00:00L'électricité de gaz, c'est un droit pour tous les humains chers !
00:06L'électricité de gaz, c'est un droit pour tous les humains !
00:15Le symbole de cette action, c'est qu'en fait, on est en train de voler un bien public,
00:20un service public de l'électricité du gaz au peuple et à la nation.
00:23Et donc, on essaie de faire croire que c'est la solution d'avenir,
00:26alors que depuis 2004 et la privatisation, les prix du gaz ont augmenté de 80% pour tous les usagers,
00:32de plus de 40% pour l'électricité.
00:34Et aujourd'hui, effectivement, le fait qu'on spécule sur l'énergie,
00:37ça va être un drame absolu en termes de sécurité de réseau, d'approvisionnement, de coût.
00:42On avait l'électricité et le gaz de moins cher d'Europe quand on était service public.
00:45Et aujourd'hui, effectivement, on est en train de voler un bien fondamental
00:48au travers du plan Hercule et du plan Clamadieu pour le gaz.
00:51Et on est là pour montrer qu'effectivement, ces deux plans,
00:53ce sont purement et simplement un enfumage pour les agents, mais aussi pour la population.
00:57Voilà le sens de l'action d'aujourd'hui.
00:59On revendique effectivement la renationalisation totale de nos entreprises,
01:02qu'effectivement l'énergie et le gaz sont des biens fondamentaux,
01:05qui doivent appartenir au peuple,
01:07et qu'effectivement, on ne vend pas des bonbons et des cacahuètes,
01:09ce n'est pas une marchandise, et qu'il n'y a pas de démocratie.
01:12Quand aujourd'hui en France, dans un secteur privé,
01:14il y a 13 millions de familles qui sont en situation de précarité énergétique,
01:17c'est-à-dire que mes collègues qui sont autour de moi,
01:19quand ils vont chez les usagers,
01:20ils voient, par exemple en ce moment, des gosses de 13 ans, 12 ans, 11 ans,
01:24avec des doudounes qui ne sont pas chauffées,
01:26et il n'y a pas de démocratie quand il n'y a pas l'énergie qui est fondamentale.
01:29C'est le sens de l'action d'aujourd'hui,
01:30et c'est pour ça qu'effectivement le symbole,
01:32c'est l'enfumage de ces plans-là, de la privatisation,
01:35du capitalisme dans l'énergie, dans des biens fondamentaux,
01:37comme la santé, comme l'éducation, comme la culture.
01:40Il y a plein de choses, et ça doit revenir au peuple,
01:42et c'est un peu le sens effectivement du combat d'aujourd'hui,
01:44et on ne lâchera rien.
01:45D'ailleurs, c'est très important,
01:47il y a beaucoup beaucoup de jeunes qui n'ont pas connu le service public,
01:49que nous on a connu,
01:50et qui ont bien conscience aujourd'hui que
01:52ils se reconnaissent en tant qu'agent du service public,
01:54en tant que porteur d'énergie,
01:56et ça c'est vraiment un espoir pour le futur,
01:58que cette jeunesse-là,
01:59elle prenne conscience de l'importance d'un outil industriel
02:02au service de la nation, d'un service public.
02:04Le projet Hercule, c'est scinder le groupe EDF
02:06en trois entités distinctes,
02:07avec plus aucun lien entre les trois entités,
02:10donc effectivement,
02:11c'est le plan tellement pur et simple du groupe,
02:13avec la vente à la découpe,
02:15comment on pourrait le faire dans l'immobilier,
02:16avec un secteur qui échappait à la spéculation,
02:18et aujourd'hui, des financiers qui veulent mettre la main sur ce secteur-là,
02:21au détriment de l'intérêt général.
02:22Je vais vous donner des exemples.
02:24Quand on était service public,
02:25moi quand je suis rentré dans l'entreprise,
02:27à Paris, j'ai toujours bossé à Paris,
02:28on avait 14 agences de proximité à Paris,
02:30qui répondaient aux besoins des usagers en proximité.
02:32À l'heure où je vous parle,
02:33sur le territoire national,
02:34il n'y a plus une seule agence de proximité.
02:37Donc ça veut dire qu'aujourd'hui,
02:38voilà comment on vole un bien,
02:40un bien fondamental,
02:41et comment effectivement,
02:42on vole quelque chose qui appartient au peuple et à la nation.
02:46C'est exactement la même chose,
02:47effectivement, pour plein d'éléments,
02:49au niveau du gaz et de l'électricité,
02:51on est en train de vendre des barrages à la découpe.
