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De nombreuses manifestations ont rassemblé samedi en France plus de 200.000 opposants à l'extension du passe sanitaire, une mobilisation en hausse, en plein été, au troisième week-end de contestation. L'Humanité a suivi le cortège parisien.

Aux cris de "liberté, liberté" scandés par de nombreux manifestants, s'ajoutaient essentiellement des slogans hostiles au président de la République, au milieu de pancartes "Macron dégage" ou "terreur sanitaire".

Les services du ministère de l'Intérieur ont recensé 204.090 manifestants dont environ 14.250 à Paris, pour 184 actions au total.
Samedi dernier, les manifestations avaient rassemblé 161.000 personnes et 110.000 une semaine plus tôt.

Regroupée autour des hashtags #manif31juillet et #PassDeLaHonte sur les réseaux sociaux, l'opposition à l'extension du passe sanitaire fédère toujours plus de manifestants anti-passe sanitaire, anti-vaccins ou anti-confinement.

Dans le principal cortège à Paris, des milliers de manifestants, partis à 14H00 du métro Villiers (XVIIe), ont rejoint la place de la Bastille (XIe), où quelques centaines de personnes ont fait face en fin d'après-midi aux forces de l'ordre.

Pour Géraldine, infirmière dans un hôpital parisien, rencontrée dans le rassemblement : "mon hôpital menace de nous virer si nous n'avons pas le passe sanitaire alors qu'on nous applaudissait il y a quelques mois !"
Quand à Stéphanie, née en mai 68 : "le covid est un prétexte pour prendre des mesures sécuritaires et avant d'être des moutons de la république, nous sommes des êtres humains libres"

Déjà appliqué dans les lieux culturels et de loisirs depuis le 21 juillet, son extension pour les cafés, foires, salons, restaurants et trains est prévue le 9 août. Entre temps, le Conseil constitutionnel rendra sa décision sur la loi le 5 août.

De nouveaux confinements sont mis en place ce week-end en Martinique et à la Réunion, où la couverture vaccinale est faible et le taux d'incidence en forte augmentation.

A la Réunion, deux cortèges ont rassemblé des milliers de manifestants samedi, dont un marqué par des échanges de pierres et de lacrymogène à Saint-Denis.

En métropole, l'épidémie flambe notamment dans les départements touristiques et des mesures sanitaires ont été introduites à l'échelle départementale.

Les personnes non vaccinées contre le Covid-19 représentent environ 85% des malades hospitalisés en France, y compris en réanimation, et 78% des décès dus au virus, selon une nouvelle étude nationale réalisée entre le 31 mai et le 11 juillet.

