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Depuis un mois, une pollution au plastique frappe les côtes de la Galice et d'une partie des Asturies au nord-ouest de l'Espagne. Des millions de petites boules de plastique échappées d'un navire sous pavillon de complaisance pourraient contenir des substances toxiques et contaminer tout l'éco-système marin.

Quelle est la situation actuelle ? Comment lutte-t-on sur place contre cette "marée blanche" aux conséquences environnementales incalculables ? Et comment faire pour éviter que ce type de catastrophe ne se reproduise ?

Réponse avec la députée européenne de Galice, Ana Miranda, qui suit sur place au jour le jour les conséquences de cette pollution.

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Transcription
00:00Anna Miranda, bonjour. Merci encore une fois d'être sur le plateau de l'Humanité.
00:05Je rappelle que vous êtes députée européenne du groupe Les Verts Libres Alliance Européenne.
00:10Ça a une importance, bien sûr, que vous êtes originaire de Galice, en Espagne.
00:15Et ce sont justement les côtes de Galice, ainsi qu'une partie des côtes des Asturies,
00:21donc juste au nord de la Galice. Tout ça, ça se passe au nord-ouest, pour ceux qui nous regardent,
00:25de l'Espagne,
00:26bordure de l'océan Atlantique, mais je crois que c'est la Galice qui a pris la plus grosse partie
00:31d'une pollution au plastique. Alors des millions de petites billes minuscules,
00:36vous nous les montrerez tout à l'heure, une marée blanche qui a obligé les autorités locales
00:41à déclarer l'état d'urgence environnementale. Ça a commencé vers la mi-décembre,
00:47il y a à peu près un mois donc maintenant. Où est-ce qu'on en est, Anna Miranda, à
00:50l'heure actuelle ?
00:51Merci beaucoup pour l'entrée. C'est votre région, je le rappelle.
00:54Bien sûr, c'est ma nation, c'est ma nation, la Galice, et surtout que cet accident vient 21 ans
01:02après le Prestige.
01:04Vous vous rappelez bien d'Erika dans les côtes de Bretagne, vous vous rappelez bien du Prestige
01:09qui est arrivé même dans les côtes de France. Et maintenant, 21 ans après,
01:14on a une pollution de 26 tonnes de microplastiques. De microplastiques, je peux vous montrer,
01:24si vous voulez une photo, et merci pour l'entrevue et pour donner la diffusion. Ça, c'est les microplastiques
01:30qui ont arrivé. C'est même pas gros comme une lentille, c'est tout petit. Non, j'ai ici même
01:34une preuve que j'ai prise dans les places de Galice.
01:37Vous voyez, ça c'est immense, c'est des petites, minuscules pièces de microplastiques avec toute une substance pollutrice.
01:48Mais aussi, on a des substances toxiques au milieu, selon les rapports scientifiques.
01:54Et c'était un accident produit dans la côte de Portugal, avec un pavillon de complaisance.
02:00Et ça, c'est terrible, parce qu'après le Prestige, on avait mis des règles pour le pavillon de complaisance.
02:06Et c'est un pavillon de complaisance qui a le stockage dans les bateaux qui est tombé.
02:11Et qui est tombé 26 millions de... 26 tonnes sur la mer.
02:15Vous êtes allée sur place, j'imagine, vous ?
02:17J'étais sur place le week-end, j'étais sur une ville qui s'appelle Moroche, en Corogne, qui est
02:25une ville qui s'est gouvernée par nous.
02:27Et j'étais en direct avec les personnes volontaires.
02:30J'étais dans la vue que le gouvernement de Galice, qui est un gouvernement du Parti Populaire, un gouvernement extrêmement
02:40conservateur,
02:42et surtout qui ne protège pas la nature, comme on a vu dans la catastrophe du Prestige, que c'était
02:47un chaos.
02:49Les gouvernements de Galice, ils ne l'ont pas informé jusqu'un mois après, un mois après de l'accident.
02:56Ils n'ont pas mis des moyens.
02:57Et justement, demain sera la mairie, la maire de Moroche, dans la côte galicienne, qui vient ici.
03:05Parce que le gouvernement de Galice n'a pas mis les moyens.
03:09Les moyens qu'il y a, c'est ça, je vous montre ici.
03:11Comment on fait pour lutter contre ces billes de plastique, qui sont partout, qui s'envolent avec le vent, etc.
03:19C'est ça.
03:20Comment vous faites, depuis un mois, comment on fait pour essayer de récupérer ces matériaux ?
