- il y a 20 heures
En direct de la sixième journée de mobilisation nationale interprofessionnelle contre la réforme des retraites à Paris, ce jeudi 16 janvier.
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00:00:00On va dire qu'elle est à répondre !
00:00:03Nous, oui, elle est à qui ?
00:00:05Elle est à nous !
00:00:06Nous, la rue, elle est à qui ?
00:00:08Elle est à nous !
00:00:10Et la retraite, elle est à qui ?
00:00:12Elle est à nous !
00:00:13Et la retraite, elle est à qui ?
00:00:15Elle est à nous !
00:00:17À qui ? À nous !
00:00:19À qui ? À nous !
00:00:21À nous ! À nous !
00:00:22À nous ! À nous !
00:00:27Bonjour !
00:00:28On est en direct sur le Facebook Live de l'Humanité, sur le boulevard Montparnasse, il est un peu plus
00:00:34de 14 heures.
00:00:36C'est aujourd'hui le 43ème jour de grève, c'est un moment historique, ça ne s'est pas vu
00:00:43depuis des années.
00:00:45C'est la 6ème journée interprofessionnelle de mobilisation nationale, de l'intersyndicale.
00:00:53Et vous le voyez, la place est pleine, les grévistes et les manifestants sont très motivés.
00:01:10Bonjour Benoît, c'est le 43ème jour de grève.
00:01:16Comment vous vivez ce moment à la fois historique et comment vous vous organisez au quotidien ?
00:01:23Nous, on est toujours aussi déterminés, même au 43ème jour, ça ne change rien.
00:01:28Ce qui me fait chaud au cœur, c'est de voir que même après plus d'un mois de mobilisation,
00:01:33il y a des secteurs qui nous rejoignent encore aujourd'hui.
00:01:35On a croisé des raffineurs, on a croisé des lycéens qui commencent à se mobiliser aussi, à s'organiser.
00:01:41Donc voilà, on est plein d'espoir pour la suite.
00:01:43Et concrètement, c'est quoi la vie d'un gréviste ?
00:01:47Après 43 jours de grève, on n'en parle jamais, on ne l'entend jamais dans les médias.
00:01:51Comment vous organisez vos journées financièrement ? Comment vous en sortez ?
00:01:56Comment on s'organise ? Généralement, c'est vrai que là, on commence à fatiguer un petit peu après 43
00:02:00jours.
00:02:01Mais en gros, on est sur les piquets de grève depuis 6h du matin, quasiment tous les jours, nous sur
00:02:07Austerlitz.
00:02:07Il y a des camarades de la RATP qui sont sur leurs piquets de grève depuis 4h, encore bien plus
00:02:12tôt.
00:02:13Donc voilà, et puis on se retrouve en Assemblée Générale tous les jours pour faire le point, pour décider des
00:02:18actions.
00:02:20Faire le point sur la situation, décider des revendications également.
00:02:24Et comment vous faites pour vous en sortir financièrement, pour payer les factures, le loyer ?
00:02:29Comment ça se passe après 43 jours de ne pas rentrer de salaire ?
00:02:34Oui, c'est sûr que le plus gros des retenues, elles se feront sur la paye du mois de janvier.
00:02:39Donc pour le moment, on ne les a pas encore eues.
00:02:41Mais ça nous a laissé le temps de remplir les caisses de solidarité.
00:02:45Il y a des tas de gens qui nous soutiennent, qui versent de l'argent.
00:02:48Parfois même des gens qui ont eux-mêmes très peu d'argent, qui donnent 5 euros, 10 euros.
00:02:53Voilà, ce qui fait que nous, sur chaque manifestation, on arrive à récolter plusieurs centaines d'euros, rien que pour
00:02:58la gare d'Austerlitz.
00:03:00Plus tous les gens qui donnent en ligne, toutes les cagnotes qui peuvent exister.
00:03:03Bon, voilà, au final, c'est sûr que ça ne compensera pas la perte de tous les jours de grève.
00:03:07Mais c'est au moins un soutien qui est important.
00:03:10Qu'est-ce que vous pensez de la phrase d'Edouard Philippe qui dit « La grève à la RATP,
00:03:14à la SNCF n'a que trop durée ».
00:03:17Ça, c'est son point de vue. C'est lui qui a trop duré.
00:03:19Son gouvernement, c'est Macron, c'est eux qui ont trop duré et qui doivent dégager maintenant.
00:03:23Commencer d'abord par retirer leurs réformes et ensuite par dégager.
00:03:26D'accord. Qu'est-ce qui fait votre détermination à tenir autant de jours, autant de semaines ?
00:03:31Ça ne s'est pas vu depuis des années. C'est historique. Comment ?
00:03:34Non, je crois que ça s'explique assez simplement.
00:03:36On est parti dans cette grève-là et pour une fois, on n'était pas tout seul en grève.
00:03:40Il y avait les copains de la RATP qui sont en grève depuis le 5 décembre, dans l'éducation nationale,
00:03:44dans un certain nombre d'établissements.
00:03:45La grève est reconduite aussi. Je crois que c'est ça qui nous fait tenir, qui fait qu'on tient
00:03:49aussi longtemps.
00:03:51Puis maintenant, on s'est dit « Après tout ce qu'on a fait, on ne va pas lâcher maintenant.
00:03:53Ça serait trop con. On n'a plus le choix. »
00:03:56Il faut continuer et mettre toutes les forces dans la bataille.
00:03:58Merci beaucoup, Benoît.
00:04:00De rien, merci.
00:04:00Merci.
00:04:03Donc en direct, Benoît Cheminot de Austerlitz, qui vient de nous livrer son témoignage, sa détermination pour le retrait.
00:04:13Puisqu'aujourd'hui, ils n'ont rien à perdre après 43 jours de grève.
00:04:19Je le disais, c'est historique dans le mouvement salarial.
00:04:26Donc on est en direct du Facebook Live de l'Humanité,
00:04:30à la 6ème journée interprofessionnelle de mobilisation nationale.
00:04:46Bonjour Madame.
00:04:58Vous êtes déterminés dans cette lutte. Qu'est-ce qui fait votre motivation ? Pourquoi vous êtes là aujourd'hui
00:05:05?
00:05:05Mais nous sommes là aujourd'hui parce que déjà nous, nous sommes les femmes des chambres.
00:05:10On travaille avec la sous-traitance.
00:05:12La société s'appelle SCN.
00:05:14Nous, on travaille à l'hôtel Ibis, les Batignolles.
00:05:17Donc nous avons commencé le conflit par rapport aux conditions de travail dans l'hôtel.
00:05:22Là où nous travaillons.
00:05:23Les cadres, c'est final.
00:05:25On voulait aussi avoir un contrat direct avec le groupe Accor et finir avec la sous-traitance.
00:05:32Donc aujourd'hui, ce qui nous motive, c'est déjà d'avoir le respect des femmes des chambres.
00:05:37Parce que la femme des chambres, elle n'est pas respectée.
00:05:40Puisque c'est la sous-traitance, on n'a pas les mêmes priorités que les gens du groupe Accor, de
00:05:45l'hôtel Ibis.
00:05:46Donc on veut être ensemble, on veut avoir un contrat direct avec le groupe Accor
00:05:50et puis avoir les mêmes droits que les gens de l'hôtel.
00:05:54Donc tant que nous ne sommes pas satisfaits, on ne peut pas reprendre.
00:05:58Parce qu'on vit trop de maltraitance avec la sous-traitance au sein de l'hôtel Ibis
00:06:03et en complicité avec le groupe Accor.
00:06:05Donc c'est ce que nous dénonçons.
00:06:07Et par rapport aux retraites, est-ce que vous êtes aussi mobilisés par rapport à la question des retraites ?
00:06:12Oui, la retraite, oui, parce que vous voyez, sur nos fiches de paie,
00:06:16sur nos fiches de paie, SM nous en a 8% d'abattement.
00:06:20Donc ça veut dire que pour notre retraite, il ne cotise pas à 100%.
00:06:23Pour la sécurité sociale, il ne cotise pas à 100%.
00:06:27Donc demain, si nous allons à la retraite, on va avoir moins de salaire.
00:06:31Donc oui, ça nous concerne.
00:06:33Vous en êtes à combien de journées de grève maintenant ?
00:06:36Demain, ça fait 6 jours.
00:06:376 jours.
00:06:38Et est-ce que vous êtes heureux de vous retrouver en solidarité avec les autres secteurs de lutte ?
00:06:43Est-ce que ça vous motive ?
00:06:44Bien sûr, ça nous motive parce que je vois vraiment la solidarité.
00:06:47Et c'est avec la solidarité qu'on peut aller de l'avant.
00:06:50Parce que si nous ne dénonçons pas, si nous ne sommes pas solidaires,
00:06:54on ne va pas nous trouver, comme on appelle la solution à nos problèmes.
00:06:57Donc il faut être solidaires.
00:06:59Il faut tous se mettre la main dans la main pour pouvoir dire non.
00:07:02Voilà.
00:07:03Parce que demain, par exemple, si nous on va à la retraite, on vit avec quoi ?
00:07:06Et ce n'est pas plus tard qu'on va pleurer.
00:07:08C'est maintenant qu'il faut réclamer ses droits.
00:07:11D'accord.
00:07:12Merci.
00:07:12Vous vous appelez comment, madame ?
00:07:13Moi, c'est Rachel.
00:07:14Merci, Rachel.
00:07:15Merci beaucoup, Rachel.
00:07:17Donc on est en direct du Facebook Live de l'Humanité sur le boulevard Montparnasse.
00:07:22C'est le 43e jour de grève, la 6e journée interprofessionnelle de mobilisation nationale.
00:07:30Je le répète.
00:07:31N'oubliez pas de commenter et de partager le Facebook Live sur l'Humanité.
00:07:37Surtout, n'hésitez pas.
00:07:38Et puis, je vous rappelle que vous avez une offre digitale de l'Humanité à 1 euro.
00:07:431 euro, je crois qu'on peut tous y arriver.
00:07:461 euro d'abonnement à l'Humanité digitale.
00:07:50Voilà.
00:07:50Et vous avez accès à l'ensemble des articles du quotidien.
00:07:59Bonjour.
00:08:00Est-ce que vous pouvez nous dire qu'est-ce qui vous mobilise aujourd'hui ?
00:08:04Pourquoi vous êtes là ?
00:08:06J'avais envie de dire contre la réforme des retraites et beaucoup plus.
00:08:09C'est quoi ce beaucoup plus ?
00:08:12Disons que ce beaucoup plus, c'est que c'est un ras-le-bol général.
00:08:14C'est la réforme des retraites.
00:08:16Mais un mois avant, c'était par rapport au chômage, aux allocations chômage.
00:08:22Moi, je suis un stit.
00:08:23Et au printemps, c'était contre la loi Blanquer.
00:08:27C'est un gros truc pêle-mêle, plein de choses.
00:08:30En fait, on se prend plein de trucs dans la gueule.
00:08:32Et ça, la liste est longue.
00:08:34On va s'en prendre plein d'autres dans la gueule.
00:08:36Donc là, ce qu'on montre, c'est qu'on n'est pas prêt de se laisser faire.
00:08:40Et que là, le monde du travail, il est ressorti.
00:08:45Et on est en train de reconstruire quelque chose qu'on ne voyait plus depuis longtemps.
00:08:50Et ça, ça fait plaisir.
00:08:52Ça fait vraiment plaisir.
00:08:55Et quoi qu'il se passe, tout ce qu'on fait actuellement, on le gagne.
00:08:59C'est plein de choses qu'on construit.
00:09:00C'est des liens avec des cheminots, avec des gens de l'RATP.
00:09:06C'est du durable, quoi.
00:09:09C'est du durable.
00:09:10Et vous-même, est-ce que vous êtes en grève, là, en ce moment ?
00:09:13Oui, oui.
00:09:14Depuis combien de temps ?
00:09:16Alors, depuis le début, mais pas tous les jours.
00:09:20Là, moi, cette semaine, c'est trois jours.
00:09:22La semaine dernière, c'est trois jours.
00:09:24On essaie de faire un maximum de dates.
00:09:27Et puis, une grève, ça se construit.
00:09:30Et donc, on essaie, les plus petites journées, d'aller voir d'autres secteurs et d'étendre la grève.
00:09:35On a été à Amazon la semaine dernière.
00:09:39Et en fait, on a rencontré des gens.
00:09:42On ne voyait pas beaucoup de travailleurs, à ce moment-là, qui sortaient, qui entraient.
00:09:46On s'est dit, peut-être qu'on n'a pas les bons horaires.
00:09:48Et en fait, après, j'ai appris qu'on avait fait un contact à l'intérieur.
00:09:53Et qu'en fait, à l'intérieur de la boîte, c'était le branle-bas de combat.
00:09:58On avait bien les bons horaires.
00:09:59Mais c'est juste qu'en fait, la direction, là, tous les cadres étaient hors d'eux, en fait.
00:10:06Ils faisaient un maximum de pression pour pas que les travailleurs puissent sortir.
00:10:10Ou sinon, ils les faisaient sortir un par un, pour pas qu'il y ait de rencontres avec nous.
00:10:13Et parce que, voilà, ils ont peur, la révolte, elle est contagieuse.
00:10:17Et donc, voilà, ils avaient peur, en fait, qu'on les contamine, quoi.
00:10:22Et du coup, ils ne sont pas sortis.
00:10:25Et ça prouve que ce genre de choses, il faudrait, si on faisait dix fois, mille fois, ce genre de
00:10:31choses,
00:10:32en fait, là, on arriverait à construire quelque chose de beaucoup plus gros.
00:10:36Et que là, on serait, voilà, on avancerait vers la victoire, quoi.
00:10:42Qu'est-ce que vous pensez de la réforme Blanquer et des propositions qui ont été faites ?
00:10:48Les nouvelles ?
00:10:51Bon, c'est des cacahuètes, quoi.
00:10:53C'est des cacahuètes.
00:10:54Là, c'est marrant parce qu'il a tout de suite parlé des salaires.
00:10:57Alors que là, on se mobilise pour les retraites.
00:11:00Ce qui prouve qu'ils ont quand même bien conscience que c'est beaucoup plus général que ça.
00:11:03Et voilà, le calcul qu'ils faisaient, je ne sais pas, ça faisait genre, même pas 30 euros, c'est
00:11:0730 euros brut.
00:11:0834 euros.
00:11:09Mais brut, c'est ça.
00:11:10Voilà, moi, le calcul que j'avais fait avec les simulateurs, c'était entre 700 et 800 euros brut, autour
00:11:18de 500 et quelques euros net.
