- il y a 6 minutes
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NewsTranscription
00:00On va parler de Noël, donc oui. Et qui va encore nous saloper Noël ? Eh bien ce n'est
00:04pas le Grinch, c'est la CGT.
00:06Évidemment, ce n'est pas moi qui pense ça, ce n'est pas moi qui le dis, c'est BFM.
00:09En tout cas, c'est son cadrage.
00:11Et on va essayer d'analyser une séquence ensemble de comment BFM a traité l'annonce de cette grève des
00:19cheminots qui est annoncée à partir du 11 décembre.
00:22Donc il y a un plateau de BFM qui en parle et on va essayer d'analyser la séquence pour
00:26vous montrer comment un média mainstream, une chaîne d'information continue ultra regardée, traite de la grève.
00:34Évidemment, ce n'est pas la première fois que ça marche comme ça, mais c'est un exemple tout à
00:39fait instructif.
00:41Donc je vous propose qu'on regarde la séquence et qu'on en parle après.
00:46Mais je ferai des petites pauses. Le plateau dure plus de 30 minutes, je ne vais pas tout vous montrer,
00:50mais je vais vous montrer ce qui me paraît le plus édifiant.
00:53Une fatalité à ce qu'à Noël on soit en grève.
00:56Enfin, c'est du stress pour des millions de Français qui attendent avec impatience Noël.
00:59Vous savez, moi j'ai 6000 collègues qui basculent dans une filiale et tout le monde en retraite.
01:04Là, on dit voilà, on fait un dernier avertissement et premier avertissement le 21 novembre.
01:08On commence la grève reconductible le 10.
01:10Là, lui, c'est Fabien Vildieu, donc il est délégué du syndicat Sud Rail, donc c'est un syndicat, un
01:15syndicaliste cheminot.
01:16Et donc il explique pourquoi ils font grève.
01:18Ah, c'est la grève d'avertissement.
01:19Noël, c'est quand même le 25.
01:21Donc il n'y a aucune fatalité à ce qu'à Noël on soit en grève.
01:24Enfin, c'est du stress pour des millions de Français qui attendent avec impatience Noël.
01:27Vous savez, moi j'ai 6000 collègues là, ils basculent dans une filiale dans un mois.
01:32Dans un mois, ils sont dans une filiale, ils sauvent ni l'organisation du travail, ils ne savent même pas
01:36si l'accord 35 heures sera appliqué.
01:38Ils ne connaissent rien à rien.
01:39Oui, oui, oui, oui, mais très bien, très bien, très bien, très bien, très bien, mais le discours, excusez-moi,
01:46excusez-moi, excusez-moi, mais juste, non, Fabien Vildieu, s'il vous plaît, Fabien Vildieu, qui bascule, d'accord.
01:53Déjà, premier élément, là, on a fait pause.
01:57Rien que le cadrage visuel de cette image-là, qui est à l'arrêt, déjà est instructif.
02:02C'est-à-dire qu'il y a un syndicat, syndicaliste, pardon, qui parle et le bandeau dit « on
02:07aimerait passer Noël en famille ».
02:09Point d'exclamation.
02:10Rien que ça, déjà, vous avez le cadrage.
02:13C'est-à-dire que le syndicaliste, quoi qu'il dise, quoi qu'il dise et peu importe à quel
02:17point il essaie de justifier ses revendications,
02:20de pourquoi ils font grève, pourquoi il y a un malaise social au sein de la SNCF, on va revenir
02:24sur les revendications après,
02:26eh bien, de toute façon, le bandeau en bas lui dira « oui, mais les gens aimeraient passer Noël en
02:30famille, en fait ».
02:31Donc, de toute façon, vous voyez qu'il ne part pas gagnant, quoi.
02:35Le cadrage du plateau, le cadrage visuel fait que t'as beau écouter le syndicat, t'as le bandeau en
02:41bas qui te dit,
02:43implicitement, que les cheminots vont te pourrir Noël.
02:47C'est un peu le problème.