03:25Les organisations écologistes et les gouvernements locaux ont mis les moyens à disposition, qui sont très petits, mais qui sont
03:34faits en moyen.
03:34Et notre maire de Moroche, elle a fait un accord avec la compagnie d'assurance, de la compagnie Mars, qui
03:42est une multinationale danoise, qui est en fait la compagnie qui est la responsable de la charge, du cargo.
03:51Et il a fait un accord pour le nettoyage.
03:53Donc, maintenant, ils sont en train de nettoyer, mais c'est tellement compliqué parce qu'il s'est mis avec
03:57le sable.
03:58C'est mélangé avec le sable.
04:00Donc, c'est trop difficile et surtout qu'avec le courant, ça vient pour le sable et aussi pour la
04:08côte.
04:09Et c'est si petit, c'est minuscule.
04:13Les scientifiques, ils disent déjà qu'il y a des substances toxiques.
04:16Ça peut affecter la pêche et le coquillage, qui est tellement dominant et tellement important pour nous dans l'économie
04:24de la population locaux.
04:26Côtières, des Galices, comme en France, vraiment, comme en France, dans la côte.
04:31Et donc, on a une préoccupation, mais surtout, c'est la répétition.
04:36C'est ça.
04:36Alors, d'abord, sur la cause elle-même, vous y avez fait allusion, c'est un navire, un cargo qui
04:41a perdu une cargaison.
04:44On en sait un peu plus.
04:46On le sait, on sait ça, c'est clair.
04:47Si c'est clair, c'est un cargo avec un drapeau de complaisance de Libéria, un pavillon de complaisance de
04:57Libéria, qui a perdu la chance en face de Portugal.
05:02Le Portugal a donné la communication à l'Espagne.
05:04L'Espagne a donné la communication au gouvernement de la communauté autonome des Galices, comme on dit nous dans notre
05:11terminologie.
05:12Et après la Galice, au lieu de dire, il a fait une répétition de ce qu'ont fait les partis
05:17populaires avec le prestige.
05:20Manque d'informations, manque de transparence et surtout des messanges, parce qu'ils ont commencé à communiquer qu'il y
05:28a un janvier, un mois après l'accident.
05:30Et c'est ça, les mots de Superlandi qui se répètent.
05:33Alors, vous commenciez à le dire. Là, on le sait, on a réussi à faire l'enquête.
05:38Il faut dire que par ailleurs, c'est un peu cette pollution, cette marée blanche, on va dire, qui touche
05:44à l'heure actuelle la Galice et une partie des Asturies.
05:46C'est peut-être un peu, vous allez nous le dire, l'arbre qui cache la forêt, parce que des
05:52incidents et des pollutions comme ça, ils s'en produisent souvent.
05:56Sans doute certaines plus au large qu'on voit moins, qui ne sont pas déclarées.
06:00C'est ça.
06:02Donc, c'est un phénomène qui, en fait, cette pollution-là, nous découvre une question énorme en termes d'environnement
06:10aujourd'hui,
06:10c'est-à-dire le fait que des navires perdent des cargaisons de plastique et que tout ça se retrouve
06:15dans la mer.
06:16Vous allez nous en parler. Organismes marins, etc.
06:18Bien sûr, ça c'est la question des fonds que demain je serai avec les commissaires pour parler, les commissaires
06:25de pêche et environnement, pour parler exactement de ça.
06:28On est dans un moment où l'Europe doit agir après cette catastrophe.
06:35C'est comme elle a agi après l'ERICA, l'accident de bateau ERICA dans la côte de Bretagne, soit
06:40l'accident de prestige dans la côte de Galice.
06:43L'Europe doit agir. On a des instruments. Un instrument, c'est le paquet, on dit le paquet de sécurité
06:49maritime européen.
06:51Le groupe, un groupe de lois, de règles.
06:54Et à ce moment, au débat, c'est une révision du paquet ERICA et du paquet prestige législatif.
07:00C'est une révision. Donc l'Europe a l'opportunité.
07:03Mais ici, le Parti populaire s'oppose à que le transport maritime de pellets, de microplastiques, soit inclus.
07:11Donc nous avons la possibilité de réformer. On est déjà dans le trilogue avec la Commission et le Conseil.
07:19C'est ça, c'est la cuisine interne à l'Europe.
07:20La cuisine interne d'Europe, de trois institutions.
07:23Des institutions européennes.