00:11:20Voilà, c'est ridicule, par mois, quoi.
00:11:24Quelle est votre détermination ? Vous pensez que vous allez continuer ?
00:11:31Ça, ça dépend pas que de nous, en fait.
00:11:33Enfin, je veux dire, pas que de moi.
00:11:34Ça dépend de quelque chose de beaucoup plus global.
00:11:38En tout cas, ce qui est sûr, c'est que là, on va continuer un certain temps pour prolonger avec
00:11:44ceux qui ont envie de continuer.
00:11:47Mais comment ?
00:11:49On voit plus loin, en fait.
00:11:50Ça, c'est la première manche.
00:11:51On ne sait pas, il y a des autres manches, il y en aura d'autres.
00:11:55On les prépare, quoi.
00:11:57Avec ce qu'on fait actuellement, on les prépare.
00:11:58Et comment ça se passe avec vos collègues, concrètement, dans l'établissement, au niveau des échanges, même de votre vécu
00:12:05tous les jours de grévistes ?
00:12:07Vous le vivez comment ?
00:12:09Comment je le vis ? Moi, très bien.
00:12:11C'est toujours enthousiasmant, une grève.
00:12:14On s'organise beaucoup.
00:12:16Alors moi, c'est une école, dans un arrondissement.
00:12:19Donc on s'organise par arrondissement.
00:12:22Certains jours, on se réunit localement avec le secondaire aussi.
00:12:26Donc on crée des liens pas juste primaires.
00:12:28Ça faisait longtemps que ce n'était pas créé aussi pas juste primaires, pas juste secondaires.
00:12:33Et puis après, on se réunit aussi au niveau du département, enfin 75, quoi.
00:12:38Des journées comme aujourd'hui, les plus grosses journées.
00:12:40Et puis après, on essaie d'aller à d'autres âgés, de faire venir d'autres travailleurs à nos âgés.
00:12:45Et puis d'aller voir sur l'air piqué.
00:12:47D'aller faire des actions avec eux.
00:12:52Faire des diffusions de tracts.
00:12:53C'est beaucoup ça qu'on fait.
00:12:54On a été à l'hôpital Bichat la semaine dernière.
00:12:58On a été dans la rue aussi pas mal, à la rencontre.
00:13:01Et tout ce qu'on mesure, c'est du soutien, quoi.
00:13:03Et qu'est-ce qui vous paraît nouveau dans cette lutte qui est quand même historique ?
00:13:0743 jours de grève.
00:13:09Sixième journée interpro de mobilisation nationale.
00:13:12Est-ce qu'il y a quelque chose qui vous apparaît comme nouveau, comme inédit ?
00:13:18Tout le monde, tout le monde le dit que c'est historique.
00:13:20Même les médias, donc visiblement ça l'est.
00:13:23Moi, de ce que j'entends surtout, c'est que la nouveauté, une grosse nouveauté, c'est que c'est
00:13:29pas corporatiste.
00:13:30C'est tout le monde qui est concerné, c'est tous les travailleurs, le public, le privé.
00:13:35C'est pas nous les profs, c'est pas nous les cheminots qui faisons valoir nos revendications à nous.
00:13:40C'est le sentiment qu'on est tous ensemble.
00:13:43Et que c'est comme ça qu'on peut gagner tous ensemble.
00:13:46Et qu'on n'a pas intérêt à se diviser entre nous.
00:13:49Et pour moi, c'est ça qui me fait vraiment la force de ce mouvement.
00:13:53Comme de la même manière qu'ils disaient 75, 85, les dates de naissance.
00:13:58Et bien en fait, les cheminots, les RATP, ils sont pas laissés diviser dessus.
00:14:01Ils ont dit non, on veut pas être la génération qui va sacrifier nos enfants.
00:14:04Et voilà, ça c'est plein de choses comme ça qui font du bien en fait.
00:14:09D'accord, merci beaucoup.
00:14:10De rien, merci.
00:14:12Manu.
00:14:13Merci Manu.
00:14:13Merci Manu.
00:14:18Voilà, on est en direct du boulevard Montparnasse dans la manifestation parisienne.
00:14:23Vous l'entendez, vous le voyez, les gens sont déterminés, sont joyeux.
00:14:28L'ambiance est bon enfant.
00:14:30Mais les manifestants et les manifestantes sont déterminés, ils se rencontrent, ils se parlent, les secteurs entre eux dialoguent.
00:14:42Il fait beau, on a de la chance, on n'en vira pas les Marseillais pour une fois.
00:14:48On est donc au 43ème jour de grève.
00:14:52C'est historique, ça ne s'est pas vu depuis des années.
00:14:54C'est la 6ème journée interprofessionnelle.
00:14:59Décidément, les mots d'Edouard Philippe, selon lesquels la grève à la RATP et à la SNCF n'a que
00:15:04trop duré, n'ont manifestement pas été entendues.
00:15:08Et l'idée selon laquelle les Français ne comprendraient pas la réforme, comme le disait récemment Macron à Pau, ne
00:15:15marche pas non plus.
00:15:16Je crois qu'ils ont très bien compris.
00:15:18Ils le montrent encore aujourd'hui par leur détermination à faire grève.
00:15:22Et du reste, ils sont soutenus par 60% des Français et des Françaises qui sont encore favorables au mouvement.
00:15:3267% sont inquiets des conséquences du projet Macron, Berger et BlackRock.
00:15:38C'est dire que c'est 88% de Français qui sont contre le projet de cette réforme.
00:15:5313.
00:15:59Bonjour.
00:16:01Bonjour.
00:16:02Alors, qu'est-ce qui fait que vous êtes aujourd'hui ici ?
00:16:05Je vous demande quel support de presse vous représentez.
00:16:07Alors, on est le journal l'Humanité.
00:16:09On fait Facebook Live.
00:16:12D'accord.
00:16:12Voilà, on est en direct sur Facebook et on interview les manifestants.
00:16:16Vous nous demandiez pourquoi on était là ?
00:16:17Bien entendu, pour se battre contre la casse des retraites, parce qu'on ne peut pas appeler ça autrement.
00:16:23Mais pas seulement pour ça, parce que de toute façon, c'est une casse générale qu'on a eue sous
00:16:27M. Hollande aussi et son ministre des Finances, Emmanuel Macron.
00:16:31On a eu la loi El Khomri, c'est-à-dire la casse du Code du Travail, qui ne s
00:16:36'est appelée comme ça que parce que M. Valls ne voulait pas qu'on l'appelle la loi Macron,
00:16:40parce que les deux étaient jaloux l'un de l'autre, mais c'est la même racaille, c'est le
00:16:45même panier de crabes.
00:16:47Donc, bon, on a fait les 14 manifs contre la loi El Khomri.
00:16:51Et là, on fait toutes celles qu'on peut contre la casse des retraites.
00:16:55Et vous-même, vous vous appelez comment ?
00:16:57Patrick.
00:16:58Vous avez quel âge, Patrick ?
00:16:5974.
00:17:0074. Donc, vous êtes déjà à la retraite.
00:17:02Oui.
00:17:03Et pourtant, vous êtes solidaire ?
00:17:05Vous êtes solidaire ?
00:17:06Je suis solidaire, parce qu'il ne faut pas que les gens qui sont à la retraite se disent «
00:17:09Oh, moi, je suis à l'abri ».
00:17:11Dans le rapport Delevoye, il est écrit que notre retraite sera garantie au moment où on la transforme en retraite
00:17:18à point.
00:17:18Mais on aura aussi une retraite à point.
00:17:20Et donc, chaque année, au moment du vote du budget, eh bien, on en perdra.
00:17:25Bon, il faut que les gens le sachent.
00:17:27Et vous êtes heureux, là, de rejoindre depuis un certain temps à la fois la lutte des Gilets jaunes le
00:17:33samedi, les luttes syndicales en semaine ?
00:17:35Bien sûr, comme tu peux le voir, nous sommes aussi Gilets jaunes.
00:17:39Mais bien entendu, moi, j'ai été syndiqué au SNES parce que j'étais prof.
00:17:44Mais bien entendu, je suis naturellement avec les syndicalistes et avec les syndiqués, surtout.
00:17:51Je ne parle pas des grandes confédérations, mais donc des syndicats.
00:17:55Il y a des milliers de syndicats en France et qui se battent et qui sont dans la lutte et
00:17:59on les soutient.
00:18:01Merci beaucoup.
00:18:02Je t'en prie.
00:18:05Et voilà, on vient d'avoir le témoignage d'un Gilet jaune.
00:18:09On voit bien que les retraités sont aussi inquiets, non pas seulement pour eux, mais aussi pour les futures générations,
00:18:14puisqu'ils ont aussi des enfants et des petits-enfants.
00:18:16On le voit, c'est la solidarité intergénérationnelle entre les secteurs qui s'expriment dans cette manif parisienne au boulevard
00:18:26Montparnasse.
00:18:27Il est un petit peu plus de 14 heures et nous sommes au 43e jour de grève, à la 6e
00:18:34journée interprofessionnelle,
00:18:35ce qui montre la solidarité entre un certain nombre de syndicats.
00:18:41Je rappelle que 4, 4, c'est le nombre de points en moins de popularité pour Emmanuel Macron en un
00:18:48mois,
00:18:48selon un sondage YouGov qui n'enregistre plus que 25% d'opinions favorables.
00:18:55Autrement dit, 75% d'opinions défavorables.
00:19:27Et puis les facs, elles sont acquis !
00:19:52On est en direct de l'Humanité du Facebook Live,
00:19:57en direct de la manifestation parisienne qui se tient sur le boulevard Montparnasse.
00:20:04On est au 43ème jour de grève, en direct de la 6ème manifestation interprofessionnelle de mobilisation nationale.
00:20:13Vous le voyez, il fait beau, l'ambiance est bonne enfant.
00:20:16Les gens sont déterminés, déterminés et joyeux, ça n'empêche pas.
00:20:22N'hésitez pas à commenter le Facebook Live, n'hésitez pas à partager, je vous rappelle l'offre de l
00:20:29'Humanité, 1 euro.
00:20:301 euro l'abonnement pour l'offre digitale qui vous donne accès à l'ensemble des articles du quotidien L
00:20:37'Humanité.
00:20:38N'hésitez pas à partager, à commenter, on attend vos commentaires, on attend vos partages en direct de la manifestation
00:20:48parisienne
00:20:49qui montre encore une fois sa détermination au retrait de cette réforme réclamée maintenant depuis 43 jours de grève,
00:21:00depuis le 5 décembre, premier jour de la mobilisation interprofessionnelle, de l'intersyndicale.
00:21:07Ça va, ça va péter !
00:21:17Ça va, ça va, ça va péter !
00:21:36Alors ça va péter !
00:21:37C'est quoi comme chaîne ?
00:21:38C'est quoi comme chaîne ?
00:21:39C'est l'Humanité, on est en direct du Facebook Live L'Humanité.
00:21:43Très bien, alors on a un lycée du 95, on vient de Gonesse et ça fait depuis le 5 décembre
00:21:49qu'on est en grève et on est optimiste, on ne lâchera pas jusqu'au retrait.
00:21:54Comment vous faites, donc c'est assez extraordinaire, c'est un moment historique qu'on est en train de vivre,
00:22:01comment vous faites pour tenir au jour le jour, comment vous vous organisez ?
00:22:05Alors c'est pas évident, c'est des sacrifices, on a une cagnotte, une caisse de grève, d'ailleurs on
00:22:14a une cagnotte Litchi si vous voulez donner, tu connais le lien ?
00:22:17Lycée René Cassin de Gonesse sur la cagnotte Litchi, s'il vous plaît, aidez-nous pour qu'on tienne encore
00:22:22!
00:22:23Lycée René Cassin de Gonesse à Litchi, pour la Cagnotte, pour ceux qui veulent donner ?
00:22:29Oui voilà, donc vous donnez-nous et aussi il y a la solidarité entre nous, entre les collègues.
00:22:34Et qu'est-ce que ça change dans votre quotidien, au niveau par rapport à vos collègues de travail, par
00:22:42rapport à ce que vous faites au jour le jour, pour tenir, pour organiser vos journées ?
00:22:48En fait on essaye de faire aussi des actions, on essaye de, là on compte mobiliser les parents, on compte...
00:22:56On explique les grèves, on discute beaucoup en salle d'épreuve, on y a beaucoup d'âgés aussi, on essaye
00:23:01de faire d'autres actions mais c'est pas évident, voilà, on essaye aussi de faire toutes les manifs possibles
00:23:07à Paris, on essaye, il y a des actions aussi au rectorat, je sais pas si vous en avez parlé,
00:23:13voilà, on essaye d'être dans toutes les actions possibles en fait.
00:23:16Et qu'est-ce que vous pensez des propositions qu'a faites dernièrement Blanquer ?
00:23:21Tout ça c'est du pipeau en fait, on assiste au mépris général de la classe politique et tant qu
00:23:27'on ne sera pas écouté, tant qu'on ne sera pas entendu, on ne lâchera pas en fait.
00:23:32On ne veut pas de simples compromis etc, on veut le retrait de cette réforme qui est injuste et qui
00:23:38va juste creuser les inégalités sociales qui sont criantes dans ce pays.
00:23:43Et qu'est-ce que vous pensez quand vous entendez Macron dire, quand on explique et qu'on écoute généralement
00:23:50on comprend, qu'est-ce que vous en pensez ?
00:23:53On n'est pas des débiles, il faut savoir qu'on a fait un minimum d'études, on sait lire
00:23:57entre les lignes, je pense que là vous voyez aujourd'hui la mobilisation des professeurs,
00:24:02on n'est pas quand même des milliers de débiles à ne pas comprendre ce qu'on nous raconte, non
00:24:06on s'informe, on va sur les médias indépendants, on lit les rapports des économistes etc.
00:24:13Et nous on a bien compris qu'on allait y perdre, de toute façon ce n'est pas difficile.
00:24:18A partir du moment où vous calculez plus sur les 6 derniers mois mais sur les 25 dernières années, même
00:24:23pas les 25 dernières années, sur l'ensemble de la carrière,
00:24:27vous y perdez. Moi je perds 1000 euros par mois sur ma future retraite que je ne verrai qu'à
00:24:3267 ans.
00:24:34Et encore, si on ne parle pas d'âge pivot mais d'âge d'équilibre, là je vais aller jusqu
00:24:39'à 69 ans peut-être.
00:24:41Donc non, non, on a très bien compris, on n'est pas des débiles et on patachonne pas dans notre
00:24:44tête comme le dit Macron.