02:48Et là, vous avez vu, déjà, les premiers échanges qu'on a vus, vous entendez les « rrrrr » en
02:53arrière-plan,
02:53parce qu'il est tout seul sur le plateau, il y a quatre personnes, et elles sont toutes hostiles à
02:59sa ligne.
02:59Donc, déjà, il est à un contre cinq, ou contre quatre, je ne sais plus exactement, on va voir combien
03:03il y a de personnes sur le plateau.
03:04Et, dans tous les cas, il est rabroué à chaque fois qu'il dit quelque chose, par des petits éléments,
03:13mais qui sont des éléments de, voilà, il n'y a même pas besoin d'argument, c'est juste, il
03:15dit quelque chose, on fait « rrrrr »,
03:16« oh oui, bon, ah, il nous gonfle quand même, les syndicats avec leurs trucs, là, toujours à se plaindre
03:21».
03:21C'est ça, c'est juste le « rrrrr » suffit, quoi.
03:23Vous avez, encore une fois, une usagère. Moi, j'aimerais que vous répondiez à cette usagère, à Maéva,
03:27que vous répondiez aux Français, et pas le discours syndical qu'on entend à longueur de journée sur les plateaux.
03:31Les revendications, on va en parler, on va les expliquer, mais là, elle ne vous interpelle pas sur vos revendications.
03:36D'ailleurs, elle le dit, Maéva, elle dit « les revendications sont très certainement légitimes ».
03:39Elle parle du mode d'action, elle dit « voilà, moi, je suis fonctionnaire de police, j'imagine qu'elle
03:43aussi, elle a des revendications,
03:44elle aussi, elle a des difficultés dans son métier, mais elle ne peut pas faire grève, elle n'a pas
03:47ce pouvoir de nuisance ».
03:48Il y a des millions de Français, c'est compliqué pour eux dans leur boulot, mais ils n'ont pas
03:51ce pouvoir de nuisance.
03:52Et ce sont ces Français-là qui vous interpellent aujourd'hui, qui vous disent « moi, je vais faire Noël
03:56en famille ».
03:57Alors, pause. Vous avez relevé l'expression quand même.
04:02Il y a des millions de Français qui ne peuvent pas faire grève, qui n'ont pas ce pouvoir de
04:05nuisance.
04:06Alors, je rappelle quand même que la grève est un droit, et ce n'est pas un pouvoir de nuisance.
04:12On peut considérer que oui, ça nuit à certains, qu'on bloque des trucs, mais fondamentalement, ce n'est pas
04:17un pouvoir de nuisance, la grève.
04:18La grève, c'est d'avant tout un droit, un droit social des travailleurs.
04:23Donc, vous voyez, encore une fois, le cadrage et les mots sont importants quand on est journaliste, et ils ne
04:28sont pas choisis au hasard.
04:30Donc, en gros, et puis, vous voyez la phrase d'avant, c'était « non, mais je voudrais que vous
04:33répondiez aux Français, et que vous arriverez avec votre soupe de syndicats, on s'en fiche.
04:37Je veux que vous répondiez aux Français qui en marrent, non pas du pouvoir, etc., mais marrent des syndicats. »
04:43Donc, on est dans un discours anti-syndical classique, au nom, on est dans une espèce de populisme anti-syndical,
04:49en fait.
04:49Au nom d'un usager, vous allez voir, en plateau, par téléphone, ils ont une usagère qui, effectivement, interpelle le
05:01syndicat, la syndicaliste,
05:02mais en fait, ce n'est pas les Français.
05:05C'est une usagère qui est anti-grève et qui prend la parole.
05:09Évidemment, ils l'ont choisi à dessein.
05:10BFM pourrait très bien choisir un Français ou une Française qui soutiendrait à la grève.
05:14Ça existe aussi.
05:16On continue.
05:18Encore une fois, je stresse, parce que je ne suis pas sûre que je pourrais faire Noël en famille.
05:22Et qu'est-ce que vous répondez à ces Français ?
