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  • il y a 1 semaine
Après une longue crise sanitaire et une insuffisance de bassins pour les Séquano-Dionysiens, Paris 2024 déclenche l'opération « savoir nager en Seine-Saint-Denis » cet été, pour les enfants de 4 à 12 ans.

"J'ai réussi à toucher le fond de la piscine !" s'exclame Ritag, 7 ans, lunettes de piscine et bonnet de bain sur la tête. De nombreux d'enfants vont participer à des séances gratuites de natation en Seine-Saint-Denis, un dispositif estival inauguré mardi 6 juillet à Clichy-sous-Bois, dans un département où plus d'un enfant sur deux entre en sixième sans savoir nager.

"Allez, amusez-vous bien !", lance Tony Estanguet, président du Comité d'organisation des Jeux olympiques Paris 2024, à une ribambelle d'enfants en maillots de bain, bonnets et tongs aux pieds.
Malgré le soleil qui jouait à cache-à-cache, un premier groupe de bambins s'est jeté à l'eau avec un objectif : apprivoiser l'eau de ce bassin de 9 m par 5 m, et de 1,50 m profondeur, installé en plein air au pied d'immeubles de la cité.

Environ 2 000 enfants de Seine-Saint-Denis peuvent participer durant l'été à ce dispositif "savoir nager en Seine-Saint-Denis", fruit d'un partenariat entre les pouvoirs publics, les organisateurs des Jeux olympiques de Paris 2024, l'Agence nationale du Sport et la Fédération française de natation.
Ouverte aux enfants de 4 à 12 ans, mais aussi aux adultes, cette activité se décline à travers dix séances d'apprentissage de la natation, encadrées par des professionnels.

"Je suis contente de cette initiative sportive, c'est bien pour les enfants de faire du sport, pour leur santé et cette année, ils n'ont pas pu aller à la piscine à cause du covid", se réjouit Afaf, clichoise et maman de Ritag.
"J'apprends à nager pour la plage", s'enthousiasme à nouveau Ritag, recouverte de sa serviette de bain rose.

Des bassins temporaires sont également accessibles à Villetaneuse, à partir du 19 juillet à Bagnolet et dès le 2 août à Sevran. Les inscriptions se déroulent en ligne sur le site officiel de Paris 2024.

"Il y a une rupture entre les enfants des quartiers populaires et la natation", valable aussi bien dans le 93 que dans certains quartiers de Marseille, souligne Olivier Klein, le maire (divers gauche) de Clichy-sous-Bois et président de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine.
Certaines écoles ne peuvent respecter cette obligation faute d'équipements sportifs à disposition, argue M. Klein.

La Seine-Saint-Denis "compte moins de 60 m2 de bassin de natation pour 10.000 habitants, contre plus de 160 m2 en moyenne en Ile-de-France", selon les acteurs des JO et le département.

La Solideo, chargée des ouvrages olympiques, finance à hauteur de 15 millions d'euros le plan départemental pour les piscines, qui va permettre de créer ou rénover des structures, a rappelé
Stéphane Troussel, président (PS) du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis.

L'activité n'est pas seulement une occasion de se dégourdir les jambes après des mois de confinement où les act