00:24:47Après 43 jours de grève, qu'est-ce qui fait votre détermination ? Je veux dire, ce qui vous permet
00:24:52de continuer votre moteur ?
00:24:55Ce qui nous motive c'est de voir tous ces gens qui pensent exactement la même chose, qui sont aussi
00:25:01méfiants par rapport aux médias mainstream,
00:25:04qui vont dans le sens du gouvernement et qui ne relayent que les informations du gouvernement.
00:25:08Mais quand on va dans la rue, on se rend bien compte que toutes les classes sociales, enfin surtout les
00:25:13plus précaires,
00:25:14et tous les corps professionnels, on est tous concernés et on est tous d'accord.
00:25:19Donc ça, ça motive. On se dit, voilà, c'est ça la France, il y a une solidarité, il faut
00:25:24qu'on soit écoutés.
00:25:27Qu'est-ce qui est nouveau pour vous dans ce moment historique qu'on traverse ?
00:25:32Qu'est-ce que vous voyez que vous ne voyez pas d'habitude ?
00:25:34Le dialogue, enfin moi, j'ai pris, je prends pas beaucoup l'erreur parce que je suis très éloignée,
00:25:40mais je l'ai pris une fois et j'ai parlé avec des gens de tous bords.
00:25:43Il y a un dialogue qui se crée, même dans la salle des profs, on discute entre nous.
00:25:48Alors ça crée des tensions aussi, mais ça remet le débat politique aussi au centre de la salle des profs,
00:25:53quelque chose qui s'était perdu, puisque justement là on cherche à parler politique,
00:25:57c'est un peu un gros mot, on nous met une loi d'exemplarité, la loi École de la Confiance
00:26:04qui met au premier article que les profs doivent être exemplaires et donc on essaie de tuer la parole politique,
00:26:10le débat politique et en fait on se rend compte que là on arrive à en parler entre nous
00:26:14et à interroger les gens sur ce qui se passe au niveau politique.
00:26:17Donc il y a ça aussi qui est très important dans ce mouvement,
00:26:20c'est qu'on remet la politique au centre du débat, des discussions et notamment dans nos professions.
00:26:25Et là moi je me sens beaucoup plus utile et je sens que ma mission, elle a un but,
00:26:31beaucoup plus que quand on me dit d'évaluer des compétences et de préparer mes élèves à être des petits
00:26:35ouvriers mal payés, vous voyez.
00:26:38Vous savez qu'il y a 60% des Français qui soutiennent le mouvement,
00:26:42par rapport à vous, à vos élèves, aux parents, est-ce que vous avez des retours par rapport à votre
00:26:48engagement, à cette lutte ?
00:26:49Alors des discussions, du peu de discussions qu'on peut avoir parce qu'on n'est pas en classe en
00:26:53ce moment,
00:26:54mais les élèves viennent nous voir en salle des profs, nous disent qu'ils nous soutiennent,
00:26:58qu'ils ne se sentent pas citoyens, ça c'est assez nouveau,
00:27:01moi mes élèves m'ont dit je ne peux pas les manifester parce que je ne suis pas citoyen,
00:27:04donc il y a quand même une image de la jeunesse qui est requestionnée aussi,
00:27:08mais ils nous soutiennent, les parents sont inquiets évidemment,
00:27:12parce que notamment les premières épreuves blanquaires arrivent,
00:27:14donc ils sont inquiets, mais voilà, les retours qu'on a, c'est on est dans le même bateau,
00:27:20on vous soutient, on a une caisse de grève qui est alimentée,
00:27:22les parents participent quand ils passent devant nous,
00:27:26on sent un soutien général quand même, même s'il y a une inquiétude.
00:27:29Merci beaucoup, merci, c'est le journal l'Humanité,
00:27:34On est en direct du Facebook Live, l'Humanité !
00:27:37Bravo l'Humanité ! Bravo l'Humanité !
00:27:39On est là, on est là !
00:27:44Même si Macron ne veut pas, nous on est là !
00:27:48Pour l'honneur des travailleurs et pour un monde meilleur,
00:27:52même si Macron ne veut pas, nous on est là !
00:27:55On est là, on est là !
00:27:59Même si Macron ne veut pas, nous on est là !
00:28:03Pour l'honneur des travailleurs et pour un monde meilleur,
00:28:06même si Macron ne veut pas, nous on est là !
00:28:09On est là, on est là !
00:28:13Même si Macron ne veut pas, nous on est là !
00:28:17Pour l'honneur des travailleurs et pour un monde meilleur,
00:28:21même si Macron ne veut pas, nous on est là !
00:28:25On est là, on est là !
00:28:28Même si Macron ne veut pas, nous on est là !
00:28:32Pour l'honneur des travailleurs et pour un bon de meilleurs
00:28:36Même si Macron ne veut pas, nous on est là
00:28:47Alors vous l'avez entendu cette détermination, cette joie, cette solidarité des professeurs en grève
00:28:55La solidarité on l'a entendu juste un peu avant avec un gilet jeune de 74 ans
00:29:01Qui vient manifester pour les futures générations
00:29:04La solidarité intergénérationnelle, la solidarité parents, profs, élèves
00:29:10Qui tous se savent engager dans un même bateau
00:29:16La solidarité des caisses de grève
00:29:19Et puis la joie, le sentiment de sortir du quotidien, de se parler enfin
00:29:25De parler politique comme vient de nous le dire l'enseignante il y a un instant
00:29:30Voilà vous êtes en direct du Facebook Live de l'Humanité
00:29:34N'hésitez pas à commenter, à apporter vos analyses, vos commentaires, à partager
00:29:39Et n'oubliez pas, c'est exceptionnel, un euro, un euro l'abonnement à l'Humanité Digitale
00:29:47Qui vous donne accès à l'ensemble du quotidien
00:29:52Ah c'est Isabelle Garraud ?
00:30:01Bonjour
00:30:02Je suis incapable de dire des choses sensées comme ça
00:30:05Mais deux mots, pourquoi tu es là et pourquoi tu soutiens ?
00:30:10Pourquoi je suis là et pourquoi je soutiens ?
00:30:13Et bien je suis là avec les collègues du lycée Chaptal
00:30:16On est très mobilisés depuis une semaine à peu près
00:30:19On a fait dans le quartier pas mal d'actions avec les cheminots de Saint-Lazare
00:30:23Et là aujourd'hui on est plus de 40 personnels du lycée en grève
00:30:27À être revenus dans la manifestation
00:30:29Et avec l'idée que ça va certainement continuer ensuite
00:30:32Et nous on est très partant pour continuer des actions dans les moments qui viennent
00:30:37Isabelle Garraud en tant qu'enseignante et philosophe
00:30:40Qu'est-ce que tu penses quand Macron dit
00:30:42Quand on explique et qu'on écoute généralement on comprend
00:30:45La philosophe que tu es elle répond quoi ?
00:30:48Que certains ont du mal
00:30:52Donc là je crois pas du tout que ce soit un problème comme on dit de pédagogie
00:30:55C'est un mot un petit peu à la mode chez les politiques
00:30:57C'est vraiment délibérément une manière de nous imposer des choix
00:31:02Sous prétexte de mauvaise compréhension de certains
00:31:05Et de supériorité intellectuelle des autres
00:31:09Mais c'est vraiment une plaisanterie de très mauvais goût
00:31:11Il s'agit pas de ça, il s'agit de choix politiques
00:31:12Et là ce sont des choix politiques vraiment destructeurs
00:31:15Qui sont en train de saccager tout un modèle social
00:31:17Et au-delà de la réforme des retraites
00:31:19C'est contre ça qu'on est tous en train de se battre
00:31:22Au lycée Chaptal il me semble que c'est pas souvent qu'il se mobilise
00:31:28Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
00:31:30On est en plus dans un moment historique
00:31:32Comment tu l'expliques ?
00:31:33Au lycée Chaptal la mobilisation elle est très très forte
00:31:36Parce que je crois que beaucoup de gens prennent la mesure de l'ampleur des dégâts
00:31:40Qui sont en train d'être causés par ces réformes
00:31:42Que du coup il y a une
00:31:45Comme souvent dans les situations de grève
00:31:47Une solidarité qui s'est créée entre nous
00:31:49Alors qu'on était un peu isolés les uns et les autres
00:31:51Et que cette dynamique là elle est pas prête de s'arrêter
00:31:54Elle a lieu dans d'autres secteurs
00:31:55Et nous du coup on s'inscrit dans ce mouvement général
00:31:59Qui est de très très grande ampleur
00:32:01On est en contact avec d'autres lycées
00:32:03Mais aussi avec d'autres secteurs professionnels
00:32:04Et on est très impressionné par le nombre d'actions
00:32:06Qu'il y a partout partout partout en ce moment
00:32:10Donc voilà Chaptal c'est un élément parmi d'autres
00:32:12Et c'est vrai que nous on est très actifs
00:32:15Et on va continuer à l'être je pense
00:32:17En tant que gréviste vous tenez comment ?
00:32:19Vous organisez comment vos journées ?
00:32:21Votre emploi du temps ça se passe comment ?
00:32:22Alors c'est ce qu'on appelle une grève active
00:32:24Donc on participe à des assemblées interprofessionnelles dans le quartier
00:32:28On fait le tour des établissements aussi
00:32:30Pour essayer de mobiliser les établissements qui le sont moins que le nôtre
00:32:34École, collège, lycée qui sont aux alentours
00:32:37Il y en a beaucoup dans le quartier
00:32:39On participe, on a organisé une caisse de grève aussi
00:32:41Pour aider les personnels qui sont les plus en difficulté
00:32:45On fait de l'affichage, on tracte auprès de nos collègues
00:32:47On discute avec tous les gens qu'on peut rencontrer
00:32:49Bref on est tout le temps en fait en train d'agir
00:32:52Et c'est pas du tout une grève où chacun reste chez soi
00:32:54Et du coup c'est très enthousiasmant
00:32:56C'est vraiment super
00:32:57Et du coup est-ce que vous avez réussi à mobiliser les parents ?
00:33:01Est-ce que vous avez des retours des élèves ?
00:33:03On a des contacts avec certains parents
00:33:06Et on a des contacts aussi avec des élèves qui nous soutiennent
00:33:09Voilà et donc il y a aussi toutes sortes de petits réseaux
00:33:13On va dire qu'ils se mettent en place de ce côté-là
00:33:14Et c'est certainement amené à se développer aussi
00:33:17Merci beaucoup Isabelle Garot
00:33:19Merci
00:33:24Eh bien voilà Isabelle Garot, philosophe, enseignante au lycée Chaptal
00:33:29En grève, qui vient de nous parler de la mobilisation du lycée Chaptal notamment
00:33:35Nous sommes en direct de la manifestation parisienne
00:33:39Sur le boulevard Montparnasse
00:33:42Je le rappelle, c'est la 43ème journée de grève
00:33:46Ce mouvement est absolument historique
00:33:48Sixième journée de mobilisation nationale interprofessionnelle
00:33:54C'est du jamais vu
00:33:56Et il fait beau aujourd'hui à Paris
00:33:59Les gens ont le sourire, ils sont joyeux
00:34:02Comme nous le rappelaient les enseignants
00:34:05Ils se parlent entre eux pendant les jours de manifs
00:34:09Ils discutent, la politique revient au centre
00:34:13Dans la salle d'épreuve, autour de la machine à café
00:34:17Dans les actions de mobilisation
00:34:25Voilà, on sent de la détermination auprès de nos manifestants
00:34:34On est en direct du Facebook Live L'Humanité
00:34:38Dans la manif parisienne, boulevard Montparnasse
00:34:43N'hésitez pas à commenter, n'hésitez pas à partager
00:34:47Je vous rappelle, l'offre à 1 euro de l'Humanité Digitale
00:34:51Voilà, 1 euro
00:34:52Et vous avez accès à tous les articles du quotidien
00:34:55Et vous avez accès à tous les articles du quotidien
00:35:50Donc nous sommes en direct du Facebook Live
00:35:53Enfin je me répète, direct et live de l'Humanité
00:35:5743ème jour de grève
00:35:59Nous sommes à la manifestation parisienne boulevard Montparnasse
00:36:04Et là tout de suite, vous vous trouvez devant le cortège
00:36:08De l'intersyndicale
00:36:10Faut-il rappeler que c'est la 6ème journée de mobilisation interprofessionnelle
00:36:16Ça ne s'est jamais vu depuis des années
00:36:19C'est un moment historique
00:36:21Et nous arrivons tout de suite devant l'intersyndicale
00:36:28Pour l'instant, on va voir
00:36:52Ça va faire comme les dominos qui poussent tout de suite devant
00:36:54Il va pousser devant et ça va avancer
00:37:106ème journée de mobilisation intersyndicale
00:37:14A la manifestation parisienne boulevard Montparnasse
00:37:19On est le jeudi 16 janvier
00:37:21La place c'est Noir de Monde
00:37:25Par là, par là, par là
00:37:41Bonjour
00:37:43Bonjour
00:37:45Qu'est-ce qui fait votre détermination à être au 43ème jour de grève
00:37:50Encore dans la manifestation ?
