements
00:20:56Patrick, j'imagine que vous êtes d'accord
00:21:00avec ce que disent vos collègues.
00:21:04Ça serait bien quand même.
00:21:05Ça serait bien.
00:21:06Mais d'abord, dites-moi,
00:21:08pour préciser ce qui se passe,
00:21:10parmi les mesures qui se prennent,
00:21:12qui ont été annoncées par Agnès Buzyn,
00:21:14ce qui se passe pour votre métier à vous,
00:21:16qui est, à mon avis,
00:21:18une illustration de toute la logique
00:21:20de ce qui se met en place.
00:21:22On va y venir.
00:21:23Je ne vais pas le faire au cas Patrick
00:21:25sur l'expression et sur la façon de porter les choses.
00:21:27En tout cas, au niveau de la CGT,
00:21:29c'est un élément,
00:21:30la lutte,
00:21:31et la lutte pour l'hôpital public,
00:21:32et la lutte pour le service public,
00:21:33et surtout la lutte pour la protection sociale,
00:21:35puisque, effectivement,
00:21:37l'héritage du Conseil national de la résistance,
00:21:39celui de la sécurité sociale,
00:21:40c'est l'élément d'un conquis social
00:21:42que nous devons tous et toutes protéger.
00:21:44Donc là, il va y avoir très bientôt
00:21:46le projet de loi de financement de la sécurité sociale.
00:21:49Pour nous, c'est un élément
00:21:50sur lequel, j'y reviendrai tout à l'heure,
00:21:51mais c'est un élément sur lequel
00:21:52on va énormément peser,
00:21:53et on va chercher à peser.
00:21:55Derrière tout ça,
00:21:56les services d'urgence sont le haut d'un iceberg,
00:21:58surtout la lisibilité,
00:22:00et la visibilité,
00:22:01Patrick a très bien dit,
00:22:02de ce qui est le désarroi
00:22:03et ce qui est la difficulté de l'hôpital public,
00:22:05mais pas que de l'hôpital public,
00:22:07de la clinique privée,
00:22:08de ce que sont les salariés
00:22:10dans le secteur privé de la santé,
00:22:12de ce que sont les salariés
00:22:13dans le secteur de l'action sociale,
00:22:15qu'elle soit publique ou privée.
00:22:16C'est l'ensemble de la prise en charge
00:22:18de la personne, de l'humain,
00:22:19qui est attaquée par un gouvernement,
00:22:21avec cette logique et cette démarche,
00:22:22qui est une démarche comptable et financière,
00:22:24qu'on essaie de nous imposer
00:22:25au fur et à mesure du temps,
00:22:27au fur et à mesure d'un cheminement,
00:22:29qui est celui de prendre,
00:22:30non pas le patient pour un humain
00:22:32qu'on doit soigner,
00:22:33mais pour un objet quantifiable
00:22:34et surtout qualifiable,
00:22:36sur lequel on arrive à faire des revenus
00:22:37et on arrive à mettre des chiffres.
00:22:39Derrière tout ça,
00:22:41nous avons été,
00:22:41en tout cas pour la CGT,
00:22:43nous avons déjà déposé
00:22:44un préavis de grève national,
00:22:46déjà début avril,
00:22:47dès que l'affaire des urgences a démarré.
00:22:49Pourquoi ?
00:22:49Parce que c'était important.
00:22:50Je vous rappelle que ce sont
00:22:51les organisations syndicales
00:22:52dans les établissements
00:22:54qui déposent des préavis de grève.
00:22:55Donc bien sûr,
00:22:56la CGT est forte de tous ces syndicats,
00:22:57partout sur le territoire,
00:22:59et en tout cas sur les 250 établissements
00:23:01qui sont en grève,
00:23:02sur la grande majorité,
00:23:03à déposer des préavis de grève.
00:23:05Pourquoi ?
00:23:05Parce que c'est un mouvement social,
00:23:06qui est un mouvement social inédit,
00:23:08certes, par l'ampleur,
00:23:09mais c'est surtout un mouvement social
00:23:11qui est voulu et qui est souhaité
00:23:12par des professionnels
00:23:13qui sont au bout d'un chemin.
00:23:15Donc derrière tout ça,
00:23:16il y a cette volonté
00:23:17et cette envie,
00:23:18puisque nous avions un comité national fédéral
00:23:20qui se tenait la semaine dernière,
00:23:22c'est de rencontrer les acteurs
00:23:24le plus rapidement
00:23:25pour qu'on arrive à reconverger
00:23:27et surtout à repartir
00:23:29sur un mouvement sur la globalité
00:23:31de ce qu'est l'hôpital.
00:23:32Ce n'est pas que les urgences.
00:23:33La CGT, je vous rappelle,
00:23:34a des revendications en termes de salaire
00:23:36qui sont certainement au-dessus
00:23:38de ce qui est demandé
00:23:38en termes d'augmentation de revenus
00:23:40pour les personnels des urgences.
00:23:42Mais ce qu'on cherche,
00:23:43c'est d'avoir déjà ce premier pas
00:23:44et d'avoir une réaugmentation de revenus
00:23:47qui soit une augmentation
00:23:48pour l'ensemble des salariés d'hôpital,
00:23:50de l'action sociale
00:23:51et des établissements publics comme privés.
00:23:53Derrière tout ça,
00:23:54moi, je n'oublie pas
00:23:55qu'il y a la psychiatrie,
00:23:56qu'il y a les EHPAD,
00:23:57qu'ils soient publics ou privés,
00:23:58mais la psychiatrie publique et privée
00:23:59qui sont en grande souffrance
00:24:01et qui permettent parfois
00:24:02dans certains secteurs du territoire
00:24:04de pouvoir prendre en charge
00:24:05là où le service public est absent
00:24:07et là où on n'a pas laissé
00:24:08la possibilité,
00:24:09en tout cas à l'hôpital public
00:24:10ou à l'établissement public,
00:24:11la possibilité de s'installer
00:24:13qui est aussi un service public
00:24:14donné à la population
00:24:15et il faut l'avoir en tête.
00:24:21On le dit,
00:24:22en tout cas à la CGT,
00:24:23on est clair par rapport à ça.
00:24:25Bien évidemment,
00:24:26le mouvement social,
00:24:28dans sa généralité,
00:24:29le mouvement social,
00:24:30tout à l'heure j'entendais
00:24:31le débat sur la révolution,
00:24:33on est cette démarche-là,
00:24:35il y a beaucoup de points
00:24:36qui nous rassemblent,
00:24:37il y a parfois des points
00:24:37qui nous désassemblent,
00:24:39qui sont divergents.
00:24:40En tout cas,
00:24:41cette réalité de se rassembler
00:24:42autour d'éléments
00:24:43qui sont d'éléments communs
00:24:44vont faire que nous allons
00:24:45aussi solliciter
00:24:46les syndicats de médecins
00:24:47à participer à la discussion,
00:24:48bien entendu.
00:24:49Pourquoi ?
00:24:50Parce qu'il faut qu'on soit
00:24:50en capacité très rapidement
00:24:52et très urgemment
00:24:52de peser sur les choix
00:24:54gouvernementaux.
00:24:54Tu me posais la question,
00:24:55Sylvie,
00:24:56concernant un certain
00:24:57nombre d'activités,
00:24:58là je vais peut-être
00:24:58parler un peu plus
00:24:59des SAMU,
00:25:00le SAMU est le parent pauvre
00:25:01des services d'urgence
00:25:02de plus en plus,
00:25:03puisqu'on a de moins en moins
00:25:04de médecins qui sont en capacité
00:25:05d'être dans des régulations,
00:25:07on a de moins en moins
00:25:08la possibilité d'avoir
00:25:09un maillage territorial
00:25:10qui soit un maillage serré,
00:25:11et surtout Agnès Buzyn
00:25:13vient de découvrir,
00:25:14c'est formidable,
00:25:15qu'il y avait un numéro
00:25:16unique d'appel,
00:25:17alors elle ne l'appelle pas
00:25:17le 15,
00:25:18elle l'appelle autrement,
00:25:19mais on voit qu'elle
00:25:19réinvente des choses.
00:25:21Je ne vais pas décortiquer
00:25:22les 12 mesures,
00:25:23en tout cas qu'Agnès Buzyn
00:25:24a présentées dans sa
00:25:25présentation du 9,
00:25:26mais la réalité,
00:25:27c'est qu'on nous prend un peu
00:25:28pour des perdres de l'année,
00:25:29qu'on va retirer 750 millions
00:25:31d'euros sur les financements
00:25:32de l'hôpital d'un côté
00:25:33pour le redonner de l'autre,
00:25:35c'est-à-dire enlever à nouveau
00:25:36des lits là où il y en a besoin,
00:25:37à nouveau empêcher
00:25:38d'avoir des financements
00:25:39pérennes pour les établissements,
00:25:41donc notre démarche à nous,
00:25:42la démarche de la CGT,
00:25:44c'est très clairement
00:25:44d'obtenir de façon urgente
00:25:47et évidente
00:25:48le desserrement
00:25:49de l'étau de l'ONDAM
00:25:51et d'avoir un ONDAM
00:25:52qui soit au minimum
00:25:53à 5 points
00:25:54pour pouvoir maintenir
00:25:55l'existant en termes
00:25:57de possibilité de financement
00:25:58des établissements
00:25:59dans les urgences,
00:26:00dans tous les services
00:26:01qui soient hospitaliers,
00:26:03de prise en charge
00:26:03de la personne âgée,
00:26:04à domicile,
00:26:05en établissement,
00:26:06dans le secteur public,
00:26:07dans le secteur privé,
00:26:09qu'on soit dans le médico-social
00:26:10ou dans le social
00:26:11et surtout,
00:26:11on a des propositions
00:26:12de financement
00:26:13et surtout des propositions
00:26:14sur les territoires à faire
00:26:16pour pouvoir permettre
00:26:17d'avoir une santé
00:26:17qui soit pas une santé
00:26:18à l'exact opposé,
00:26:20qui soit une santé de chiffres,
00:26:22mais qui soit une santé
00:26:23qui réponde
00:26:23à un besoin
00:26:24pour la population
00:26:25et comme disait
00:26:27un certain politicien
00:26:30à l'époque,
00:26:31remettre l'humain d'abord
00:26:32et ça,
00:26:33ça devient indispensable
00:26:34et nécessaire.
00:26:42Je voulais interpeller
00:26:43les parlementaires
00:26:45notamment à l'origine
00:26:46de la loi d'urgence
00:26:47et des 40 mesures
00:26:48parce que je crois savoir
00:26:50que l'article premier
00:26:51de la loi
00:26:52que vous déposez
00:26:53est consacré
00:26:54au financement
00:26:55de l'hôpital,
00:26:55je crois.
00:26:56Pourquoi ce choix-là ?
00:26:58C'est pas toujours le cas
00:26:59et en général,
00:27:00d'ailleurs,
00:27:00il n'y a pas grand-chose
00:27:01là-dessus,
00:27:01sur les lois.
00:27:06Bonjour à toutes et à tous.