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Transcription
00:00On a mis la tête dans l'eau à la fin du cours et quand on est parti, on a
00:04fait le tour de la piscine.
00:06Et j'arrive à toucher le sol.
00:08Parce que j'apprends bien à nager pour bien nager à la plage.
00:18La natation, c'est bon pour les enfants.
00:21C'est nager à la plage.
00:24C'est un bon sport pour eux-mêmes, mettre en forme en termes de sécurité aussi.
00:31Mais à l'école, on ne les a pas fait cette année.
00:34À cause du Covid, malheureusement le Covid a fait rater aux enfants cette année.
00:39Elle est très contente aujourd'hui, elle ne veut pas rater.
00:41Malgré qu'il fait froid, mais quand même, elle veut bien.
00:49On s'est rendu compte que sur ce territoire en particulier,
00:52il y a une vraie carence sur la natation, sur le savoir nager.
00:57Un élève sur deux qui rentre au collège ne sait pas nager en Seine-Saint-Denis.
01:01Et du coup, c'était important pour nous de proposer des solutions avec le mouvement sportif,
01:06la Fédération française de natation, avec l'État, avec les acteurs locaux.
01:11Trouver des dispositifs pour trouver, encore une fois, la possibilité pour ces enfants.
01:16Il y a 2000 enfants qui, pendant cet été, en juillet et en août, vont se voir offrir des leçons,
01:2210 leçons de natation pour apprendre à nager, tout simplement,
01:26pour ensuite pouvoir aller s'amuser à la piscine avec les copains et ainsi de suite.
01:30Il faut d'abord savoir nager.
01:37Ils vont découvrir le milieu aquatique qui, pour eux, est un peu abstrait,
01:43puisque les enfants et les adultes, avec cette pandémie et l'étroit confinement,
01:47a été terrible pour nous et pour les enfants, surtout dans l'apprentissage de la natation,
01:53puisque toutes les piscines ont été fermées, tous les apprentissages ont été arrêtés
01:56et, effectivement, on a pris énormément de retard.
01:59Donc là, avec les quatre bassins, l'objectif, c'est de donner un coup de pouce pour eux.
02:05Et puis, c'est quelque chose de nouveau.
02:07Ils ne partent pas forcément en vacances.
02:08L'objectif, c'est surtout d'avoir moins peur.
02:10Et finalement, l'eau, ça peut être quelque chose de sympa.
02:19On se pose la question, sur la base des résultats de cette expérimentation cet été,
02:24comment le déployer encore plus fort dans les années qui viennent, d'ici les Jeux,
02:29en Seine-Saint-Denis, bien sûr, mais aussi dans d'autres territoires
02:33qui pourraient être intéressés à accueillir des bassins.
02:35On n'avait pas de piscine pendant très longtemps.
02:37Heureusement, maintenant, nous en avons une.
02:39Mais on sait qu'il y a beaucoup, beaucoup de carences.
02:41On le voit dans les départs en colonie de vacances,
02:44quand les enfants, sur des séjours mères, canoées, etc.,
02:47n'ont pas les bons brevets, ils ne peuvent pas partir.
02:50Et donc, on a du retard à rattraper et permettre aux enfants et aux adultes,
02:54parce que ce dispositif est aussi ouvert aux adultes,
02:57d'apprendre à nager en toute sécurité dans ce cadre de cette opération
03:02menée par le comité d'organisation des Jeux olympiques.
03:04C'était pour nous important,
03:07parce qu'on veut retrouver les chiffres d'une ville la plus normale possible.
03:18Alors moi, c'est devenu d'une histoire où ma mère,
03:21elle a vu mon grand-père sauver mon oncle d'une noyade.
03:24Et elle s'est dit, il faut que mes enfants, ils sachent nager.
03:27C'est le plus important.
03:28Et c'est ma mère qui m'a appris à nager.
03:30Et c'est comme ça que j'ai commencé la natation.
03:32Et ensuite, j'ai voulu faire la même chose que ma grande sœur.
03:34Et à l'âge de 6 ans, de 4 ans à 6 ans, j'ai appris à nager avec ma
03:38mère.
03:38Je suis rentrée dans un club.
03:39Et à 6 ans, j'ai fait mes premières compétitions.
03:42Et depuis, ça a été très très vite.
03:45Comme j'ai habité en Guyane à l'époque,
03:47à l'âge de 9 ans, je suis venue en métropole
03:50pour faire mes premières compétitions.
03:52À l'âge de 12 ans, l'équipe de France Junior.
03:55À 18 ans, je suis arrivée à l'INSEP
03:57pour pouvoir rentrer vraiment dans le vif du sujet du haut niveau.
04:01Et à 22 ans, je suis venue championne olympique.
04:05Donc voilà, c'est toute une histoire.
04:07Et je ne dis pas que rentrer dans une opération savoir nager,
04:11ça va faire devenir des grands champions.
04:13Mais ça va devenir de belles personnes en tout cas.

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