00:37:51La conviction que ce combat est juste
00:37:54Et la conviction que nos analyses sont justes
00:37:56Nous n'avons eu de cesse pendant 2 ans et demi de concertation
00:38:00D'expliquer les raisons pour lesquelles ce régime unique par point
00:38:04Était selon nous une très mauvaise idée
00:38:06Qu'il fallait la mettre de côté
00:38:08Et revenir à la négociation
00:38:11Dans le cadre du système actuel qui garantit aujourd'hui
00:38:13La retraite de tout un chacun
00:38:15Dans de bonnes conditions en général
00:38:16Le Premier ministre lui-même nous disait
00:38:19Que nous avons en France 42 régimes
00:38:20Qui garantissent globalement un bon niveau de retraite
00:38:22Donc nous n'avons pas de raison d'abandonner ce système de retraite
00:38:25Il y a beaucoup à faire
00:38:26Pour améliorer la situation
00:38:27Mais ça n'est pas le système de retraite qui est défaillant
00:38:30C'est l'emploi
00:38:31C'est le fait qu'il est difficile pour un jeune d'entrer dans l'emploi
00:38:34On passe de plus en plus par des stages
00:38:36Des contrats précaires
00:38:37Les seniors
00:38:38Le chômage des seniors a explosé
00:38:39Comment nous dire qu'on va faire travailler plus longtemps
00:38:43Ceux qui auront 62 ans demain
00:38:45Alors que beaucoup à partir de 53, 54, 55 ans
00:38:49Ne sont plus en emploi
00:38:51Et ne sont pas en emploi au moment de devoir liquider leur retraite
00:38:54Comment fait-on pour améliorer la situation des femmes
00:38:57Qui n'est pas maltraitées par le système de retraite actuel
00:39:01Elles ne sont pas maltraitées par le système de retraite actuel
00:39:03Elles subissent le fait qu'elles sont souvent confinées à des bas salaires
00:39:06Qu'elles subissent du temps partiel
00:39:08Elles subissent, c'est là-dessus qu'il faut travailler
00:39:09Donc voilà, nous sommes convaincus
00:39:11Que ce projet de régime unique par point
00:39:13Rendra plus difficile l'acquisition des droits à la retraite demain
00:39:17Rendra la retraite incertaine
00:39:19Parce que le gouvernement pourra jouer sur les divers paramètres
00:39:23La valeur du point, le taux de rendement du point
00:39:25Mais également maintenant
00:39:26Puisqu'il y aura un âge d'équilibre à terme dans le régime de retraite
00:39:30Et bien sur cet âge d'équilibre lui-même
00:39:33Sur le malus ou le bonus
00:39:35Il pourra augmenter le malus
00:39:37Diminuer le bonus
00:39:38Ou faire bouger la borne d'âge
00:39:40Donc voilà, le gouvernement
00:39:42On a réussi par la mobilisation
00:39:44A faire qu'il bouge un temps soit peu
00:39:47Il a reporté à la génération 75
00:39:49La mise en oeuvre du régime unique
00:39:51Alors qu'il avait prévu pour la génération 63
00:39:53Il a concédé des dispositions spécifiques
00:39:56A différentes professions, secteurs d'activité
00:39:58Comme très récemment
00:40:00Il a bougé un peu sur le régime des avocats
00:40:02Aujourd'hui, on discute éventuellement
00:40:05Du retrait temporaire de l'âge pivot
00:40:08Qu'il voulait mettre en place
00:40:09Dès 2022
00:40:12Si nous n'avions pas mobilisé
00:40:14Nous n'aurions pas fait bouger le gouvernement
00:40:16Donc nous sommes d'autant plus confortés
00:40:18Dans la nécessité de convaincre le maximum de salariés
00:40:22Que ce qui se joue en ce moment
00:40:23C'est leur droit à la retraite demain
00:40:25Celui des générations à venir
00:40:27Et Yves Verrier, vous êtes dirigeant de Force Ouvrière
00:40:30Il y a 60% de Français d'opinion favorable au mouvement
00:40:36Vous dirigeant de Force Ouvrière
00:40:37Qu'est-ce que vous proposez en contrepartie
00:40:40Contre ce projet de réforme ?
00:40:42Eh bien ce que nous proposons
00:40:43C'est, je l'expliquais tout à l'heure
00:40:46Que l'on commence par améliorer la situation de l'emploi
00:40:49Parce que quand on nous parle de déséquilibre des retraites
00:40:52Ça n'est pas simplement une question d'espérance de vie
00:40:55Parce que c'est vrai qu'il y a moins d'actifs aujourd'hui
00:40:57Par rapport au nombre de retraités
00:40:58Et à la durée de la vie à la retraite
00:41:01Mais il ne faut pas oublier que
00:41:02Quand on était 4 actifs pour 1 retraité
00:41:05Aujourd'hui 1,7 actifs pour 1 retraité
00:41:08Entre temps la productivité du travail a beaucoup augmenté
00:41:11Donc nous ce que nous proposons
00:41:13C'est qu'on améliore la situation de l'emploi
00:41:15Dès l'entrée dans la vie active
00:41:17Jusqu'au moment de l'âge légal de départ en retraite
00:41:20Et on améliorera de ce fait
00:41:22Les recettes, les ressources
00:41:23Des systèmes de protection sociale
00:41:25Et donc de retraite
00:41:26D'une part qu'on réoriente
00:41:27Une partie des aides publiques
00:41:29Qui vont aux entreprises
00:41:30Des allègements de cotisations
00:41:31C'est de l'ordre de 140 milliards d'euros
00:41:33Chaque année d'aides publiques aux entreprises
00:41:35C'est presque la moitié
00:41:36De ce que représentent les prestations de retraite
00:41:38Nous sommes persuadés
00:41:39Qu'elles ne sont pas toutes
00:41:40Loin sans faux efficaces
00:41:41Du point de vue de l'emploi
00:41:42Notamment les aides publiques
00:41:44Qui vont vers les multinationales
00:41:45Côtées en bourse
00:41:46Et bien examinons la part
00:41:48Qu'on pourrait réorienter
00:41:49A la recette, à la ressource
00:41:51Des régimes de protection sociale
00:41:53Dont celui des retraites
00:41:54Et encore une fois
00:41:56Si nous augmentions les salaires
00:41:58Les cotisations
00:41:59Et bien on rééquilibrerait
00:42:01C'est ce que le conseil d'orientation
00:42:03Des retraites
00:42:03A récemment expliqué encore
00:42:06Dans un rapport
00:42:07Que le gouvernement lui avait demandé
00:42:08Sur l'équilibre des régimes
00:42:10Des retraites à horizon 2030
00:42:111% d'augmentation des cotisations
00:42:14Permettrait de rééquilibrer
00:42:15Les retraites à horizon 2030
00:42:17Et au-delà
00:42:17On sait qu'elles se rééquilibreront
00:42:19Naturellement
00:42:19Et il verrait
00:42:22Vous savez qu'on est
00:42:23Au 43ème jour de grève
00:42:25Ce n'est pas votre première grève
00:42:26C'est un moment historique
00:42:27Qu'est-ce qui explique
00:42:28Ce niveau de mobilisation
00:42:30Ce niveau de détermination
00:42:32Chez les grévistes
00:42:33D'après vous ?
00:42:34Ce qu'il explique
00:42:35C'est que tout le monde a compris
00:42:36Que la retraite
00:42:37C'est une question majeure
00:42:39Essentielle
00:42:39C'est quel sera notre droit
00:42:42A enfin se reposer
00:42:44Après une longue vie active
00:42:46Parce qu'on ne le dit pas assez
00:42:48Mais c'est un rapport récent
00:42:49D'une institution statistique
00:42:51De l'État
00:42:51La durée en activité
00:42:53De la population
00:42:55Augmente aujourd'hui
00:42:57Malgré l'augmentation
00:42:58De l'espérance de vie
00:42:59C'est-à-dire qu'on travaille
00:43:00Plus longtemps
00:43:00Tout au long de sa vie
00:43:01Aujourd'hui
00:43:01Qu'auparavant
00:43:03Donc on travaille toujours
00:43:04De plus en plus longtemps
00:43:05Et les conditions de travail
00:43:06Ne s'améliorent pas
00:43:08Il y a toute une discussion
00:43:09Sur la pénibilité
00:43:11Et par exemple
00:43:12Il y a aujourd'hui
00:43:13De nouveaux risques
00:43:15Notamment ce qu'on appelle
00:43:16Le burn-out
00:43:17Les risques psychosociaux
00:43:18Il faut savoir
00:43:19Qu'il y a beaucoup de professions
00:43:20Qui sont souvent d'ailleurs
00:43:21Pas très bien rémunérées
00:43:22Où les conditions de travail
00:43:24Sont difficiles
00:43:25Comme par exemple
00:43:26Au sein de l'hôpital
00:43:27Et où 62 ans
00:43:28Pour beaucoup
00:43:29C'est déjà trop
00:43:29Et beaucoup aspirent
00:43:31A enfin pouvoir s'arrêter
00:43:32Se reposer
00:43:32Et si l'espérance de vie augmente
00:43:34Il ne faut surtout pas oublier
00:43:35Que c'est parce que
00:43:36Grâce au droit à la retraite
00:43:38On n'est plus obligé aujourd'hui
00:43:40De s'épuiser jusqu'au bout
00:43:41Et face à Muriel Pénicaud
00:43:43Qui a supprimé
00:43:44Quatre des dix facteurs
00:43:46De pénibilité
00:43:47Et qui parle de capitalisme responsable
00:43:49Quand elle s'en va à Davos
00:43:51Qu'est-ce que vous avez à dire ?
00:43:56Qu'est-ce que c'est
00:44:08Et par les recettes
00:44:09Qu'on extrait
00:44:10De la valeur du travail ?
00:44:12C'est pour ça
00:44:12Que je n'accepte pas non plus
00:44:13Qu'on nous dise
00:44:14Comme le Premier ministre
00:44:15Nous l'a dit
00:44:15Dans la lettre
00:44:16Qu'il nous a envoyée
00:44:16Samedi dernier
00:44:17Qu'il n'est pas question
00:44:18De proposer des mesures
00:44:20Qui aboutissent
00:44:21A augmenter le coût du travail
00:44:23Parce que c'est l'essence même
00:44:24Du rôle du syndicat
00:44:25Que de négocier
00:44:26La valeur du travail
00:44:28Les salariés
00:44:29Sont représentés par les syndicats
00:44:31Et les salariés
00:44:32Sont justement
00:44:33Ceux qui vendent
00:44:34Leur force de travail
00:44:35Contre du salaire
00:44:36De la cotisation
00:44:37Et quand le syndicat négocie
00:44:39Il négocie
00:44:40Les salaires
00:44:41Il négocie
00:44:42La protection sociale
00:44:43Il négocie
00:44:44L'organisation du travail
00:44:45Le temps de travail
00:44:46Et tout cela
00:44:47C'est le coût du travail
00:44:48Et donc voilà
00:44:49Face au capitalisme
00:44:50Le rôle des syndicats
00:44:52Il est de négocier
00:44:53Justement
00:44:53Le coût du travail
00:44:54Et en général
00:44:55A la hausse
00:44:56Pour améliorer
00:44:57Le sort des salariés
00:44:58D'accord
00:44:58Merci beaucoup Yves Verrier
00:45:00Merci
00:45:01Donc en direct
00:45:02Du Facebook live
00:45:03Nous venons d'interroger
00:45:05Yves
00:45:06Le responsable des enseignants
00:45:07Oui
00:45:07Vous êtes travaillé pour
00:45:09L'humanité
00:45:10D'accord
00:45:10L'humanité
00:45:12Bonjour
00:45:14Bonjour
00:45:15Bonjour
00:45:16Bonjour
00:45:17Bonjour
00:45:17Est-ce que vous pouvez nous dire
00:45:19Votre détermination
00:45:21Aujourd'hui
00:45:21Sixième journée
00:45:22De mobilisation intersyndicale
00:45:24Qu'est-ce qui fait
00:45:25Que vous êtes encore là
00:45:27Oui
00:45:27La détermination
00:45:28Elle est importante
00:45:31On est encore là
00:45:32Parce que les salariés
00:45:33Sont encore là
00:45:33C'est eux qui ont décidé
00:45:35De continuer ce mouvement
00:45:36Et on en est
00:45:38Les premiers contents
00:45:39Parce qu'on appelle
00:45:40Effectivement
00:45:41A maintenir ce mouvement
00:45:42A maintenir la pression
00:45:43Et aujourd'hui
00:45:44Et aujourd'hui
00:45:44Il y a effectivement
00:45:45Un mouvement
00:45:45Qui est maintenu
00:45:46A un haut niveau
00:45:47Même si évidemment
00:45:48On n'est pas dans
00:45:49Les taux de grève
00:45:49De décembre
00:45:50On est en train
00:45:51En fait
00:45:52Plus ou moins
00:45:53D'avoir un mouvement
00:45:54Quasiment tournant
00:45:55C'est-à-dire
00:45:56Avec des gens
00:45:56Qui étaient là mardi
00:45:57Qui ne reviennent pas aujourd'hui
00:45:58Des gens qui sont là aujourd'hui
00:46:00Qui maintiennent évidemment
00:46:02Le mouvement
00:46:03Mais des formes d'action
00:46:05Qui vont forcément
00:46:06Se diversifier
00:46:07Mais en tout cas
00:46:08Même s'il y a effectivement
00:46:10Des taux de grève
00:46:10Qui sont moins importants
00:46:11Il faut le reconnaître
00:46:12Ça n'est pas du tout
00:46:14Le signe
00:46:14Du fait que les collègues
00:46:16Auraient été convaincus
00:46:17En quoi que ce soit
00:46:18Par les annonces du gouvernement
00:46:20Nos collègues
00:46:21Continuent à penser
00:46:22Que ce projet de réforme
00:46:23Il est négatif
00:46:24Pour tout le monde
00:46:25Il va baisser le niveau
00:46:26Des pensions
00:46:27Il va retarder
00:46:28L'âge de départ à la retraite
00:46:29Et c'est pas profession par profession
00:46:31C'est pas les enseignants
00:46:33D'un côté
00:46:33Les avocats de l'autre
00:46:34Je ne sais quoi
00:46:35C'est vraiment
00:46:36Un projet de société
00:46:37Qu'il faut continuer à combattre
00:46:39Continuer à élargir ce mouvement
00:46:40Convaincre l'opinion
00:46:42Que notre combat est juste
00:46:44Et ce mouvement
00:46:45Du coup il continue
00:46:46D'accord
00:46:47Et vous en tant que responsable
00:46:49Enfin en tant que dirigeant syndical
00:46:52Il y a 60% de la population
00:46:54Qui soutient ce mouvement
00:46:56Vous êtes contre cette réforme
00:46:57Quelles sont vos propositions
00:46:59Pour le monde enseignant ?
