- il y a 1 semaine
La droite a son nouveau chef. Ce dimanche 18 mai, après le vote de 97 736 adhérents des « Républicains » (LR), Bruno Retailleau a été désigné président du parti. Avec 74,3 % des voix, le ministre de l’Intérieur devance très largement Laurent Wauquiez (25,6 %), député de la Haute-Loire. Il succède ainsi à Eric Ciotti qui a laissé son poste vacant après avoir décidé de s’allier au Rassemblement national lors des dernières élections législatives. Dès l’annonce des résultats, le candidat malheureux a malgré tout tenu à avertir le vainqueur : « Il faut rassembler toute la droite et porter un projet de rupture ». Une victoire pour quels enseignements ? Le point avec Anthony Cortes, journaliste politique et Raphaël Godechot.
00:00 Introduction
06:27 Que signifie être président des LR ?
09:27 Retour sur Wauquiez et les OQTF
11:39 Retour sur Retailleau et le voile dans le sport
17:45 Analyse du discours de victoire de Retailleau
20:59 L'union des droites
24:59 Le cas Éric Ciotti
28:14 Le cas Xavier Bertrand
30:37 Fin de carrière pour Wauquiez ?
33:40 Les LR face aux prochaines élections
39:35 Les LR et la proportionnelle
40:31 Les LR et la présidentielle
46:38 Les LR et Darmanin
48:24 Conclusion
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28:14 Le cas Xavier Bertrand
30:37 Fin de carrière pour Wauquiez ?
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NewsTranscription
00:00Tu vas nous parler du congrès des LR.
00:01Oui, c'est ça. Autre ambiance.
00:03Mais c'est quand même un peu rigolo le congrès des LR.
00:06C'est toujours particulier parce qu'on a l'impression qu'on est face à une guerre fratricide
00:10et pourtant rien ne les oppose vraiment.
00:13Donc on est face à des débats parfois virulents,
00:16mais où les lignes politiques sont assez proches.
00:19Donc c'est toujours intéressant à observer parce que ça dit aussi quelque chose
00:22de la ligne que portera la droite autrefois gaulliste,
00:27mais aujourd'hui beaucoup plus conservatrice.
00:28Mais je crois qu'on va en parler.
00:29Oui, on va en parler.
00:30Mais tu m'as dit un truc intéressant pour préparer cette émission.
00:33Tu m'as dit que c'est plutôt un duo qu'un duel.
00:35En parlant, parce qu'on va mettre le cadre, il y avait deux candidats.
00:40Il y avait deux candidats.
00:41C'était Laurent Wauquiez d'un côté qui est député et patron d'ailleurs des députés à l'Assemblée nationale,
00:48des députés de droite, le groupe droite républicaine.
00:50Et de l'autre côté, Bruno Retailleau, dont on entend beaucoup parler.
00:54En ce moment, on ne le présente plus.
00:57Il y a deux ans, personne ne le connaissait.
00:58Il nous hante, mais il est ministre de l'Intérieur aujourd'hui dans le gouvernement Bayrou.
01:03Donc on était face à ces deux partis-là, ces deux camps.
01:06Et c'est vrai que oui, beaucoup plus un duo qu'un duel,
01:09parce que normalement dans un congrès, on le voit d'ailleurs en ce moment,
01:12notamment au Parti Socialiste, il y a quand même certaines lignes de fracture
01:17entre sociodémocrates par exemple et une ligne beaucoup plus unioniste,
01:21beaucoup plus de gauche, même si on reste au Parti Socialiste.
01:24À droite, c'était beaucoup plus resserré.
01:26C'est-à-dire que même s'ils ont des pédigrés différents à l'origine,
01:30c'est-à-dire que Bruno Retailleau, c'est plutôt un fils de Philippe de Villiers,
01:35d'une certaine façon.
01:36Donc voilà, cette droite très tradie, catholique, évoquée à l'origine,
01:41là aussi une droite plus européiste.
01:43Finalement, aujourd'hui, il se retrouve dans un camp beaucoup plus réactionnaire,
01:47conservateur, avec une obsession absolue contre l'immigration.
01:50Et d'ailleurs, c'est ce qui a régi la plupart des débats, malheureusement,
01:53dans les médias entre les deux.
01:55Carrément. On va en parler de ce glissement toujours plus réactionnaire.
01:59Dans le chat, si vous avez des questions, je ne sais pas si vous avez suivi ou pas
02:02le congrès des LR, malgré vous, généralement, en fait, c'est le genre d'actualités
02:05qu'on suit malgré soi, parce qu'on ne va pas, nous, audience plutôt de gauche,
02:10ou acteurs de gauche, regarder spontanément les résultats de tout ça.
02:15Mais ça vient à nous, parce que c'est tellement...
02:17Et puis surtout, ils prennent beaucoup d'espace médiatique.
02:18Ils prennent beaucoup d'espace, mais je me permets de te couper,
02:21mais malheureusement, il n'y a même pas eu de débat.
02:22Alors, en fait, ça prenait des espaces.
02:24Il n'y a pas eu de débat, entre Wauquiez et...
02:26C'est vrai que Wauquiez voulait un débat entre Retailleau,
02:29enfin avec Retailleau, pour exposer une confrontation, disons,
02:33en tout cas pour la mettre en scène, et il n'y en a pas eu.
02:35Et ce qui a animé le débat, ce qui a animé le duel,
02:40si on peut appeler ça comme ça, c'est plutôt une gare des outrances.
02:42Mais voilà, c'est malheureusement pas vraiment un débat d'idées.
02:45En tout cas, c'était pauvre de ce côté-là.
02:46Parce qu'on va revenir sur les idées, justement.
02:48Mais bon, il y a un alignement de plus en plus.
02:51Voilà ton article.
02:52Bruno Retailleau prend la tête des LR et met le cap sur 2027.
02:55Donc je vous invite à aller lire, c'est sur l'UMA.
02:57On va passer d'autres extraits.
02:59On va revenir un petit peu sur tout ce qui s'est passé,
03:01sur la manière dont ils ont fait campagne, etc.
03:04En attendant, je vous invite à lire l'analyse d'Antony Cortès
03:09sur le site de l'UMA.
03:12Bon, déjà, pour qu'on ait un peu le cadre,
03:16c'était quand le dernier congrès des LR ?
03:18Qu'est-ce qui s'est passé ?
03:19Qui était en place ?
03:21Qui était à la tête des LR jusqu'à présent ?
03:24Alors, d'abord, ce qu'il faut savoir, c'est que chez LR,
03:26quand on regarde les statuts du parti,
03:29le congrès qui doit désigner le président
03:31a lieu quatre mois après chaque présidentielle
03:34et à mi-mandat.
03:35Donc là, on est plutôt à mi-mandat.
03:36Le dernier congrès, c'était Éric Ciotti,
03:39qui avait été élu à l'époque président.
03:41Alors là, ça nous fait sourire,
03:42parce qu'on se rappelle forcément...
03:43Voilà, vous avez tous en tête ces images de Ciotti
03:45qui s'est enfermé à clé dans son bureau
03:47et qui ne voulait pas en sortir,
03:48avec Valérie Pécresse qui arrive en se retroussant les manches
03:50pour le sortir de là.
03:52Ciotti Montanar, on se rappelle.
03:53C'est ça.
03:54Et donc, depuis, le siège était vacant.
03:57Et donc, ça fait depuis les dernières législatives anticipées
04:00où Éric Ciotti a décidé de former une union des droites,
04:05comme ils l'appellent, parce que c'était plutôt une union
04:07avec l'extrême droite.
04:09Et donc, voilà, après, finalement, il a dû laisser son poste
04:13parce que la plupart des Républicains, à l'époque,
04:15n'étaient pas prêts à ce rapprochement avec l'extrême droite.
04:18Et depuis, il a fondé son parti,
04:20l'Union des droites républicaines, l'UDR.
04:23Et depuis, le siège était vacant.
04:24Et il fallait trouver un remplaçant.
04:26Et donc, c'était l'occasion pendant ce congrès-là.
04:28D'accord. Donc, il n'y avait personne à la tête des LR.
04:30Donc, le siège était vide.
04:32C'est ça. Il y avait une commission...
04:33Enfin, il y avait une direction, disons, par intérim, collégiale
04:37pour gérer les affaires courantes.
04:38Mais il n'y avait pas de président, oui, depuis quelques mois.
04:39OK. Et alors, il y a des questions dans le chat, déjà.
04:43C'était sur la ligne économique.
04:44On va revenir à ça après, je pense, sur le plus le fond.
04:48Et il y a des gens qui disent le nombre d'adhérents...
04:51Apparemment, le nombre d'adhérents LR a pas mal augmenté depuis janvier.
04:53Est-ce que c'est quelque chose de classique à l'approche du congrès de parti ?
04:56Est-ce que c'est lié à l'espace médiatique occupé par Retaio ?
04:59Ça, c'est vrai que c'est assez dingue, parce qu'ils avaient une petite...
05:04Une dizaine de milliers d'adhérents.
05:05Aujourd'hui, ils en ont plus de 120 000.
05:08Comme quoi, ça marche, quoi. Il faut faire du bruit.
05:10C'est ça, ouais, c'est ça.
05:11En tout cas, on peut croire ça.
05:13120 000 adhérents, 97 000 se sont exprimés à l'occasion de ce congrès.
05:17Donc, plus de 80 % de participation.
05:19C'est plutôt une réussite.
05:20C'est une réussite.
05:21Et l'endroit où il y a eu le plus d'adhésions, c'est dans la Fédé de Paris.
05:26Et là, dans la Fédé de Paris, Retaio dépasse les 85 %, si je ne me trompe pas.
05:30Donc, en fait, on voit que oui, le fait que Retaio fasse autant de bruit dans les médias
05:34et occupe autant l'espace médiatique a créé des adhésions.
