00:00Ce rassemblement, il est surtout contre la répression syndicale.
00:02Bien évidemment qu'à travers ce rassemblement,
00:04on ne va pas faire réembaucher Nicolas qui a été licencié.
00:08Mais c'est surtout pour prévenir les patrons, pour leur montrer,
00:11c'est pour leur lancer un signal fort,
00:12qu'on ne laissera plus rien passer sur la répression syndicale.
00:18On voit aussi que ça s'intensifie avec l'arrivée des JO,
00:21parce qu'il va manquer des effectifs partout.
00:23Je ne peux pas m'empêcher de penser aux camarades des hôtels,
00:26en particulier les femmes de chambre,
00:28qui vont voir leur travail encore s'intensifier.
00:30Pendant les JO, et qui vont travailler dans des conditions exécrables.
00:33C'est déjà le cas aujourd'hui,
00:35mais on peut imaginer que ça va s'empirer avec les JO.
00:37Et ce que veut le gouvernement aujourd'hui et le patronat,
00:39c'est qu'on file tout droit et qu'on soit asservi aux Jeux Olympiques,
00:44et uniquement aux Jeux Olympiques.
00:45Tradition, arboissime !
00:46Arboissime, arboissime !
00:48Ici, c'est !
00:50Hé, j'ai le vertige !
00:53Transdev licencie un salarié qui est détaché à 100%
00:56pour effectuer ses responsabilités pour la CGT de secrétaire général de l'union locale.
01:01Et Transdev licencie un salarié dont elle ne paye même pas le salaire,
01:04puisque nous remboursons Transdev.
01:06Comme par hasard, Transdev fait ce licenciement au moment où Nicolas n'est plus protégé,
01:12et où il n'a plus de mandat dans l'entreprise.
01:14Comme par hasard, c'est très étonnant.
01:16Et donc, ils ont trouvé deux motifs.
01:18Le premier, c'est que Nicolas aurait encore un badge de sécurité qu'il avait quand il était à Transdev.
01:25Bon, sauf que Transdev avait oublié de lui réclamer,
01:27ne lui a jamais réclamé ce badge, donc il l'a gardé.
01:30Et le deuxième motif, et là on voit qu'on touche un peu plus au cœur du sujet,
01:37puisque Nicolas a osé critiquer le management de Transdev
01:40en le comparant à celui de France Télécom pour les résultats que vous connaissez.
01:46Effectivement, ce qui dérange la direction de Transdev,
01:48c'est la liberté d'expression, c'est la liberté syndicale.
01:52Et avec ce licenciement de Nicolas,
01:54la direction de Transdev veut clairement museler la CGT
01:58et museler les organisations syndicales.
02:03On est en pleine démonstration de ce que peut faire le patronat aujourd'hui
02:06contre les syndicalistes, et notamment ceux qui défendent les travailleurs,
02:10notamment sur un site comme Roissy.
02:12Tout le gouvernement qui se met en place,
02:14Macron avec toutes ses lois scélérates contre les salariés,
02:18forcément la résistance se forme dans les entreprises.
02:21Et à partir de là où nous on organise les travailleurs,
02:24forcément on devient une cible pour le patronat.
02:27On est là pour lutter contre la répression syndicale,
02:30et malheureusement notre collègue n'est pas le seul à subir ce genre de choses.
02:34Est-ce que c'est parce que nous appartenons, nous faisons partie de la CGT ?
02:38On se pose la question, mais en tous les cas on le soutiendra,
02:41on est là, on le soutiendra jusqu'au bout et on ne lâchera rien du tout.
02:43Je pense que la CGT est le seul syndicat qui aujourd'hui défend les salariés.
02:50Donc nous sommes la seule opposition en France contre le patronat.
02:54Donc nous faisons peur au patronat,
02:56et c'est la raison pour laquelle on essaie de nous casser.
03:03Nicolas Pereira, ce n'est pas Nicolas Pereira,
03:06c'est le secrétaire de l'Union locale de Roissy.
03:08Il organise, il coordonne toute l'activité militante de Roissy-Charles de Gaulle.
03:12C'est ça qui est important.
03:13On sera tous derrière lui pour coordonner à l'approche des JO.
03:16Ça devient très très important parce que les conditions de travail se dégradent de plus en plus.
03:20Ils en sont complètement conscients et eux se mettent d'accord entre eux
03:22pour arriver à faire passer la pilule le plus simplement possible.