00:47:01Alors nous pensons que
00:47:03De toute façon
00:47:04Ce mouvement
00:47:05Il porte des questions
00:47:06De fond
00:47:07Sur l'ensemble
00:47:07Des questions de société
00:47:08Et donc par exemple
00:47:09Il y a évidemment
00:47:10Les conditions de travail
00:47:12Les salaires
00:47:13Qui sont
00:47:13Et le statut
00:47:15De la fonction publique
00:47:16Qui est aussi
00:47:17Quelque chose
00:47:17Qui est en jeu aujourd'hui
00:47:18On voit bien
00:47:18Que les métiers
00:47:20Sont méprisés aujourd'hui
00:47:21Et en tout cas
00:47:22Ne sont pas considérés
00:47:23A leur juste valeur
00:47:24Donc on demande
00:47:25De la reconnaissance
00:47:26Pour le travail
00:47:27Et on demande
00:47:28De la reconnaissance
00:47:29Après le travail
00:47:30Et donc ça fait bien
00:47:30Le lien avec la question
00:47:31De la retraite
00:47:32On veut que la retraite
00:47:33Reste calculée
00:47:35Sur la base
00:47:35D'un meilleur salaire
00:47:36Ça veut pas dire
00:47:37Qu'on demande des privilèges
00:47:38Pour les uns
00:47:38Par exemple
00:47:39Les six derniers mois
00:47:40Dans la fonction publique
00:47:41Qui serait quelque chose
00:47:42Qui privilégierait
00:47:43Les salariés du public
00:47:44Par rapport à ceux du privé
00:47:45Ça veut dire
00:47:46Qu'on demande au contraire
00:47:47A harmoniser
00:47:49Par le haut
00:47:50A faire en sorte
00:47:51Que les droits
00:47:51Soient étendus
00:47:52Mais que ça reste des droits
00:47:54Et que
00:47:54Alors qu'aujourd'hui
00:47:56Le projet Macron
00:47:57C'est de dire
00:47:58Vous allez avoir
00:47:58Une valeur du point
00:47:59Qui va varier tout le temps
00:48:00Et donc
00:48:01Elle ne correspondra plus
00:48:02A un droit
00:48:02Et donc nos propositions
00:48:04Elles s'inscrivent dans le cadre
00:48:06De l'amélioration des droits
00:48:07Aujourd'hui nous pensons
00:48:09Que notre pays
00:48:10A les moyens
00:48:11De financer
00:48:12Des droits
00:48:14Supplémentaires
00:48:15Des droits
00:48:15Augmentés
00:48:16A la retraite
00:48:17C'est le sens de l'histoire
00:48:18De baisser le temps de travail
00:48:20Globalement
00:48:21Que ce soit sur la semaine
00:48:22Ou sur la vie
00:48:23Et donc
00:48:24Le sens de l'histoire
00:48:25C'est effectivement
00:48:26De permettre
00:48:26D'augmenter les droits
00:48:28Et la régression
00:48:29Que porte ce projet
00:48:31De société
00:48:31Ce projet Macron
00:48:33C'est une régression
00:48:35Qui ne va pas du tout
00:48:37Dans le sens du progrès social
00:48:38Et donc
00:48:39Nos propositions
00:48:39Elles s'inscrivent
00:48:40Plutôt pour augmenter
00:48:41Les financements
00:48:42Et pour améliorer les droits
00:48:44Après
00:48:45Il y a plein de choses
00:48:46Qui du coup
00:48:47Serait possible
00:48:48Si on se donnait
00:48:49Les moyens
00:48:49De les financer
00:48:50Je donne simplement
00:48:51Un exemple
00:48:52Aujourd'hui
00:48:52On fait de plus en plus
00:48:53D'études
00:48:54Est-ce que c'est bien
00:48:55Ou est-ce que c'est pas bien
00:48:56Bien sûr que c'est une bonne chose
00:48:57D'avoir élevé le niveau
00:48:58De qualification
00:48:58De la population
00:48:59Et bien ça
00:49:00Il faut le reconnaître
00:49:01En donnant par exemple
00:49:02Des droits aux étudiants
00:49:04Pendant qu'ils font des études
00:49:05Des droits à retraite
00:49:06Pour que
00:49:07Le fait d'avoir fait des études
00:49:09Permette de partir plus tôt
00:49:10Que ce soit une reconnaissance
00:49:12De ce qu'on apporte
00:49:13A la société
00:49:13Quand on fait des études
00:49:15Parce qu'on élève
00:49:16Le niveau de tout le monde
00:49:18Et là
00:49:18Vous êtes conscient
00:49:20Qu'on est en train de
00:49:20Enfin c'est le 43ème jour de grève
00:49:22Ça vous n'avez pas vu
00:49:23Depuis des années
00:49:23C'est un moment historique
00:49:25Qu'est-ce qui explique
00:49:27Ce moment d'après vous
00:49:28En tout cas
00:49:29Pour les enseignants
00:49:30Qu'est-ce qui fait
00:49:30Cette détermination
00:49:32On entendait là
00:49:33Des enseignants
00:49:33Qui disaient
00:49:34Leur joie de se parler
00:49:36Enfin de parler politique
00:49:37Dans la salle des profs
00:49:38Qu'est-ce qui se passe
00:49:39D'après vous
00:49:39Dans le secteur
00:49:40Il se passe quelque chose
00:49:41De très important
00:49:42Effectivement
00:49:43Qu'on n'avait pas vu
00:49:43Depuis longtemps
00:49:44A savoir
00:49:45Vraiment une appropriation
00:49:47Par un grand nombre
00:49:49Une appropriation
00:49:50Par le grand nombre
00:49:50Des questions très politiques
00:49:52De répartition des richesses
00:49:54De droit à la retraite
00:49:55Et donc ça
00:49:56C'est tout à fait impressionnant
00:49:57De le constater
00:49:59Et de fait
00:50:00Ça veut dire
00:50:01Qu'il y a une lame de fond
00:50:03Il y a quelque chose
00:50:04Qui se cherche aussi
00:50:07Un mouvement qui se cherche
00:50:08Mais qui va durer
00:50:10Parce que
00:50:11C'est pas simplement
00:50:12Un coup de colère
00:50:13Ou une humeur
00:50:16Comme ça
00:50:16Qui passera
00:50:17C'est quelque chose
00:50:19De beaucoup plus durable
00:50:19Et donc
00:50:20Ce mouvement
00:50:22Je pense qu'il s'inscrit
00:50:24À un moment
00:50:24Où
00:50:26Beaucoup de gens
00:50:27Ont envie de dire stop
00:50:28À la marche
00:50:29À la libéralisation
00:50:30Et je crois que
00:50:32Il y a eu une forme
00:50:35Des mesures aussi
00:50:36Dans la politique
00:50:37De Macron
00:50:38Qui a pensé
00:50:38Qu'il pouvait tout faire
00:50:40Tout détruire
00:50:41Très vite
00:50:41Il en a fait beaucoup
00:50:43Il a fait la loi
00:50:44De transformation
00:50:44De la fonction publique
00:50:46Il fait maintenant
00:50:47Les retraites
00:50:47Il avait fait le code du travail
00:50:49Et je crois
00:50:50Qu'on est arrivé
00:50:51À un point de rupture
00:50:52Où
00:50:53On se rend compte
00:50:54Que ça n'est pas
00:50:55Ce que veut la majorité
00:50:55De la population
00:50:58Merci beaucoup
00:50:59Merci beaucoup
00:51:00Merci
00:51:03Voilà vous êtes en direct
00:51:05De la manifestation
00:51:09Du Facebook Live
00:51:10De l'humanité
00:51:11Et tout de suite
00:51:12J'interroge
00:51:14La responsable
00:51:16De l'UNEF
00:51:17Alors qu'est-ce qui fait
00:51:18Votre présence
00:51:19Ici aujourd'hui ?
00:51:20Aujourd'hui on se mobilise
00:51:21Contre la réforme
00:51:22Donc des retraites
00:51:24Proposées par le gouvernement
00:51:24Parce qu'en fait
00:51:25On est en train de proposer
00:51:26Aux jeunes
00:51:27Un avenir de précarité
00:51:28Et nous on refuse
00:51:29Cet avenir de précarité
00:51:29On refuse à la fois
00:51:31La réforme qui est proposée
00:51:31Par le gouvernement
00:51:32Mais aussi d'être prise
00:51:33En excuse par ce gouvernement
00:51:35Pour faire passer cette réforme
00:51:36On a un gouvernement
00:51:37Qui nous dit que
00:51:38Ce serait pour les jeunes
00:51:39Qu'il faudrait réformer
00:51:39Mais qui en réalité
00:51:41Fait des jeunes
00:51:41Les premières victimes
00:51:42De sa réforme
00:51:42Puisque c'est nous
00:51:43Qui allons avoir
00:51:44Une retraite plus basse
00:51:47Et travailler plus longtemps
00:51:48A cause de cette réforme
00:51:50Donc on va être totalement touchés
00:51:51Et pour nous
00:51:52C'est très important
00:51:53Qu'on soit de plus en plus
00:51:55Nombreux dans la rue
00:51:55Pour contester cette réforme
00:51:57Et demander le retrait
00:52:00Mélanie Luce
00:52:01Je suis présidente
00:52:02De l'UNEF
00:52:02Le syndicat étudiant
00:52:03D'accord
00:52:03Est-ce que vous pouvez nous dire
00:52:04Quelles sont les problématiques
00:52:06Spécifiques des jeunes
00:52:07Et en quoi cette réforme
00:52:09Les concerne ?
00:52:10Les jeunes
00:52:10On est à la fois
00:52:11Les futurs cotisants
00:52:12Et les futurs retraités
00:52:13Donc déjà
00:52:14On est totalement concernés
00:52:15Ensuite
00:52:16On a une réforme
00:52:17Qui va s'appliquer
00:52:18De plus en plus
00:52:18On est jeune
00:52:19Plus elle va avoir
00:52:20Un impact fort
00:52:21Sur nos retraites
00:52:21Donc on va être
00:52:23Particulièrement concernés
00:52:23En plus de ça
00:52:25On a une génération
00:52:26Qui aujourd'hui
00:52:27Rentre dans le monde du travail
00:52:28Bien plus tard
00:52:28Le premier CDI
00:52:29Aujourd'hui c'est 29 ans
00:52:30Donc le départ à la retraite
00:52:32Va être bien plus tardif
00:52:34Donc avec cette réforme
00:52:35Ça va être encore pire
00:52:36Et au-delà de ça
00:52:37On a des carrières
00:52:38Qui évoluent
00:52:39Dans le monde du travail
00:52:40Et donc quand on est jeune
00:52:41Aujourd'hui
00:52:42On n'aura pas la même
00:52:43Ça veut dire que notre carrière
00:52:44Ne sera pas la même
00:52:45Que nos parents
00:52:45Et ce régime à points
00:52:47Il va justement faire baisser
00:52:48Notre retraite
00:52:50Parce qu'il ne prendra pas en compte
00:52:51En réalité
00:52:52Les carrières que nous aurons
00:52:53Et le dernier point
00:52:53C'est qu'on a un gouvernement
00:52:55Qui parle beaucoup
00:52:56Du fait que
00:52:57On aurait
00:52:58Les étudiants salariés
00:53:00Se réavantagés
00:53:01Par cette réforme
00:53:01C'est faux
00:53:02C'est encore une fois
00:53:03Une manière du gouvernement
00:53:04De effectivement
00:53:06Faire croire
00:53:07Que sa réforme
00:53:08Elle serait positive
00:53:08Pour les plus précaires
00:53:09En réalité
00:53:10On a 46% des étudiants
00:53:11Qui sont salariés
00:53:12Pendant leurs études
00:53:13Parce qu'ils sont précaires
00:53:14Et qui seront du coup
00:53:15D'autant plus précaires
00:53:16À la retraite
00:53:17Parce que les salaires
00:53:18Qu'ils touchent
00:53:19Pendant leurs études
00:53:20Seront pris en compte
00:53:21Dans le calcul
00:53:22De leur retraite
00:53:22Alors qu'aujourd'hui
00:53:23Ces jeunes cotisent
00:53:24Ils accumulent des semestres
00:53:26Mais leur salaire
00:53:26N'est pas pris en compte
00:53:27Parce qu'il ne fait pas partie
00:53:28Des 25 meilleures années
00:53:28On fait des petits boulots
00:53:29Des jobs qui sont très mal payés
00:53:31Et donc ça
00:53:32Ça va nous précariser
00:53:32À la retraite
00:53:33C'est pas normal
00:53:33Qu'on nous propose
00:53:34Encore une fois
00:53:35D'être précaires
00:53:35Toute notre vie
00:53:36Pendant nos études
00:53:37Dans l'instruction pro
00:53:37Et aussi à la retraite
00:53:39D'accord
00:53:39Et est-ce qu'au niveau des facs
00:53:41Au niveau des lycées
00:53:43Où en est la mobilisation étudiante ?
00:53:46Est-ce que vous pouvez
00:53:46Nous en dire quelques mots ?
00:53:47Oui
00:53:48En fait on a une mobilisation étudiante
00:53:49Qui a pris de l'ampleur
00:53:50Au fur et à mesure
00:53:51Du mois de décembre
00:53:52Là ce mois-ci
00:53:53On a eu beaucoup d'action
00:53:54Sur la question des parcelles
00:53:55Notamment en Ile-de-France
00:53:56On a la totalité
00:53:57Des universités d'Ile-de-France
00:53:58Qui se sont mobilisées
00:53:59Avec des rassemblements
00:54:00Avec des refus
00:54:01De passer des parcelles
00:54:01Avec des blocages parfois
00:54:03Parce que les étudiants
00:54:04Refusent de passer leurs parcelles
00:54:05En temps de mobilisation
00:54:06Ce qu'ils demandent
00:54:07C'est à la fois une égalité
00:54:08On ne peut pas se permettre
00:54:09Qu'il y ait des jeunes
00:54:10Qui aient zéro
00:54:10Parce qu'on a des facs
00:54:12Qui ne veulent pas s'adapter
00:54:12Mais c'est aussi
00:54:13De pouvoir se mobiliser
00:54:15Et donc de pouvoir participer
00:54:16À la mobilisation
00:54:17Qui est en cours
00:54:18D'accord
00:54:19Et vous à l'UNEF
00:54:21Quelles sont vos propositions
00:54:22Pour la jeunesse
00:54:23Et pour contrer
00:54:24Ce projet de réforme
00:54:26Nous ce qu'on demande
00:54:27C'est que le gouvernement
00:54:28Déjà retire sa réforme
00:54:29Ouvre des discussions
00:54:30Sur d'autres bases
00:54:31Et nos revendications
00:54:32C'est notamment
00:54:33La prise en compte
00:54:34Des années d'études
00:54:35Dans le calcul de la retraite
00:54:36C'est à dire que
00:54:37Comme je le disais
00:54:38Comme on rentre dans le monde du travail
00:54:39De plus en plus tard
00:54:40Il faut prendre en compte
00:54:40Les années qu'on a passées
00:54:41Dans les études
00:54:42Si on veut
00:54:43Ne pas nous pénaliser davantage
00:54:45Moi-même aujourd'hui
00:54:46Je ne sais pas
00:54:46Si je pourrais partir
00:54:47À la retraite avant 67 ans
00:54:48Et donc c'est pas normal
00:54:49Qu'on ne propose pas
00:54:50De solution aux jeunes
00:54:51À ce point-là
00:54:52C'est une de nos revendications
00:54:55On est au 43ème jour de grève
00:54:58C'est un moment historique
00:55:00Vous en tant que représentante
00:55:02De la jeunesse étudiante
00:55:04Qu'est-ce que vous pouvez nous en dire ?