05:37Et surtout, on peut aussi se demander si la droite, en tout cas, si les militants de droite,
05:43qu'ils soient adhérents ou pas, mais en tout cas les sympathisants, n'avaient pas besoin justement d'une droite
05:47qui revienne aux responsabilités, donne le tempo dans l'espace médiatique, dicte l'agenda médiatique.
05:53Et donc, d'une certaine façon, ça a peut-être créé une espèce d'appel vers le parti.
05:58Et d'ailleurs, c'est ce que dit un peu Retaio dans son discours de victoire, où il dit, ça
06:02y est, la droite est de retour.
06:03La droite est de retour, la droite dure, la droite inflexible, celle qui va réussir à amener cette droite molle,
06:15disons, macroniste, vers une position beaucoup plus rigide.
06:19Et en tout cas, il y a cet excès de confiance. Il va falloir voir si ça se vérifie.
06:23Mais ça a créé un certain nombre d'adhésions. Ça, c'est clair.
06:27Et du coup, une fois que tu es élu à la tête du Congrès, une fois que Retaio a été
06:31élu, à quoi ça sert ?
06:32Est-ce qu'il va définir les orientations stratégiques ?
06:35Est-ce que ça veut dire que c'est lui qui sera candidat pour la présidentielle ?
06:39Est-ce qu'il va composer un programme ? En fait, ça sert à quoi d'être élu à la
06:46tête de LR ?
06:46De ce côté-là, tout est ouvert. Alors, c'est clair que quand tu es élu à la tête de
06:49LR,
06:50déjà, tu peux nommer ton organigramme.
06:53Donc, tu peux nommer tes bons soldats en fonction de la ligne qu'ils représentent.
06:56Alors, c'est à toi de voir si tu veux que ce soit représentatif
06:58ou si tu veux que ce soit des personnes plutôt aux ordres de ta propre ligne.
07:02Et ensuite, oui, tu dictes un programme, tu dictes des priorités, une stratégie aussi.
07:08Est-ce que tu fais pression sur le gouvernement en étant à l'extérieur
07:12ou est-ce que tu participes en essayant d'être le trubillon, disons, à l'intérieur du système ?
07:17C'est un débat qui a vachement animé, d'ailleurs, la campagne.
07:20On y reviendra peut-être après.
07:22Mais quand on regarde les déclarations de Bruno Retailleau après sa victoire,
07:26lui, ce qu'il veut faire, c'est édicter un programme novateur, selon lui,
07:31même si ce sera évidemment réactionnaire et conservateur, on n'en doute pas,
07:35parce qu'il veut que la droite mène le camp conservateur à l'avenir,
07:40c'est-à-dire en 2026 et 2027.
07:42Et d'ailleurs, il le dit, il dit, voilà, il va y avoir des combats en 2026 et 2027,
07:47les municipales et les présidentielles.
07:49Il va falloir travailler à amener une vague bleue.
07:52Et surtout, ce qu'il dit, c'est que la France est résolument de droite.
07:55Il dit, voilà, la France n'est pas de gauche, elle est absolument de droite.
07:58Donc, il va falloir présenter un programme radicalement à droite,
08:03que ce soit autant sur le point de vue économique,
08:05donc quelque chose de très, très libéral.
08:06Justement, je me permets de rebondir avec la question de tout à l'heure.
08:08Est-ce que, quelle est la ligne que porte économiquement Retailleau ?
08:16Du côté de l'économie, chez LR, il n'y a pas beaucoup de débats.
08:20C'est des libéraux.
08:21Alors qu'autrefois, quand on prend un petit peu de hauteur, disons,
08:26avec toute l'histoire du RPR, de l'UMP, puis de LR,
08:29donc les différents noms de ce parti de droite,
08:32il y avait certains débats malgré tout.
08:34où il y avait une partie gaulliste qui était beaucoup plus étatique,
08:39que ce soit les gaullistes chirakiens ou les gaullistes séguinistes,
08:42avec parfois, quel que soit le camp, une approche, disons, plus sociale de l'économie.
08:47Là, aujourd'hui, il n'y a pas de débat.
08:49C'est des libéraux, radicaux.
08:52On laisse faire le marché, on aide les entreprises,
08:56on coupe les aides sociales, surtout des étrangers.
08:59Enfin, voilà, pour le faire à gros traits, c'est un petit peu ça.
09:01De ce côté-là, il y a unanimité, totalement.
09:03D'ailleurs, je pense que l'absence de débat sur la question économique,
09:07c'est parce que c'est des questions sociétales, entre guillemets,
09:11enfin, les questions de racisme, surtout,
09:13qui sont mises en avant tout le temps par les deux candidats.
09:17Juste pour qu'on se remette un peu en tête le ton de la campagne,
09:21je vais vous montrer deux extraits.
09:23Alors le premier, enfin, ce n'est pas un extrait, c'est la une.
09:27On se rappelle de cette une-là.
09:28Donc ça, c'était il y a quelques semaines.
09:30Est-ce qu'il y a la date ?
09:31Bon, je dirais que c'était en avril, début avril, 8 avril.
09:36Donc c'était la surenchère avec Wauquiez qui disait
09:41« Enfermer les OQTF à Saint-Pierre-et-Miquelon.
09:42Les propos chocs de leur Wauquiez en une du GD News,
09:45donc un journal d'extrême droite de Bolloré. »
09:50C'est toujours la surenchère, le mot de plus.
09:53Je ne sais pas si tu as quelque chose à dire là-dessus.
09:54Oui, en fait, Wauquiez, il a eu du mal à exister pendant cette campagne,
09:57donc il fallait qu'il trouve des coups d'éclat.
10:00Parce qu'en fait, d'un côté, tu as Bruno Retailleau,
10:02qui lui est en responsabilité, il est ministre de l'Intérieur.
10:04Il arrive à créer une sorte de storytelling autour de son action.
10:07On se souvient, c'était mi-avril, je crois, ou début avril, je ne sais plus.
10:10Il organise une conférence de presse en montrant ses résultats,
10:14entre guillemets, dits victorieux sur l'immigration, sur la délinquance, etc.
10:19Et de l'autre côté, tu as Wauquiez qui, lui, pour exister,
10:22il faut qu'il fasse des propositions encore plus chocs, d'une certaine façon.
10:25Et là, il veut organiser l'enfermement des OQTF à Saint-Pierre-et-Miquelon.
10:33Et le pire, c'est qu'en plus, ça l'a plus que desservi,
10:35parce que finalement, ça a été plutôt accueilli froidement à droite dans les rangs de LR.
10:40Que ce soit chez les pontes, Gérard Larcher notamment, et divers députés,
10:45que chez les militants.
10:46Moi, j'avais été, par exemple, en reportage, dans un meeting,
10:49c'était de Bruno Retailleau à Levallois-Péré, chez les Balkany,
10:51donc normalement, voilà, terre de droite, une droite loin d'être molle.
10:58Et ce qu'il disait, c'est qu'en fait, Laurent Wauquiez décrébilise d'une certaine façon son camp.
11:02Il ne prenait pas ça au sérieux.
11:03Non, non, non, c'est ça.
11:04En fait, j'ai l'impression qu'il y a une aspiration chez LR,
11:07autant à la radicalité qu'à la responsabilité,
11:10c'est-à-dire à aller assurer des fonctions, disons.
11:13Et là, Laurent Wauquiez, avec une proposition comme ça,
11:16qui est loin d'être inapplicable, en plus d'être absolument scandaleuse et inhumaine,
11:20décrébilise tout un camp.
11:22Et bon, c'est quelque chose qui est un peu dit à toutes les sauces en ce moment.
11:25Mais voilà, il a été accusé de faire du Trumpisme à cette occasion.
11:29Mais il n'était pas le seul, parce que de l'autre côté, on avait du coup...
11:34Rotaillot, et je me permets ce petit extrait, donc c'est...
11:39Bon, vous l'avez sûrement entendu, mais sur le voile dans le sport.
11:41Le sport, c'est comme la République.
11:42Le sport, c'est plus que le sport.
11:44Ce doit être un sanctuaire.
11:46Ça fait que quelques mois que nous avons tourné la page de l'Olympisme et l'article 50,
11:51vous le connaissez peut-être ou non, de la charte de l'Olympisme,
11:55proscrit précisément tous les signes ostentatoires.
11:57Parce que le sport, c'est ce lieu, c'est cette grammaire universelle
12:01où on peut communier, quelles que soient les origines et quelles que soient les religions
12:05ou les croyances.
12:06Vive le sport et donc abat le voile, bien sûr.
12:10Voilà.
12:12Ah bon, donc il donne le ton.
12:14Et voilà, il y avait un peu cette notion de rendre coup pour coup.
12:17Il y en avait un qui allait dire une dinguerie et l'autre derrière allait surenchérer à chaque fois.
12:21Alors je ne sais plus lequel arrive dans quel sens, mais bon, ça n'a pas grande importance
12:24parce que c'était le ton de la campagne.
12:27Oui, et puis ça, c'est une illustration.
12:28C'est vrai que Bruno Retaillot, il s'est illustré avec un certain nombre de dérives
12:34et de tentatives de coup d'éclat.
12:36Il y a cette question-là du voile où il dit abat le voile.
12:38C'est quand même une outrance absolue.
12:41Il y a la volonté de remettre en cause le droit du sol aussi, que ce soit à Mayotte,
12:45mais aussi messieurs au-delà.
12:47Il y a les attaques aussi à l'AME, l'aide médicale d'État.
12:52Son soutien à Némésis.
12:53Son soutien à Némésis, c'est vrai aussi.
12:54Il y en a tellement qu'on finit par en oublier.
12:56Et en face, Wauquiez répondait coup pour coup.
12:58Alors tu as raison, c'est vrai, c'est dur de dire qui a commencé, qui est l'œuf ou
13:02la poule.
13:03Mais voilà, c'est vrai que c'est ce qui a dicté cette campagne-là.
13:06Et tu parlais tout à l'heure de Trumpisme, mais je pense que c'est complètement à propos.