00:27:08Effectivement,
00:27:09c'est une démarche inédite
00:27:10que celle que nous avons
00:27:12au niveau des parlementaires
00:27:13communistes
00:27:14puisque nos deux groupes
00:27:16à l'Assemblée nationale
00:27:17et au Sénat
00:27:18ont entrepris
00:27:19depuis plus d'un an
00:27:20à Tour de France
00:27:21des hôpitaux
00:27:21et des EHPAD publics,
00:27:23pas seulement pour faire
00:27:24un état des lieux
00:27:26parce que ça,
00:27:27vous l'avez tous
00:27:28et tous
00:27:29très bien démontré,
00:27:30on est malheureusement
00:27:31très au fait
00:27:32de la situation dramatique
00:27:33de crise
00:27:35de l'hôpital,
00:27:36mais c'est pour,
00:27:38ensemble,
00:27:39construire des propositions
00:27:41alternatives,
00:27:42c'est-à-dire des propositions
00:27:43qui vont à l'encontre
00:27:44de la politique
00:27:45qui est menée
00:27:46par Buzyn aujourd'hui.
00:27:48Malheureusement,
00:27:49c'est quand même,
00:27:50il faut le dire,
00:27:50il faut le souligner,
00:27:52c'est une politique
00:27:53qui est suivie
00:27:54depuis près de 30 ans
00:27:56maintenant
00:27:56par les différents
00:27:57gouvernements,
00:27:58c'est-à-dire à chaque fois
00:28:00de restreindre
00:28:01les dépenses publiques
00:28:03et les dépenses sociales.
00:28:04Et moi,
00:28:05je veux dénoncer ici
00:28:06à mon tour
00:28:08le tour de passe-passe
00:28:09de Buzyn
00:28:10parce que
00:28:11les personnels
00:28:12ont raison d'être en colère
00:28:13mais nous aussi
00:28:14les parlementaires
00:28:15on est en colère
00:28:16et c'est pas un effet de manche.
00:28:17Quand elle annonce
00:28:18750 millions
00:28:19à l'hôpital,
00:28:21mais là,
00:28:22en deux ans,
00:28:22elle a piqué
00:28:232 milliards
00:28:24à l'hôpital.
00:28:26Donc c'est quoi
00:28:27750 millions ?
00:28:28Quand elle laisse
00:28:29les salaires aussi bas,
00:28:31quand finalement
00:28:32les professions
00:28:33ne sont pas revalorisées,
00:28:35elles sont même dévalorisées,
00:28:37il n'y a pas une reconnaissance
00:28:38de la pénibilité,
00:28:39je pense notamment
00:28:40aux aides-soignantes
00:28:41mais à tout le personnel
00:28:42soignant
00:28:42et d'ailleurs
00:28:43et non soignant,
00:28:45on voit bien là
00:28:46que ce qu'elle propose,
00:28:47c'est simplement
00:28:48pour éteindre la colère
00:28:50et nous faire croire
00:28:51qu'elle va faire quelque chose.
00:28:52Donc ça,
00:28:53ça ne peut pas durer
00:28:54et on voit bien
00:28:55que non seulement
00:28:55il faut une convergence
00:28:57des luttes
00:28:58et moi,
00:28:58je me réjouis
00:28:59de l'entrée
00:29:00dans la bagarre,
00:29:01ils étaient déjà
00:29:01dans la bagarre
00:29:02mais en tout cas,
00:29:03au-delà du soutien
00:29:04de se mettre aussi
00:29:05en grève des médecins,
00:29:07pourquoi ?
00:29:07Parce qu'on a besoin
00:29:08de faire converger
00:29:09nos énergies
00:29:10et on a besoin aussi
00:29:12de montrer
00:29:12que dans les hémicycles,
00:29:14il y a des voix discordantes
00:29:16que celles de Macron
00:29:17et compagnie
00:29:18et qu'on ne veut pas
00:29:19de cette politique-là
00:29:20parce qu'elle met à mal
00:29:21notre système de santé.
00:29:23Donc ça,
00:29:23c'est la première chose.
00:29:24Et comme les uns
00:29:25et les autres,
00:29:26quand on examine
00:29:27les budgets de l'État
00:29:28et de la sécurité sociale,
00:29:30on avait déjà fait
00:29:31un certain nombre
00:29:32de propositions
00:29:33de nouveaux financements.
00:29:34Mais on nous rigole,
00:29:36on est.
00:29:36C'est jamais possible.
00:29:38Donc moi,
00:29:39j'en profite là
00:29:39au moment T qui m'est donné.
00:29:41Mes chers amis,
00:29:42mes chers camarades,
00:29:43quand vous allez retourner
00:29:44dans vos régions,
00:29:46mais interroger
00:29:47vos parlementaires,
00:29:48les députés,
00:29:49les sénatrices,
00:29:51les sénateurs
00:29:51qui soi-disant défendent
00:29:53les hôpitaux de proximité
00:29:55et les personnels
00:29:57mais qui,
00:29:57quand ils sont
00:29:58dans les hémicycles,
00:29:59votent les budgets
00:30:00d'austérité
00:30:01qui mettent l'hôpital
00:30:02à genoux.
00:30:03Nous, on ne fait pas ça.
00:30:09Alors,
00:30:11notre proposition de loi,
00:30:13elle est à tiroir.
00:30:14Il y a beaucoup de thématiques.
00:30:15Je ne vais pas
00:30:16toutes les décliner d'abord
00:30:17parce que Alain
00:30:18m'en voudrait horriblement,
00:30:20même si on se complète bien.
00:30:21Mais puisque la question
00:30:22qui m'a été posée,
00:30:23c'est celle des financements,
00:30:25je vais donner
00:30:26deux, trois pistes
00:30:27de financement simplement
00:30:28et après,
00:30:29on pourra approfondir
00:30:31dans la discussion.
00:30:33D'abord,
00:30:34quelque chose,
00:30:35c'est que nous,
00:30:35et ça,
00:30:36là-dessus,
00:30:36je pense que tous les syndicats
00:30:38ou quasi tous les syndicats
00:30:39sont d'accord,
00:30:40on est pour la suppression
00:30:42de la taxe sur les salaires.
00:30:444 milliards d'euros !
00:30:47Au Sénat,
00:30:49moi,
00:30:49j'ai déjà fait cette proposition-là
00:30:51à la ministre Buzyn
00:30:53qui dit que ce n'est pas possible.
00:30:55Deuxième proposition,
00:30:56c'est arrêter
00:30:57avec toutes les exonérations patronales
00:31:00qui sont faites aujourd'hui.
00:31:01On est autour de 30 milliards d'euros
00:31:03si je ne me trompe pas,
00:31:04à peu près.
00:31:05Je le fais à la louche
00:31:06parce que quand on compte en milliards,
00:31:08au bout d'un moment,
00:31:09on ne voit plus les zéros.
00:31:10Et troisième proposition,
00:31:13c'est lutter contre l'évasion fiscale
00:31:15et taxer les revenus financiers.
00:31:18Là, on récupère à peu près
00:31:2020 milliards d'euros.
00:31:21Je ne sais pas si vous avez entendu
00:31:22la petite musique,
00:31:23j'en suis déjà à 54 milliards d'euros.
00:31:26Donc on est bien dans des choix politiques
00:31:28qui ne sont pas voulus par Macron.
00:31:30Et enfin,
00:31:30une mesure qui me tient particulièrement à cœur,
00:31:33c'est celle de l'égalité salariale
00:31:36entre les femmes et les hommes.
00:31:38C'est la loi !
00:31:40Et ça, ils n'en veulent pas.
00:31:42Aujourd'hui, parce qu'on est femme,
00:31:44à qualification égale,
00:31:47on gagne moins.
00:31:48Eh bien, il faut faire respecter la loi.
00:31:50Si nous, on fait une bêtise,
00:31:51on est condamné,
00:31:52eh bien là, il y a des entreprises,
00:31:55il y a l'État qui ne respecte pas la loi.
00:31:58Eh bien, nous, on veut l'égalité salariale.
00:32:00Et là aussi, ça représente beaucoup d'argent
00:32:03autour de 30 milliards d'euros,
00:32:04si je ne me trompe pas.
00:32:05Donc vous voyez, ça y est,
00:32:07là, j'ai fait la démonstration
00:32:09en très peu de temps, me semble-t-il,
00:32:10que de l'argent, il y en a.
00:32:12Il faut la volonté politique.
00:32:13Et nous, au niveau des parlementaires communistes,
00:32:16cette volonté-là, on l'a.
00:32:18Alors, vous avez applaudi,
00:32:19mais peut-être qu'on peut faire un petit peu plus.
00:32:21C'est l'article 1 de la loi.
00:32:23Est-ce que vous seriez d'accord
00:32:24pour qu'elle soit votée ?
00:32:26Là, vous pouvez lever la main,
00:32:27comme ça, on le verra clairement
00:32:28si vous pensez que ces propositions-là
00:32:31sont des bonnes propositions.
00:32:33Allons-y.
00:32:36Voilà.
00:32:37Donc c'est bon, c'est adopté,
00:32:38en tout cas, la fête de l'humanité.
00:32:45Michel Leflon, vous êtes la présidente
00:32:48de la coordination de défense
00:32:50des hôpitaux de proximité et des maternités.
00:32:53Selon vous, quelle place doit prendre l'usager
00:32:56dans ces luttes ?
00:32:58Je pense que c'est un rôle essentiel,
00:33:01parce que dans les luttes qui ont lieu actuellement,
00:33:04on ne débouchera pas sans le soutien de la population.
00:33:10Quelques mots, peut-être,
00:33:11sur ce que c'est que la coordination nationale
00:33:13des comités de défense.
00:33:14Ça regroupe dans les comités
00:33:16à la fois des usagers,
00:33:19mais aussi des personnels et des élus.
00:33:21Et le but, c'est bien comment, tous ensemble,
00:33:24on défend l'hôpital.
00:33:27Et nous avons aussi un agrément, effectivement,
00:33:30pour être représentants d'associations d'usagers.
00:33:33Je pense que cette complémentarité,
00:33:37cette complémentarité entre les personnels,
00:33:39les usagers et les élus,
00:33:41est-ce qu'il fait notre richesse ?
00:33:42Alors, la coordination,
00:33:43on fait particulièrement parler d'elle,
00:33:45dans les endroits où il y a des fermetures de maternités,
00:33:48parce que souvent, c'est ce qui mobilise
00:33:49très, très largement les populations,
00:33:51parce que la naissance,
00:33:54c'est quelque chose de normal,
00:33:55et ce n'est pas normal
00:33:56qu'une maternité puisse fermer.
00:34:00Mais on a des comités un peu partout.
00:34:02Et je pense qu'on voit bien
00:34:04que la grève, c'est des fois,
00:34:06excusez-moi de dire ça,
00:34:07mais une grève de paradras,
00:34:08puisque vous êtes assignés à votre travail.
00:34:11Et que donc, les moyens de pression,
00:34:14c'est aussi la force du soutien de la population.
00:34:17Et on sait que la population vous soutient largement.
00:34:22Alors, pour nous, il y a urgence.
00:34:24Je pense qu'on est tous d'accord là-dessus.
00:34:27Et il faut qu'on arrive très rapidement
00:34:29à mobiliser,
00:34:31je ne peux que féliciter
00:34:33les parlementaires communistes
00:34:36avec leur proposition de loi,
00:34:38avec en particulier cet article 1.
00:34:41Nous, on dit qu'il y a aussi
00:34:44le vote de la loi de financement
00:34:45de la sécurité sociale
00:34:47qui va arriver très vite,
00:34:49je pense, en octobre,
00:34:51à l'Assemblée nationale,
00:34:53en novembre au Sénat,
00:34:55et qu'il faut que d'ici là,
00:34:57on arrive à mobiliser largement
00:34:59pour que, dans cette loi de financement
00:35:02de la sécurité sociale pour 2020,
00:35:04il y ait traduction
00:35:05d'une augmentation des dépenses de santé
00:35:09pour l'hôpital public.