00:55:06C'est un moment historique
00:55:07C'est une grève qui dure depuis longtemps
00:55:08On voit que c'est dur
00:55:10Et nous on apporte tout notre soutien
00:55:11Aux grévistes
00:55:12Qui se mobilisent depuis si longtemps
00:55:14C'est une mobilisation
00:55:15Où les jeunes doivent être
00:55:16De plus en plus nombreux
00:55:17Et nous ce qu'on appelle
00:55:19Les jeunes
00:55:19Elles rejoignent massivement
00:55:20Les cortèges le 24 janvier
00:55:21On peut gagner
00:55:22On a un gouvernement
00:55:23Qui veut nous dire
00:55:23Que nous ne pouvons pas gagner
00:55:24Que de toute façon
00:55:26Ils ne retireront pas leur réforme
00:55:27Un gouvernement
00:55:28Qui refuse de donner l'impression
00:55:29Qu'il va faire des concessions
00:55:30Mais c'est faux
00:55:31Aujourd'hui
00:55:32Quand on a une grève
00:55:32Qui dure depuis 43 jours
00:55:34Ça montre que la majorité
00:55:36Elle est en réalité dans la rue
00:55:37Que les jeunes
00:55:38Il faut qu'on soit
00:55:39D'autant plus nombreux dans la rue
00:55:40Pour faire céder ce gouvernement
00:55:42Et obtenir le retrait de cette réforme
00:55:43Comment vous voyez la suite du mouvement ?
00:55:46Comment vous comptez l'organiser ?
00:55:48Déjà il y a la semaine prochaine
00:55:49Où il y a des actions
00:55:51Le 22 et 23 janvier
00:55:53Avec notamment des retraites au flambeau
00:55:5423 au soir
00:55:55Et la mobilisation du 24 janvier
00:55:58Qui doit être une mobilisation massive
00:55:59Donc jour de la présentation
00:56:01Du projet de loi
00:56:02En conseil des ministres
00:56:03Nous on appelle vraiment
00:56:04Encore une fois
00:56:05Les jeunes à descendre massivement
00:56:06Dans la rue
00:56:06A tenir des assemblées générales
00:56:09Massives sur leur fac
00:56:09Dès la semaine prochaine
00:56:10On a les parcelles
00:56:12Qui se terminent
00:56:12Dans beaucoup d'universités
00:56:13C'est le moment
00:56:14De justement
00:56:15Rejoindre massivement
00:56:16La mobilisation
00:56:17D'accord
00:56:18Très bien
00:56:18Merci beaucoup
00:56:23Merci beaucoup
00:56:24Mélanie Luce
00:56:26Dirigeante de l'UNEF
00:56:28Qui vient de nous livrer
00:56:29Son témoignage
00:56:31De responsable syndical
00:56:32Au niveau national
00:56:34On le voit
00:56:34La jeunesse est là
00:56:35Force ouvrière
00:56:37L'enseignement
00:56:39On voit la détermination
00:56:42Non pas seulement
00:56:43Des manifestants
00:56:45Mais bien évidemment
00:56:46La détermination syndicale
00:56:57Donc nous sommes
00:56:58En direct du Facebook live
00:57:01N'hésitez pas à commenter
00:57:02A partager
00:57:03Nous sommes devant
00:57:05Le cortège
00:57:07De l'inter-syndicale
00:57:08Je rappelle que c'est
00:57:09Le 43ème jour de grève
00:57:12C'est historique
00:57:13On n'a pas vu ça
00:57:13Depuis des années
00:57:15Sixième journée
00:57:16De mobilisation interprofessionnelle
00:57:18Au niveau national
00:57:20Vous le voyez devant vous
00:57:22On a la CFE
00:57:24CGC
00:57:26Force ouvrière
00:57:28Philippe Martinez
00:57:29Et la CGT
00:57:30La FSU
00:57:31Le SNES
00:57:31L'UNEF
00:57:32Et les avocats
00:57:34Il faudrait qu'on interroge
00:57:40Donc n'hésitez pas à commenter
00:57:42Le Facebook live
00:57:42De l'humanité
00:57:43N'hésitez pas à partager
00:57:45Abonnez-vous
00:57:45Un euro
00:57:46L'UMA digital
00:57:48Bonjour
00:57:48Est-ce que vous pouvez vous présenter ?
00:57:50Oui je suis David Vanderblis
00:57:51Je suis le secrétaire général
00:57:52Du syndicat des avocats de France
00:57:54D'accord
00:57:54Qu'est-ce qui fait votre présence aujourd'hui
00:57:57Dans la rue ?
00:57:57Il semblait que vous avez accordé
00:57:59Quelques éléments
00:58:00En fait on nous a accordé
00:58:01Ce qu'on nous avait déjà annoncé
00:58:02La semaine d'avant
00:58:03Donc c'est absolument génial
00:58:04On se mobilise
00:58:05On se mobilise massivement
00:58:06On nous invite à négocier
00:58:08Plutôt que de nous mobiliser
00:58:09On dit ok
00:58:09On se rencontre
00:58:11Lundi on voit la ministre
00:58:12Lundi la ministre nous dit
00:58:13En fait j'ai pas de réponse tout de suite
00:58:14Mais on vous fera un courrier mercredi
00:58:16On le reçoit jeudi
00:58:17Et jeudi on nous propose
00:58:18Ce qu'on nous proposait déjà avant
00:58:19Donc c'est vraiment se moquer du monde
00:58:21D'un bout à l'autre
00:58:22D'accord
00:58:22Et du coup vous
00:58:24Qu'est-ce qui fait votre position
00:58:25A cette réforme des retraites
00:58:27Pour faire comprendre
00:58:28Aux autres français
00:58:30Aux autres secteurs
00:58:30Quelles sont vous
00:58:32Vos revendications
00:58:33Votre colère ?
00:58:34Nous il y a les problématiques
00:58:35Qui concernent tout le monde
00:58:36Qui est la problématique
00:58:37De la retraite par points
00:58:38La retraite par points
00:58:39C'est toute la carrière
00:58:40Qui est prise en compte
00:58:41Y compris les plus mauvaises périodes
00:58:42Et c'est à un moment
00:58:44On sait pas combien on aura la retraite
00:58:45Parce que tout dépendra
00:58:46Du jour où on prendra notre retraite
00:58:48Et puis après
00:58:49Il y a les problématiques spécifiques
00:58:50Des avocats
00:58:50Nous les avocats
00:58:52Là en fait on est une caisse autonome
00:58:53C'est pas un régime spécial
00:58:55C'est un régime autonome
00:58:56C'est à dire qu'on se finance intégralement
00:58:58Et chaque année
00:58:59On reverse 100 millions d'euros
00:59:01Aux autres régimes de retraite
00:59:02Au titre de la solidarité
00:59:03Parce qu'on a plus actifs
00:59:05Que dans un certain nombre d'autres secteurs
00:59:06Nous on a un régime
00:59:08Qui est très solidaire
00:59:09C'est à dire qu'actuellement
00:59:10Tout avocat qui prend sa retraite
00:59:12A au minimum 1400 euros
00:59:13Donc c'est plus
00:59:14Que les salariés du régime général
00:59:15Qui sont à peu près
00:59:16A 960 ou 980 euros
00:59:18Donc ça c'est un effort qu'on fait
00:59:20Pour permettre aux avocats
00:59:21Qui font beaucoup d'agis
00:59:22Qui font beaucoup de défense
00:59:24Des gens du quotidien
00:59:25Qui n'ont pas beaucoup de revenus
00:59:26D'avoir une retraite correcte
00:59:27Et là
00:59:28On veut nous casser ce minimum là
00:59:29On nous l'abaisse à 1000 euros
00:59:31Et deuxièmement
00:59:32On veut nous doubler nos cotisations
00:59:33Pour qu'on passe à 28% de cotisation
00:59:35Au lieu de 14
00:59:35Et ça ça veut dire
00:59:37La mort de tout un tas de petits cabinets
00:59:39Qui défendent en droit du travail
00:59:40Qui défendent en droit des étrangers
00:59:42Qui défendent à l'aide juridictionnelle
00:59:44Parce que leurs clients
00:59:45Ne peuvent pas se permettre
00:59:46De payer 14% de plus
00:59:47Donc nous
00:59:48C'est pour ça
00:59:49Qu'on se mobilise
00:59:49Spécifiquement sur la question des avocats
00:59:51Donc là
00:59:52On a une mobilisation
00:59:53Qui est absolument massive
00:59:55Ça fait deux semaines
00:59:56Que tous les barreaux de France
00:59:57Les 164 barreaux
00:59:59Sont en grève
00:59:59Et il y a des actions
01:00:01Absolument partout
01:00:02Des actions
01:00:03Où les avocats
01:00:04Lancent leur robe
01:00:05Comme ça a été fait
01:00:05Devant la ministre
01:00:06Des actions
01:00:07Au tribunal de grande instance
01:00:08Enfin
01:00:09Au palais de justice de Paris
01:00:10Pendant la rentrée solennelle
01:00:11De la cour de cassation
01:00:12Je pense que vous avez vu ces images
01:00:14Dans la salle des pas perdus
01:00:16Cette mêlée
01:00:17Avec les gendarmes
01:00:17Qui essayent de nous mettre dehors
01:00:18De notre propre palais
01:00:19Ce qui est quand même invraisemblable
01:00:21Vous avez
01:00:22Hier
01:00:23Au tribunal de grande instance
01:00:24De Bobigny
01:00:24Les avocats
01:00:25Qui occupent le palais de justice
01:00:27Ce qui est absolument
01:00:27Absolument inédit
01:00:29Vous avez à Marseille
01:00:30300 demandes de mise en liberté
01:00:32Qui ont été déposées
01:00:33Et vous avez à Paris
01:00:34Les comparutions immédiates
01:00:35Qui ont été complètement bloquées
01:00:36Parce que les avocats
01:00:37Ont fait une grève du zèle
01:00:38Ont mené la défense
01:00:40Que tous les justiciables
01:00:41Qui passent en comparution immédiate
01:00:43Devraient avoir
01:00:44Et que ce soit pas l'abattage
01:00:45Qu'on a tous les jours
01:00:46Et nous on compte continuer
01:00:47Pour montrer que les tribunaux
01:00:49Ne sont pas capables de fonctionner
01:00:50Si les avocats sont là
01:00:53A se mobiliser
01:00:54Qu'à un moment
01:00:54La ministre doit nous entendre
01:00:55Et puis
01:00:56Je voudrais terminer
01:00:57Juste sur un point
01:00:58Moi j'arrête pas d'entendre
01:00:59La ministre dire
01:01:00Qu'il faut
01:01:01Qu'on prenne nos responsabilités
01:01:02Qu'il faut qu'on arrête
01:01:04La mobilisation
01:01:04Qu'il faut savoir
01:01:05Terminer une grève
01:01:06Et moi j'ai envie de dire
01:01:07Que c'est le gouvernement
01:01:07Qui doit prendre ses responsabilités
01:01:09On a un mouvement
01:01:10Qui dure plus d'un mois et demi
01:01:11Où toute la société mobilisée
01:01:14Vous avez les salariés du privé
01:01:16Les salariés du public
01:01:17Vous avez les étudiants
01:01:18Vous avez les avocats
01:01:19Vous avez les professions libérales
01:01:21Vous avez les infirmiers
01:01:22Les médecins
01:01:22Bref vous avez tout le monde
01:01:23Tout ce qu'il fait une société
01:01:25Vous avez un soutien massif
01:01:26De la population
01:01:27Et le gouvernement continue
01:01:28Comme si de rien n'était
01:01:29Aujourd'hui je pense
01:01:30Qu'il doit entendre cette colère
01:01:31Il doit entendre la majorité
01:01:32Et il doit retirer sa réforme
01:01:34Et je voudrais ajouter
01:01:36C'est pas souvent
01:01:37Qu'on voit des hommes de loi
01:01:38Dans la rue manifestant
01:01:41Avec des gestes symboliques
01:01:42Extrêmement forts
01:01:43Et comme vous l'avez dit
01:01:44Inédit
01:01:45Qu'est-ce qui explique
01:01:47Ce mouvement
01:01:47Ce moment
01:01:48Puisque manifestement
01:01:49Il est historique
01:01:50Qu'est-ce qui fait
01:01:51Ce soulèvement
01:01:51Des hommes de loi
01:01:53Ce qui fait ce soulèvement
01:01:55C'est que déjà
01:01:55Il y en a qui défendent
01:01:56Simplement leur possibilité
01:01:57D'exister demain
01:01:58Parce qu'il y a des cabinets
01:01:59Qui concrètement
01:02:00Vont être obligés
01:02:00De mettre la clé sous la porte
01:02:02Et il y a beaucoup de gens
01:02:04Qui sont passionnés
01:02:04En fait par cette métier
01:02:06Par cette activité
01:02:07Qui est indispensable
01:02:08Et qui veulent pouvoir
01:02:09Continuer de mener
01:02:09Cette belle mission
01:02:10Qui est aussi une mission
01:02:11De service public
01:02:12Qui est de venir en défense
01:02:15De défendre
01:02:16Tous les justiciables
01:02:17Et puis je pense
01:02:18Qu'il y a aussi
01:02:18Un ras-le-bol
01:02:19Face finalement
01:02:21A ce mépris du gouvernement
01:02:22Qui sans arrêt
01:02:23Alors même
01:02:23Qu'on porte un débat
01:02:24Qui est un débat politique
01:02:25Qui est un débat de justice sociale
01:02:27Vient nous dire
01:02:28Que c'est simplement
01:02:28Qu'on est des abrutiers
01:02:29Parce qu'on n'a pas compris
01:02:30Et qu'il s'agit simplement
01:02:32De faire de la pédagogie
01:02:32On nous réexplique en 25 fois
01:02:34Ce avec quoi on est en désaccord
01:02:38Comment vous comptez
01:02:40Vous organiser dans la suite ?