13:09Parce que je crois qu'à droite, on est en train de prendre pour modèle, évidemment, Donald Trump,
13:16mais pas seulement.
13:16Aussi, Georgia Meloni et d'ailleurs, Laurent Wauquiez, il y a trois jours,
13:20enfin, il y a cinq jours, mais c'est trois jours avant le scrutin, je crois,
13:24chez Europe 1, dit le modèle absolu.
13:26Absolue, c'est Georgia Meloni, c'est l'union des droites, c'est des positions de plus en plus dures
13:33et c'est aussi une défense civilisationnelle.
13:35Comme si la civilisation occidentale, je mets avec des énormes guillemets,
13:40était en danger, menacée par je ne sais quelle menace.
13:44Par le vote dans le sport, apparemment.
13:45Apparemment, c'est ça.
13:47C'est ça qui a dicté ces débats et c'est malheureux parce que, alors, on n'est pas de
13:53droite,
13:54mais quand on regarde l'histoire politique française, la droite a pu amener une émulation intellectuelle
14:01à certains moments, le gaullisme notamment, puis après le vilpinisme,
14:05même si ça n'a pas duré très longtemps et ça revient, ça amène des débats sur ce qu'on
14:09est,
14:09sur la République, sur le fondement démocratique, etc.
14:12Et là, on est face à une droite qui prend plutôt la roue de l'extrême droite
14:16et ce n'est pas du tout à la hauteur de l'enjeu.
14:18Moi, j'ai une question du coup vis-à-vis de ça.
14:20Dans le chat, si vous avez des questions, n'hésitez pas.
14:22Mais est-ce qu'il y a un effet de loupe sur toutes ces dingueries ?
14:25Parce que, bon, ils ont très bien compris, dès qu'ils disent une énorme dinguerie raciste,
14:29ça perce dans l'espace médiatique et du coup, ça les...
14:32Bon, ils n'ont pas besoin d'être encouragés, mais on va dire que ça les conforte
14:36dans leur idée de faire campagne sur ces thèmes-là.
14:39Mais est-ce qu'il y a eu des moments où ils ont un peu parlé d'autres thèmes ?
14:42Est-ce que, justement, parler d'économie, mais bon, l'écologie, je suppose que ce n'est pas le grand
14:47truc à droite.
14:48Mais voilà, est-ce qu'il y a eu d'autres thèmes qui ont émergé ?
14:53Et là, j'avoue que je n'arrive pas à trouver d'exemple, mais peut-être toi qui as plus
14:57suivi ça.
14:58Non, il n'y a pas vraiment d'autres thèmes.
14:59En fait, ce qui a dicté cette campagne, c'est d'abord l'immigration, on en a beaucoup parlé,
15:03et ensuite la question stratégique, plus que la question idéologique,
15:07c'est-à-dire est-ce que quand on est LR, on participe au gouvernement ou est-ce qu'on
15:12est en dehors ?
15:13Laurent Wauquiez, par exemple, en a fait un des axes d'attaque contre Bruno Retailleau en disant
15:16« On ne peut pas être président de LR tout en prenant le risque de se diluer dans la Macronie
15:23».
15:24Donc c'était ça le dilemme de la droite.
15:26Est-ce qu'on devient des macronistes comme les autres ?
15:29Et donc est-ce que d'une certaine façon, on ne neutralise pas sa capacité à se démarquer
15:33et aussi à se distinguer en vue de la prochaine élection présidentielle ?
15:37Ou est-ce qu'on reste en dehors en étant d'une certaine façon des trublions, des poils à gratter,
15:44en bousculant l'agenda médiatique et les débats, mais en étant juste des agents perturbateurs ?
15:54Donc c'était ça plutôt le débat qu'il y a eu.
15:56Et je crois qu'avec cette élection-là, 75% quand même pour Bruno Retailleau,
16:01les électeurs de droite ont largement tranché pour la participation.
16:05Et d'ailleurs, Retailleau, déjà dès le soir de sa victoire au JT de TF1, a dit « moi je
16:11resterai au gouvernement ».
16:12Par contre, ce qui va être intéressant à analyser, c'est quelle marge de liberté il va prendre peu à
16:17peu.
16:18La question dedans, dehors, comme ils disent, est-ce qu'on reste et on essaye de faire des trucs ?
16:23Et est-ce qu'il prend encore plus de liberté pour prendre des positions encore plus chocs,
16:26quitte à troubler son Premier ministre François Bayrou,
16:28qui est parfois ambigu avec le RN et ambigu sur ces questions-là,
16:32mais qui en même temps est un centriste à l'origine
16:34et qui ne peut pas non plus complètement prendre le risque de les braquer ?
16:38Donc voilà, ça va être à suivre, d'autant qu'il y a des élections municipales qui arrivent.
16:42On va en parler.
16:43On va en parler, mais est-ce que Bruno Retailleau peut prendre le risque
16:47de prendre des positions encore plus outrancières,
16:50avec la possibilité de braquer, que ce soit le Modem, que ce soit Horizon,
16:53que ce soit la Macronie, donc Renaissance,
16:56et donc de se mettre à dos des alliés qui peuvent leur permettre de reprendre certaines villes ?
17:01Il y a quelqu'un qui demande, il n'y a aucune dinguerie sur l'éducation nationale ?
17:03J'élargis, il n'y a aucune dinguerie sur les fonctionnaires de manière générale ?
17:06C'est vrai que je n'ai pas la petite phrase comme ça.
17:08Non, mais en fait, il y a eu des petites dingueries, par exemple.
17:12En fait, là, on revient sur un côté inspiration de Trump-Musk,
17:15c'est-à-dire qu'il y a une volonté de débureaucratiser, comme ils le disent,
17:19de dé-walkiser l'éducation nationale.
17:22Mais de ce point de vue-là, ils ne se distinguent pas.
17:26Mais c'est vrai qu'il y a eu des dingueries de ce côté-là,
17:29parce que surtout qu'ils voient les enseignants comme des fonctionnaires d'ultra-gauche,
17:33d'une certaine façon.
17:35Mais voilà, c'était... Là, encore une fois, on revient sur les outrances,
17:37c'est tout ce qui a dicté les débats.
17:38Et ce n'est pas ce qu'on a le plus retenu,
17:40ce qui a le plus été mis en avant dans les médias.
17:41On va regarder un petit bout de son discours de victoire, Rotailleux ?
17:46Vous avez fait mentir les prévisions de celles et de ceux
17:51qui prédisaient pour notre famille politique, pour la droite,
17:56en réalité, une sorte de mort prématurée.
17:59Vous les avez fait mentir,
18:01puisque aujourd'hui, nous avons eu des adhésions par milliers,
18:06une participation extraordinaire, 80% de participation.
18:11Et vous avez fait, en réalité, vous avez apporté concrètement la preuve que la droite est bien vivante
18:17et qu'elle est ce soir debout.
18:20Vraiment, vous pouvez en être fiers.
18:22Je veux évidemment aussi saluer Laurent.
18:25saluer aussi ses soutiens qui ont fait assez...
18:28Je pense qu'on ne sait pas qu'on s'est arrêté, c'est tellement prenant.
18:32On y prend goût.
18:34Non, mais il y a ce passage-là, mais il y a aussi un autre passage qui est marqué.
18:38Là, d'abord, c'est l'autosatisfaction, évidemment.
18:40C'est la droite est debout, bravo à tous et tout ça.
18:42Et on a fait le plein d'adhérents, etc.
18:45Mais il y a un autre passage.
18:45Je ne sais plus si c'est à 3.30 ou quoi, mais...
18:48Là, j'étais à 3.30.
18:49Ah non, j'étais à 2.30.
18:51Ah, tu veux que je mette à 3.30 ?
18:52Je crois où il parle de la gauche.
18:53Vas-y, on y va.
18:54Ah, bah oui, parce que ça va nous amener...
18:56Il y a une constante quand même.
18:57Il y a quelque chose qui a émergé, ce truc-là.
18:59C'est qu'à plus aucun moment, ils ne tirent sur l'extrême droite.
19:03Ouais.
19:04Et ils font souvent des passerelles, des mains tendues.
19:07Par contre, clairement, les nouveaux ennemis, c'est la gauche.
19:09On va regarder.
19:12Largement, toute notre famille politique.
19:15Et je le redis, je n'ai cessé de le répéter pendant tous ces jours de campagne.
19:19Ces jours et même ces semaines, elle était longue, la campagne.
19:22Dans cette campagne, je n'avais pas d'adversaire.
19:25Nos seuls adversaires, c'est la gauche mélenchonisée.
19:29Cette gauche mélenchonisée qui veut, finalement, communautariser la République.
19:34Qui veut toujours plus diviser.
19:36Qui veut toujours plus archipéliser la France.
19:40Et c'est à eux que nous devons réserver nos coups.
19:43C'est eux qu'il nous faudra désormais combattre.
19:46Pour tout le reste.
19:47Pour tout le reste.
19:48Pour tout ce qui nous a fait tant de mal.
19:50Toutes ces divisions.
19:52Toutes ces diffirures.
19:53Toutes ces querelles aussi.
19:55Tout cela.
19:56Ce soir, c'est terminé.
19:57Une page se tourne.
20:01Je crois que tu es à fond.
20:02Non, on peut le laisser en fond.
20:04C'est ça, mais c'est addictif.
20:07Non, mais c'est fou.
20:08C'est exactement ce que tu disais.
20:11Nos seuls ennemis, c'est la gauche.
20:12La gauche mélenchonisée.
20:13C'est aussi cohérent par rapport à ce qu'on disait tout à l'heure sur une espèce d'obsession
20:17woke, comme ils le disent.
20:19Et de l'autre côté, l'extrême droite, on l'oublie complètement.
20:21Et d'ailleurs, on ne la mentionne même plus.
20:24Même certains chez LR parlent plutôt de droite nationale plutôt que d'extrême droite.
20:28Mais c'est cohérent avec le contenu de la campagne.