05:24Non, mais en gros, c'est les cheminots qui sont responsables des problèmes de Noël en famille.
05:29Mais oui, mais stop !
05:31Stop !
05:32Stop ! Pourquoi vous ne changez pas de vote d'action ?
05:34On en est là, le débat, là ?
05:35C'est à cause de la SNCF, si les gens...
05:38Mais franchement, vous voulez quoi, interviewer des petites grand-mères sur le quai en disant ?
05:42Mais c'est ça, le débat ?
05:44Moi, je vais vous dire, aujourd'hui, on a un mois et demi pour négocier.
05:47C'est exactement ça.
05:47Il y a 99% de chances qu'on ne soit pas en grève à Noël.
05:5199% de chances.
05:52Ça, c'est l'information.
05:53Parce que justement, on espère, et on se prend suffisamment tôt, un mois et demi à l'avance,
05:59pour ne pas faire grève à Noël.
06:01Je l'ai répondu à la question.
06:03Mais il faut arrêter ce SNCF bashing.
06:06Quoi ? On serait responsable de...
06:06C'est vous-même qui le créez.
06:08Bientôt, maintenant, c'est...
06:09C'est vous qui créez le SNCF bashing et qui, effectivement, menacez les vacances de Noël.
06:13Pourquoi vous n'allez pas à Bruxelles, comme on fait les agriculteurs de toute l'Europe ?
06:17Mais parce que tout le monde s'en fout...
06:18Mais non !
06:19Mais non, c'est pas vrai !
06:20Regardez les agriculteurs !
06:22Tout le monde s'en fout, on a mis 10 000 cheminots le 28 mai.
06:25Le 28 mai 2024, on a mis 10 000 cheminots dans la rue.
06:29Qui en a parlé ?
06:29Tout le monde s'en contrefou.
06:31On a des pétitions avec plusieurs milliers de personnes qui disent stop à la privatisation du SNCF.
06:37Tout le monde s'en contrefou.
06:39Par contre, à partir du moment...
06:41Alors, du coup, voilà.
06:43Encore un exemple.
06:45Vous voyez à quel point il doit répondre à 4 personnes qui l'attaquent.
06:50On a l'animatrice du plateau qui a fait le cadrage et qui a dit pouvoir de nuisance.
06:57Et qui a dit non mais là, on ne veut plus entendre notre discours syndical qu'on entend partout.
07:01Alors, parenthèse, le discours syndical, on ne l'entend pas partout.
07:04Précisément, on l'entend assez peu.
07:05Et on l'entend souvent tout de suite.
07:08Dès qu'il y a grève, on parle des Français qui sont embêtés par la grève.
07:11Dès qu'il y a manifestation, on parle des violences.
07:13Donc, arrêtons de dire que le discours syndical est partout.
07:16Ce n'est pas vrai.
07:17Premièrement.
07:17Et deuxièmement, vous avez sur le plateau Christophe Barbier,
07:21qui est ancien de l'Express, de Franc-Tireur désormais, qui est un libéral.
07:26Vous avez Charles Consigny, qui était, je ne sais plus s'il l'est encore,
07:31mais qui était encarté LR, qui est avocat, qui est un type de droite.
07:35Libéral, pareil.
07:36Il y a Roselyne Bachelot, je ne la présente pas, c'est une ministre de Macron.
07:42Vous avez un plateau full macroniste ou full de droite, en tout cas.
07:4450 nuances de libéralisme, on va dire.
07:47Et au milieu, vous avez le pauvre syndicat qui est avec son béret et sa doudoune,
07:50qui est presque un peu caricatural, et avec sa doudoune sans manche,
07:53et qui essaie de se défendre et qui, quoi qu'il arrive, aura du mal à être,
07:58même s'il est pertinent, aura du mal à être entendu, puisqu'il est pris en étau par la force
08:03de la meute.
08:03Et donc, un spectateur qui ne connaîtrait pas trop le sujet, quand il voit ça, il se dit,
08:06le mec, il est paumé, si tout le monde est contre lui, c'est qu'il y a une raison.
