00:00...
00:05Des candidats de droite, je pense que c'est assez clair,
00:09puisque d'ailleurs, elles se font la courte échelle en permanence.
00:12Les trois droites courent derrière l'extrême droite
00:16en voulant imposer dans cette campagne un seul thème,
00:19celui de la sécurité, alors que c'est une compétence régalienne d'État.
00:24Et je crois que c'est très préoccupant de voir
00:27à quel point il y a des mensonges qui sont faits aux Franciliens sur le sujet
00:32et aussi à quel point les recettes de répression,
00:37de stigmatisation de population
00:40dominent désormais à droite de façon très forte,
00:42mettant en cause, à mon sens, les principes fondateurs de la République
00:46qui doit être indivisible, laïque, démocratique et sociale.
00:50Et souvent, on oublie le social en particulier à droite.
00:53Et ensuite, nous avons les candidatures de gauche
00:57et parmi ces candidatures, nous en avons trois,
01:00l'idée pour moi n'est pas simplement de me distinguer.
01:03Je ne cherche pas à faire le jeu des sept différences
01:05avec les deux autres candidats, avec Julien Bayou et Audrey Pulvar.
01:09J'ai plutôt envie de dire deux choses.
01:10D'abord, on observe qu'il y a des convergences fortes
01:13et que l'alliance de second tour, que j'appelle de mes voeux,
01:17elle ne va pas se faire sur du sable,
01:18elle va se faire sur des propositions communes véritables.
01:22Et ça, c'est une bonne nouvelle
01:23parce que c'est ce qui peut permettre d'ouvrir l'espoir.
01:25Valérie Pécresse est haute au premier tour, autour de 30%.
01:28Mais les trois listes font elles aussi 30%.
01:32Et dans le cadre d'une quadrangulaire,
01:34en réalité, la situation est beaucoup plus ouverte
01:36qu'il n'y paraît en Ile-de-France.
01:38La gauche peut l'emporter.
01:39Et c'est là où peut-être je vois mon point de différence.
01:43C'est sur ma capacité, notre capacité, à cette liste,
01:49pouvoir vivre en Ile-de-France, de créer au second tour
01:52la dynamique populaire qui nous permettra de l'emporter au second.
01:55C'est-à-dire que je suis convaincue d'incarner la candidature
01:58la plus solide, la plus cohérente, la plus rassembleuse
02:02et celle qui peut, en créant la surprise,
02:05dynamiser finalement les quartiers populaires
02:07qui peuvent se sentir peu concernés, éloignés, peu intéressés
02:10par cette campagne.
02:12Donc je souhaite véritablement que les électeurs et les électrices
02:15me mettent en tête de la gauche le 20 juin.
02:17Et ensuite, nous faisons le rassemblement.
02:19Et je pense que vraiment, les jeux ne sont pas faits.
02:23Nous pouvons l'emporter.
02:27Première priorité, le choc de solidarité.
02:29Il faut impérativement venir en aide
02:31aux plus fragilisés dans la crise.
02:33C'est pourquoi nous proposons dès juillet
02:35toute une série de mesures d'urgence.
02:38Par exemple, la gratuité dans les cantines des lycées
02:41pour les foyers les plus modestes,
02:43les quatre premières tranches du quotient familial.
02:45La gratuité dans les transports pour les moins de 25 ans
02:48et pour tous les bénéficiaires des minimas sociaux.
02:50Je vais également multiplier par 10 l'aide alimentaire,
02:53le budget qui est dédié alimentaire.
02:56Bloquer le prix de la licence dans les clubs sportifs
02:58parce que ce sont des biens essentiels,
03:01sport et culture.
03:02Donc la région compensera pour les licences
03:04et créera un SAMU culturel pour venir en aide
03:07aux structures artistiques les plus fragilisées.
03:10Ça, c'est pour le choc de solidarité.
03:12Et nous allons ensuite enclencher
03:15un grand changement en profondeur,
03:17à la fois social et écologique,
03:18avec une sorte de bifurcation
03:20dans notre modèle de développement.
03:21Je veux qu'on rééquilibre les moyens
03:24entre les territoires,
03:25en particulier entre l'Est et l'Ouest,
03:28parce que je veux sortir de cette île de France
03:30dans laquelle vous avez des villes d'ortoirs d'un côté
03:32et des centres d'affaires de l'autre.