20:32Alors évidemment, on a parlé des différents débats, des différentes prises d'opposition, etc.
20:36Mais il y a aussi Laurent Wauquiez qui s'est exprimé quelques jours avant le scrutin en disant ce qu
20:42'il faut aujourd'hui.
20:42Le chemin pour la droite, c'est l'union des droites.
20:45C'est créer une union de Gérald Darmanin jusqu'à Sarah Knafow.
20:49Sarah Knafow, donc eurodéputé reconquête, proche d'Éric Zemmour.
20:52Ça, d'ailleurs, tu l'as montré en extrait.
20:53On peut le montrer ?
20:54Ah oui.
20:56Donc voilà ce que tu dis sur l'union des droites.
20:59Expliquer ce que je veux faire.
21:00Je veux le rassemblement de la droite.
21:02Je suis convaincu que c'est ça le chemin.
21:05Pas cette dilution dans la Macronie que je redoute, mais le rassemblement de la droite.
21:09Élargir au-delà des Républicains, en fédérant des personnalités différentes,
21:14qui viennent d'horizons différents, mais qui partagent la même volonté
21:17de mettre enfin en œuvre dans notre pays un projet de droite.
21:20Pour moi, pour citer des noms, ça va de Gérald Darmanin à Sarah Knafow.
21:25Alors moi, juste avant que tu continues là-dessus, ce qui est quand même intéressant,
21:29c'est qu'il met, on va dire, la droite de la droite, on l'a compris,
21:32ça serait Sarah Knafow, mais alors pour lui, la gauche de la droite, c'est Darmanin.
21:36Il aurait pu dire, bon, alors ne devine pas, maintenant,
21:39il est complètement infréguentable à droite, mais il n'a même pas tenté d'élargir
21:44à quelqu'un qui serait macroniste.
21:47De dire que Darmanin est la gauche de la droite, clairement, lui, son curseur,
21:51il est à l'extrême, extrême droite.
21:53Complètement, et d'ailleurs, dans cette même interview, il parle d'Edouard Philippe
21:55en l'excluant totalement de ce cercle-là, en disant qu'Edouard Philippe, lui,
21:59il s'en méfie énormément parce qu'Edouard Philippe, il veut faire l'union
22:01de Anne Hidalgo jusqu'à François Bayrou.
22:05Ce gauchiste d'Edouard Philippe !
22:07On voit ce glissement absolu de la droite.
22:09Voilà, Voquet dit, Caril Sème qui dit ce gauchiste de Philippe.
22:13Alors après, de son côté, Philippe a aussi tapé sur Voquet,
22:16je crois que c'était le lendemain dans son meeting à Marseille.
22:19Mais voilà, là, on voit ce glissement absolu.
22:23Et d'ailleurs, ça ne fait pas partie de mes grandes lectures,
22:26mais dans Causeur, cette semaine, il y a Yvan Riouffol,
22:28qui est un ancien éditorialiste du Figaro, qui est maintenant un causeur
22:30et qui est encore sur BFM, qui appelle justement la droite à former une union
22:37sur le modèle du trumpisme ou de Mélanie,
22:40qui a pu s'acoquiner avec la Ligue du Nord notamment.
22:44Et en fait, en alliant, je ne sais plus comment il le dit,
22:48mais en gros, c'est ceux qui veulent faire péter le système d'une certaine façon
22:51et donc s'élargir à la droite et à l'extrême droite.
22:54Et d'ailleurs, c'est une position qui est portée depuis très longtemps
22:57par Mario Maréchal Le Pen, qui, enfin, Mario Maréchal,
23:01je ne sais plus comment on dit, mais Maréchal,
23:04qui, quand elle était à Reconquête, justement appelait à faire
23:08cette espèce de grande coalition et qui le dit encore aujourd'hui au RN.
23:13Et d'ailleurs, après les propos de Laurent Wauquiez, elle s'en est félicitée.
23:16Mais alors, ce n'est pas un discours qui est unanime, celui de Wauquiez.
23:19Et d'ailleurs, c'est peut-être pour ça que sa ligne a perdu.
23:21Je ne sais pas, c'est peut-être que ça n'a pas convaincu.
23:23Moi, j'ai écouté, pour préparer l'émission, j'ai écouté François Copé.
23:27François Copé, lui, il a vraiment la main tendue vers Edouard Philippe.
23:32Les vieux cadres, un peu, les éléphants des LR,
23:37ils ne ferment pas la porte au centre.
23:41Ce n'est même pas le centre, mais bon, on se comprend.
23:44À la droite, plus héritage gaulliste.
23:49Je ne sais même pas comment on peut le dire maintenant, parce qu'ils ont tellement, leur cœur sort a
23:53tellement été tous décalés.
23:54Oui, complètement.
23:55En fait, il y a une distinction à faire entre ceux qui veulent absolument gagner, quel que soit le chemin,
24:01et ceux qui, disons, mènent une espèce de bataille idéologique pour extrême-droîtiser la droite traditionnelle.
24:09Jean-François Copé, c'est vrai que lui, c'est un vieux dinosaure.
24:13Lui aussi, il est quand même très ambigu.
24:15Il est capable de retourner sa veste à tout moment.
24:16Mais à l'origine, lui, il était plutôt pour s'ouvrir à la Macronie.
24:21D'ailleurs, ce n'est pas caché.
24:23Il l'a dit lui-même parce que c'est le seul moyen, d'une certaine façon, de s'imposer
24:27et d'arriver à maintenir LR à flot.
24:30Et d'ailleurs, c'est ce qui leur permet aujourd'hui d'avoir encore une quarantaine de députés.
24:33Et de l'autre côté, Laurent Wauquiez, lui, il veut casser ce système-là.
24:38Il veut plutôt prendre la voie d'Éric Ciotti, mais sans forcément se marginaliser.
24:43Donc, il y a ce choc-là.
24:44C'est le seul clivage, disons, à droite qui n'a pas encore été tranché.
24:48Et les municipales ne vont pas forcément permettre de trancher ça.
24:53Juste avant, merci en 1061 pour le Prime.
24:56Et j'ai juste une question par rapport à ce que tu dis.
24:59Parce que Ciotti, quand il a fait...
25:01Donc, lui, il a été marginalisé DLR parce qu'il prenait l'alliance avec l'ERN.
25:07C'est ça, si j'ai dit pas de précise.
25:09Mais aujourd'hui, on se dit, mais cette marginalisation, elle semble en fait hors du temps.
25:16Parce que là, ils sont tous...
25:18L'ennemi, maintenant, c'est Mélenchon.
25:19Alors, les macronistes ne sont plus trop fréquentables.
25:21Mais de toute manière, ça, c'est une stratégie.
25:22Parce que comme les macronistes sont au pouvoir et sont détestés, on ne veut pas trop s'approcher d'eux.
25:26Édouard Philippe, il est trop de gauche.
25:29Et on se demande pourquoi Ciotti, finalement, il a été mis de côté.
25:32C'est vrai que ça doit le faire sourire.
25:33Et il doit se dire, putain, j'ai dû partir trop tôt.
25:35C'est ça, il était un pas devant les bases, pas deux.
25:37Et Ciotti, il a été trop rapide.
25:41C'est vrai que c'est particulier.
25:42Alors après, il y a tout un jeu d'équilibre, je pense, chez LR qui doit être...
25:46Qui est en train d'être recherché.
25:48Pardon, c'est à la fois, il faut s'ouvrir à l'extrême droite.
25:51Se radicaliser parce qu'ils ont l'impression que c'est dans l'air du temps.
25:53Et que pour capitaliser du côté de cet électorat, d'autant plus que Marine Le Pen pourrait ne pas se
25:59représenter, il faut porter ce discours radical pour ramener à eux cet électorat.
26:04Et en même temps, il ne faut pas non plus se montrer trop infréquentable parce qu'on a besoin de
26:07nos alliés traditionnels pour aller chercher des villes.
26:10Parce qu'aujourd'hui, par exemple, la droite n'a plus aucune ville de plus de...
26:14Il n'y a plus de grande ville.
26:15Il n'y a plus de 100 000 habitants.
26:15Donc voilà.
26:16Donc en fait, la droite penche à l'extrême droite.
26:20On voit bien qu'elle a envie d'aller vers ce bord-là.
26:23On voit bien qu'elle a envie de tendre la main à certains représentants de droite.
26:27Pas tous, parce que par exemple, François-Xavier Bellamy, qui est le vice-président de LR, qui est eurodéputé.
26:33Lui, par exemple, ne veut pas tendre la main à Marine Le Pen parce qu'il considère que Marine Le
26:37Pen n'a jamais osé se dire de droite.
26:39Pourtant, lui, il est bien catho-intégriste.
26:41Voilà.
26:42Il est bien costaud sur ces sujets.
26:43Oui, c'est ça.
26:44Au contraire de Jordan Bardella, qui lui, par contre, il le voit un peu plus comme un libéral, avec un
26:48ADN plus...
26:51Disons, comme si c'était le courant, l'ancien courant conservateur de l'UMP.
26:55Même s'il est bien au-delà de ça, c'est un mec très clairement d'extrême droite.
26:58Mais voilà, ils font encore cette distinction dans les rangs de LR.
27:02Ah oui, d'accord.
27:03Oui, donc il y a une stratégie aussi à qui on parle au RN, qui est en train de devenir
27:08fréquentable et comment nous, on ne se rend pas infréquentable en parlant.
27:10C'est ça.
27:11Et puis surtout, je suppose qu'il y a surtout l'héritage de Le Pen.
27:13Tu es marqué du saut de l'infamie si tu fricotes avec la famille Le Pen.
27:17Alors que Bardella, bon, là, c'est le 109.
27:19On oublie un petit peu.
27:21C'est ça.
27:21C'est la nouvelle étiquette.
27:23C'est le nouveau produit marketing tout frais.
27:26Donc voilà, en tous les cas, c'est une stratégie nausée à bande.