01:02:42On va voir
01:02:43C'est-à-dire que vendredi
01:02:45Il y a une nouvelle réunion
01:02:46Du conseil national des barreaux
01:02:47Une nouvelle AG
01:02:47Qui déterminera la façon
01:02:49Dont ça va se poursuivre
01:02:50Nous on compte porter
01:02:51La poursuite de la grève
01:02:52Et on va porter aussi
01:02:54La diversification
01:02:55De tous les moyens d'action
01:02:56Des actions de grève symbolique
01:02:58Des actions de mobilisation
01:03:00Des actions de blocage
01:03:00Et puis en fait des actions coup de poing
01:03:04Comme on peut le faire
01:03:05Comme on peut le faire un peu partout
01:03:06Et notamment une piste
01:03:08Qui est envisagée
01:03:09C'est des recours
01:03:10Pour engager la responsabilité de l'Etat
01:03:12Face au dysfonctionnement de la justice
01:03:13Si tous les avocats de France
01:03:15Se mettaient à faire des recours
01:03:16Pour tous les délais
01:03:17Déraisonnables de jugement
01:03:18On pourrait à la fois
01:03:20Avoir un effet symbolique
01:03:21Dénoncer le dysfonctionnement
01:03:22Dénoncer le manque de moyens
01:03:24Saturer les greffes
01:03:25Et puis en même temps
01:03:26Faire en sorte que l'Etat
01:03:28Soit condamné à indemniser
01:03:29Ce qu'il devrait indemniser
01:03:30Tout simplement parce qu'il ne met pas
01:03:32Suffisamment de moyens
01:03:32Dans la justice
01:03:36Merci beaucoup
01:03:37On vient d'écouter le témoignage
01:03:38Du responsable du syndicat
01:03:39Des avocats de France
01:03:41On le voit là aussi
01:03:42Dans ce secteur
01:03:44Les hommes de loi
01:03:45Sont déterminés
01:03:47A se faire entendre
01:03:49A faire entendre
01:03:51Leurs revendications
01:03:52Nous sommes devant
01:03:54L'intersyndical
01:03:55Le 43ème jour de grève
01:03:58Les manifestants
01:03:59Les syndicalistes
01:04:01Les gilets jaunes
01:04:02Les enseignants
01:04:03Les chemignons
01:04:04La RATP
01:04:05Les travailleurs sociaux
01:04:07Les retraités
01:04:09Les femmes
01:04:10Les jeunes
01:04:12Sont tous ici
01:04:14Déterminés
01:04:15A se faire entendre
01:04:16Par ce gouvernement
01:04:18On est en direct
01:04:20De l'humanité
01:04:22De Facebook
01:04:23Humanité
01:04:24N'hésitez pas
01:04:25A commenter
01:04:26N'hésitez pas
01:04:27A partager
01:04:27A partager
01:04:29A commenter
01:04:30A vous abonner
01:04:30A l'humanité
01:04:31Pour seulement
01:04:321 euro
01:04:321 euro
01:04:33L'abonnement
01:04:35Digital
01:04:36Qui vous donne accès
01:04:37A l'ensemble
01:04:38Des articles
01:04:40Du quotidien
01:04:41On est en direct
01:04:42Du boulevard
01:04:43Montparnasse
01:04:45A Paris
01:04:46Pour la 6ème
01:04:48Journée
01:04:48De mobilisation nationale
01:04:50Inter-syndical
01:04:51Vous le voyez
01:04:52Nous avons le cortège
01:04:54De l'inter-syndical
01:04:56Avec Yves Verrier
01:04:57De Force Ouvrière
01:04:58Philippe Martinez
01:04:59La FSU
01:05:01L'UNEF
01:05:02Le syndicat
01:05:04Des avocats
01:05:05De France
01:05:06Ils sont tous ici
01:05:07Et toutes ici
01:05:09Rassemblés devant nous
01:05:12La main dans la main
01:05:13Déterminés
01:05:15A se faire entendre
01:05:16Par ce gouvernement
01:05:17Qui manifestement
01:05:20Fait
01:05:20La sourde oreille
01:05:23Il y a
01:05:23Bonne
01:05:23A
01:05:24Ben
01:05:24Il y a
01:05:25Un
01:05:25Un
01:05:25Un
01:05:26Un
01:05:51Vous êtes en direct de l'Humanité Live.
01:05:54N'hésitez pas à commenter, n'hésitez pas à partager.
01:05:58Nous sommes à Paris, sur le boulevard Montparnasse,
01:06:00pour la sixième journée de mobilisation intersyndicale, mobilisation nationale.
01:06:0643ème jour de grève.
01:06:09C'est historique ce qui est en train de se passer,
01:06:13avec une joie qui se dégage du cortège,
01:06:16une détermination chez les manifestantes et les manifestants,
01:06:21une détermination à la lutte et au retrait de ce projet,
01:06:23une détermination à la solidarité.
01:06:26On n'est pas là juste pour notre secteur ou pour notre corpus.
01:06:31On est là pour tout le monde.
01:06:35Bonjour Philippe Martinez.
01:06:38Pourquoi vous êtes là aujourd'hui ?
01:06:40Qu'est-ce qui fait votre détermination après 43 jours de grève ?
01:06:44On est là pour la même chose qu'hier.
01:06:45Tant que le retrait du projet de loi n'a pas été obtenu, on sera là.
01:06:50Je pense que la force des manifestations, le nombre de grévistes,
01:06:55le fait que d'autres professions ont décidé de durcir le mouvement,
01:07:00montre toute la détermination que nous avons,
01:07:02avec un soutien massif de l'opinion publique.
01:07:05Alors la RATP et la SNCF ont été un peu l'avant-garde en tout cas,
01:07:11mais aujourd'hui on a le sentiment que ça s'élargit à d'autres secteurs,
01:07:15qu'on sent une solidarité interprofessionnelle au-delà de l'intersyndicale.
01:07:20Qu'est-ce que vous pouvez en dire ?
01:07:23Effectivement, il y en a qui sont reconductibles à la RATP et à la SNCF depuis le 5 décembre,
01:07:29ce qui n'a pas empêché que dans d'autres secteurs, il y ait eu des mobilisations.
01:07:33Le gouvernement a voulu jouer l'opposition entre les salariés,
01:07:36c'est-à-dire entre les prétendus privilégiés des régimes spéciaux et les autres.
01:07:41Et la meilleure réponse qu'on peut faire, c'est ce que font aujourd'hui les dockers, par exemple,
01:07:45de rentrer encore plus massivement dans l'action avec 72 heures de reconductibles.
01:07:50Mais je vois ce qui se passe dans l'énergie, ce qui se passe dans le privé,
01:07:52ce qui se passe dans les services publics.
01:07:54Il y a un vrai ancrage de la lutte dans les entreprises,
01:07:57avec des temps forts, des temps moins forts.
01:07:59Mais quand on est encore là, 42 jours, ou 44, je ne sais même plus...
01:08:0543, je n'étais pas loin, après le début du mouvement,
01:08:09et qu'on a toujours une opinion publique très majoritairement en soutien avec ce mouvement,
01:08:17je crois que le président de la République, qui est censé être le président de tous les Français,
01:08:22devrait un peu écouter les Français.
01:08:24Et vous, dirigeant de la CGT, qu'est-ce que vous proposez, qu'est-ce que vous mettez en avant
01:08:29?
01:08:31On refuse ce projet, mais il y a aussi des propositions sur la table.
01:08:36Nous, à la différence du gouvernement, ce qu'on propose, c'est simple et compréhensible.
01:08:41C'est le partage des richesses.
01:08:43C'est-à-dire qu'on est dans un pays riche, où, tout le monde le sait,
01:08:48les plus grandes entreprises multiplient les profits.
01:08:51Le CAC 40 a augmenté de plus de 28%.
01:08:53Nous, ce qu'on propose, c'est que cette richesse, elle soit partagée.
01:08:56La première chose à faire, c'est d'augmenter les salaires.
01:08:58Parce que quand on augmente les salaires,
01:09:01automatiquement, les cotisations sociales augmentent.
01:09:03Ce qu'on propose, c'est de revoir l'utilité des exonérations de cotisations sociales patronales,
01:09:08parce qu'on voit bien qu'ils ont eu beaucoup de cadeaux.
01:09:11Je ne parle même pas des aides ou de la fraude fiscale.
01:09:16Eh bien, cet argent, il ne sert à rien, sinon à enrichir ceux qui l'ont déjà beaucoup.
01:09:20Je pense que nous, on propose de taxer les produits financiers,
01:09:23les transactions financières, parce que cet argent-là, il ne sert pas à la solidarité.
01:09:27Voilà quelques mesures simples, évidemment, qui ne plaient pas au MEDEF.
01:09:30Mais j'allais dire, soit M. Macron est le président du MEDEF,
01:09:35soit il est le président des Français,
01:09:36et il vise la solidarité de tous les Français.
01:09:39D'accord. Vous, M. Martinez, vous avez l'habitude des grèves et de la lutte,
01:09:44ce n'est pas votre première.
01:09:45On est au 43e jour de grève.
01:09:48C'est historique.
01:09:49Qu'est-ce qui se passe en ce moment ?
01:09:51Je crois que le fait que cette grève dure si longtemps,
01:09:55qu'elle soit historique, on peut trouver plein de qualificatifs,
01:09:58c'est bien le résultat de deux mois et deux mois de mécontentement
01:10:02qui ont grandi, qui se sont parfois traduits par des actions dans certains secteurs.
01:10:08Je pense à la santé, je pense aux gilets jaunes aussi.
01:10:11Mais on voit bien que cette colère qu'on dénonce depuis des mois et des mois,
01:10:15maintenant, elle est cimentée autour d'un projet qui concerne tous les Français,
01:10:19qu'ils soient actifs, retraités ou encore à l'école.
01:10:22C'est un genre de ras-le-bol général qui se manifeste, c'est le cas de le dire,
01:10:27autour de, contre ce projet de réforme des retraites.
01:10:30On a entendu beaucoup de gens qui ont envie de se syndiquer,
01:10:34qui ont envie de se renseigner sur leurs droits.
01:10:36Est-ce que vous avez des remontées d'un intérêt nouveau pour la lutte syndicale,
01:10:42pour l'organisation ?
01:10:44Oui, on n'arrive pas à tout recenser,
01:10:46mais je crois que depuis le 5 décembre,
01:10:49on a fait quelque chose comme 4000 adhésions nouvelles dans tous les secteurs,
01:10:54des gens qui viennent nous demander comment on fait pour syndiquer,
01:10:57comment on fait pour créer son syndicat.
01:10:59Et je pense que c'est le reflet aussi du besoin,
01:11:03contrairement à la théorie des premiers de cordée,
01:11:06de retrouver du collectif, d'agir ensemble,
01:11:09et puis de ne pas se laisser faire.
01:11:11On voit bien dans ce genre de mouvement l'utilité des syndicats
01:11:14qui contestent, mais qui proposent des alternatives plutôt que de subir.
01:11:20Est-ce que vous pouvez nous dire quelles sont les suites de la lutte ?
01:11:25Pour l'instant, l'intersyndicale a décidé de remettre le couvert,
01:11:28si je puis dire, la semaine prochaine,
01:11:29avec une échéance importante.
01:11:33Normalement, s'il est parti avant l'examen du projet de loi
01:11:37par le Conseil des ministres,
01:11:39voilà les objectifs à très court terme,
01:11:41mais on est déterminés,
01:11:44et tous ceux que je croise sont tout aussi déterminés.
01:11:47D'accord.
01:11:48Merci beaucoup, M. Martinez.
01:11:50Merci.
01:11:51Donc, en direct de l'intersyndicale,
01:11:54devant l'ensemble des dirigeants et des dirigeantes syndicaux
01:11:59rassemblés devant nous.
01:12:14En direct du Facebook Live de l'Humanité,
01:12:18n'hésitez pas à commenter, à partager.
01:12:21Nous avons passé un grand moment avec les dirigeants syndicaux,
01:12:26toujours déterminés, toujours dans la rue,
01:12:29toujours à demander le retrait et à être force de propositions
01:12:34pour que ce gouvernement veuille bien tendre un petit peu l'oreille.
01:12:42N'hésitez pas à commenter ce Facebook Live de l'Humanité
01:12:46en direct de la manifestation parisienne
01:12:49sur le boulevard Montparnasse.
01:12:52On arrive maintenant à Vavin.
01:12:55Ça avance très lentement.
01:12:57C'est noir de monde,
01:12:58mais noir de joie et noir de détermination
01:13:03des manifestants et des manifestantes,
01:13:05de nombreux témoignages d'enseignants,
01:13:08d'un gilet jeune de 74 ans retraité,
01:13:11mais qui est là pour les futures générations,
01:13:14d'enseignants qui se parlent en fente politique
01:13:17dans la salle des profs.
01:13:20Et puis des dirigeants syndicaux qui nous disent
01:13:25qu'ils cherchent tout simplement à se faire entendre
01:13:29de ce gouvernement en tant que représentant du monde des salariés.
01:13:35N'hésitez pas à commenter le Facebook Live de l'Humanité,
01:13:39n'hésitez pas à partager, à donner votre avis,
01:13:43à nous envoyer vos photos, vos vidéos,
01:13:46en direct de vos propres manifestations,
01:13:49de vos villes.
01:13:50Voilà, vous êtes sur le Facebook Live de l'Humanité.
01:14:06Donc en direct, toujours devant l'intersyndicale,
01:14:11vous voyez, on avance très lentement,
01:14:14toute l'intersyndicale est là,
01:14:19unis, main dans la main,
01:14:22déterminés à se faire entendre par ce gouvernement.
01:14:25On est sur le Facebook Live de l'Humanité.
01:14:27N'hésitez pas à commenter,
01:14:28n'hésitez pas à partager.
01:14:30On est au 43ème jour de grève,
01:14:346ème journée interprofessionnelle,
01:14:37intersyndicale, pardon,
01:14:38de mobilisation nationale.
01:14:40N'hésitez pas à commenter, à partager.
01:14:43Abonnez-vous, abonnez-vous à l'Humanité.
01:14:45C'est 1€, 1€ d'abonnement à l'Humanité.
01:14:48Je crois qu'on peut se le permettre
01:14:50et vous aurez un accès complet
01:14:52à l'ensemble des articles du quotidien.
01:14:55Voilà, n'hésitez pas à partager,
01:14:57à commenter.
01:14:58Vous êtes en direct de la manifestation parisienne
01:15:01qui se tient en ce moment sur le boulevard Montparnasse.
01:15:05Nous sommes face à l'intersyndicale.
01:15:08Nous venons d'écouter là tout de suite
01:15:10le témoignage de Philippe Martinez
01:15:12qui rappelle la détermination de l'intersyndicale
01:15:16à se faire entendre par ce gouvernement.
01:15:2043 jours de grève.