00:35:11Parce que c'est ce que ne nous veut pas Buzyn.
00:35:13Y compris les 750 millions
00:35:17qu'elle donne là,
00:35:18il y a une bonne part,
00:35:19c'est pour donner des gages
00:35:20au secteur libéral.
00:35:24le service d'accès aux soins
00:35:26où elle réinvente le 15,
00:35:30c'est pour permettre aux libéraux
00:35:33d'entrer dans le jeu.
00:35:34Et déjà, la fédération hospitalière privée
00:35:37a annoncé qu'elle était prête
00:35:38à créer un ou deux services
00:35:40d'accueil des urgences en France
00:35:42par département.
00:35:44Et on voit bien
00:35:45qui va être pris dans ces services-là.
00:35:47ce n'est pas
00:35:51les gens les plus en difficulté,
00:35:53ce ne sont pas
00:35:53des services de proximité.
00:35:56Bref, c'est une catastrophe
00:35:57et c'est autrement
00:35:58qu'il faut orienter l'argent.
00:35:59Alors nous avons décidé
00:36:00qu'on allait s'adresser
00:36:02à l'ensemble des organisations
00:36:03susceptibles de signer un tel appel
00:36:05parce que nous sommes
00:36:06à la coordination extrêmement respectueuse
00:36:09des prérogatives des uns et des autres,
00:36:11des organisations syndicales,
00:36:13des organisations politiques,
00:36:14des associations.
00:36:16Nous sommes partis de l'idée
00:36:17de dire qu'il y avait de l'argent en France
00:36:19et qu'il fallait consacrer
00:36:20une plus grande partie
00:36:23de cette richesse
00:36:24qui était créée
00:36:25aux dépenses de santé
00:36:26pour que ça réponde aux besoins.
00:36:29Il y a un certain nombre d'associations
00:36:30qui nous ont dit
00:36:31on est d'accord avec vous
00:36:32mais ce n'est pas dans l'objet
00:36:33de notre association.
00:36:34Donc je pense qu'on va se contenter
00:36:36de dire
00:36:36il faut qu'on augmente
00:36:39les dépenses de santé en France
00:36:41et il faut que ça ait une traduction
00:36:42tout de suite
00:36:43pour le budget 2020 des hôpitaux
00:36:46parce qu'on ne peut pas attendre
00:36:48dans la situation catastrophique.
00:36:52Il y a une ville comme Mulhouse
00:36:54qui est quand même une grosse ville
00:36:57le service d'urgence
00:36:59est en difficulté profonde.
00:37:01S'il n'y a pas des moyens nouveaux
00:37:03de telle manière
00:37:04qu'il y ait des personnels
00:37:05et qu'il y ait des lits
00:37:07dans un service comme ça
00:37:07mais je prends cet exemple là
00:37:09mais c'est partout en France
00:37:10il faut qu'on réouvre des lits
00:37:12il faut qu'on mette des postes de personnel
00:37:15du personnel en plus
00:37:16sans ça on va vers une catastrophe sanitaire
00:37:18très très rapidement
00:37:19avec une prise en charge
00:37:22des gens qui peuvent par le privé.
00:37:24Donc il faut qu'on aille très vite
00:37:25donc on a décidé
00:37:26de lancer cet appel là
00:37:28en espérant
00:37:30d'une part
00:37:30qu'il y a de nombreuses organisations
00:37:33qui signent cet appel
00:37:34et puis que ça nous permette
00:37:36d'aller tous ensemble
00:37:39devant les permanences parlementaires
00:37:42des députés de la République en marche
00:37:43ou des députés des Républicains
00:37:45qui même s'ils ne sont pas forcément d'accord
00:37:47toujours avec Macron actuellement
00:37:50savent bien dire qu'il faut limiter les dépenses
00:37:54et qu'on aille tous ensemble dire devant les ARS
00:37:57mais aussi qu'on débatte entre nous
00:37:59parce que je ne pense pas
00:38:01et on ne pense pas à la coordination
00:38:05que ce tous ensemble nécessaire
00:38:07pour obtenir une augmentation
00:38:10des dépenses de santé
00:38:12et des recettes des hôpitaux
00:38:14on ne pense pas que ce tous ensemble
00:38:16doit être aussi
00:38:18on est tous d'accord sur des propositions
00:38:20parce que sans ça
00:38:21on va réduire le champ de ceux qui vont manifester
00:38:24et puis je pense que
00:38:25il y a un certain nombre d'organisations
00:38:27qui ont des propositions à nous faire
00:38:31j'entends ce que disent Alain Brunel
00:38:34et Laurence Cohen par exemple
00:38:37je pense qu'il faut qu'on mette ces débats
00:38:40dans la population
00:38:41parce que ça va être aussi un moyen
00:38:44y compris d'expliquer
00:38:47qu'il y a de l'argent en France
00:38:48parce que je pense que
00:38:50parmi les personnels hospitaliers
00:38:52pour ne prendre que cet exemple là
00:38:53tout le monde n'en est pas convaincu
00:38:55je pense que ça va permettre aussi
00:38:57de rediscuter
00:38:59sur quel est le sens de la cotisation
00:39:01quel est le sens
00:39:02de la protection sociale
00:39:03plus largement
00:39:04bref d'animer
00:39:06un débat en France
00:39:07dans les territoires
00:39:08cet appel on ne le réussira
00:39:10évidemment
00:39:11que si
00:39:12ce n'est pas un cartel d'organisation
00:39:14qui signe
00:39:15mais si c'est pris
00:39:16en charge
00:39:17à la base
00:39:18dans chacun de nos départements
00:39:24donc
00:39:25on voit bien que
00:39:27les urgences
00:39:28des urgences en général
00:39:30mais plus largement
00:39:32c'est l'ensemble du système de santé
00:39:34qui va très très mal
00:39:35d'ailleurs l'élargissement
00:39:36que vous proposez
00:39:37il est proposé
00:39:38à l'ensemble des services hospitaliers
00:39:41ça je crois que vous ne l'avez pas dit
00:39:43si ?
00:39:44ah ben alors
00:39:44j'étais sourde à ce moment là
00:39:46bon
00:39:47donc à l'ensemble des services hospitaliers
00:39:51il y a un sujet
00:39:53qu'on souhaitait aborder
00:39:54malgré le temps qui passe
00:39:55tout de même
00:39:56c'est celui de la situation
00:39:58du médicament en France
00:40:00les scandales
00:40:02se multiplient
00:40:04un chiffre peut-être
00:40:05pour résumer
00:40:06pour résumer cette situation
00:40:0844 ruptures de stock
00:40:11en 88
00:40:13en 1988
00:40:14on est passé à 868
00:40:16en 2018
00:40:18alors qu'est-ce qui se passe ?
00:40:21qu'est-ce qui produit
00:40:22une telle situation
00:40:24dramatique
00:40:25pour bien des patients
00:40:26bien des malades ?
00:40:28bonjour
00:40:29donc Yann Mazins
00:40:30je travaille dans l'union
00:40:32France Asso Santé
00:40:33qui rassemble
00:40:3480
00:40:34à peu près 80 associations
00:40:36qui oeuvrent
00:40:37dans le champ de la santé
00:40:38alors
00:40:39je fais un lien direct
00:40:40avec le sujet
00:40:41c'est quand même important
00:40:43puisque en fait
00:40:43les pénuries de médicaments
00:40:45il y a à peu près
00:40:46une personne sur quatre
00:40:47ici qui a été confrontée
00:40:48c'est notre enquête nationale
00:40:50vous vous en rendez compte
00:40:51quand vous êtes à l'officine
00:40:52et quand on vous dit
00:40:53écoutez il n'y a pas de médicaments
00:40:55voilà
00:40:55généralement ça s'arrête un peu là
00:40:57mais en fait
00:40:58les pénuries de médicaments
00:40:59c'est surtout à l'hôpital
00:41:01énormément à l'hôpital
00:41:02et principalement à l'hôpital
00:41:03par contre c'est beaucoup plus compliqué
00:41:05pour l'usager ou l'usagère
00:41:07d'avoir une visibilité
00:41:08sur ces pénuries
00:41:09donc on a des protocoles
00:41:12dans le cancer de la vessie
00:41:14qui sont arrêtés
00:41:15on a des personnes
00:41:16à qui on interrompt
00:41:18leur protocole
00:41:19mais elles n'ont pas
00:41:19une visibilité directe
00:41:21sur la situation
00:41:22qui est assez dramatique
00:41:23et je fais un lien aussi
00:41:24avec notre sujet là
00:41:25puisque plusieurs personnes
00:41:28et professionnels de santé
00:41:29se sont exprimés
00:41:30sur la question
00:41:31c'est que
00:41:32à l'hôpital
00:41:32on voit qu'on consacre
00:41:34de plus en plus de temps
00:41:36pour arriver à gérer
00:41:37ces pénuries
00:41:38à l'APHP
00:41:38je crois que maintenant
00:41:39il y a 4 temps pleins
00:41:40pour essayer de limiter la casse
00:41:42donc ça aussi
00:41:43ça a des conséquences vitales
00:41:44pour les personnes
00:41:45et puis aussi
00:41:45ça a des conséquences
00:41:46pour la qualité
00:41:48de leur prise en charge
00:41:49avec notamment
00:41:51une part vraiment conséquente
00:41:54du temps humain
00:41:54qui est dédiée
00:41:56à cette problématique
00:41:58alors quand on dit
00:41:5940 médicaments en rupture
00:42:01en 2008
00:42:02et c'est maintenant
00:42:03une prévision
00:42:04de 1200 en 2019
00:42:06donc on est à x30
00:42:07en fait
00:42:08c'est pire que ça
00:42:09parce qu'en fait
00:42:10ce ne sont que
00:42:11des médicaments
00:42:12à ce qu'on appelle
00:42:13un intérêt thérapeutique majeur
00:42:15ce qui est largement contestable
00:42:16d'ailleurs
00:42:16c'est les médicaments
00:42:18sur lesquels
00:42:19on a quelques obligations
00:42:21de la part des industriels
00:42:23quelques
00:42:24j'y reviendrai
00:42:24et c'est des médicaments
00:42:26pour lesquels
00:42:27on a des outils de suivi
00:42:29mais en fait
00:42:30les médicaments
00:42:31en pénurie
00:42:32en fait
00:42:33sont beaucoup plus nombreux
00:42:34et avec des conséquences
00:42:36majeures
00:42:36pour les malades
00:42:38au quotidien
00:42:39alors
00:42:39comment on en est arrivé là
00:42:41en fait
00:42:41je pourrais vous faire
00:42:42une réponse
00:42:42très langue de bois
00:42:43je pourrais vous dire
00:42:45tout le monde est responsable
00:42:46vous savez
00:42:47il y a une demande
00:42:48qui augmente
00:42:49il y a mondialisation
00:42:51etc
00:42:51bon
00:42:52il faut se mettre
00:42:53tout le monde autour
00:42:53de la table
00:42:54pour en discuter
00:42:55mais en fait
00:42:57très bien
00:42:57il y a peut-être
00:42:58des mesures macro
00:42:59qui doivent être
00:43:00mises en place
00:43:01certainement
00:43:01mais nous on voit
00:43:02que dans le cadre
00:43:03national
00:43:04on a quand même
00:43:05un problème
00:43:05c'est que
00:43:06on voit quand même
00:43:07des discours récurrents
00:43:08sur la responsabilisation
00:43:09du patient
00:43:11sur le patient
00:43:13consommateur de soins
00:43:13et en fait
00:43:14on n'arrive pas
00:43:16à assurer le minimum vital
00:43:17à savoir
00:43:18leur fournir
00:43:19des médicaments
00:43:20au quotidien
00:43:20donc on a quand même
00:43:21un souci
00:43:22et nous on aimerait bien
00:43:23quand même attraper
00:43:24la problématique
00:43:25par ce bout
00:43:26et on voit que
00:43:27dans le cadre national
00:43:28on a quand même
00:43:29des choses assez concrètes
00:43:31qui émergent
00:43:32et des propositions
00:43:33que nous faisons
00:43:34c'est qu'on a
00:43:35des obligations
00:43:36de par la loi
00:43:37pour notamment
00:43:39des industriels
00:43:40qui profitent largement
00:43:41de la sauvabilité
00:43:43d'un système de santé
00:43:44de notre système solidaire
00:43:47donc ils en profitent largement
00:43:48pendant très très longtemps
00:43:49ils ont une obligation
00:43:51d'approvisionner
00:43:51en médicaments
00:43:52mais en fait
00:43:53ils n'ont pas de sanctions
00:43:54derrière
00:43:54et ça c'est un vrai problème
00:43:56parce que
00:43:57qui ne dit pas de sanctions
00:43:58dit pas de jugement
00:43:59qui ne dit pas de jugement
00:44:01et bien en fait
00:44:01on ne sait pas
00:44:01qui est responsable
00:44:02et on a
00:44:03et nous on peut
00:44:04en témoigner
00:44:05d'ailleurs même
00:44:05des autorités
00:44:06comme la haute autorité
00:44:07de santé
00:44:07se sont exprimées
00:44:08en pointant
00:44:08un certain nombre
00:44:09de situations
00:44:10où les industriels
00:44:12étaient responsables
00:44:13en gros
00:44:14des stratégies industrielles
00:44:15qui conduisaient
00:44:16à des pénuries
00:44:17de médicaments
00:44:18avec des conséquences
00:44:19pour les malades
00:44:20donc ça c'est quand même
00:44:21largement étayé
00:44:22donc j'arrête
00:44:23j'arrête de commercialiser
00:44:24un médicament
00:44:25pour une stratégie
00:44:27financière
00:44:27je change
00:44:29je change de stratégie
00:44:31etc.