07:24Et les rapporteurs, qui sont du Parti populaire à nouveau, ils ne veulent pas inclure le transport.
07:28J'espère que la Commission, le Conseil et le Parlement, après cet accident, c'est grave dans ma nation, dans
07:38Galice, a vraiment un changement de position.
07:41Ça, c'est un règlement.
07:42L'autre règlement, c'est que la Commission a proposé un débat le mois d'octobre.
07:49C'est ce que j'allais vous dire.
07:50Il y a déjà eu, la Commission européenne et le Parlement européen, d'ailleurs, se sont déjà pensés sur cette
07:56question de la pollution plastique, encore une fois, question centrale de la pollution des océans aujourd'hui.
08:01On en parlera peut-être de manière un peu plus large tout à l'heure.
08:03Elle s'est déjà emparée de cette question au mois d'octobre en essayant de mettre en place un certain
08:09nombre de mesures, sachant que ce n'est quand même pas si facile que ça.
08:13Les rapporteurs de ce rapport de mettre des mesures au niveau européen sur la perte de microplastique, que c'est
08:21maintenant au Parlement, c'est justement, on a cet accident et on a la possibilité d'avoir une législation ou
08:27d'avoir quelques mandats politiques pour changer les choses.
08:31Le rapporteur qui est un député portugais, qu'il s'appelle Albuquerque, il est dans notre position aussi, nos amendements,
08:42les amendements de la gauche, les amendements en général de lui, c'est que soit inclus les transports maritimes.
08:50Parce que dans la première proposition, ce n'est pas inclus les transports de cargos maritimes, de trafic maritimes.
08:55Alors que c'est en grande partie de là que vient le problème aujourd'hui.
08:57C'est ça, c'est le capitalisme total des entreprises qui transportent ce type de matériel partout, les maires du
09:08monde, ce n'est pas un problème.
09:09On l'a vu à Sri Lanka avec cet accident, les Pays-Bas, aussi l'Algérie, on a des accidents
09:16si graves et répétitifs parce que les compagnies n'assurent pas la marchandise.
09:21La marchandise doit aller dans les cafs du bateau, ça ne doit pas aller.
09:26Et aussi, il faut mesurer, il faut peser combien ça pèse et combien ça peut déséquilibrer un bateau.
09:33Donc on a la possibilité de changer.
09:34Et après cet accident, j'espère que l'Europe ne laisse pas toute seule à la Galice, ne laisse pas
09:41tout seul aux pêcheurs, ne laisse pas tout seul à toutes les nations que nous sommes dépendants de la pêche.
09:46Mais encore une fois, les conséquences en matière d'environnement marin, en matière de conséquences directes sur les animaux, sur
09:55la flore et la faune marine sont, on le sait maintenant, extrêmement graves, extrêmement catastrophiques.
10:00C'est l'un des principaux problèmes de pollution aujourd'hui des mers.
10:04Bien sûr, c'est déjà dit par l'Europe qu'il y a un problème de pollution pour le microplastique.
10:10C'est déjà répété.
10:12Et maintenant, on a la possibilité de légiférer, d'avoir des instruments politiques pour changer les choses dans les États.
10:20Et dans tous les systèmes qui conduisent, que c'est vraiment, je répète, c'est un système capitaliste, vraiment attentatif
10:28de l'environnement,
10:30que n'importe pas comment va la marchandise, et même avec les conséquences qu'une marchandise peut casser du bateau
10:37et aller en mer,
10:38et donner des conséquences comme ça.
10:41Je vais vous montrer une photo, ça c'est vraiment la plage au beurre, c'est trop petit, ça c
10:50'est un peu, on voit à l'heure actuelle,
10:53comme on sait, des petites granules qui se confondent aussi avec les sables, et pour la chaîne trophique, les poissons
11:02peuvent les manger.
11:03On ne sait pas encore les conséquences pour la santé humaine, mais pour la chaîne alimentaire,
11:09c'est déjà les universités de Bigot et de Corogne qui ont fait un rapport, qu'il y a des
11:14éléments toxiques polymères sur ce type de plastique,
11:19que c'est vraiment pour l'intérêt des compagnies qui ne veulent pas avoir de contrôle.
11:25Donc l'Europe peut sanctionner ces compagnies, sanctionner cette manière d'agir, que les transports internationaux n'ont pas de
11:33responsabilité, vraiment.
11:34C'est ça, sachant que la question elle est européenne, on peut légiférer au niveau européen, bien sûr,
11:38mais elle est mondiale.
