00:00L'extrême droite, partout où elle passe, elle réécrit l'histoire en mythifiant et en transformant notre histoire de France,
00:06en en faisant un outil au service du récit national que l'extrême droite essaye de raconter.
00:17Si l'extrême droite arrive au pouvoir souvent par les urnes, elle refuse de rendre le pouvoir.
00:22Soit parce que, comme aux Etats-Unis ou au Brésil, elle organise des coups d'État,
00:25soit parce que, comme en Italie, comme en Russie ou en Pologne, elle change les règles du jeu une fois
00:31qu'elle a pris le pouvoir pour être sûre de le garder.
00:33C'est ce que fait Giorgia Meloni qui change la constitution italienne pour supprimer l'indépendance de la justice,
00:39des organisations syndicales et renforcer le pouvoir exécutif.
00:42C'est ce qu'a fait Poutine, bien sûr.
00:44On est dans une période de grand péril, notre pays peut basculer.
00:47Le 30 juin et le 7 juillet, ce que nous disons, c'est que pas une voix ne doit manquer.
00:51C'est la raison pour laquelle la CGT fait un appel très clair à faire barrage à l'extrême droite,
00:55mais aussi à voter pour le Front populaire, parce que c'est le moyen non seulement d'empêcher le pire,
01:01mais surtout de mettre à l'ordre du jour le meilleur.
01:05On a pu le voir dans les municipalités où ils sont au pouvoir.
01:07C'est qu'en fait, ils définancent les associations, ils définancent la culture,
01:11ils coupent les budgets dans les médiathèques, les médiathèques de quartier.
01:14Et par ailleurs, ils tapent largement sur tous les syndicalistes et toutes les personnes qui sont opposées à ça concrètement.
01:21Donc il y a ça.
01:22Et puis après, il y a aussi une conception un peu du roman national,
01:25qui met en avant en disant, le problème, c'est qu'on ne parle pas assez de l'histoire de
01:30France,
01:30de la grandeur de l'histoire de France.
01:32Nous, on est une institution culturelle, mais aussi une institution de recherche.
01:36L'histoire, elle est aussi écrite par les historiens, par les chercheurs,
01:41et pas juste pour se focaliser sur ce que serait une complètement fantasmée grandeur de la France.
01:49Pour le monde de la culture, nos revendications, quelles qu'elles soient,
01:52sont en opposition diamétralement opposées avec un gouvernement d'extrême droite réactionnaire.
01:57L'audiovisuel public sera privatisé.
02:00Nous, le mobilier national et les manufactures de Sèvres, on est dans un cadre de fusion.
02:03On a la menace d'être privatisés.
02:04On sait très bien que l'extrême droite, les réactionnaires,
02:07ce sera de l'extrême Macron, de l'extrême réactionnaire,
02:09de ce qu'on a déjà vécu depuis des années et que les collègues ne peuvent plus tolérer.
02:14Nous, déjà, on a un enjeu, c'est qu'on a une proposition de loi
02:17pour une continuité de revenus pour les artistes autoristes.
02:19Et elle serait totalement à l'abandon avec l'extrême droite.
02:22Et déjà, elle est en grande difficulté avec la droite au pouvoir actuel.
02:25C'est pour ça qu'on soutient vraiment le Front populaire.
02:27On a fait un appel là-dessus pour pouvoir améliorer nos conditions de vie et de travail.
02:31La plupart des artistes, en fait, le plasticien, leur chômage, c'est le RSA.
02:34Donc on serait encore plus précarisés et paupérisés.
02:37Donc ce serait d'une violence inouïe.
02:38Donc tous les artistes, je pense, sont vraiment mobilisés et conscientisés contre ça.
02:44On sait que ça concerne tout le monde.
02:45Donc on lutte.