00:44:31et ça on n'est pas capable
00:44:32de le sanctionner
00:44:34financièrement
00:44:34nous on ne se fait pas
00:44:35d'illusions
00:44:37ça sera toujours
00:44:38malheureusement
00:44:38très peu dissuasif
00:44:39mais par contre
00:44:40ça permettrait
00:44:41très concrètement
00:44:42de pointer les responsabilités
00:44:44et nous on est quand même
00:44:44un peu gêné
00:44:45quand on voit
00:44:46notamment des industriels
00:44:47qui gonflent les muscles
00:44:48en disant
00:44:49la maladie ne dort jamais
00:44:50nous non plus
00:44:51etc.
00:44:51et que de l'autre côté
00:44:53il y a quand même
00:44:53des stratégies
00:44:54qui ont des conséquences
00:44:56vitales pour les personnes
00:44:57donc nous on aimerait
00:44:58que ça démarre par là
00:45:00et qu'on mette
00:45:01clairement
00:45:02en avant
00:45:03et qu'on soit capable
00:45:03de pointer les responsabilités
00:45:05qui mènent à cette situation
00:45:06voilà
00:45:12je vais réinterpeller
00:45:13les parlementaires
00:45:14sur leur loi
00:45:15ensuite
00:45:16j'interrogerai
00:45:17Carole Nufiat
00:45:17sur les EHPAD
00:45:19il ne faut pas que
00:45:20il ne faut pas que
00:45:21il y a un article
00:45:22sur la question
00:45:23du médicament
00:45:24vous avez prévu
00:45:25un article
00:45:25sur la question
00:45:26du médicament
00:45:27dans cette loi d'urgence
00:45:31je ne vais pas revenir
00:45:32sur ce qu'il a dit
00:45:34sur les médicaments
00:45:35c'est la réalité
00:45:36effectivement
00:45:36et l'hôpital
00:45:38mais aussi
00:45:38tous les citoyens
00:45:39aujourd'hui
00:45:40vivent cette situation
00:45:42catastrophique
00:45:43ça va même
00:45:44à la course
00:45:44maintenant
00:45:45d'aller dans
00:45:45telle et telle pharmacie
00:45:46pour essayer
00:45:46de trouver son médicament
00:45:47et des fois
00:45:48on commande plusieurs boîtes
00:45:49parce que telle pharmacie
00:45:50elle a justement
00:45:52ce qu'il faut
00:45:52et la pharmacie
00:45:53d'à côté
00:45:53elle n'en a pas
00:45:53ça devient dramatique
00:45:54nous on propose
00:45:55effectivement
00:45:56un pôle public
00:45:56du médicament
00:45:58que tout soit géré
00:45:59au niveau national
00:46:00mais en même temps
00:46:00on propose une commission
00:46:02du médicament
00:46:03et nationale
00:46:04bon ça c'est pour
00:46:05les propositions
00:46:06maintenant je voudrais
00:46:07revenir sur tout
00:46:07ce qui a été dit
00:46:08parce que moi
00:46:09je partage à 100%
00:46:10comme mes collègues
00:46:11ce cri de souffrance
00:46:12ce cri de colère
00:46:13qui s'exprime
00:46:14actuellement
00:46:15par les services
00:46:16des urgences
00:46:17mais aussi
00:46:18qui s'exprime
00:46:18depuis un certain
00:46:19nombre de mois
00:46:20même d'années
00:46:20dans tous les services
00:46:22des hôpitaux
00:46:22il y a un ras-le-bol
00:46:23et moi quand je fais
00:46:24le tour de France
00:46:25des hôpitaux
00:46:26avec mes collègues
00:46:27on en est à 150
00:46:28aujourd'hui
00:46:28mais qu'est-ce qu'on entend
00:46:29on prémette
00:46:30tous les personnels ici
00:46:31sur la place de l'humanité
00:46:32et on dirait en même temps
00:46:33dit ce que vous avez à dire
00:46:34ils le diraient tous
00:46:35d'une même voix
00:46:36sans
00:46:36voilà
00:46:37c'est ça qui se passe
00:46:38on fait de l'hôpital
00:46:39une marchandise
00:46:40on travaille plus
00:46:41avec l'être humain
00:46:42c'est plus l'être humain
00:46:46c'est tout ça
00:46:47qui ne va pas dans cet hôpital
00:46:48alors
00:46:49on est
00:46:50on est pour la dignité
00:46:52on est pour le respect
00:46:53parce que
00:46:53il y a le mal à l'aise
00:46:54moi le personnel
00:46:55il me dit
00:46:56j'ai appris le protocole
00:46:57de la bientraitance
00:46:58et maintenant je suis
00:46:58dans la maltraitance
00:46:59ce n'est plus ce que j'ai appris
00:47:01c'est pas ce que j'ai appris
00:47:03à l'école
00:47:03maintenant
00:47:04nous
00:47:05on est en souffrance
00:47:06mais
00:47:07les patients sont également
00:47:08en souffrance
00:47:09et donc on ne peut pas
00:47:10continuer comme ça
00:47:11parce qu'on met en danger
00:47:12le patient
00:47:13et on est nous-mêmes
00:47:14en danger
00:47:14c'est ça qui arrive aujourd'hui
00:47:16donc on ne peut pas
00:47:16laisser passer ça
00:47:17alors madame Buzyn
00:47:18Macron et compagnie
00:47:20ils sont au courant
00:47:20de la situation
00:47:21ils ont une volonté politique
00:47:23de tout casser
00:47:23ils déroulent le tapis rouge
00:47:25pour le privé
00:47:26pour tout privatiser
00:47:27et foutre en l'air
00:47:28tout ce qui était
00:47:29et bien ils ne savent pas
00:47:30qu'on est là
00:47:30et que nous
00:47:31on ne va pas se laisser faire
00:47:32parce que nous
00:47:33on est rassemblés
00:47:34et je rappellerai simplement
00:47:35une chose
00:47:36c'est que
00:47:37l'hôpital
00:47:37c'est notre bien commun
00:47:39c'est le bien de tous
00:47:41ça n'appartient
00:47:41à aucun parti politique
00:47:42c'est à nous
00:47:43d'en faire cet outil
00:47:45pour que chaque patient
00:47:46chaque citoyen
00:47:47quand il rentre
00:47:47il peut dire
00:47:48quelle que soit
00:47:48sa situation sociale
00:47:49il sera accueilli
00:47:51et soigné
00:47:52et bien c'est pour ça
00:47:52que nous faisons
00:47:53des propositions
00:47:54et c'est dans ce cadre là
00:47:55que nous menons ce combat
00:47:56et quand Macron
00:47:57il dit
00:47:57c'est fini
00:47:58il n'y aura plus de rabot
00:47:59au niveau financier
00:48:00en avril 2018
00:48:02au niveau financier
00:48:03dans les dépenses
00:48:03des hôpitaux
00:48:04la même année
00:48:05il demande aux hôpitaux
00:48:06de se serrer la ceinture
00:48:08et d'avoir en moins
00:48:09des dépenses
00:48:10d'un milliard 6
00:48:10l'année qui suit
00:48:11900 millions
00:48:12on a 2 milliards 5
00:48:13qu'est-ce que c'est
00:48:14ces 754 millions
00:48:15Mme Buzyn dit
00:48:16moi j'étais un poitier
00:48:17tout va bien poitier
00:48:18et bien Mme Buzyn
00:48:19au lieu de mettre
00:48:20professeur Carly
00:48:21au lieu de mettre
00:48:22M. Meignet
00:48:23qui est le député
00:48:24qui a fait votre loi
00:48:25la loi santé 2022
00:48:26alors qu'on est en 2019
00:48:27et nous on voudrait
00:48:28qu'elle rende des comptes
00:48:29en 2019
00:48:29et bien nous on dit
00:48:31allez voir
00:48:32les 250 services
00:48:33parce que
00:48:34c'est la meilleure mission
00:48:36d'études
00:48:37qui puisse exister
00:48:38c'est la réalité
00:48:40ils vont vous le dire
00:48:40Mme Buzyn
00:48:41mais elle dit
00:48:42non
00:48:42on a mis quelqu'un
00:48:43on va vous dire
00:48:44ce qu'on va faire
00:48:44au mois d'octobre
00:48:45et bien non
00:48:45ça ne peut pas durer
00:48:46comme ça
00:48:46et le premier ministre
00:48:47quand je l'ai rencontré
00:48:48il me dit
00:48:48oh là là là
00:48:49je suis d'accord
00:48:50avec vous
00:48:51mais je m'en fous
00:48:52qu'il soit d'accord
00:48:53avec moi
00:48:53moi je veux qu'il prenne
00:48:54des décisions
00:48:54des positions
00:48:55et moi je pense
00:48:56que là
00:48:57on est à tournant
00:48:59extraordinaire
00:48:59moi j'ai dit
00:49:00au premier ministre
00:49:00vous savez
00:49:01tous les hôpitaux
00:49:02que j'ai visité
00:49:02les EHPAD
00:49:03la cocotte va exploser
00:49:04ça ne peut pas durer
00:49:05comme ça
00:49:06la cocotte va exploser
00:49:07parce que
00:49:08à un moment donné
00:49:09écoutez
00:49:10quand même
00:49:10dans les hôpitaux
00:49:12suicide
00:49:13burn out
00:49:14violence
00:49:15on n'a jamais vu ça
00:49:16depuis un certain
00:49:17nombre d'années
00:49:17le service
00:49:18il se dégrade
00:49:19et on le laisse dégrader
00:49:20alors effectivement
00:49:21on a fait ces propositions
00:49:22effectivement
00:49:23je m'arrêterai là
00:49:24et vous remarquerez
00:49:25que les parlementaires
00:49:26sont en blanc
00:49:27je ne sais pas pourquoi
00:49:37Caroline
00:49:39il y a eu un mouvement
00:49:40très très important
00:49:41dans les EHPAD
00:49:41ça continue un peu
00:49:43il y a des mobilisations
00:49:44assez régulièrement
00:49:45vous vous avez participé
00:49:47à la mission Flash
00:49:49lancée au moment
00:49:50de cette mobilisation
00:49:52il y a eu un rapport
00:49:53derrière
00:49:53conséquent
00:49:54il y a eu des annonces
00:49:55en pagaille
00:49:56on en est où
00:49:57dans les EHPAD