08:10Si le discours qui est martelé contre lui, il est porté par quatre personnes contre une,
08:14bon, la majorité a raison.
08:16Il y a cette idée-là, quand même, pour quelqu'un qui ne connaîtrait pas le sujet.
08:19Je voulais vous montrer un autre extrait sur ce bout de BFM, parce qu'on continue, ce n'est pas
08:23fini.
08:24J'avance un peu, parce que je ne vous passe pas tout, mais vous pouvez retrouver ça en accès libre
08:27sur BFM,
08:28si vous voulez vous refaire toute la séquence, on ne va pas être exhaustif aujourd'hui.
08:32Je retrouve le moment, je crois que c'est là.
08:34Donc, la femme, oui, c'est ça, parce que du coup, ils l'ont mis en plateau, donc, en duplex,
08:39on va chercher le mot depuis tout à l'heure, en duplex, donc, il y a la fameuse usagère,
08:42qui s'appelle Maéva, qui est une Montpellier-Rennes,
08:45ce qui est une qualité, parce que je suis de Montpellier, et tous les gens de Montpellier sont des gens
08:47bien, normalement,
08:49mais qui est une fonctionnaire de police,
08:53et qui, donc, elle explique que ça la met dans la sauce pour Noël.
08:58Et donc, on va regarder l'échange.
09:01Je ne l'utilise même plus.
09:03Donc, moi, ce que je retiens, c'est vraiment du mépris.
09:05Vous voulez que nous, on ait du respect et qu'on puisse s'allier à votre cause,
09:11mais vous avez du mépris envers nous dans votre discours,
09:14en disant qu'on est toujours suspicieux de dire que c'est vous qui êtes la cause de notre Noël
09:21ou non en famille,
09:22mais la fatalité est celle-ci, c'est-à-dire que vous faites une grève qui est reconductible,
09:26reconductible jusqu'à quand ?
09:27Je vous souhaite d'avoir ce que vous voulez,
09:29mais votre mode d'action, vous avez, comme je disais tout à l'heure, les cartes entre les mains,
09:32mais votre mode d'action, il pourrait être différent,
09:35et se dire que Noël, c'est une période particulière,
09:37Noël, c'est une période pour tout le monde qui peut être dans la magie et dans la joie,
09:41et vous mettez un petit peu de stress.
09:43Alors après, vos revendications, elles sont louables, fret,
09:46tout ce qu'on veut, c'est louable,
09:47toutes les branches de n'importe quel métier revendiquent et font pour eux.
09:53Néanmoins, je pense que Noël, ça devrait être un petit peu sacré
09:57et qu'on devrait un petit peu essayer pendant quelques jours de mettre ses revendications de côté
10:02et entre le 25 et le 1er janvier, se dire,
10:04ben voilà, Noël, on le laisse aux familles, on le laisse aux gens,
10:07et on oublie un peu les tracas, même si je comprends qu'il y a des gens qui...
10:11Voilà, alors là, vous avez...
10:13Par ailleurs, on peut tout à fait écouter ce que dit cette dame,
10:16il ne s'agit pas d'aller lui sauter à la gorge,
10:18mais néanmoins, le fait que ce soit uniquement elle qui soit là en plateau interrogée
10:22comme la voix des Français,
10:24et qu'il y a uniquement elle qui soit donc la voix des usagers,
10:28que cette personne, je ne crois pas syndicaliste,
10:31en tout cas pas à ma connaissance,
10:32et si c'est le cas, BFM ne la présente pas comme ça,
10:35ce qui elle l'est, c'est un problème,
10:37mais je pense que voilà, ce n'est pas le cas.
10:40Mais quand bien même, admettons que ce n'est pas le cas,
10:43voilà, c'est un problème de mettre uniquement cette personne sur,
10:47en tant que porte-parole des usagers qu'elle n'est pas,
10:51face à un syndicaliste qui lui est élu,
10:53en tant que porte-parole de son syndicat,
10:54qui est un délégué syndical.