27:30Et on voit bien que la droite traditionnelle est en train de se salir les mains et est en train
27:36de provoquer une rupture absolue avec sa tradition gaulliste.
27:38D'ailleurs, Laurent Wauquiez, quand Bruno Retailleau se considère du gaullisme, mais à aucun moment, ils sont cohérents avec ça.
27:45Parce que, par exemple, Laurent Wauquiez a chargé Édouard Philippe parce qu'il a appelé à voter, je ne sais
27:51plus dans quelle circonscription, pour un candidat communiste.
27:54En fait, le gaullisme, c'était aussi tendre la main à la gauche républicaine face à l'extrême droite.
27:59Et aujourd'hui, là aussi, il y a un point de rupture.
28:03Donc voilà, on voit ce glissement de la droite vers l'extrême droite.
28:05Pour l'instant, ça ne dit pas son nom.
28:07Ça n'ose pas totalement assumer.
28:08Mais très clairement, c'est ce qui se dessine.
28:10Il y a une question sur Xavier Bertrand de Another Broken Soul.
28:14Xavier Bertrand, dans tout ça, où est-ce qu'il se place ?
28:17Et on parle de sa détestation.
28:19Alors moi, j'avoue, je n'ai pas autant celui que toi.
28:20Et apparemment, il détestait Wauquiez.
28:23Ça l'a fait souvenir Rotaillot.
28:25Voilà, donc Xavier Bertrand, qui lui, a été à deux doigts à un moment de se penser comme...
28:30Enfin, il se voyait comme l'homme providentiel.
28:32Et il était à deux doigts de se présenter...
28:34C'était quoi ?
28:36Il gagnait la primaire ?
28:37C'était pour la primaire ?
28:38Il s'était présenté à la primaire, c'est ça.
28:39Et puis régulièrement, il fait des interventions dans les médias pour dire « j'arrive, c'est à moi, faites
28:46-moi confiance » et il n'arrive jamais.
28:48Mais c'est vrai que Xavier Bertrand, lui, il se dit gaulliste social.
28:51Donc en fait, c'est la vieille tradition chiracienne.
28:54Après, dans ses prises de position, c'est un libéral comme les autres.
28:59Par contre, il est beaucoup moins hardcore sur l'immigration.
29:03Et c'est vrai que le soutien à Rotaillot était plutôt surprenant.
29:06Mais lui, comme d'autres, comme Jean-François Copé, par exemple, ils ont soutenu Rotaillot plutôt pour faire barrage à
29:09leur invoquer qu'autre chose.
29:13Pas totalement pour des raisons idéologiques, mais plutôt pour des raisons de querelle personnelle et d'antécédent.
29:18Mais Xavier Bertrand, c'est très compliqué à dire parce que c'est ce qu'on disait.
29:21Il s'annonce régulièrement et à chaque fois, les médias font souffler une possibilité de le voir arriver et rafler
29:30la mise.
29:31Mais finalement, ça n'arrive pas.
29:32Et puis, en plus, il n'a pas vraiment de troupes chez LR.
29:35Il s'est largement marginalisé.
29:36Malgré son implantation dans le...
29:37Il est dans les Hauts-de-France, président des Hauts-de-France.
29:40En fait, le problème, c'est qu'il a pris énormément de distance avec LR.
29:43Il a pris une position critique.
29:46Et du côté de LR, il y a une tradition de discipline de parti qui fait que, d'une certaine
29:50façon, il a été vu, signalé comme un individualiste.
29:56Et donc, forcément, à droite, c'est compliqué de marquer des points.
29:58Après, il n'est pas éliminé.
30:00Par exemple, David Lysnard appelle à l'organisation de primaires à droite pour l'élection présidentielle de 2027.
30:07On peut imaginer que Xavier Bertrand se présente et qu'il ramène à lui des Lysnards, même des anciens LR
30:14qui pourraient peut-être gagner la primaire si elle est élargie.
30:19On imagine peut-être Aurélien Pradié et autres.
30:21Et là, peut-être qu'il pourrait avoir sa chance.
30:23Je ne sais pas.
30:23Mais quand on voit la radicalisation globale de LR...
30:27Il est gentiment mis à la marge, mais il a toujours une possibilité d'un comeback.
30:30N'hésitez pas dans le chat si vous avez des questions.
30:32On va encore rester un tout petit peu sur ce sujet avant de passer au sujet suivant sur la santé.
30:37Et la question qu'on va se poser maintenant, c'est quoi la suite ?
30:39Alors, il y a plusieurs questions vis-à-vis de ça.
30:41Il y a la suite pour Wauquiez, la suite pour les municipales, la suite pour les présidentielles.
30:45D'abord, Wauquiez, est-ce qu'il est finito, Wauquiez ?
30:48On aimerait bien, mais c'est comme Xavier Vertron, il y a toujours un éternel comeback.
30:53C'est vrai qu'on a du mal à imaginer qu'il puisse se relever d'une telle gifle.
30:58Parce que 25% dans une élection interne, dans un duel, dans un mano a mano, c'est quand même
31:05une immense déculottée.
31:08En revanche, Bruno Retailleux lui a tendu la mance.
31:10On doit sûrement être son côté catholique, pratiquant.
31:14Il a le pardon, il est miséricordieux.
31:16Ils ont tous chelé à l'air, ils sont sympas.
31:18En plus, je trouve qu'ils sont tous un peu gentils avec une petite voix, tu vois.
31:20Oui, c'est vrai.
31:22Ils sont un peu tous comme ça.
31:24Non, mais c'est ça.
31:26Retailleux a voulu lui tendre la main en disant, non, je vais avoir une pensée pour Laurent.
31:29Il doit compter dans les prochains débats.
31:31Donc, on peut imaginer qu'il lui donne une place dans l'organigramme.
31:34Est-ce que c'est vice-président ?
31:35Saint-Bruno.
31:36Voilà, Saint-Bruno.
31:38Voilà, le Vendéen, on le retrouve.
31:40Donc, à voir comment est-ce qu'il va peser.
31:43Je ne sais pas.
31:44Mais par contre, ce qui est à noter dans son discours de défaite,
31:48qu'il a donné juste après, vraiment dans les minutes qui suivaient,
31:52il a tout de suite voulu mettre la pression sur Bruno Retailleux.
31:54Comme pour montrer, je ne vais pas lâcher, je vais rester.
31:57Alors lui, son grand mantra, c'est attention, il faut une droite dure
32:00qui ne se dilue pas dans le macronisme.
32:03Et d'une certaine façon, collaborer avec le macronisme,
32:05c'est aussi d'une certaine façon se renier.
32:07De Darmanach d'Info, comme tu le rappelais.
32:08Voilà, c'est ça.
32:09Donc, je pense qu'il va faire pression pour aller vers cette ligne-là.
32:12Il a quand même quelques troupes, lui, de son côté.
32:15Donc, il a un pouvoir de nuisance.
32:17Et en plus, il est patron des députés LR.
32:21On a parlé à un moment donné de le voir peut-être lâcher la présidence du groupe droite républicaine.
32:26Et finalement, les députés ont serré les rangs autour de lui en disant
32:29« Non, non, non, nous, on veut garder Laurent Wauquiez, c'est une grande figure,
32:34il n'a pas des mérités, etc. »
32:35Donc, il va encore avoir des responsabilités.
32:38Il aura encore cette étiquette qui est quand même prestigieuse
32:42pour intervenir dans les médias, pour mettre la pression,
32:45pour essayer de mettre le curseur sur tel ou tel sujet,
32:47sur tel ou tel marqueur idéologique.
32:50Donc, voilà, de ce côté-là, il va exister.
32:52Après, est-ce qu'il va pouvoir éventuellement postuler
32:55pour être le candidat de la droite à la prochaine présidentielle ?
32:58Difficile de l'imaginer, quand même,
33:00parce que c'est aussi prendre le risque de prendre une deuxième gifle.
33:03Et ça reste un cadre bien établi.
33:05Il ne va pas bouger, il va peser dans les débats LR.
33:07C'est ça. Je pense que c'est ce qui va se passer.
33:11Et pour le reste, on est derrière.
33:12Les présidents de région, d'ailleurs ?
33:14Alors, il n'est plus, parce qu'il a vu qu'il est député.
33:16Il ne pouvait pas cumuler avec une fonction exécutive.
33:19Mais il est toujours conseiller régional, si je ne me trompe pas.
33:21D'accord.
33:22Donc, OK.
33:23Wauquiez, ce n'est pas une fin de carrière.
33:25C'est juste...
33:25Voilà.
33:26Et puis, on a l'habitude, quand même,
33:27que les politiques se prennent une fessée
33:29et reviennent de manière...
33:32Voilà, comme si dans l'été,
33:33et puis en improvisant ciel.
33:35Donc, voilà.
33:36OK.
33:36Alors, tu parlais de la question de...
33:38Avant...
33:39Non, d'abord, les municipales,
33:40parce qu'on va être chronologique.
33:42Qu'est-ce que ça annonce,
33:44l'élection de Retailleux à la tête des LR,
33:47sur la stratégie sur les municipales ?
33:49Comme tu disais...
33:50Pardon, excusez-moi.
33:51Il n'y a pas les...
33:52Ils n'ont pas de grandes villes.
33:54De grandes villes de plus de 100 000 habitants.
33:57Du coup, qu'est-ce qu'ils préparent ?
33:58Et puis, comment aussi gagner des grandes villes
34:00avec l'état des LR actuellement ?
34:03Enfin, la concurrence à droite,
34:05entre les macronistes,
34:09le REN,
34:10et puis même...
34:11Je suppose que ça doit peser aussi.
34:14Comment se positionner ?
34:15Et comment gagner ?
34:16Ça va être quoi, la stratégie ?
34:17Alors, d'abord, c'est vrai
34:18qu'LR n'a plus eu de grandes villes.
34:20Et pourtant, ça a longtemps été une grande force
34:22de la droite républicaine
34:23d'avoir cette implantation-là.