00:49:59encore pire qu'avant
00:50:00je suis désolée
00:50:01pour ma voix
00:50:02mais alors
00:50:03avant qu'elle ne s'essouffle
00:50:05j'en profite
00:50:06pour remercier
00:50:06les camarades
00:50:07de l'infirmerie
00:50:08de la fête
00:50:09qui sont là
00:50:10et qui travaillent
00:50:11en ce moment
00:50:11pour soigner
00:50:12les petits
00:50:13et les gros bobos
00:50:14et qui depuis hier
00:50:16pour que je puisse
00:50:17parler de la santé
00:50:18essayent de trouver
00:50:18quelque chose
00:50:20pour que ma voix
00:50:21puisse tenir
00:50:21et aux militants
00:50:22qui sont allés chercher
00:50:23du thym
00:50:24de la lavande
00:50:24du miel
00:50:25pour me faire
00:50:25des concoctions
00:50:26ça a l'air
00:50:27de fonctionner
00:50:28donc merci
00:50:29les EHPAD
00:50:30il n'y a eu
00:50:31aucune avancée
00:50:31on avait demandé
00:50:33un ratio
00:50:33soignant-résident
00:50:36et je suis d'autant
00:50:37plus énervée
00:50:38que là
00:50:38dans l'une des annonces
00:50:40de Buzyn
00:50:41c'est de dire
00:50:42les personnes âgées
00:50:44des EHPAD
00:50:44ne passeront plus
00:50:45par les urgences
00:50:46elles iront directement
00:50:47dans les services
00:50:49allô Agnès
00:50:50il y a un problème
00:50:51on serait assez
00:50:51dans les EHPAD
00:50:52on n'hospitaliserait pas
00:50:54nos résidents
00:50:55il passerait pas
00:50:56par la case urgence
00:50:57c'est de l'hypocrisie
00:50:59c'est de l'hypocrisie
00:51:01parce qu'elle n'arrête pas
00:51:02de nous répondre
00:51:03dans l'hémicycle
00:51:04qu'elle est médecin
00:51:05qu'elle sait
00:51:06je ne me sens pas
00:51:07représentée
00:51:08par cette personne
00:51:09qui a eu quand même
00:51:10le culot
00:51:10pendant le premier
00:51:11projet de loi de finances
00:51:13de la sécurité sociale
00:51:14de bien me rappeler
00:51:15que je n'étais
00:51:16qu'une aide soignante
00:51:17en me disant
00:51:17je comprends
00:51:19madame Fiat
00:51:19que vous ne compreniez pas
00:51:21elle est hypocrite
00:51:22elle ne veut pas
00:51:23entendre le bon sens
00:51:24de nos amendements
00:51:25des différentes propositions
00:51:27de loi
00:51:27et moi je veux dire
00:51:28un grand merci
00:51:29à tous les collègues
00:51:30en grève
00:51:31je viens de faire
00:51:31pendant 6 mois
00:51:32la mercredi
00:51:33on rend un rapport
00:51:34sur la psychiatrie
00:51:35et je peux vous dire
00:51:37que j'avais deux
00:51:37en marche avec moi
00:51:38j'étais pas peu fière
00:51:40quand on arrivait
00:51:41dans les hôpitaux
00:51:42avec un sourire
00:51:42jusque là
00:51:43de leur dire
00:51:44oh oh
00:51:45il y a des copains
00:51:47alors eux
00:51:48ils se planquaient
00:51:48dans le bureau
00:51:49du directeur
00:51:50et j'avais dit
00:51:51que je ferais passer
00:51:51le message
00:51:52et un gros merci
00:51:52à l'hôpital marchand
00:51:53de Toulouse
00:51:54qui m'avait préparé
00:51:55un bon café
00:51:56meilleur que chez le directeur
00:51:57et qui avait laissé
00:51:58les députés en marche
00:51:59partir
00:52:00voir la direction
00:52:01pour discuter avec moi
00:52:02avec les grévistes
00:52:04la situation est vraiment
00:52:06terrible
00:52:07le 26
00:52:09logiquement
00:52:09il y a une grande mobilisation
00:52:11et là
00:52:11j'invite tout le monde
00:52:12les collègues
00:52:13sont réquisitionnés
00:52:14donc on peut pas
00:52:16être des milliers
00:52:16des millions
00:52:17dans la rue
00:52:17parce qu'ils sont réquisitionnés
00:52:19alors s'il y en a
00:52:20les 26
00:52:21qui sont en repos
00:52:22ou qui savent pas quoi faire
00:52:23faites vous une belle pancarte
00:52:24et représentez
00:52:25un soignant réquisitionné
00:52:27pour montrer que
00:52:2992% des français
00:52:30les soutiennent
00:52:31c'est bien
00:52:31mais aller dans la rue
00:52:32les soutenir
00:52:33ce sera vraiment mieux
00:52:34et là on s'en sortira
00:52:47alors les parlementaires communistes
00:52:50et ceux de la France insoumise
00:52:53pouvez-vous dire en quelques mots
00:52:55pourquoi aujourd'hui
00:52:56vous soutenez les grévistes
00:52:59qui font grève
00:53:00depuis maintenant environ 6 mois
00:53:04voilà en quelques mots
00:53:08je crois que notre soutien
00:53:10au gréviste
00:53:12il est clair
00:53:13on l'a dit
00:53:15avec des mots différents
00:53:17mais finalement
00:53:18voilà
00:53:18pour nous
00:53:19c'est absolument essentiel
00:53:21de faire bloc
00:53:22contre la politique
00:53:23qui est menée
00:53:25aujourd'hui
00:53:25contre le système de santé
00:53:27et particulièrement
00:53:28contre l'hôpital public
00:53:29et contre les EHPAD
00:53:30ça c'est quelque chose
00:53:31d'important
00:53:32mais ce que je voudrais dire
00:53:33quand même
00:53:34c'est que sur les propositions
00:53:35d'ailleurs
00:53:36on a sorti un petit tract
00:53:39pour la fête de l'Ulma
00:53:41suite à notre tour de France
00:53:43des hôpitaux
00:53:44alors bon
00:53:45ce sont les parlementaires communistes
00:53:47qui ont fait ce travail
00:53:48mais c'est quand même assez original
00:53:49parce que c'est
00:53:50on a construit des propositions
00:53:52en rapport
00:53:54avec tous les personnels
00:53:55qu'on a rencontrés
00:53:56parce qu'on a pratiqué comme ça
00:53:58dans les hôpitaux
00:53:58on a rencontré les syndicalistes
00:54:00on a rencontré les collectifs d'usagers
00:54:02les directions aussi
00:54:03et donc on a travaillé
00:54:05à des propositions de loi
00:54:06elles ne sont pas à prendre
00:54:07ou à laisser
00:54:08mais en tout cas
00:54:09c'est pour montrer
00:54:10qu'il y a d'autres politiques
00:54:12et d'autres choix
00:54:13qui sont possibles
00:54:14et puisque tout à l'heure
00:54:15vous nous interrogiez
00:54:16en tout cas Alain et moi
00:54:18sur le premier article
00:54:19j'ai dit très brièvement
00:54:22sur les questions de financement
00:54:23mais il y a quand même
00:54:24deux articles
00:54:26deux articles
00:54:27mais surtout
00:54:28deux propositions
00:54:29de loi
00:54:29qui nous tiennent
00:54:30particulièrement à coeur
00:54:32c'est un
00:54:33et ça répond
00:54:35à tout ce qui a été dit
00:54:36autour de cette table
00:54:37c'est le fait
00:54:38qu'un moratoire
00:54:39contre les fermetures
00:54:41d'hôpitaux
00:54:41de services
00:54:42et de lits
00:54:43c'est porté
00:54:45par les deux groupes parlementaires
00:54:46à l'Assemblée nationale
00:54:48et au Sénat
00:54:49et c'est Alain
00:54:51qui est fer de lance
00:54:52pour faire en sorte
00:54:54qu'il y ait une pétition
00:54:56qui soit largement signée
00:54:57pourquoi j'insiste là dessus
00:54:58parce qu'on a fait
00:55:00cette proposition de loi
00:55:01dans mon groupe au Sénat
00:55:02en 2014
00:55:03elle a été rejetée
00:55:06et depuis 2014
00:55:07regardez le nombre
00:55:09d'établissements
00:55:09qui ont été fermés
00:55:11le nombre de lits
00:55:12qui ont été fermés
00:55:13et la deuxième proposition
00:55:14déposée dans les deux chambres
00:55:17et qui sont plus particulièrement
00:55:19du coup portées
00:55:21par notre groupe au Sénat
00:55:22on se partage la tâche
00:55:23on n'est pas des grands grands groupes
00:55:25même si on a une force de frappe importante
00:55:27et un enthousiasme débordant
00:55:29ceci dit
00:55:30nous on prend
00:55:31Agnès Buzyn au mot
00:55:33il l'a dit tout à l'heure Pelou
00:55:35quand elle ose dire
00:55:37qu'elle ne va plus
00:55:38fermer d'hôpitaux de proximité
00:55:40qu'est-ce qu'elle fait en réalité ?
00:55:42et ça c'est vraiment
00:55:43d'un cynisme
00:55:45et d'une malhonnêteté intégrale
00:55:47et je le dis
00:55:48et je l'affirme
00:55:49qu'est-ce qu'elle fait ?
00:55:50elle ne ferme plus
00:55:52soi-disant les hôpitaux de proximité
00:55:54mais elle les vide
00:55:55elle retire tous les services
00:55:58de ces hôpitaux de proximité
00:56:00elle ferme les lits
00:56:02elle les rend comme des coquilles vides
00:56:04donc après elle a beau jeu de dire
00:56:06mais ça ne sert plus à rien
00:56:07donc on peut les fermer
00:56:08donc nous on porte
00:56:10une autre définition
00:56:12des hôpitaux de proximité
00:56:14avec des services d'urgence
00:56:15avec des services essentiels
00:56:17et la troisième chose
00:56:18qui nous tient particulièrement à coeur
00:56:20c'est qu'ils sont en train de pleurer
00:56:22sur les déserts médicaux
00:56:23sur le manque de praticiens
00:56:24etc.