03:34Et je veux que nous enclenchions la bifurcation écologique
03:38parce que nous avons un impératif avec le climat
03:42et nous avons aussi un impératif avec les pollutions
03:44et la malvie qu'engendre ce dérèglement de notre écosystème.
03:50Et donc la région doit impulser cette modification.
03:53Et donc ça passe par de très nombreux secteurs
03:56qui vont être impactés.
03:57changement du modèle agricole,
04:00investissement dans des cantines à 80% bio.
04:04Nous avons différents leviers.
04:05Aussi investir dans l'économie sociale et solidaire,
04:09dans la réparation, le recyclage,
04:11aller vers zéro artificialisation des sols nets.
04:17Valérie Pécresse a mené la guerre
04:20et mène la guerre contre le logement social.
04:22Elle empêche les villes qui ont plus de 30%
04:24de logements sociaux
04:25à en construire davantage.
04:27Et elle ne dit rien aux villes
04:29qui sont aujourd'hui hors la loi
04:31parce que ne respectant pas la loi SRU
04:33qui impose 25% de logement social dans les villes.
04:36Donc moi, je ferais l'inverse.
04:38C'est-à-dire qu'avec moi,
04:39ce sont les maires qui sont délinquants aujourd'hui
04:41qui auront affaire à des menaces
04:44sur les subventions qui sont données.
04:46A propos de menaces, je termine là-dessus
04:47parce que c'est impossible de ne pas le dire dans notre programme.
04:50C'est que les entreprises du CAC 40
04:52qui ont reçu des millions et des millions d'euros
04:56de la part de Valérie Pécresse
04:57depuis le début de la mandature,
04:59eh bien ce sera fini.
05:00Voyez le million d'euros qu'elle a donné à Renaud
05:01qui annonce dans le même temps
05:03qu'il va licencier 2400 personnes,
05:05ce sera terminé.
05:07Ces millions dilapidés auprès de grands groupes
05:09qui reversent des dividendes,
05:11eh bien il sera réinvesti dans les TPE,
05:15les PME utiles,
05:16les commerces de proximité.
05:17C'est ça notre priorité
05:19et c'est vraiment un changement de logique
05:21que nous allons impulser à la tête de la région.
05:28La bonne nouvelle,
05:29c'est que nous avons des programmes
05:32qui sont compatibles.
05:34Il n'y a rien d'insurmontable
05:35dans ce que nous proposons.
05:36Il n'y a pas de divergence
05:37comme il peut en exister
05:39et comme il en existe à l'échelle nationale
05:41qui ferait qu'on ne peut pas envisager d'être ensemble.
05:43Donc ça, c'est la bonne nouvelle
05:44et que désormais,
05:45les deux autres candidats se sont engagés
05:47comme moi à faire le rassemblement
05:50s'ils sont en tête.
05:51Donc toutes les conditions, à mon sens,
05:52sont aujourd'hui réunies
05:53pour que ce rassemblement ait lieu
05:55et qu'il se fasse dans les meilleures conditions possibles.
06:01Oui, j'invite d'ailleurs
06:02tous les franciliens à nous rejoindre
06:05dimanche à 15h,
06:06place Jean Jaurès,
06:08c'est un beau symbole,
06:09pied de la mairie,
06:10la mairie dirigée par Patrice Bessac.
06:12Et nous serons là avec aussi le député Alexis Corbière
06:16pour tenir ce meeting auquel je tiens.
06:19Et il n'y a pas de raison qu'il ne se tienne pas
06:21parce que d'autres meetings se tiennent.
06:24Jordan Bardella le fait dans un lieu privé.
06:27Le candidat de La République En Marche
06:28sera également au parc floral.
06:31Eh bien nous, nous serons tout simplement dehors
06:33sur la place publique
06:33et nous tiendrons notre meeting.
06:35C'est une manifestation importante.
06:39et quand t'es sur moi,
06:42je pense qu'on sera nombreux
06:42et qu'on le fera
06:43avec des conditions sanitaires respectées,
06:46des gestes barrières.
06:47Et j'espère le plus en dynamique possible
06:51pour nous donner de l'élan jusqu'au 20 juin.
06:54Sous-titrage Société Radio-Canada
06:55Sous-titrage Société Radio-Canada