34:24Et cette implantation locale leur permettait...
34:26D'ailleurs, leur a permis
34:27d'être largement majoritaire au Sénat.
34:28S'ils veulent garder cette place,
34:31voire la conforter,
34:31il va falloir forcément se trouver des alliés.
34:34Aujourd'hui, la seule grande ville
34:35qui est à peu près, disons,
34:38dans le panier de la droite,
34:39c'est Toulouse.
34:40Mais Jean-Luc Moudin
34:40qui n'est plus à LR depuis 2022.
34:42Donc, voilà, on peut le compter dans LR
34:44si on est gentil.
34:45Mais voilà, il n'y a plus de grandes villes.
34:47Puis, il est vers la porte de sortie.
34:48Et en plus, voilà.
34:50Il est assez âgé.
34:51Ouais, ouais.
34:52Donc, je ne sais plus.
34:52Je crois que c'est son troisième mandat, je crois.
34:55Mais en tout cas, voilà,
34:56il va falloir trouver des alliés à LR.
34:59Donc, quelle stratégie ils vont prendre ?
35:00Quand on prend le discours de Retailleau de victoire,
35:03lui, ce qu'il dit, c'est la droite est de retour.
35:05La droite va pouvoir réussir
35:06à obtenir des victoires seules.
35:08On va voir une vague bleue.
35:09Donc, quand il dit vague bleue,
35:10forcément, il pense, voilà,
35:12la vague d'antan, sous Chirac notamment.
35:16Sauf qu'aujourd'hui,
35:18quand on voit tout le socle commun,
35:20disons, de la Macronie,
35:22Horizon, Modem, LR,
35:24si chacun se présente dans son coin,
35:25ils vont perdre absolument toutes les villes.
35:29Donc, ils ne peuvent pas imaginer,
35:31d'une certaine façon,
35:31ne pas s'allier avec la Macronie.
35:33Donc, c'est plutôt ce qui va...
35:34D'accord.
35:34Donc, ça, c'est le prévoquid bas,
35:36c'est la droite au municipal
35:37va s'allier avec la Macronie.
35:39En tout cas, je ne vois pas comment...
35:40Sauf surprise, quoi, tu veux dire ?
35:41Sauf surprise.
35:41Après, il va y avoir des trucs au cas par cas.
35:44Par exemple, à Lyon,
35:45Jean-Michel Aula,
35:46c'est l'ancien président de l'Olympique lyonnais,
35:48va se présenter.
35:49Il est largement soutenu par la Macronie,
35:51mais il est largement soutenu par la Macronie.
35:53Pourquoi ?
35:53Pour empêcher une candidature LR.
35:54Donc, la question se pose chez LR
35:56de soutenir Jean-Michel Aula, c'est pas.
35:57Donc, en fait, il va y avoir pas mal de choses
35:58au cas par cas,
35:59mais dans l'ensemble,
36:00on va quand même plutôt allier vers des alliances
36:02parce que c'est le seul moyen
36:03à la fois de sauver les meubles,
36:06de sécuriser,
36:07d'exister encore sur le plan local
36:08pour pouvoir exister ensuite au plan national.
36:10Donc, je pense qu'il va se décanter
36:13une position de raison,
36:14d'une certaine façon.
36:15Alors, en fait, c'est un peu un scénario
36:17à la NFP pour sécuriser des sièges.
36:19On fait des alliances
36:20pour qu'il n'y ait pas un LR,
36:23un Macroniste.
36:23Alors, ça, c'est par rapport au Macroniste,
36:25mais le RN là-dedans.
36:27Ils vont réussir à avoir une autre...
36:28Est-ce que, déjà,
36:29ceux qui auront fait allégeance à Ciotti,
36:33ils vont se retrouver dans une situation
36:34plus confortable,
36:35c'est-à-dire pouvoir ménager d'un côté
36:38les Macronistes
36:38et pouvoir, pourquoi pas,
36:39aussi ménager le RN ?
36:41Est-ce que ça va servir à ça ?
36:42Oui, d'une certaine façon.
36:44C'est vrai que l'alliance Ciotti-RN
36:46va continuer à se poursuivre.
36:48Ils vont présenter des candidats
36:48un petit peu partout.
36:49On peut imaginer
36:50qu'ils prennent certaines villes,
36:51notamment Toulon, par exemple,
36:54où ils font des énormes scores
36:56depuis un certain temps.
36:57Donc, le RN et les Ciotti-Stes
36:59vont essayer de grappiller,
37:00disons, des places fortes
37:02qui, à l'origine,
37:02étaient plutôt réservées au LR.
37:05Ensuite, pour le reste,
37:07est-ce qu'on peut imaginer...
37:08Il n'y aura pas d'accord
37:09de premier tour ?
37:10Il n'y aura pas d'alliance, etc.
37:11Mais est-ce que dans le débat,
37:13il y aura une espèce de pacte
37:13de non-agression entre la droite et l'Europe ?
37:15Avec l'ARN, il n'y aura pas d'accord
37:16au premier tour ?
37:16Entre LR et ARN, non.
37:18Même avec les quelques Ciotti-Stes ?
37:20Je ne l'imagine pas parce qu'encore une fois,
37:24il y a l'élection présidentielle en 2027.
37:26Et si on veut se distinguer,
37:28si on veut se montrer comme la droite radicale,
37:32la droite dure, la seule droite,
37:35il ne va peut-être pas falloir tout de suite
37:36initier l'union des droites.
37:38D'accord.
37:40Mais par contre, au second tour,
37:42oui, de toute manière,
37:43la ligne, c'est maintenant tout face à la gauche.
37:46Enfin, il faut tout faire pour que la gauche
37:47ne soit pas élu.
37:48Donc, on imagine bien qu'au second tour,
37:49ils n'auront pas trop ce problème
37:50à soutenir les uns les autres,
37:51entre d'ailleurs les macronistes et les LR.
37:53Les LR et les macronistes.
37:55Mais aussi, maintenant,
37:56je pense que...
37:56Enfin, je dis-moi si je dis n'importe quoi.
37:59Je ne pense pas qu'il y aura un cap
38:00qui sera franchi sur les macronistes
38:01qui soutiendront ouvertement les ARN.
38:04Ils vont jouer au Nini, quoi,
38:05comme ils savent bien faire.
38:06Oui, voilà.
38:07Oui, c'est ça.
38:08C'est dire, ben voilà,
38:09nous, nous n'appellerons jamais à voter
38:11pour la gauche et ils s'arrêteront là.
38:13Sauf qu'en fait, on a compris, quoi.
38:15Très bien.
38:15Et par contre,
38:17les LR, possiblement,
38:19feront des passerelles vers le RN, quoi.
38:21Est-ce que le RN fera des...
38:22Oui, il fera des passerelles vers le RN.
38:23Oui, ça se fait habituellement, je suppose.
38:25Oui, voilà.
38:26Après, il va vraiment falloir au cas par cas
38:27parce que le paysage de chaque territoire
38:31est quand même largement différent.
38:32C'est vrai que dans le Sud-Est, par exemple,
38:34il y a déjà des passerelles, voilà.
38:35Quand on pense à Menton, par exemple,
38:37où Louis Sarkozy est pressenti.
38:39Bon, il n'est pas à des LR.
38:40Ah, je ne suis pas celui, ça.
38:41Et voilà, donc on peut imaginer...
38:44Pas forcément une alliance,
38:45mais tu vois, un pacte de non-agression
38:47où, en fait, on ne se gère pas dans les pattes
38:48parce qu'il faut que ce soit le camp,
38:50comme ils disent, patriote.
38:51Là, encore une fois, je mets plein de guillemets
38:53qui l'emportent.
38:54On peut imaginer un pacte de non-agression.
38:55Après, pour de là à imaginer
38:57des alliances clairement établies,
38:59clairement assumées dans les médias,
39:00je pense qu'on n'en est pas encore là.
39:02Mais bon, ça peut arriver très vite.
39:03Le très méritocratique Louis Sarkozy
39:05qui se positionne en nouvel homme providentiel.
39:08Il y a beaucoup d'hommes providentiels à droite.
39:10C'est leur côté un peu chrétien.
39:11D'ailleurs, il n'y a que des hommes tout courts,
39:12d'ailleurs, et on le voit sur le discours de Retailleau.
39:14Il y a eu Pécresse à un moment
39:16qui est sorti du paysage complètement.
39:18Mais pendant le discours de Retailleau,
39:20justement, de Victoire,
39:20on ne voit que des mecs.
39:22Derrière, il y a Barnier, il y a Larcher.
39:24Là, pour le coup,
39:25les vimecs de plus de 50 ans, blancs, etc.
39:28Là, ils sont tous là.
39:29On l'avait oublié Barnier, tu vois, déjà.
39:31Oui.
39:32Il est encore là.
39:33OK.
39:33Et bon, il y avait juste une question
39:35sur la proportionnelle.
39:37Ils ont annoncé une position sur la proportionnelle
39:39avant qu'on passe au chapitre sur les présidentielles.
39:42Oui, sur la proportionnelle,
39:43les LR, ils sont plutôt contre
39:44parce qu'en fait,
39:46ils trouvent que c'est une sorte d'atteinte
39:48au principe de la Ve République
39:50et vu qu'ils se disent héritiers du gaullisme,
39:53ils sont plutôt opposés.
39:55Par contre,
39:56quand je discute avec des députés LR,
39:58parce que forcément, vu que je suis LR,
40:00il faut que je parle avec eux,
40:02je discute avec eux.
40:05Quand je parle avec eux,
40:06ce qu'ils me disent,
40:07c'est qu'on peut faire un pas
40:08vers la proportionnelle,
40:09mais à une condition,
40:10c'est qu'on revienne sur le non-cumul des mandats.
40:12Non-cumul des mandats
40:13qui a été institué sous François Hollande
40:16et qui, d'aujourd'hui,
40:17fait qu'on n'a plus de députés maires.