00:56:25mais l'aspiration très grande
00:56:27dans le monde des soignants
00:56:29dans le monde de la santé
00:56:30c'est qu'il y ait finalement
00:56:31un exercice collectif
00:56:33un exercice salarié
00:56:34et bien nous
00:56:35on propose qu'adossé
00:56:36à chaque hôpital
00:56:37dans chaque bassin de vie
00:56:39il y ait un centre de santé
00:56:41et un centre de santé
00:56:43mes chers amis
00:56:43mes chers camarades
00:56:45c'est pas une maison médicale
00:56:47c'est pas du libéral
00:56:48ce sont des professionnels
00:56:50qui sont salariés
00:56:51et c'est le tiers payant
00:56:52qui est développé
00:56:54en faveur de tous les patients
00:56:56pour qu'il n'y ait pas
00:56:57justement d'exclusion
00:56:58donc c'est ça que nous portons aussi
00:57:09oui non juste deux points
00:57:10pour qu'on soutienne les soignants
00:57:13ça tombe bien
00:57:14ils ont à peu près
00:57:14les mêmes revendications que nous
00:57:16donc on se voyait mal
00:57:17ne pas les soutenir
00:57:19juste un petit mot
00:57:20pour dire qu'au tout début
00:57:22de la mobilisation
00:57:23c'était la secrétaire d'état
00:57:25de Buzyn qui avait dit
00:57:27oh là là ça va
00:57:28ça représente que 50 services
00:57:29je me suis fait plaisir
00:57:31au mois de juin
00:57:32pour c'était ma santé 2022
00:57:34j'étais montée à la tribune
00:57:35puis j'avais cité
00:57:37les 181 services
00:57:39le jour là
00:57:40à la tribune
00:57:41histoire de dire
00:57:42à Agnès
00:57:43attention
00:57:44ça augmente
00:57:44alors là on en est à 250
00:57:46on en a la moitié
00:57:47on commence à voir
00:57:48que ça commence à plier
00:57:49donc évidemment
00:57:51grâce aux mobilisations
00:57:52on peut faire plier Buzyn
00:57:53on va pas s'en priver
00:57:54donc ça paraît assez logique
00:57:57et je pense
00:57:58voilà le sondage
00:57:59est tombé cette semaine
00:58:0092% des français
00:58:02qui soutiennent
00:58:03la mobilisation
00:58:04j'ai envie de dire
00:58:05c'est dommage
00:58:06le parlement
00:58:07c'est censé représenter
00:58:08le peuple
00:58:09c'est dommage
00:58:09qu'on n'ait pas 92%
00:58:11de parlementaires
00:58:12qui soutiennent
00:58:12les revendications
00:58:20alors je m'adresse
00:58:22à la CGT
00:58:23et au collectif
00:58:24intérieur urgence
00:58:25comment vous voyez
00:58:26la suite du mouvement
00:58:28je sais que mardi
00:58:30l'assemblée générale
00:58:31avait voté
00:58:31la poursuite
00:58:32de la grève
00:58:32expliquez nous
00:58:34comment vous voyez
00:58:34la suite du mouvement
00:58:35et puis quelles sont
00:58:36les prochaines dates
00:58:36fortes
00:58:37que vous allez porter
00:58:40dans les semaines à venir
00:58:47alors là
00:58:48au niveau de l'AG
00:58:50du 10
00:58:50il a été convenu
00:58:52qu'on restait
00:58:53sur trois revendications
00:58:54qui étaient
00:58:55ni négociables
00:58:56ni amendables
00:58:56on arrête
00:58:57de parlementer
00:58:58avec la ministre
00:58:59sur des plans
00:58:59de recherche
00:59:00et d'études
00:59:01et compagnie
00:59:01qui n'ont aucun rapport
00:59:02avec nos revendications
00:59:03légitimes de base
00:59:04c'est à dire
00:59:05un meilleur salaire
00:59:06plus d'effectifs
00:59:07et plus de lits
00:59:08dans les hôpitaux
00:59:08et ça
00:59:09ces revendications là
00:59:10elles concernent
00:59:11tous les secteurs
00:59:12hospitaliers
00:59:13tous les gens
00:59:14qui travaillent
00:59:14dans le monde
00:59:15hospitalier
00:59:15sont concernés
00:59:16par ces trois
00:59:17revendications là
00:59:18on a appelé
00:59:19très ouvertement
00:59:20à un élargissement
00:59:21du combat
00:59:22je pense qu'à l'heure
00:59:23actuelle
00:59:23si on veut
00:59:25négocier
00:59:25sur la tarification
00:59:27et sur le budget
00:59:28global de l'hôpital
00:59:29les urgences
00:59:30seules n'y arriveront pas
00:59:31il faut absolument
00:59:32qu'on soit unis
00:59:33avec tous les services
00:59:34hospitaliers
00:59:35et même au delà
00:59:35de l'hôpital
00:59:36tous ceux qui travaillent
00:59:37au sein des services
00:59:39médicaux
00:59:41de la santé
00:59:41et c'est que
00:59:43si on a cette union là
00:59:45qu'on pourra réussir
00:59:46à avoir
00:59:47un gain de cause
00:59:48ou au moins
00:59:48un progrès
00:59:49sur l'état
00:59:50de l'hôpital public
00:59:51à l'heure actuelle
00:59:58alors oui effectivement
00:59:59l'élargissement
01:00:00l'élargissement
01:00:01j'ai pas cité tout à l'heure
01:00:02effectivement les usagers
01:00:03ça c'est important pour nous
01:00:05parce que
01:00:05ce que tu rappelais tout à l'heure
01:00:07on est assigné
01:00:08on continue la grève
01:00:09mais on travaille
01:00:10toute la semaine
01:00:12on fait des réunions
01:00:13toute la semaine
01:00:14on essaie de mobiliser
01:00:15les collègues
01:00:16toute la semaine
01:00:16on rencontre des gens
01:00:18toute la semaine
01:00:18on répond à la presse
01:00:20toute la semaine
01:00:20et on va au travail
01:00:21et on continue d'assurer
01:00:23nos missions de service public
01:00:24donc c'est épuisant
01:00:25même si
01:00:26on voit à l'heure actuelle
01:00:28que ça porte ses fruits
01:00:29et on sait pourquoi
01:00:30on le fait
01:00:30donc on continue
01:00:31et on voit bien
01:00:32que
01:00:34les différentes personnes
01:00:35qui sont autour de nous
01:00:36nous soutiennent
01:00:37et les 92%
01:00:38on le sent même
01:00:38au quotidien
01:00:39dans nos services
01:00:41les patients
01:00:42parce qu'en fait
01:00:43madame Buzyn
01:00:43elle culpabilise les patients
01:00:44en plus on parle
01:00:46beaucoup de violence
01:00:46mais on parle pas aussi
01:00:47de tous les patients
01:00:48qui viennent nous voir
01:00:49et qui nous disent
01:00:49on sait très bien
01:00:50que vous êtes en train
01:00:51de courir toute la journée
01:00:52on n'a pas osé
01:00:52vous demander telle et telle chose
01:00:54et qui se restreignent
01:00:55eux aussi
01:00:56parce qu'ils savent très bien
01:00:57qu'on n'est plus en mesure
01:00:59de les accueillir
01:00:59je voulais juste revenir
01:01:00sur le fait que
01:01:02la catastrophe sanitaire
01:01:03on y est déjà
01:01:03et je pense que c'est pour ça
01:01:05que ça fait 6 mois
01:01:06qu'on n'arrive pas
01:01:07à s'arrêter
01:01:07parce qu'on sait très bien
01:01:08qu'on ne pourra pas retourner
01:01:09dans nos services
01:01:10tels quels
01:01:11que le risque là
01:01:12le risque
01:01:13c'est la désertification
01:01:14des services
01:01:14par le personnel
01:01:16on ne peut plus travailler
01:01:17dans ces conditions
01:01:17et on va se retrouver
01:01:19avec une désertion
01:01:21totale des services
01:01:22et un vrai problème
01:01:24de mission de service public
01:01:25qui va s'arrêter
01:01:26à un moment donné
01:01:27la deuxième chose
01:01:29c'est
01:01:31le mépris
01:01:31clair
01:01:32de madame Buzyn
01:01:33vis-à-vis de nous
01:01:34ça fait 6 mois
01:01:35qu'on a exactement
01:01:36les mêmes revendications
01:01:37et 6 mois
01:01:37qu'elle nous pond
01:01:38des projets
01:01:39qui n'ont rien à voir
01:01:40avec ce qu'on dit
01:01:41rien à voir
01:01:41avec ce que le terrain
01:01:42lui dit
01:01:43et elle y met
01:01:44beaucoup d'argent
01:01:45donc on se dit
01:01:46750 millions d'euros
01:01:47elle aurait très bien
01:01:48pu le mettre ailleurs
01:01:49sur des choses
01:01:50qu'on revendique
01:01:51depuis le début
01:01:53ensuite
01:01:54nous là
01:01:55on se retrouve
01:01:58comme échéance
01:01:59bientôt
01:02:00le 26
01:02:01pour avoir
01:02:02une journée
01:02:02de mobilisation
01:02:03en région
01:02:04auquel on appelle
01:02:05effectivement
01:02:05tout le monde
01:02:06tous les usagers
01:02:07tous les professionnels
01:02:08de santé
01:02:09à se joindre à nous
01:02:09on va
01:02:12bientôt se réunir
01:02:13en conseil national
01:02:13de grève
01:02:14pour pouvoir
01:02:15élaborer une date
01:02:16mi-octobre
01:02:17donc ça pareil
01:02:18on espère
01:02:19un grand moment national
01:02:22et je voulais juste
01:02:23rebondir sur deux choses
01:02:24qui ont été dites
01:02:24la première
01:02:25parce que c'est hyper intéressant
01:02:26sur la question
01:02:27des médicaments
01:02:27si on veut se rendre
01:02:29un peu compte
01:02:29de la question
01:02:30des médicaments
01:02:30moi le mois dernier
01:02:31donc je travaille
01:02:32dans un service d'urgence
01:02:33il y a un médicament
01:02:34qui s'appelle
01:02:35le cortensile
01:02:35c'est un médicament
01:02:37qui est utilisé
01:02:38dans les crises d'asthme
01:02:39jusqu'à présent
01:02:40on avait des cachets
01:02:41de 20 mg
01:02:43il faut savoir
01:02:43que pour une personne
01:02:44on va donner
01:02:45à peu près 80 mg
01:02:46la pharmacie
01:02:47nous a ramené
01:02:48des cachets
01:02:49de 1 mg
01:02:50donc 80 cachets
01:02:52affiliés à tes patients
01:02:54parce qu'en fait
01:02:54il y a des labos
01:02:55qui s'en foutent
01:02:56plein les fouilles
01:02:57et sur lesquels
01:02:58on a des pénuries
01:03:00donc ça il y a ça
01:03:01il y a aussi
01:03:01une deuxième chose
01:03:02que vous disiez
01:03:02tout à l'heure
01:03:03c'est qu'effectivement
01:03:04on est sous-payé
01:03:05on est sous-payé
01:03:05parce qu'on a un métier
01:03:06de femme
01:03:07et ça c'est un problème
01:03:08à un moment donné
01:03:12et on continue
01:03:14on continue
01:03:15de nous mépriser
01:03:15parce qu'on est des femmes
01:03:16donc là dessus
01:03:18tous les jours
01:03:19dans nos collectifs
01:03:21on a aussi
01:03:22tout un nombre de femmes
01:03:23qui commencent aussi
01:03:24à se mobiliser
01:03:25je pense qu'elle est belle
01:03:26cette lutte
01:03:26aussi pour ça
01:03:27aussi parce qu'on est des gens
01:03:29issus de catégories