01:15:22Nous avons entendu les témoignages des enseignants,
01:15:24des cheminots d'Austerlitz
01:15:27qui nous racontaient comment ils s'organisent
01:15:29avec les caisses de grève au quotidien,
01:15:31avec leur famille,
01:15:32mais aussi les espaces politiques.
01:15:34Ça ouvre d'échanges, de dialogues entre eux,
01:15:36de solidarité.
01:15:39Voilà.
01:15:51Monsieur Oméryl.
01:15:54Bonjour Monsieur Oméryl.
01:15:55Nous sommes au 43e jour de grève.
01:15:58Qu'est-ce qui fait aujourd'hui votre présence
01:15:59dans cette manifestation
01:16:00et cette détermination à se faire entendre ?
01:16:05Les raisons de ma présence ici,
01:16:07c'est pour représenter toute mon organisation,
01:16:09la CFSGC,
01:16:10et c'est les mêmes raisons qu'au premier jour,
01:16:12le 5 décembre,
01:16:12rien n'a changé,
01:16:13rien n'a changé,
01:16:14le niveau de crispation est devenu encore plus important
01:16:17et malgré les dénégations,
01:16:19malgré les évitements du gouvernement,
01:16:22le problème demeure,
01:16:23à savoir que le régime futur,
01:16:24celui qu'il nous propose,
01:16:26n'est pas un objectif social,
01:16:27c'est juste un moyen
01:16:28pour diminuer les pensions
01:16:30en en faisant un budget
01:16:32associé au budget de l'État,
01:16:34dont l'objectif sera de le faire converger
01:16:36vers une moyenne européenne
01:16:38qui est plus basse
01:16:38que le niveau actuel.
01:16:40Donc ça veut dire que le retrait de l'âge pivot
01:16:42qui a été proposé
01:16:43ne vous convainc pas manifestement ?
01:16:45L'âge pivot,
01:16:48je suis désolé,
01:16:49mais c'est une histoire
01:16:49qu'on a écrite en cours de route,
01:16:51c'est un objectif supplémentaire,
01:16:53on va dire conjoncturel,
01:16:54que le gouvernement a mis dans son projet
01:16:57pour masquer la réalité du projet à moyen terme,
01:17:00donc pour nous,
01:17:01c'est pas le problème l'âge pivot,
01:17:02ça peut être un problème,
01:17:03mais c'est pas la majorité du problème,
01:17:06le problème c'est le régime futur,
01:17:08son financement,
01:17:09ses ressources,
01:17:10ses injustices,
01:17:11et son caractère dangereux à terme,
01:17:14c'est ça le vrai problème,
01:17:15point sur lequel on n'a toujours pas
01:17:16d'études d'impact,
01:17:17on n'a toujours pas de chiffres fiables
01:17:19sur lesquels on peut discuter,
01:17:21on peut argumenter.
01:17:23Et vous, M. Omeril,
01:17:24qu'est-ce que vous proposez ?
01:17:25Quelles sont vos contre-propositions ?
01:17:27Parce que vous exigez le retrait,
01:17:28mais je suppose que vous proposez aussi ?
01:17:31Bien sûr, comme d'habitude,
01:17:33je pense qu'on attend la CFE-CGC
01:17:34à l'endroit de la nécessité de faire des propositions,
01:17:37alors évidemment,
01:17:38nous on dit que le projet n'est pas bon,
01:17:40mais que si le gouvernement veut vraiment s'entêter à le faire,
01:17:42et bien il y a le moyen de le rendre un peu plus viable,
01:17:44une de nos premières propositions,
01:17:46c'est par exemple de considérer
01:17:47qu'il est absolument nécessaire
01:17:48de respecter l'assiette de cotisation,
01:17:50et de mettre la même assiette de cotisation
01:17:52dans le futur régime que dans le régime actuel,
01:17:53il faut bien comprendre que le gouvernement
01:17:55a créé un 43ème régime spécial
01:17:58en baissant l'assiette de cotisation
01:18:00de 8 plafonds de la Sécu à 3 plafonds,
01:18:02et donc il y aura des droits à servir dans le futur régime
01:18:05qui ne seront plus financés par des cotisations.
01:18:07C'est 3 milliards par an,
01:18:09c'est 70 milliards de coûts à terme,
01:18:11donc ça c'est quand même un problème,
01:18:12c'est une question,
01:18:13donc notre proposition c'est déjà
01:18:14de rétablir la même assiette,
01:18:16notre proposition c'est de respecter
01:18:18les carrières longues,
01:18:19c'est de respecter la pénibilité,
01:18:21c'est d'avoir un peu plus d'attention aux mères,
01:18:23parce que dans le futur projet,
01:18:25on considère qu'elles sont très désavantagées,
01:18:27les femmes avec des enfants aux carrières incomplètes,
01:18:29et bien elles sont très mal traitées dans le futur projet,
01:18:31c'est de trouver une meilleure attention
01:18:33dans le calcul d'un système à points
01:18:34pour ce qu'on appelle les carrières progressives,
01:18:37c'est-à-dire les gens qui ont démarré dans l'entreprise
01:18:39à des bas niveaux de revenus,
01:18:40et qui ont eu une évolution,
01:18:41ce qu'on appelle la classe moyenne finalement,
01:18:43l'ascenseur social,
01:18:44qui ont eu une évolution,
01:18:45comme techniciens, gens de maîtrise,
01:18:47des fois cadres,
01:18:48et de considérer qu'en calculant
01:18:49sur l'intégralité de leur carrière,
01:18:51et bien on leur fera un désavantage dans le système à points,
01:18:54et donc il faut des garanties
01:18:55sur ce qu'on appelle le taux de remplacement,
01:18:57la retraite,
01:18:58voilà, tout ça,
01:18:59ce sont des choses dont il est difficile
01:19:01de faire la liste complète,
01:19:02pour simplement bien prouver
01:19:03que la CFE-CGC est là,
01:19:05sur ce projet-là,
01:19:06évidemment,
01:19:06tout un tas de propositions,
01:19:08qui pour le coup sont réalistes et concrètes,
01:19:10et qui pourraient rendre ce dispositif
01:19:13à terme beaucoup plus viable
01:19:14que ce qui n'est prévu.
01:19:16Monsieur Omeryl,
01:19:17on est au 43ème jour de grève,
01:19:19c'est historique,
01:19:21quel est pour vous votre point de vue
01:19:23en tant que responsable syndical ?
01:19:25Qu'est-ce qui fait cette détermination ?
01:19:27Qu'est-ce qui explique cette colère aujourd'hui ?
01:19:29La raison,
01:19:30elle est à voir du côté du gouvernement,
01:19:32on a quand même un mouvement social
01:19:33qui est majoritaire dans l'opinion,
01:19:35qui est majoritaire au niveau des syndicats,
01:19:36et on a un gouvernement
01:19:38qui ne bouge sur rien,
01:19:39qui continue à s'accrocher
01:19:40à, j'allais dire,
01:19:42son message commercial de début,
01:19:43qui désormais ne trompe plus personne,
01:19:45à savoir que ce serait une réforme sociale,
01:19:46qui est faite pour le bien de tous,
01:19:48mais personne n'en veut.
01:19:49Donc il y a quand même un problème.
01:19:50Pourquoi est-ce que le gouvernement
01:19:51s'accroche à quelque chose
01:19:53dont personne ne veut ?
01:19:54Il faut que le gouvernement
01:19:55accepte de considérer
01:19:56que ce que le pays tout entier
01:19:58lui renvoie comme message,
01:19:59eh bien il doit le prendre en compte.
01:20:01Il ne peut pas imposer par la force
01:20:03quelque chose dont la population ne veut pas.
01:20:05On parle quand même du régime de retraite,
01:20:07d'un élément du modèle social français
01:20:10qui est, j'allais dire, caractéristique,
01:20:12qui est caractéristique de notre pays
01:20:14et de son histoire.
01:20:15C'est vraiment la culture nationale,
01:20:17au fond, qui est touchée.
01:20:18Oui, tout à fait.
01:20:19Et personne ne peut comprendre
01:20:20l'obstination du gouvernement.
01:20:22Il y a eu dans d'autres pays européens
01:20:23cette proposition qui a été faite.
01:20:25Dans certains endroits,
01:20:26c'est le cas en Belgique.
01:20:28Eh bien la population l'a rejetée.
01:20:30Eh bien le Parlement, son gouvernement,
01:20:32il a accepté de retirer son projet.
01:20:33C'est normal, c'est comme ça en démocratie.
01:20:36Quand même, on n'impose pas quelque chose
01:20:37quand en plus, on n'a pas les éléments
01:20:39de calcul, d'impact du futur projet.
01:20:42C'est quand même fort de café.
01:20:43Finalement, on dit aux gens,
01:20:44vous allez habiter une autre maison
01:20:45que la vôtre.
01:20:46Et dans cette maison,
01:20:47on s'aperçoit que la porte d'entrée
01:20:48est au deuxième étage
01:20:49et que les fenêtres sont à la cave.
01:20:51Donc on dit, il y a un problème,
01:20:52ça ne marche pas votre truc.
01:20:53On dit, non, je vous assure,
01:20:54ça marche très très bien.
01:20:55Vous verrez, vous allez vous y faire.
01:20:57Eh bien non.
01:20:57Voilà, ce qu'on dit,
01:20:58c'est que cette maison est inhabitable en l'état.
01:21:02Merci.
01:21:03Et comment vous allez poursuivre ce mouvement ?
01:21:05Quelles sont vos perspectives de poursuite ?
01:21:08C'est très difficile de le présumer.
01:21:11Il faut réfléchir.
01:21:12Il faudra être créatif, évidemment.
01:21:14Quelque part dans son obstination,
01:21:16le gouvernement nous force
01:21:17à être, j'allais dire,
01:21:20oui, plus créatif,
01:21:21pour trouver d'autres formes,
01:21:22pour exprimer ce que la majorité
01:21:25de la population veut lui exprimer
01:21:27sur le sujet.
01:21:28Ce qu'on va demander, c'est sûr,
01:21:29dans les semaines qui viennent,
01:21:31c'est l'étude d'impact.
01:21:33On va exiger que nous soient donnés
01:21:35les chiffres qui existent,
01:21:37qui ont été calculés par le gouvernement
01:21:38et qui, bizarrement, aujourd'hui,
01:21:40sont confidentiels.
01:21:41C'est quand même extraordinaire.
01:21:43Vous serez là le 24 janvier ?
01:21:45Oui, bien sûr,
01:21:45on sera là le 24 janvier, oui.
01:21:47D'accord.
01:21:47Très bien.
01:21:48Merci.
01:21:48Merci.
01:21:50Voilà, en direct de l'intersyndical,
01:21:51on vient d'écouter le témoignage
01:21:54de la CFE CGC
01:21:56et de son responsable syndical,
01:21:59M. Omeril.
01:22:01Voilà, vous êtes en direct
01:22:02du Facebook Live de l'Humanité.
01:22:05Nous sommes dans la manifestation parisienne.
01:22:07Nous sommes le jeudi 16 janvier,
01:22:10au 43e jour de grève.
01:22:13dans ce moment, disons-le,
01:22:15ouzons les mots, historique.
01:22:18Et nous quittons tout de suite
01:22:19l'intersyndical avec laquelle
01:22:21nous avons passé un bon moment
01:22:24à écouter un certain nombre
01:22:26de dirigeants nationaux syndicalistes.
01:22:30Et nous rejoignons la suite de la manif.
01:22:33Je vous le disais,
01:22:34n'hésitez pas à commenter,
01:22:37n'hésitez pas à partager.
01:22:39Je vous le rappelle,
01:22:41l'humanité est à 1 euro.
01:22:42Vous pouvez vous abonner à l'Humadigital,
01:22:461 euro qui vous donne accès
01:22:48à l'ensemble des articles du quotidien.
01:22:51Voilà, n'hésitez pas à commenter,
01:22:53à mettre vos images, vos avis,
01:22:55vos opinions, votre colère, vos joies.
01:22:57Ici, il fait beau à Paris
01:22:59et c'est de la joie
01:23:00et de la détermination
01:23:03que l'on voit s'exprimer
01:23:06sur le boulevard Montparnasse à Paris
01:23:09aujourd'hui, 16 janvier,
01:23:1243e jour de grève,
01:23:15un moment historique,
01:23:176e journée interprofessionnelle,
01:23:19intersyndicale, pardon,
01:23:20de mobilisation nationale.
01:23:22Nous avons eu le témoignage
01:23:24de gilets jaunes
01:23:25aux côtés de syndicalistes,
01:23:28des gilets jaunes de 74 ans
01:23:30qui disent leur solidarité intergénérationnelle,
01:23:34le témoignage de professeurs,
01:23:35le témoignage d'avocats
01:23:37qui, vous le savez,
01:23:38ont balancé leur robe,
01:23:42cet habit sacré de l'homme de loin
01:23:44devant la ministre Belloubet.
01:24:14Chers amis,
01:24:15le Facebook live de l'humanité
01:24:19s'apprêtent à faire une petite pause
01:24:22et oui, les journalistes aussi font des pauses.
01:24:26On reprendra tout de suite après.
01:24:28N'hésitez pas encore une fois
01:24:29à commenter, à partager avec vos amis,
01:24:31vos collègues l'humanité
01:24:33sur la place
01:24:34à boulevard Montparnasse à Paris
01:24:37aujourd'hui, 16 janvier,
01:24:38au 43e jour de grève,
01:24:40à la 6e journée intersyndicale
01:24:42de mobilisation nationale.
01:24:44La détermination et la joie de la lutte
01:24:46sont intactes.
01:24:48On a pu le constater
01:24:50et les manifestants ont pu
01:24:53allègrement en témoigner.
01:24:55Encore une fois,
01:24:56n'hésitez pas à commenter,
01:24:59à partager.
01:25:00Et je vous le rappelle,
01:25:01l'humanité est à seulement 1 euro.
01:25:031 euro,
01:25:04l'abonnement à l'humanité digitale,
01:25:07surtout,
01:25:07n'hésitez pas,
01:25:08faites-vous plaisir,
01:25:09rejoignez-nous à l'humanité
01:25:11pour seulement 1 euro.
01:25:14Voilà,
01:25:14l'humanité live
01:25:15se met en pause
01:25:17pour quelques instants
01:25:19et nous vous retrouvons
01:25:20avec grand plaisir
01:25:21sur le Facebook live
01:25:23de l'humanité
01:25:24dans quelques instants.
01:25:27Encore une fois,
01:25:27n'hésitez pas à commenter,
01:25:29n'hésitez pas à partager.
01:25:31L'humanité est sur la place.
01:25:33A tout de suite.