02:53Il y a plein de choses qu'effectivement,
02:56il va falloir qu'on change.
02:57La vente des barrages à la découpe,
02:59ça consiste à vendre aux privés des barrages
03:01qui aujourd'hui remettent du kilowattheure sur le réseau,
03:03d'un point de vue public.
03:05Demain, quand on va leur demander
03:05de remettre du kilowattheure sur le réseau
03:07quand ils seront privés,
03:08ils diront,
03:08combien tu me payes pour avoir du kilowattheure ?
03:10J'ai l'Espagnol qui me donne tant,
03:12l'Italien qui me donne tant.
03:13Si tu veux du kilowattheure,
03:14si tu veux que ton peuple ait de l'électricité,
03:16il va falloir que tu payes.
03:17Et donc, ça va faire flamber l'électricité,
03:19les prix de l'énergie.
03:20Et c'est les consommateurs,
03:21les usagers in fine,
03:22qui vont passer d'un statut d'usager
03:24à un statut de client.
03:25Si tu as l'argent, tu seras chauffé.
03:26Si tu n'as pas l'argent, tu ne le seras pas.
03:27Donc, c'est effectivement un combat fondamental
03:30qui, d'ailleurs, ne doit pas être seulement
03:31un combat des électriciens et gaziers,
03:33mais un combat de toute la population.
03:35Service public nationalisé !
03:37Service public nationalisé !
03:40Service public nationalisé !
03:45Voilà, c'est le siège national de GRDF,
03:47derrière Condorcet.
03:49Distributeur gaz qui va aussi être,
03:51en tout cas, qui a un projet de privatisation,
03:53puisqu'il y a le découpage du plan Clamadieu.
03:55Le plan Clamadieu, c'est un copier-coller
03:56avec le plan Hercule.
03:57Il vise à scinder en deux
03:59ce qui va rester d'ENGIE,
04:00puisqu'il y a une partie
04:01qui doit être cédée à Veolia,
04:02avec 70 000 emplois à la clé
04:04qui vont être supprimés.
04:05Et ce qui restera du service public du gaz
04:07qu'on a connu GDS,
04:08va être mis dans une entité
04:09qui va s'appeler New ENGIE.
04:11Et cette entité-là,
04:12de la même manière que pour le distributeur
04:14avec EDF vers électricité,
04:16serait ouverte au privé,
04:17puisque c'est les deux distributeurs
04:18qui rapportent le plus d'argent
04:20aux maisons-mères.
04:21Et donc, c'est des projets
04:22tout simplement de captation
04:23d'un bien public pour le privé.
04:25C'est-à-dire qu'on va privatiser les profits
04:27et socialiser les pertes.
04:29Et c'est encore le contribuable,
04:30les usagers qui vont en pâtir.
04:32Et donc, nous, ce qu'on revendique,
04:33encore une fois,
04:33on est là pour montrer
04:34qu'on est des électriciens et des gaziers,
04:35qu'on fait partie d'un même service public,
04:37même s'il y a deux énergies différentes,
04:38et qu'on revendique une mixité.
04:40Quand on est entreprise publique
04:41et qu'un usager avait le gaz électricité chez lui,
04:43il avait un seul rendez-vous,
04:44un technicien EDF-GDF
04:46qui venait lui remettre l'électricité.
04:47Aujourd'hui, avec la séparation
04:49des deux énergies, par exemple,
04:50quand vous êtes à Paris,
04:51vous devez prendre deux rendez-vous,
04:53bloquer deux demi-journées,
04:54il y a deux bagnoles qui se déplacent.
04:55Donc, d'un point de vue écologique,
04:56c'est une ineptie.
04:57D'un point de vue social,
04:58c'est une ineptie.
04:58Alors que nos collègues sont capables
05:00et ont la compétence technique
05:01pour gérer les deux énergies.
05:02Donc, effectivement,
05:03on est là pour réaffirmer
05:04qu'on ne vend pas des cacahuètes
05:06et des bonbons,
05:06que c'est un bien fondamental,
05:08que l'énergie doit être accessible
05:09à tous les usagers,
05:10qu'on doit interdire
05:11les coupures non-paiements.
05:12Et les coupures non-paiements,
05:13il n'y a qu'un service public
05:14qui le fait,
05:14puisque le privé qui aujourd'hui
05:17veut rentrer ou rentre déjà
05:18dans nos entreprises,
05:19il va couper les pauvres
05:20pour aller récupérer de l'argent.