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Transcription
00:00Mon hôpital me menace au cours de réunions qui ont été faites avec les surveillances
00:05de nous faire virer si on n'a pas le pass sanitaire.
00:08Voilà, virer de l'hôpital, avec suspension de contrat.
00:11Voilà où on en est et qu'on nous a plus dit ça il y a quelques mois.
00:14C'est juste insupportable pour nous.
00:17Antipas sanitaire, anti ! Antipas sanitaire, anti !
00:22La question de la vaccination, je me la pose tous les jours d'un point de vue professionnel
00:26parce que mes malades, je les aime, parce que j'aurais la boule au ventre de contaminer quelqu'un,
00:29parce que je ne suis pas stupide, mais j'aimerais avoir le choix.
00:32C'est-à-dire que dans quelques mois, il y a le vaccin Sanofi.
00:35Ma direction m'impose une telle pression que de toute façon, à partir du 9 août,
00:39je ne pourrai plus rentrer travailler sans un pass sanitaire ou sans une PCR de deux jours.
00:45C'est inadmissible.
00:46Aucun enfant de plus de 12 ans ne pourra rentrer dans mon hôpital sans un pass sanitaire,
00:51sauf cas d'urgence, et je ne parle même pas des adultes.
00:54On aura des retards de diagnostic des cancers,
00:57parce qu'un cancer, ça ne se diagnostique pas dans l'urgence.
00:59Ça se diagnostique pour des petits bobos, des petits machins.
01:02On va à l'hôpital.
01:03Les gens ne viendront pas, ceux qui n'ont pas de pass sanitaire et qui n'en veulent pas.
01:06Et pour moi, là, il n'y a plus d'égalité de la médecine.
01:08C'est tout, ça semble tout, ça semble rien !
01:12Le Covid est vraiment un prétexte à prendre des mesures vraiment sécuritaires et puis anti-liberté.
01:18Donc moi, je me fais beaucoup de soucis.
01:20Je suis née en mai 68.
01:22Donc j'ai eu l'habitude d'être traité comme un être humain libre.
01:26Et là, tout à coup, ça n'a plus rien à voir.
01:29C'est carrément, si vous voulez, un dérapage.
01:31Donc voilà, je suis venue dire à Manu, eh bien, parle à mon cul.
01:35Parle à mon QR code.
01:36J'en ai rien à foutre de ces mesures.
01:38On est des millions dans la rue.
01:40Vous ne nous empêcherez pas d'être les êtres humains lumineux que nous sommes.
01:43Car avant d'être des moutons de la République, nous sommes des êtres humains libres.
01:52Pour ma part, je suis vacciné, j'ai eu ma double dose, tout va bien.
01:55Et que, bien sûr, qu'on est plutôt pour le vaccin.
01:58Le problème, c'est le pass sanitaire.
02:00Dans le monde du travail, nous sommes syndicalistes.
02:02C'est que, pour la première fois, un fait grave va se passer.
02:05Un employeur va pouvoir demander à un salarié son statut médical.
02:09Va pouvoir demander le pass sanitaire.
02:10Or, ça, c'est les prérogatives, c'est réservé à la médecine du travail.
02:15Donc, il est hors de question qu'on prenne ce tournant très, très dangereux.
02:18Si un employeur a des doutes, c'est à la médecine du travail qu'on doit envoyer le salarié.
02:22C'est une attaque fondamentale contre la médecine du travail.
02:24Ce n'est pas à la police, qui elle-même ne sera pas vaccinée entre nous.
02:27Ce n'est ni à la police, ni à l'employeur d'aller contrôler l'état de santé d'un
02:31salarié.
02:32La police, avec nous !
02:34La police, avec nous !
02:36La police, avec nous !
02:37Le slogan de la France, en gros, c'est « Liberté, égalité, fraternité ».
02:42Là, je suis désolée, mais dans le mot « liberté », il y a la liberté d'expression,
02:45il y a la liberté de choisir et il y a le libre-arbitre.
02:48Donc, au bout d'un moment, obliger des gens à se faire vacciner contre un vaccin
02:54qui n'est même pas, à l'heure actuelle, en phase de fin d'essai clinique,
02:59ça va à l'encontre des libertés individuelles, bien évidemment.
03:05Pour moi, cette histoire de santé publique, c'est faux, en fait.
03:13C'est pour nous amener à une perte de nos libertés, toutes nos libertés, en fait.
03:18Je crois que la crise sanitaire, ça cache nos pertes de liberté.
03:25À chacun son choix, parce que sa santé, ça appartient à tout un chacun, quoi.
03:34C'est un choix personnel.
03:36Je respecte ceux qui souhaitent se faire vacciner.
03:39Je ne souhaite pas qu'on nous oblige à nous faire vacciner.
03:43Le pass sanitaire, non.
03:46Tout simplement, liberté.
03:49Liberté de choix, liberté d'opinion, liberté de vivre.
03:52Voilà. La France, ce n'est pas une dictature.
03:55Pass sanitaire, on en veut pas !
03:58Pass sanitaire, on en veut pas !
04:01Il peut y avoir, dans certaines conditions, très certainement,
04:05où il faut accepter des restrictions, mais on les accepte ensemble.
04:08On les décide ensemble, en bonne concertation.
04:11S'ils n'ont pas envie de se faire vacciner, on les écoute et on comprend pourquoi.
04:16On essaie d'expliquer pourquoi ça peut être bien.
04:19S'ils persistent, on leur offre d'autres possibilités pour participer à cet effort collectif.
04:25Voilà. C'est comme ça qu'on fait dans une démocratie, je pense, bienveillante.

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