10:56Là, effectivement, ce que dit Dama Doga est tout à fait juste,
10:58on met sur le même plan des choses qui ne sont pas comparables, évidemment.
11:02Et donc, elle, c'est compliqué de répondre à ça.
11:05Et c'est justement ce que va dire le monsieur Taïdieu, le syndicaliste,
11:09il va répondre ça à la fin,
11:10et vous allez voir, c'est assez terrible comme séquence,
11:12mais c'est un peu l'abdication du syndicat, du syndicaliste.
11:16À la fin de la séquence, je vous le mets,
11:18c'est à la minute 24, si vous voulez retrouver l'extrait.
11:21Hop, je peux repasser.
11:23Une multiplication de petites entreprises du rail.
11:26Je vous le dis sincèrement.
11:28Après, si je n'ai pas réussi à convaincre,
11:30je reviendrai si vous me réinvitez.
11:33Parce que, effectivement, si le débat,
11:35moi je vous parle de ça,
11:36on me dit, vous allez casser le Noël des gens.
11:38Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
11:40Évidemment, je n'ai aucun argument à vous dire.
11:42Juste Emmanuel Duteuil.
11:43Si vous portez le débat comme ça,
11:44moi je vous parle de privatisation de la SNCF,
11:46et vous me dites, vous cassez le Noël des gens.
11:48On parle du mode d'action, encore une fois,
11:49ce n'est pas les revendications.
11:51Je me lève le matin pour casser le Noël des gens.
11:54Non, mais c'est la question, encore une fois,
11:56encore une fois, c'est la question du mode d'action.
11:59Il y a peut-être d'autres possibilités d'agir,
12:01d'autres possibilités de se faire entendre.
12:02On a fait des manifestations, nous ne nous a pas écoutés.
12:05On a fait des pétitions, on ne nous a pas écoutés.
12:06On sera en grève le 21 novembre,
12:09largement avant Noël.
12:11Ça nous laisse un mois et demi pour en négocier.
12:13J'espère qu'on va sortir par l'eau.
12:15Alors justement, j'aimerais avoir votre avis,
12:17Emmanuel Duteuil.
12:17Vous dites à 99%.
12:20Voilà, du coup, à la fin,
12:22il se rend compte du cadrage.
12:25Et il dit, mais en fait, de toute façon,
12:27il essaie de rendre apparent le cadrage de l'émission
12:29en disant, mais si vous présentez les choses comme ça,
12:31de toute façon, je ne peux pas être entendu,
12:33je ne peux pas être audible.
12:34Ce qui à la fois est pertinent,
12:36parce qu'il a raison de dire ça,
12:38mais en même temps, c'est un peu triste
12:39parce que ça fait vraiment l'effet
12:41de quelqu'un qui est défait.
12:43Ça donne un peu cette impression-là.
12:45Et donc, ce qui est intéressant dans cette séquence,
12:47c'est que la représentatrice,
12:49c'est toujours de ramener ça à la question
12:50du mode d'action.
12:53Et certains ont noté dans le chat
12:54que Barbier avait suggéré de faire comme les agriculteurs.
12:57Effectivement, si les cheminots faisaient comme la FNSEA,
13:00qui a déjà balancé du lisier sur des préfectures,
13:03etc., on les traiterait de terroristes, etc.
13:04Donc, je ne suis pas sûr qu'il faille suivre cet exemple.
13:07Mais au demeurant, il y a un truc quand même.
13:11C'est que là, qu'est-ce que fait BFM ?
13:12BFM, là, ils font une campagne contre le droit de grève.
13:15Parce que concrètement, l'idée d'un...
13:16Enfin, ce n'est pas nouveau,
13:17mais c'est toujours bien de le rappeler
13:18à chaque fois qu'il y a une grève qui est annoncée.
13:25Le principe, c'est que la grève
13:27est toujours présentée par les médias libéraux
13:29comme une nuisance.