11:39Elle est mondiale.
11:41Et en plus, c'est une question qui tombe sur l'application de l'Organisation maritime internationale,
11:47ce sont des normes de l'organisation, et que l'Europe adapte, ce qu'est maintenant l'Union Européenne,
11:52c'est d'adapter la législation de l'OMI, de l'Organisation maritime internationale, et de l'actualiser.
12:01Qu'est-ce que dit l'OMI ? L'OMI dit qu'il faut inclure les conteneurs, les bulkers, et
12:06les microplastiques.
12:08Et c'est ici, en Europe, qu'il y a les lobbies, les lobbies de plastique, les lobbies conservateurs,
12:14qui accompagnent les députés conservateurs pour essayer que ça ne passe pas.
12:18Il faut le dire, ça c'est une question liée aux conservateurs.
12:21Et c'est les groupes progressistes en général qui ne veulent pas, et qui veulent en contrôler des sanctions
12:27sur un système qui touche, et qui touche la mer, tous les poissons, la manière de vivre des personnes,
12:34qui touche la nature, et le travail.
12:37Oui, à l'occasion de cette catastrophe, on s'aperçoit aussi d'une chose,
12:40c'est que le plastique circule, fait le tour de la planète en permanence,
12:44comme s'il n'y avait pas d'autres moyens, même s'il faut du plastique dans certaines industries, etc.,
12:49de produire du plastique moins loin qu'il est produit actuellement,
12:56avec cette circulation des portes-conteneurs, parce qu'encore une fois, je le répète,
13:00d'après certaines associations, il y a des dizaines, peut-être, de milliers de conteneurs
13:04qui disparaissent chaque année, dont on n'a pas de nouvelles,
13:07parce qu'effectivement, il y a une obligation de le déclarer, c'est le règlement maritime,
13:11mais on n'est pas certain que ça se passe toujours bien.
13:13C'est vraiment ça, cette idée que vous avez bien exprimée,
13:17qu'il n'y a pas un suffisant contrôle au niveau mondial.
13:22Ce n'est pas simplement un problème européen, parce que les bateaux,
13:25c'était en face de Portugal, mais c'était un bateau.
13:28Mais on a vu le cas du Prestige, on a vu qu'après un accident maritime,
13:34maintenant, les bateaux avec un seul casque ne peuvent pas naviguer
13:38pour le côté européen, même s'ils sont européens ou pas.
13:42Donc on a bien fait des choses, et maintenant, on a la catastrophe en Galice,
13:47chez moi, et on peut bien faire les choses, on peut les changer,
13:51on peut essayer de faire déjà vraiment un message pour les Galiciens aussi,
13:59et pour les Européens, et pour les gens qui sont dans les côtes,
14:02qui sait que nous ne sommes pas toutes seules.
14:05C'est pour ça que hier, j'ai promis une photographie ici au Parlement européen,
14:09il y avait député de cinq groupes politiques,
14:12parce que ce n'est pas simplement un problème de Galice,
14:15mais c'est vrai que la Galice a souffert beaucoup.
14:18Nous sommes les déchets d'Europe, les déchets d'Europe.
14:21On est une nation péchère qui veut devenir respectée,
14:25mais pour le respect, avec le gouvernement du Parti populaire,
14:28on ne l'a pas où, parce que la gestion de la crise,
14:32c'est une catastrophe, mais aussi avec le respect d'Europe,
14:36qui dit que notre côte de Finlande jusqu'à la Méditerranée doit être protégée.
14:45Est-ce qu'il va être possible, selon vous,
14:48on en parle comme s'il s'agissait d'une pollution pétrole,
14:50là la pollution est blanche, mais est-ce qu'il va être possible
14:52d'effacer réellement les traces de cette pollution,
14:57dont on voit d'après les documents que vous nous montrez,
14:59on les a vus aussi, on voit ces images-là circuler à l'heure actuelle,
15:02que c'est quand même très compliqué, quand la catastrophe a eu lieu ?
15:08Je ne sais pas, vraiment, je ne sais pas les conséquences,
15:11parce que même il n'y a pas aucune étude d'impact ambiental, environnemental,
15:16ils n'ont pas donné la possibilité de demander l'alerte 3
15:20pour que l'Union Européenne puisse se mettre avec des moyens européens,
15:24et le gouvernement de Galice a empêché le gouvernement espagnol aussi
15:28de se mettre, et donc il y a un pim-pam-pum entre la guerre politique sur place,
15:32parce qu'on a les élections en Galice le 18 février,
15:36donc ils essayent aussi de faire un...