05:21Et ces pauvres qu'on coupe
05:22parce qu'ils n'ont déjà pas
05:23beaucoup d'argent,
05:24on leur remet des frais
05:24de remise en service derrière
05:25quand on va leur remettre l'énergie.
05:27Donc, c'est vraiment
05:28un racket organisé.
05:29Et nous, on revendique effectivement
05:30que nos deux fluides
05:31soient au service du peuple
05:32et de la nation
05:33et ne soient pas l'objet
05:34de marchandises et de spéculations.
05:36Voilà pourquoi on est là aujourd'hui.
05:37Voilà pourquoi on va continuer
05:38à lutter pour d'une part
05:39arrêter ces deux projets
05:40et d'autre part,
05:41avec le projet CGT,
05:42renationaliser nos deux entreprises
05:43et remettre ces biens fondamentaux
05:45au service des usagers
05:46et sous contrôle démocratique
05:48de la nation.
05:48L'idée, c'est qu'aujourd'hui,
05:50tous les mouvements sociaux
05:51qui ont lieu partout,
05:52on a les copains de chez TUI
05:53qui sont en mouvement,
05:54on a les copains de Grand Puy
05:54qui sont en mouvement,
05:55il y a plein de boîtes privées
05:57qui sont en train de fermer,
05:58on a tous les petits commerçants
05:59qui ont fermé,
05:59on a redonné aujourd'hui,
06:00moi je regarde chez moi
06:01dans le 93,
06:02tous les petits commerçants aujourd'hui
06:03sont obligés, notamment les restaurants,
06:04de passer par Amazon
06:05ou par des livraisons,
06:06par Uber Eats,
06:07ces choses-là,
06:08donc des grands consortiums capitalistes mondiaux
06:10qui sont en train de s'emparer du marché
06:12et donc je pense qu'aujourd'hui,
06:13il y a un réveil national
06:14qui doit avoir lieu,
06:15c'est-à-dire que notre combat,
06:16ce n'est pas un combat corporatiste,
06:17il doit se lier à tous les combats
06:18qui ont eu lieu depuis les dernières années
06:20et je pense qu'il y a besoin
06:21d'un réel réveil,
06:22réveil populaire d'ampleur
06:24et de masse dans ce pays
06:25pour qu'on arrive, pourquoi pas,
06:26à bloquer l'économie de ce pays
06:28qui ne nous sert pas,
06:29qui ne sert plus les intérêts des Français,
06:30on le voit dans la crise sanitaire,
06:31on a besoin effectivement
06:32que nos impôts,
06:33que l'argent,
06:33les richesses que produisent les travailleurs,
06:36reviennent à la population
06:37et dans l'intérêt général
06:38et c'est le sens du combat
06:39et j'espère bien que dans les mois qui viennent,
06:41toutes les corporations,
06:42les chômeurs,
06:43les gilets jaunes,
06:43on va tous se retrouver ensemble
06:45pour effectivement
06:45foutre un coup de pied dans cette fourmilière
06:47et redonner effectivement
06:49une économie
06:49qui soit au service du peuple
06:50et des intérêts des citoyens dans ce pays,
06:53quelle que soit leur classe sociale,
06:54c'est surtout ça qui est très important.
06:55Notre service public à nous,
06:57comme on l'a connu,
06:57il est issu du Conseil national de la résistance,
06:59des ministres communistes,
07:01ils ont mis ça en place
07:02au lendemain de la Seconde Guerre mondiale
07:03et nous on a fait la preuve
07:04depuis 70 ans
07:05que le service public
07:06c'est un formidable outil
07:07de cohésion sociale,
07:09de dégalité,
07:10on a une péréquation tarifaire,
07:11que vous habitiez
07:12dans le 16e arrondissement à Paris
07:13ou dans une campagne
07:14au fin fond de la Creuse
07:14ou dans une banlieue,
07:16vous payez le même prix,
07:17on achemine de la même manière
07:18l'électricité
07:19et on veut surtout garder ça
07:21et conserver ça.
07:22Donc voilà,
07:22notre combat c'est celui-là
07:24et on va se battre jusqu'au bout
07:25pour effectivement
07:26renationaliser nos entreprises
07:27et offrir une autre société
07:28et aux générations futures
07:29et à nos gamins.
07:30Voilà.
07:33Le gars c'est pas pour le privé,
07:36c'est à moi
07:37pour tous les écrits à fait !