01:03:30socio-professionnelles
01:03:31qui n'ont pas la parole
01:03:32jusqu'à présent
01:03:33moi je travaille à Saint-Denis
01:03:35mon équipe
01:03:35elle est le reflet
01:03:36de Saint-Denis
01:03:37et jusqu'à présent
01:03:38on s'en foutait
01:03:38de ce qu'on disait
01:03:39et on a réussi
01:03:40à prendre la parole
01:03:41on a réussi
01:03:41à sortir du bois
01:03:42on a réussi
01:03:42aussi à alerter
01:03:44sur quelles sont
01:03:46les conditions d'accueil
01:03:47de nos patients
01:03:48et de l'urgence
01:03:49la véritable urgence
01:03:50à faire quelque chose
01:03:51parce que
01:03:51à la fois
01:03:52les professionnels
01:03:54vont déserter
01:03:54et à la fois
01:03:55les services vont fermer
01:03:56on n'aura plus
01:03:57de services publics
01:03:57et vraiment
01:03:58c'est pas à faire cassandre
01:04:00que de venir vous dire ça
01:04:01c'est une réalité
01:04:02on le sait au quotidien
01:04:03on le sait que
01:04:04en fait
01:04:05progressivement
01:04:05et depuis des années
01:04:06l'hôpital
01:04:07c'est la variable
01:04:08d'ajustement
01:04:08des dépenses publiques
01:04:09en santé
01:04:10et des dépenses publiques
01:04:11tout court
01:04:12et qu'en fait
01:04:13on va se retrouver
01:04:13à un point de non-retour
01:04:15où on n'arrivera plus
01:04:16à assurer les missions
01:04:16de services publics
01:04:17et on va se retrouver
01:04:18avec des gens à la rue
01:04:18moi je suis pas d'accord
01:04:19avec tout ce qui est dit
01:04:20jusqu'à présent
01:04:22de vouloir limiter
01:04:23l'accès aux soins
01:04:23de vouloir limiter
01:04:25l'accès aux urgences
01:04:25c'est hors de question
01:04:26on est une mission
01:04:27de services publics
01:04:28on est là pour soigner des gens
01:04:29c'est pour ça
01:04:30qu'on fait ce travail
01:04:36et de soigner
01:04:37tous les gens
01:04:38c'est ce que disait
01:04:39Pierre tout à l'heure
01:04:40on se rend bien compte
01:04:41des politiques
01:04:42de précarité
01:04:43on se rend bien compte
01:04:44de la misère sociale
01:04:45moi j'ai grandi à Saint-Denis
01:04:47j'ai découvert
01:04:47ce que c'était
01:04:48que la misère
01:04:48en travaillant aux urgences
01:04:49donc à un moment donné
01:04:51Madame Buzyn
01:04:51il va falloir qu'elle comprenne
01:04:53et le gouvernement
01:04:53va falloir qu'il comprenne
01:04:54que c'est pas uniquement
01:04:56une question d'hôpitaux
01:04:57mais c'est une question
01:04:58de comment on traite
01:04:59la population à l'heure actuelle
01:05:00comment on traite
01:05:01les pauvres en France
01:05:02et comment on se permet
01:05:04de mésestimer
01:05:05et de mépriser
01:05:06les gens qui tous les jours
01:05:08en fait
01:05:08s'occupent de ces gens là
01:05:10dont personne ne veut s'occuper
01:05:11et qui en plus
01:05:12savent pourquoi ils le font
01:05:14et on ne leur donne pas les moyens
01:05:15on les maltraite au passage
01:05:16donc ça c'est plus possible
01:05:18donc là là dessus
01:05:18on est vraiment sur
01:05:19l'élargissement au maximum
01:05:21parce qu'on a tous
01:05:21les mêmes revendications
01:05:23que ce soit dans le secteur médical
01:05:25que ce soit dans le secteur
01:05:25du médico-social
01:05:26qui se retrouvent avec
01:05:27les mêmes difficultés
01:05:29et ça ne fait que
01:05:30des allers-retours
01:05:30si on continue à précariser
01:05:32à rendre pauvres les gens
01:05:33ils vont continuer
01:05:34à aller aux urgences
01:05:34et on ne peut pas faire
01:05:35comme le Danemark
01:05:36on ne pourra pas fermer
01:05:47alors pour
01:05:52oui ma camarade
01:05:54on t'entendra
01:06:11merci
01:06:13merci madame
01:06:13on parlera
01:06:15on discutera après
01:06:17merci beaucoup
01:06:22merci pour tant de passion
01:06:24dans le débat
01:06:25au niveau de la CGT
01:06:27on porte un certain nombre
01:06:28d'éléments
01:06:28qui ont été à nouveau abordés
01:06:30je voulais d'abord
01:06:31avant d'y venir
01:06:32d'abord remercier
01:06:33Alain, Laurence
01:06:34et puis Pierre
01:06:34qui n'est pas là aujourd'hui
01:06:36qu'on a eu l'occasion
01:06:36de rencontrer
01:06:37à de multiples reprises
01:06:38notamment sur le travail
01:06:39qui a été fait sur le texte
01:06:40mais aussi Caroline
01:06:41puisqu'on s'est vu
01:06:42de façon assez régulière
01:06:43sur ce sujet là
01:06:44c'est un travail
01:06:45en tout cas de fond
01:06:46qui a été fait
01:06:46par les parlementaires
01:06:48du parti communiste
01:06:49qui me semble extrêmement intéressant
01:06:51et sur lequel
01:06:52on doit réfléchir
01:06:52et travailler
01:06:53derrière
01:06:54Yasmina l'a abordé
01:06:56peut-être un peu
01:06:56un peu rapidement
01:06:57je veux juste mettre
01:06:58un focus de seconde
01:06:59avant de parler
01:06:59sur des perspectives
01:07:00sur l'évidence
01:07:02que nous avons
01:07:02dans la santé
01:07:03et l'action sociale
01:07:04d'avoir des métiers
01:07:05à prédominance féminine
01:07:07qui ont pour conséquence
01:07:08bien entendu
01:07:08c'est à diplôme égal
01:07:09de ne pas avoir
01:07:10de salaire égal
01:07:11puisque nous avons
01:07:12des professionnels
01:07:13qui ont des bacs plus 3
01:07:13des bacs plus 5
01:07:14et qui sont pas reconnus
01:07:16comme des métiers
01:07:17qui sont des métiers
01:07:17essentiellement d'hommes
01:07:18qui ont le même niveau
01:07:19de qualification
01:07:20et cet élément
01:07:21d'égalité de traitement
01:07:22en tout cas
01:07:22que ce soit au niveau
01:07:23des salaires
01:07:24ça nous semble être
01:07:24un élément évident
01:07:25mais surtout d'avoir
01:07:26un élément de reconnaissance
01:07:27des vraies qualifications
01:07:28qui soit un niveau aussi
01:07:30qui permette
01:07:30d'acquérir tout simplement
01:07:32cette reconnaissance
01:07:33et ce besoin
01:07:34de satisfaction personnelle
01:07:35pour des professionnels
01:07:36qui sont diplômés
01:07:37et qualifiés
01:07:37je m'en arrête là
01:07:39sur le sujet
01:07:39concernant les perspectives
01:07:40vous avez un certain nombre
01:07:41d'éléments
01:07:42qui ont été posés
01:07:43donc vous entendez
01:07:44qu'il y a un mouvement
01:07:44en région
01:07:45vous entendez aussi
01:07:46puisqu'il y a un appel
01:07:47très clair de la CGT
01:07:48pour le 24 octobre
01:07:49je vous le rappelle
01:07:50puisque nous sommes
01:07:51sur une démarche
01:07:52de défense des retraites
01:07:53et par ce biais là
01:07:54bien sûr
01:07:54de défense
01:07:55de la protection sociale
01:07:57de la sécurité sociale
01:07:58septembre excusez-moi
01:07:59merci de me rappeler
01:08:00je vois que la salle réagit
01:08:02donc on écoute
01:08:02c'est très bien
01:08:03donc 24 septembre
01:08:05nous serons tous dans la rue
01:08:06pour la défense des retraites
01:08:07et de la protection sociale
01:08:08derrière
01:08:09il y a un appel
01:08:10de l'union confédérale
01:08:11des retraités CGT
01:08:12pour une journée d'action
01:08:13qui sera balisée aussi
01:08:15à destination des EHPAD
01:08:16pour le 8 octobre
01:08:18cette fois-ci
01:08:19on est sur le mois d'octobre
01:08:20et je vous l'annonce
01:08:21très officiellement
01:08:21puisque c'est une nouvelle
01:08:22qui est sortie
01:08:23cette semaine
01:08:24au niveau de la CGT
01:08:25on appelle sur une première convergence
01:08:27avec nos camarades
01:08:28de chez les pompiers
01:08:29pour être sur une journée d'action
01:08:31le 15 octobre
01:08:32parce que bien entendu
01:08:33le 15 octobre
01:08:34nous allons marquer
01:08:35cette nécessité
01:08:36d'avoir des services publics
01:08:38qui sont des services publics
01:08:39essentiels
01:08:40pour la population
01:08:40que ce soit les hôpitaux
01:08:42que ce soit les services publics
01:08:43de secours à la personne
01:08:45en tout cas
01:08:45qui sont sur une démarche
01:08:46de recherche de financement
01:08:47donc les perspectives
01:08:48elles sont larges
01:08:49elles sont vastes
01:08:50je vous l'ai dit tout à l'heure
01:08:51la CGT va convier
01:08:52en tout cas
01:08:53va inviter
01:08:54les organisations
01:08:55à se réunir
01:08:56pour pouvoir discuter
01:08:57et pour travailler ensemble
01:08:58sur un devenir
01:08:59qui soit un devenir
01:08:59en tout cas de bataille
01:09:00le plus urgemment possible
01:09:06Vous vouliez ajouter
01:09:08Yann quelques mots
01:09:09sur
01:09:09oui bien sûr
01:09:11non
01:09:12rapidement
01:09:13avec juste un peu plus
01:09:14de hauteur
01:09:15sur la question
01:09:16des pénuries
01:09:17des pénuries de médicaments
01:09:17je voulais intervenir
01:09:18aujourd'hui
01:09:19parce qu'en fait
01:09:19c'est assez synonyme
01:09:20d'un système
01:09:21qui craque
01:09:22de toutes parts
01:09:23parce que
01:09:24on voit
01:09:25on fait les fonds de tiroirs
01:09:28on dérembourse
01:09:29les médicaments
01:09:30on augmente
01:09:31les restes à char
01:09:32on sabre
01:09:33dans les budgets
01:09:33des hôpitaux
01:09:34et puis
01:09:35on a des médicaments
01:09:36qui arrivent maintenant
01:09:37sur le marché
01:09:39avec des prix exigés
01:09:40par les industriels
01:09:41à 300 000 euros
01:09:42et ces médicaments
01:09:43bizarrement
01:09:44ne sont pas en pénurie
01:09:45donc voilà
01:09:46c'était pour faire
01:09:48un lien
01:09:49une entrée
01:09:50un peu différente
01:09:55Moi je voulais dire
01:09:56que ce débat
01:09:56était extrêmement intéressant
01:09:58et que
01:09:59notre ambition
01:10:00à la coordination
01:10:01nationale
01:10:02c'est qu'il puisse
01:10:03y avoir
01:10:04de tels débats
01:10:05y compris
01:10:05en élargissant
01:10:06peut-être
01:10:07les champs
01:10:07des participants
01:10:09dans l'ensemble
01:10:10de nos villes
01:10:11à propos
01:10:12de l'ensemble
01:10:12de nos hôpitaux
01:10:13qu'on associe ça