40:19Ça, les LR,
40:19ils aimeraient bien retrouver ça,
40:20qu'on puisse être maires d'une grande ville,
40:22éventuellement,
40:23et aussi députés.
40:24Ça, ça peut être sympa, ça.
40:25Ça peut être sympa.
40:26Ils se sont fris pour le cumul des mandats.
40:29OK.
40:30La présidentielle.
40:32Qu'est-ce que ça augure,
40:33cette élection de Rotaillot à la tête,
40:36au Congrès, là ?
40:37Est-ce que ça devient le candidat naturel
40:39du coup des LR ?
40:40Parce qu'il y a quand même
40:42pas mal de prétendants.
40:43Il y a Darmanin,
40:45qui est toujours dans le secteur,
40:47et puis qui fait lui aussi des sorties,
40:49celle sur la Guyane, notamment.
40:52Je ne sais pas.
40:53Il y a qui d'autres ?
40:56Envoqué, du coup, là,
40:57il a un peu...
40:58Bon, c'est deux ans,
40:59il ne faut jamais se dire jamais.
41:00C'est ça.
41:01Bon, Xavier Bertrand,
41:01on en a déjà parlé,
41:03Edouard Philippe aussi.
41:04Enfin, il y a tout un ensemble
41:05de prétendants éventuels.
41:07Alors après,
41:07aucun ne s'impose vraiment.
41:08Enfin, les seuls qui s'imposent,
41:10si c'est Bruno Rotaillot
41:11par sa victoire-là,
41:12c'est Edouard Philippe
41:13qui est le favori des sondages,
41:14parce que dans tous les sondages,
41:15c'est le seul qui arrive
41:15à aller au deuxième tour
41:16et à éventuellement battre le RN,
41:19que ce soit Jordan Bardella
41:20ou Marine Le Pen.
41:22Et puis ensuite,
41:22il y a des seconds couteaux.
41:24Et après,
41:24est-ce qu'on met la Macronie dedans ?
41:26Est-ce qu'on peut noter...
41:27On peut signaler Gabriel Attal
41:29qui se positionne très clairement.
41:32On ne va peut-être pas faire l'affront
41:33à François Bayrou
41:34de le mettre en présidentielle.
41:35Enfin, je ne sais pas déjà
41:36qu'il a déjà du mal à Matignon.
41:39Mais voilà.
41:40Il a tout ça à fouetter.
41:41Après, il est surprenant,
41:43ça se trouve.
41:43Il est surprenant.
41:44Il n'est pas à bon sens.
41:46Ça fait 30 ans
41:47qu'il est visible comme ça.
41:49Donc, on ne sait pas.
41:50Donc, voilà.
41:51Il y a tout un ensemble de noms.
41:53Après,
41:53ce qui va être intéressant à noter,
41:55c'est que
41:56quelles stratégies,
41:57quels alliés.
41:57Là encore,
41:57on en revient à ça.
41:58On en revient à ça.
41:59Est-ce que LR va vouloir
41:59tenter le coup de tout seul ?
42:01Si oui,
42:02ce sera forcément,
42:03en tout cas,
42:03on peut l'imaginer,
42:04Bruno Retailleau.
42:05Parce que d'abord,
42:06parce qu'il est plébiscité.
42:08Deuxièmement,
42:08vu qu'il est président de LR,
42:10il va forcément avoir la main
42:12pour s'opposer à des primaires.
42:13Je ne le vois pas organiser une primaire,
42:15surtout qu'à droite,
42:16on a un passif de ce côté-là
42:18où on a vu
42:21des guerres de clans
42:22qui ont pu ralentir,
42:24disons,
42:24une dynamique présidentielle.
42:27Donc,
42:27on peut imaginer que Bruno Retailleau,
42:28enfin,
42:29que LR,
42:29si LR veut y aller seul,
42:31ce sera Bruno Retailleau
42:32qui portera le drapeau.
42:33Et d'ailleurs,
42:33ce matin,
42:34là encore,
42:34il a envoyé une newsletter
42:35aux militants en disant
42:37le but,
42:38c'est de créer un projet,
42:39des propositions
42:40et le point final,
42:41ce sera la victoire.
42:42Donc,
42:43on peut imaginer
42:43qu'il est déjà en train
42:44de se préparer.
42:45Voilà.
42:45Et puis,
42:46on voit bien qu'il se voit lui-même,
42:48encore une fois,
42:49en homme providentiel.
42:50Et d'ailleurs,
42:50dans ses différents meetings
42:51de campagne
42:52pendant le congrès LR,
42:54lui-même disait,
42:54le but,
42:55c'est de ramener
42:55une droite capable
42:57de gouverner
42:59sur tous les plans,
43:00que ce soit sur les plans locales,
43:02en allant chercher
43:02les villes,
43:03les collectivités,
43:04mais aussi au Parlement
43:05et,
43:06in fine,
43:06à l'Elysée.
43:07Donc,
43:07ça,
43:08c'est le plan
43:08de Bruno Retailleau idéal.
43:10Et d'ailleurs,
43:10c'est aussi ce que dit
43:11François-Xavier Bellamy
43:12qui était chez RMC
43:13il y a quelques jours
43:14et qui dit,
43:15en gros,
43:16je ne crois pas
43:18aux alliances d'appareils.
43:20La Ve République,
43:21c'est la rencontre
43:22d'un peuple
43:22avec un homme
43:23et son projet.
43:24Avec son sauveur.
43:25Voilà,
43:25et son sauveur.
43:25Donc,
43:26en fait,
43:26je pense qu'il y a
43:26une espèce de croyance
43:27un petit peu,
43:29pas christique,
43:29mais presque,
43:30en disant,
43:31on a trouvé notre homme,
43:33nous sommes le camp
43:34qui représente la droite,
43:35la France est de droite,
43:35donc forcément,
43:36c'est pour nous.
43:38Tu ne sens pas le coup
43:39de l'évrier ?
43:39Parce que,
43:40si je ne dis pas de bêtises,
43:41il y avait une primaire
43:42où il y avait Juppé,
43:43Fillon,
43:43Sarko,
43:44c'est ça ?
43:44C'est ça.
43:45Et c'était Fillon
43:46qui avait gagné
43:47avant son grand downfall
43:49avec la révélation du canard
43:51sur l'emploi
43:52de Pénélope Fillon.
43:53Il y avait d'ailleurs
43:53d'autres candidats,
43:54il y avait à l'époque
43:55Jean-Frédéric Poisson,
43:56je ne sais pas si tu te souviens.
43:57Très chrétien aussi.
44:00Chrétien démocrate.
44:01Pas que le vendredi,
44:01le poisson.
44:03C'était tout le temps.
44:04C'est ça,
44:04mais en fait,
44:05à l'époque,
44:06bon après,
44:07les primaires à droite,
44:08ce n'est pas comme à gauche,
44:08il y a beaucoup moins de dégâts,
44:09c'est beaucoup moins violent,
44:11mais malgré tout,
44:12tu en sors un petit peu cabossé
44:14et ça permet surtout
44:16à l'adversaire
44:16de noter
44:17quels sont les points de faiblesse
44:19du candidat
44:19qui est finalement désigné.
44:20Donc je pense
44:20qu'ils ne vont pas aller
44:21vers cette possibilité-là.
44:25Surtout que là,
44:25avec Bruno Retailleau,
44:26j'ai l'impression
44:26qu'ils se rangent tous
44:28derrière lui.
44:29Et surtout qu'en plus,
44:30Retailleau,
44:30ça fait des dizaines d'années
44:31qu'il construit son parcours.
44:34Et puis, chef des sénateurs LR
44:37où il s'est montré
44:38comme un chef
44:39parce que pour le coup,
44:39il arrivait à tenir ses troupes
44:41alors que dans le groupe
44:43des sénateurs à l'époque,
44:44il y avait quand même
44:44une diversité
44:45beaucoup plus grande qu'aujourd'hui,
44:46mais il y avait une diversité
44:47entre les libéraux,
44:48entre les gaullistes,
44:48entre les conservateurs, etc.
44:49Il arrivait quand même
44:50à tenir tout ça
44:51et à provoquer un élan.
44:54Donc je n'arrive pas trop
44:55à imaginer la possibilité
44:56d'une primaire
44:57et surtout,
44:58je ne peux pas imaginer
44:59que Retailleau,
45:00aujourd'hui,
45:00alors qu'il a toutes les cartes
45:01en main pour s'imposer,
45:02qu'il puisse donner
45:03une chance à ses concurrents.
45:04Mais il y avait quand même,
45:05enfin,
45:05il y a eu une discipline
45:06chez les LR
45:07par rapport à la primaire
45:08qu'il n'y a pas eu
45:10par rapport au PS.
45:11Parce que c'était Hamon
45:13qui avait gagné,
45:14qui avait été,
45:14enfin,
45:15Valls lui avait pourri la vie,
45:16voilà,
45:17ne le reconnaissait pas, quoi.
45:19Ce qui n'avait pas été le cas
45:20avec Fillon,
45:21malgré
45:22qu'il était
45:24complètement cramé
45:24par le canard
45:25et que,
45:26enfin,
45:26c'est ce qui lui a certainement
45:26coûté l'élection
45:28à l'époque.
45:30Donc,
45:30est-ce qu'on peut imaginer
45:31peut-être que s'il y a
45:33trop de bordel
45:34qui commence à monter,
45:35enfin,
45:35en deux ans,
45:36il peut se passer plein de choses
45:36chez les LR,
45:38le moyen de clarifier
45:39et de calmer un peu tout le monde,
45:41c'est-à-dire,
45:41on fait une primaire,
45:42il y a un candidat légitime
45:44et tout le monde,
45:45tout le monde la ferme, quoi.
45:45Ça peut,
45:46mais moi,
45:46perso,
45:47j'ai tendance à considérer
45:48que la primaire,
45:48c'était le congrès LR
45:49d'une certaine façon.