15:39Parce que nous sommes les premiers dans le débat,
15:43qu'on peut changer les choses là-bas,
15:46et donc ils essayent aussi de faire un pim-pam-pum,
15:48mais c'est vrai que la responsabilité maximale,
15:50à ce moment, c'est le gouvernement de Galice, du Parti Populaire,
15:53et on n'a pas étudié les conséquences,
15:56donc on verra les conséquences, mais...
15:58En dehors de la Galice, en Espagne, en règle générale,
16:02cette question, cette pollution, dont nous on entend parler ici,
16:07en Europe, dans différents pays, mais peut-être pas à un haut niveau,
16:11est-ce qu'en Espagne, il y a une véritable sensibilisation,
16:13aujourd'hui, ne serait-ce que de l'opinion,
16:15sur cette question de la pollution ?
16:17Est-ce que vraiment, on a pris la mesure de ce qui se passe sur les côtes de la Galice
16:20?
16:21Oui, vraiment, c'est dans la presse,
16:23c'est pour ça que je remercie aussi à votre moyen de communication,
16:28et à vous personnellement,
16:30que vous avez mis l'attention, aussi en France,
16:33aussi à la humanité, de cette question.
16:36C'est très remerciant, parce que c'est partout,
16:41c'est dans tous les moyens de communication d'Europe,
16:44mais aussi en Espagne, c'est l'attention communicative,
16:47parce que c'est une mauvaise gestion de la catastrophe,
16:51il n'y a pas d'impact environnemental, en étude,
16:55et surtout, le manque de transparence au gouvernement.
16:59Et c'est vraiment une répétition de quelque chose déjà vu,
17:04que c'était le prestige.
17:05Ce n'est pas si grave que le prestige,
17:07mais on ne sait pas, parce que le prestige,
17:09on voit gérer les marées noires,
17:10mais si on ne le voit pas,
17:12c'est si petit qu'on voit simplement sur les pierres.
17:16Par exemple, ça, c'est une pierre, ça, c'est une roche.
17:19– Ça ressort, oui.
17:21– Oui, vous voyez bien ?
17:22– Vous pouvez le montrer là-bas, plutôt ?
17:23– Oui, bien sûr.
17:24– Et vous voyez que c'est la…
17:25– Comme de la neige.
17:26– Oui, c'est comme de la neige.
17:29Il y avait M. Feijó,
17:31qui maintenant est le leader du Parti conservateur populaire en Espagne,
17:36qui lui avait dit quelque chose pour rigoler avec la neige,
17:40et je l'ai dit l'autre jour dans le débat,
17:42c'est pas la neige, c'est le plastique polluant.
17:45– Ici, dans l'Union européenne, dans les institutions,
17:50par rapport à cette catastrophe qui touche les côtes de Galice,
17:54vous sentez quand même un intérêt, enfin,
17:57sur une question qui a déjà été abordée,
17:59on le répète, effectivement, il y a quelques mois déjà,
18:02vous sentez qu'une mobilisation sur cette question
18:04prend quand même une affaire comme celle-ci au sérieux.
18:07Je dis ça parce qu'en matière d'environnement,
18:09l'Europe est tellement accusée de ne pas faire grand-chose à l'heure actuelle
18:12que s'il y a un domaine dans lequel elle fait quelque chose,
18:15qu'on peut peut-être signaler quand même.
18:16– Oui, on a été, avec cette réunion avec les commissaires,
18:19on a transmis les problématiques,
18:21on avait une lettre de plus de 60 membres du Parlement européen,
18:25de plus de 17 États membres aussi,
18:29on a ces débats sur les deux paquets législatifs,
18:32et surtout qu'en Galice, les gens sont sortis à la rue.
18:34Les volontiers, c'est la grande manifestation de la pêche qu'on a eue dimanche,
18:40et qui dit exactement, pas comme ça, pas une répétition de prestige.
18:46On est dans les rues.
18:47– Merci Anna Miranda, on continue à suivre avec vous cette question,
18:51bien sûr, puisque dans 15 jours maintenant,
18:55de nouveau ici au Parlement européen,
18:57il va être question bien sûr de cette pollution, de cette catastrophe.
19:00merci à vous, à bientôt,
19:02et merci à vous également qui nous avez suivis,
19:05au revoir, à bientôt.
19:06– Sous-titrage ST' 501

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