01:10:16avec des luttes
01:10:17parce qu'il faut aussi lutter
01:10:18j'ai parlé tout à l'heure
01:10:20essentiellement
01:10:21dans notre appel
01:10:22de la loi de financement
01:10:23de la sécurité sociale
01:10:24parce que là
01:10:25il y a une grosse urgence
01:10:26mais on rappelle aussi
01:10:28dans l'appel
01:10:29qu'on propose
01:10:30parce que ça doit
01:10:31faire partie
01:10:32des choses
01:10:32qui sont en débat
01:10:33dans la population
01:10:34actuellement
01:10:35la question
01:10:37des médicaments
01:10:38en disant
01:10:39qu'il faut effectivement
01:10:40qu'il y ait des mesures
01:10:41pour que la fabrication
01:10:43et la distribution
01:10:43des médicaments
01:10:44répondent aux besoins
01:10:45on aborde la question
01:10:46des centres de santé
01:10:47parce qu'on est extrêmement
01:10:48attentif
01:10:49aux besoins
01:10:50de services publics
01:10:51de santé
01:10:52de proximité
01:10:53et on considère même
01:10:55que les jeunes médecins
01:10:56devraient passer
01:10:57un certain temps
01:10:58avec une obligation
01:10:59à servir
01:11:00l'intérêt général
01:11:02et le but
01:11:04c'est bien
01:11:04avec notre appel
01:11:06qu'il puisse y avoir
01:11:07de tels débats
01:11:08et des mobilisations
01:11:10dans les départements
01:11:11et cela avec une urgence
01:11:14parce que
01:11:15c'est de la loi de finances
01:11:17de la sécurité sociale
01:11:18de 2020
01:11:19que va dépendre
01:11:21la capacité ou non
01:11:23de répondre
01:11:25aux besoins
01:11:26des hôpitaux
01:11:27de réouverture
01:11:28de services
01:11:29d'arrêt de fermeture
01:11:30de lits
01:11:30et évidemment
01:11:31de revalorisation
01:11:33du personnel
01:11:33je crois que
01:11:34la notion
01:11:34qui a été évoquée
01:11:35effectivement
01:11:36ce sont des métiers
01:11:36qui sont sous-payés
01:11:37parce que ce sont
01:11:38majoritairement des femmes
01:11:39ça c'est clair
01:11:41et puis excusez-moi
01:11:42mais j'ai rigolé
01:11:44tout à l'heure
01:11:44sur les 80 comprimés
01:11:45de l'hortensile
01:11:46en fait il faudrait
01:11:47pleurer
01:11:47il faudrait pleurer
01:11:49mais c'est tellement
01:11:50ahurissant
01:11:51non mais je crois
01:11:52qu'il faut surtout
01:11:52qu'on ait des débats
01:11:53comme ça
01:11:54partout dans le pays
01:12:03moi un dernier mot
01:12:05si vous me permettez
01:12:06on peut se féliciter
01:12:08d'abord
01:12:09de cette table ronde
01:12:10parce que ça témoigne
01:12:12aussi qu'on peut
01:12:13se rassembler
01:12:13qu'on peut converger
01:12:14ensemble
01:12:14qu'on peut
01:12:15non elle n'est pas ronde
01:12:16je sais
01:12:16mais qu'on peut
01:12:17essayer d'avancer
01:12:18ensemble
01:12:18il y a des choses
01:12:19qui ont été dites
01:12:20je pense que c'est
01:12:21formidable
01:12:21la lutte elle continue
01:12:23elle n'est pas finie
01:12:23pour la dignité
01:12:24pour le respect
01:12:25des patients
01:12:26du personnel soignant
01:12:27comme madame Buzyn
01:12:28dit 754 millions
01:12:30en plus
01:12:31elle le prend
01:12:32dans l'enveloppe existante
01:12:33c'est pas quelque chose
01:12:34de nouveau
01:12:34par exemple
01:12:35on a le budget
01:12:36qu'on appelle
01:12:37l'ondable
01:12:38objectif national
01:12:39dépense de maladie
01:12:42et bien
01:12:43ce budget
01:12:43pour les établissements
01:12:45il est 82 milliards
01:12:46il n'est pas suffisant
01:12:48et cette enveloppe
01:12:49elle en monte
01:12:49tous les ans
01:12:50de 2, 2,5
01:12:52c'était en 2019
01:12:53et normalement
01:12:54c'est 2,2
01:12:54ou 2,3
01:12:55et nous on dit
01:12:55il faut l'en monter
01:12:56de 4,5% en plus
01:12:58ramener 5 milliards
01:13:00pour pouvoir faire face
01:13:01aux besoins
01:13:02qui sont exprimés
01:13:03en même temps
01:13:04les 4 milliards
01:13:04qu'on dit sur la taxe
01:13:06taxe sur les salaires
01:13:07il faut savoir que ces taxes
01:13:08sur les salaires
01:13:09comme a été dit par Laurence
01:13:10la seule fonction publique
01:13:12qui paye cette taxe
01:13:13sur les salaires
01:13:13c'est le personnel hospitalier
01:13:15dans les collectivités locales
01:13:17c'est pas pris en compte
01:13:18c'est pas payé
01:13:18et donc là
01:13:19ça représente
01:13:2012% sur la fiche de paye
01:13:21des salariés
01:13:22ça il faut le savoir également
01:13:23en sachant que
01:13:24dans l'enveloppe des dépenses
01:13:25au niveau des hôpitaux
01:13:2670% des dépenses
01:13:28c'est le personnel
01:13:28donc ça c'est important
01:13:304 milliards
01:13:30sur une année
01:13:32si on ne payait pas
01:13:33cette taxe
01:13:33et si elle revenait
01:13:34dans les caisses
01:13:34ça représente 100 000 personnes
01:13:37d'embauchés en plus
01:13:38c'est ça qu'il faut qu'on se dise
01:13:40voilà vous voyez
01:13:41donc il n'y a pas de conclusion
01:13:42mais la lutte elle continue
01:13:44on va être présent partout
01:13:46il faut qu'on fasse notre affaire
01:13:48on a parlé d'un moratoire
01:13:49qui a été lancé
01:13:50dans une proposition de loi
01:13:51qui a été déposée
01:13:52je rappelle que Macron
01:13:54il a dit
01:13:54si on a un million de signatures
01:13:55on peut en discuter
01:13:56à l'Assemblée nationale
01:13:57donc on a dit chiche
01:13:59parce que tout le monde
01:13:59réclame ce moratoire
01:14:00mais maintenant
01:14:01que tout le monde
01:14:02réclame ce moratoire
01:14:03il faut se le dire aussi entre nous
01:14:04donc la pétition
01:14:06c'est www.urgentsante.org
01:14:08mais on traîne
01:14:09on n'a que 30 000 signatures
01:14:11quand on dit que
01:14:12l'hôpital c'est notre bien commun
01:14:14et qu'on est tous d'accord
01:14:15allons-y
01:14:15parce que ça va être
01:14:16un outil important
01:14:17pour défendre nos hôpitaux
01:14:18et pour imposer
01:14:20nos revendications
01:14:21la lutte elle continue
01:14:24alors vous voyez
01:14:25vous avez du pain sur la planche
01:14:28des pétitions
01:14:30des actions à soutenir
01:14:31les urgentistes
01:14:33les services hospitaliers
01:14:34qui vont se mettre en grève
01:14:35un peu partout
01:14:37les EHPAD
01:14:38il y a des manifs
01:14:40il y a des initiatives
01:14:41que vous pouvez prendre
01:14:42là où vous êtes
01:14:44donc il y a de quoi faire
01:14:45il y a de quoi faire
01:14:46pour défendre ce système de santé
01:14:47vous pouvez dénoncer
01:14:49et puis
01:14:50du coup vous avez
01:14:51un soutien
01:14:54très utile
01:14:55que vous pouvez trouver
01:14:57quotidiennement
01:14:57ou le week-end
01:14:58c'est l'humanité
01:14:59l'humanité
01:15:00on écrit quasiment
01:15:01tous les jours
01:15:02ou tous les deux jours
01:15:04sur
01:15:05la santé
01:15:06on est présent
01:15:08on est là
01:15:10donc
01:15:11voilà
01:15:11maintenant vous avez
01:15:13la route est toute tracée
01:15:15pour aller défendre
01:15:16notre système de santé
01:15:17je vous remercie
01:15:18je remercie
01:15:21je remercie
01:15:23tous nos participants
01:15:24à être venus
01:15:25à ce
01:15:25à ce quasi dernier débat
01:15:28de l'Agora
01:15:30je vous remercie
01:15:31d'autant plus
01:15:31que votre engagement
01:15:33c'est tous les jours
01:15:34et quand on se bagarre
01:15:35c'est dur
01:15:36il faut de l'énergie
01:15:37on se repose pas
01:15:39donc merci encore
01:15:41et vous avez tout notre soutien
01:15:42et
01:15:43je voulais m'excuser
01:15:45auprès de Yasmina
01:15:45que je n'avais pas bien écouté
01:15:47pour sa première intervention
01:15:48merci
01:16:18Qu'est-ce qu'on a décidé de s'attaquer aux grandes multinationales qui viennent piller les paysans ?
01:16:48L'humanité a posé le débat sur la table et a sorti l'information de dire qu'en fait, les
01:16:53talistes sont en train de brûler les paysans.
01:16:58Il nous semble que nous, la presse, ça doit être ça.
01:17:00Ce n'est pas une presse qui vient servir la soupe à la confédération paysanne, pas du tout.
01:17:03Mais c'est une presse d'objectivité.
01:17:05Aujourd'hui, on n'en a plus. On allume la radio, on regarde la télé.
01:17:08Qu'est-ce qu'on voit ? On voit une presse au service du pouvoir.
01:17:11Une presse qui abêtise quelque part un peu les gens et qui les bousse pas en réflexion.
01:17:15Il y a des journaux, comme l'humanité, clairement, qui sont indépendants et qui, eux, apportent des éléments de réflexion
01:17:21et qui mettent les gens en réflexion.
01:17:22Pour nous, c'est indispensable à la confédération paysanne d'avoir ce type de presse-là.
01:17:44Je suis à la fête de l'UMA pour kiffer, quoi. C'est la troisième fois. C'est génialissime.
01:17:48C'est tout ce qu'on aime. C'est de la bonne musique, c'est les bonnes personnes. C'est
01:17:51un bon délire.
01:17:52Il y a toujours autant de fraternité, autant de volonté de changer les choses. Voilà, c'est une fête populaire.
01:18:00C'est bien parce que c'est un mouvement quand même bien humanitaire. On apprend plein de choses.
01:18:03On a un festival d'entre-sœurs.
01:18:05On fait des allers-retours entre les scènes.
01:18:07On est là pour découvrir aussi des trucs qu'on connaît pas.
01:18:09C'est une ambiance particulière, que c'est des gens qui partagent un petit peu les mêmes choses, les mêmes
01:18:14idées que moi.
01:18:15Et c'est un super gros festival. Ça vaut le coup de venir. Il y a des grosses têtes à
01:18:18filer.
01:18:35On va pas finir comme là.
01:18:38On décide en salle.
01:18:39On décide en bas.
01:18:41J'ai des voix, on est sur ailleurs.
01:18:43Pour leur dire qu'on traite leur symbole, ça a l'immigré.
01:18:46J'aurais éclaté mon friche, j'aurais goûté.
01:18:48Pour que les parents d'adoles, vite-mais, ne se rencontrent jamais.
01:18:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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