13:30C'est ce qu'elle a dit.
13:31Elle l'a dit très clairement.
13:33Et ça, ça a pour but d'user le droit de grève
13:36qui avait du zé de ce mode d'action.
13:37Après, ils nous disent
13:39« Mais utilisez d'autres moyens.
13:40Il y a plein d'autres moyens
13:41de montrer sa colère
13:42que de bloquer les gens. »
13:44OK, mais ça fait sept ans
13:45qu'on vit sous le macronisme
13:46et ça fait sept ans
13:47que le macronisme s'attèle
13:49à épuiser précisément le mouvement social
13:51en ne prenant rien en compte.
13:53C'est-à-dire, les manifestations,
13:54vous en avez probablement fait
13:55dans le tchat des manifestations.
13:56Vous avez bien vu
13:57que ça n'avait rien changé.
13:58Il n'y avait pas une manifestation
13:59qui a fait reculer Macron.
14:01Macron a toujours été inflexible.
14:03Vous avez remarqué
14:03qu'il n'y a pas eu une...
14:06Les pétitions n'ont rien changé.
14:08Le grand débat citoyen
14:10n'a rien changé.
14:11Enfin, toutes les modalités d'action
14:12qui ne seraient pas la grève,
14:13qui seraient des modalités de lutte autres
14:16et qui seraient peut-être
14:16moins contraignantes
14:17pour le reste de la population
14:19qui ne ferait pas grève,
14:20tout ça n'a pas marché.
14:21Donc, en fait, la grève,
14:22c'est organiser un rapport de force
14:23parce que le rapport de force,
14:24il n'y a que ça
14:25que les gens qu'on a en face
14:27comprennent.
14:27La grève, c'est aussi
14:28l'échec du dialogue social.
14:29C'est-à-dire que
14:30si le dialogue social
14:31pouvait avoir lieu
14:33et les syndicalistes
14:34être entendus
14:35et pouvoir négocier
14:36sans faire grève,
14:37mais ils le feraient avec plaisir
14:38parce que la grève,
14:39c'est épuisant
14:39pour les cheminots.
14:42Il n'y a pas de casse de grève,
14:43etc.
14:44La grève,
14:45ce n'est pas juste
14:45rentrer chez soi
14:46et jouer à la console.
14:47On est bien d'accord.
14:48Donc, c'est quelque chose d'épuisant.
14:49C'est des piquets de grève
14:50qui démarrent super tôt.
14:52C'est un marathon,
14:53une grève,
14:54surtout si c'est sur la longue durée.
14:56Donc, qu'on ne nous explique pas
14:57que cette petite musique anti-grève,
15:01BFM l'a fait campagne
15:02contre un droit fondamental
15:04des travailleurs.
15:04C'est ça qui se passe.
15:05Il faut le dire comme ça.
15:07Et au nom du peuple,
15:10au nom du peuple des usagers
15:12qui en auraient marre
15:19des syndicats, etc.
15:21Je tiens juste à dire
15:21un truc très rapide,
15:24mais théoriquement,
15:24le libéralisme,
15:25il marche sur deux jambes
15:26qui sont les libertés politiques
15:27et les libertés économiques.
15:28On voit très bien
15:29avec cet exemple de BFM
15:30que quand liberté économique
15:32et liberté politique,
15:33c'est-à-dire le droit de grève
15:34et le droit d'aller fêter Noël,
15:36d'aller prendre le train,
15:38consommer, etc.
15:39Quand ces deux droits,
15:41ces deux libertés,
15:41ces deux types de libertés
15:42rentrent en confrontation,
15:43les libéraux choisiront
15:44toujours les libertés économiques
15:46devant les libertés politiques.
15:48Toujours.
15:48Voilà.
15:49Là, c'est un exemple
15:49sur le fait d'aller à Noël,
15:51mais la grève aurait lieu
15:54au mois de février.
15:55Il nous expliquerait
15:56que ça empêche les gens
15:57d'aller travailler.