45:50d'accord dessus.
45:51Soit on se tourne vers Wauquiez
45:54et là,
45:55forcément,
45:55on prend le rôle d'opposant,
45:57mais si on prend le rôle d'opposant,
45:58même si on a nommé
46:00notre opposant numéro un,
46:01il va falloir clarifier la ligne
46:02si on veut arriver au pouvoir.
46:04Là,
46:05en choisissant Bruno Retailleau,
46:07très clairement,
46:08on a choisi
46:09sa stratégie,
46:11on a choisi
46:11la personnalité
46:13qui a accepté
46:14de renouer
46:15avec les responsabilités,
46:16même avec un camp
46:17qui n'est pas forcément
46:18le sien
46:18dans l'identité
46:21d'origine.
46:22Et puis en plus,
46:22surtout,
46:2375%,
46:24est-ce que ça ne trache pas
46:25totalement le débat ?
46:26En fait,
46:27je crois que la conclusion,
46:28c'est Bruno Retailleau
46:29qui a l'égard en main aujourd'hui
46:30parce qu'avec ce score-là,
46:32il peut faire ce qu'il veut
46:32des Républicains
46:33et ce qu'il veut
46:34de la marche de la droite.
46:35Ok.
46:36Il y avait
46:37quelqu'un qui dit
46:38sur Darmanin,
46:39alors on en a déjà parlé,
46:40mais c'est vrai que
46:42tu dis,
46:42voilà,
46:43ils ont tranché
46:43avec le Congrès.
46:45Darmanin,
46:46lui,
46:46il n'y était pas.
46:47Est-ce que c'est une manière
46:48aussi de ne pas se cramer
46:50comment revenir à un moment
46:52et dire
46:52« Ah, en fait,
46:52je suis encore dans le jeu. »
46:53Parce que Darmanin,
46:54il y a un moment
46:54où tout le monde pensait
46:55que c'était son heure.
46:56Il faisait plein de bruit,
46:59il était partout,
46:59on se dit
46:59« Ah, ça va être lui. »
47:00Et en fait,
47:01il est passé à la justice.
47:02Retailleau a pris
47:03le siège à l'intérieur
47:05et là, maintenant,
47:06le nouvel homme fort,
47:07c'est Retailleau.
47:08On dirait que c'est vraiment
47:09un trompe-plein.
47:10Il y a quelqu'un qui disait
47:11ça dans le chat tout à l'heure,
47:12le ministère de l'intérieur.
47:14Darmanin,
47:14d'abord,
47:15il n'est pas adhérent à LR.
47:17Après,
47:18il aurait pu prendre sa carte
47:19et se présenter,
47:19mais lui,
47:20il joue plutôt sa partition
47:21en dehors.
47:22C'est-à-dire qu'il veut
47:23à la fois réunir
47:24le socle commun,
47:26Renaissance d'un côté,
47:27donc les macronistes,
47:28et de l'autre côté,
47:28la droite,
47:29il veut presque aspirer
47:31les dynamiques
47:31pour en faire la sienne.
47:33Mais lui,
47:33il ne renonce toujours pas.
47:34C'est vrai qu'il y a eu
47:35une interview
47:35dans La Voix du Nord
47:36il n'y a pas si longtemps
47:36où il dit
47:37« Je me prépare,
47:38je suis prêt, »
47:39etc.
47:40Et puis même
47:40à l'événement,
47:42c'était à Saint-Denis
47:43d'ailleurs,
47:43l'événement Renaissance
47:44organisé par Gabriel Attal.
47:46En matinée,
47:47il y avait un débat
47:47entre Bayrou,
47:48Philippe,
47:49Attal et Darmanin.
47:50Et Darmanin,
47:51ça fait rêver.
47:52Ça fait rêver,
47:53je passe une super matinée.
47:55Et Darmanin,
47:56lui,
47:56dit
47:56« Pour se préparer
47:58à la victoire,
47:58il va falloir que la chaise
47:59qui est vide en face de moi,
48:00donc il avait vraiment
48:01une place vide,
48:02c'était celle de Darmanin,
48:03de Retailleau,
48:04il va falloir que les LR
48:06prennent cette chaise,
48:07prennent cette place
48:08parce qu'on ne va pas
48:08y arriver sans eux.
48:10Donc voilà,
48:11pour d'une certaine façon,
48:13juste avant 2027,
48:14appeler à la raison
48:14de tous les camps
48:15en disant « Regardez,
48:16dans les sondages,
48:18c'est ce qu'il espère,
48:19c'est moi qui suis le mieux placé,
48:20donc venez,
48:20on retrouve tous la raison
48:21et on se range
48:22évidemment derrière moi. »
48:23Ah, quel plaisir !
48:24Quel plaisir d'avoir passé
48:24une heure à discuter des LR.
48:26Non, mais en vrai,
48:26c'est hyper intéressant
48:27parce que c'est ce qui façonne
48:29là,
48:30les nouvelles alliances politiques
48:31pour les...
48:32Enfin,
48:32qu'on soit dans...
48:34Qu'on s'y intéresse ou pas,
48:36là,
48:36ça nous tombe dessus
48:38et à droite,
48:40il y a vraiment
48:41plein de choses
48:41qui vont se passer,
48:42donc on est obligé
48:42de suivre ça.
48:43Complètement,
48:43et même pour la gauche
48:44aussi,
48:44c'est déterminant.
48:44Oui, bien sûr.
48:45Parce que,
48:45est-ce qu'on aura en face
48:47de la gauche
48:48un bloc central
48:49complètement disloqué
48:50avec un candidat
48:52de droite conservatrice,
48:53Retailleau,
48:54un candidat de droite
48:55macroniste,
48:56Philippe,
48:57un centriste,
48:59un centriste de droite,
49:01Bayrou,
49:02plus le RN
49:03et plus Reconquête.
49:04là,
49:05il y a effectivement
49:07possibilité,
49:07en tout cas,
49:08de faire une percée
49:09à gauche
49:09ou est-ce qu'ils vont
49:10se réunir tous
49:11derrière un nombre
49:11providentiel
49:12qui va réussir
49:12à s'imposer
49:13et là,
49:14ça va être très compliqué
49:14forcément de lutter,
49:15surtout qu'à gauche,
49:16il y a des divisions.
49:16Donc voilà,
49:17tout ça va être
49:17complètement déterminant
49:18et ça annonce
49:19des débats passionnants.
49:21En tout cas,
49:21c'est clair.
49:22ce qui semble être défini,
49:24c'est que l'ennemi,
49:25maintenant,
49:25c'est la gauche,
49:25c'est les monnaies
49:26en chonistes
49:26et là,
49:29il y a une cause
49:29qui ne se tourne plus
49:30vers le RN
49:31en tant qu'épouvantail.
49:33Et ça,
49:34ça va être intéressant
49:35aussi d'analyser
49:36parce que c'est vrai
49:36qu'il y a une mystérisation
49:37absolue,
49:37débat à droite
49:38sur la gauche
49:39et en particulier
49:40contre la France insoumise
49:41où on voit
49:42toutes les outrances.
49:43Alors, on peut faire
49:44plein de reproches
49:45à la France insoumise
49:46mais malgré tout,
49:47dire que c'est
49:49mettre un Sénégal
49:50avec le RN,
49:51dire que c'est un parti
49:51antisémite,
49:52etc.,
49:53c'est absolument
49:54n'importe quoi
49:55mais c'est leur stratégie,
49:57c'est leur stratégie
49:58pour se démarquer
49:59et il va falloir voir
50:00comment à gauche
50:01les autres partis,
50:02les autres formations
50:02vont faire bloc
50:04avec la France insoumise
50:04ou au contraire
50:05jouer une autre partition
50:06et si c'est une autre partition,
50:08laquelle ?
50:09Est-ce qu'elle peut vraiment
50:10exister face à un bloc de droite
50:11qui prend de la force
50:13de jour en jour ?
50:14D'ailleurs,
50:14on y reviendra là-dessus
50:15parce qu'il y a l'appel
50:16de Tourneulier
50:16à toute la gauche
50:17début juillet
50:18avec Lucie Casté
50:19donc forcément,
50:20on refera cet exercice
50:21à cette occasion.
50:22Il y a quelqu'un qui dit
50:23c'était intéressant au début,
50:24je ne sais pas si par le début du stream
50:25mais en ce moment,
50:26tous les jours,
50:26j'entends parler des présidentielles
50:27qui sont dans deux ans,
50:28c'est insupportable.
50:29Ce n'est pas quelque chose
50:30qu'on fait à l'UMA,
50:32je pense,
50:32mais là,
50:33c'était un peu l'occasion
50:34quand même de revenir
50:34sur le congrès des LR
50:35et forcément,
50:37c'était la dernière partie
50:39du stream.
50:40On est obligé de se projeter
50:41maintenant qu'on a un peu compris
50:43comment ça s'était passé.
50:45Je suis d'accord
50:46avec Katvald
50:47sur le côté
50:49présidentielle en permanence
50:50qui dicte un peu
50:51tout le temps le débat.
50:52Même cinq ans avant,
50:53on est déjà en train
50:54de se projeter sur
50:55et qu'à l'alternance,
50:56etc.
50:58Mais là,
50:58on est à seulement deux ans.
51:00Et normalement,
51:01à deux ans,
51:02la campagne est presque
51:03déjà lancée.
51:03Sauf que là,
51:04il y a eu tout un ensemble
51:05de choses,
51:06la dissolution,
51:07peut-être même une nouvelle
51:07dissolution après l'été,
51:09il y a les municipales,
51:10etc.
51:11Et tout ce qu'on va voir
51:13dans les prochains mois
51:14va être fait
51:15à partir
51:16de la donnée présidentielle.
51:17Donc en fait,
51:18si on ne parle pas
51:18de la présidentielle,
51:20on perd un énorme morceau.
51:21Oui,
51:22bien sûr,
51:22ça aide à la compréhension.
51:24non ?