15:57Enfin, je veux dire,
15:58c'est le même principe.
15:59Quelqu'un dans le chat,
16:00Joubi, rappelle que c'est un droit
16:04à valeur constitutionnelle.
16:05Tout à fait.
16:06Pour une fois,
16:07le Conseil constitutionnel
16:07a servi à quelque chose
16:08et a réaffirmé en 71
16:10ce que c'est l'été.
16:11Merci de le rappeler.
16:12Tu as bien fait
16:12de le dire.
16:15Donc, voilà.
16:16Je voulais prendre cet exemple-là
16:20parce que voilà comment
16:22BFM traite non pas la grève,
16:24mais traite la menace de grève.
16:26Parce qu'on ne parle pas de grève.
16:28Encore une fois,
16:29si les cheminots
16:30s'y prennent tôt,
16:30c'est pour dire
16:34on venait prêt à aller jusqu'à la grève
16:36si on n'est pas entendu.
16:37Mais ce n'est pas une grève surprise
16:38le 24 décembre.
16:39On est bien d'accord.
16:39On est le 12 novembre.
16:42Donc, le 13 novembre, pardon.
16:45Donc, voilà.
16:45Bref.
16:46Je voulais vous montrer cet exemple-là
16:47et du coup,
16:48dans tout ça,
16:49on a essayé d'entendre
16:52les revendications
16:52des syndicats
16:53dans cet exemple,
16:54mais dès que le syndicaliste
16:57essaye de dérouler
16:59un peu l'explication,
17:04il se fait rattraper
17:05par la patrouille
17:06qui lui dit
17:06non, mais ça va
17:07le discours syndical
17:07on a déjà entendu
17:08mille fois.
17:09Là, la question c'est
17:10qu'est-ce que vous répondez
17:11aux Français
17:11que ça fait chier ?
17:13Donc, voilà.
17:15Je vais quand même
17:15faire un petit point
17:16sur pourquoi ils font grève
17:17quand même.
17:19Par exemple,
17:19un média
17:20qui a traité ça
17:21et je ne veux pas
17:22qu'on s'envoie des fleurs
17:22mais l'humanité
17:23a quand même fait le taf
17:24sur la question du fret
17:24et de la privatisation du fret.
17:28Donc, je réponds juste
17:29sur le chat.
17:30Quelqu'un me dit
17:30comment d'après toi
17:31le copain du syndicat
17:32aurait dû s'y prendre ?
17:33Franchement, je n'ai pas
17:33de réponse.
17:34Je ne suis pas là
17:35pour donner des leçons
17:36à ceux qui ont le courage
17:38d'aller sur ces plateaux-là
17:39qui sont des plateaux compliqués
17:40où tu sais que tu vas avoir
17:42un cadrage défavorable
17:43et je n'ai pas foncièrement
17:44de réponse à ça.
17:45Vraiment, je vous le dis,
17:46je ne suis pas un coach
17:48de médio training.
17:50Je pense que de toute façon,
17:52quoi qu'il arrive,
17:53le cadrage est défavorable.
17:54Je ne dis pas
17:54qu'il ne faut pas y aller
17:55parce que si tu ne vas pas,
17:56il n'y a plus personne
17:58mais est-ce qu'il faut y aller
17:59en plateau comme ça ?
18:00Est-ce qu'il ne faut pas
18:00juste accepter des duplex
18:02où c'est plus compliqué
18:03de te couper la parole
18:04ou juste répondre
18:05pendant les manières ?
18:07Je ne sais pas,
18:07vraiment, j'en ai aucune idée,
18:09je ne veux pas m'avancer
18:09mais de fait,
18:10j'observe que quand tu acceptes
18:11une invitation en plateau
18:12où tu as quatre personnes
18:13qui sont contre toi
18:14dont l'animatrice
18:15qui est censée incarner le neutre
18:17et donc dont la parole
18:19a un poids supérieur
18:21à celui d'un chroniqueur
18:22qui est là
18:23pour donner son opinion
18:24normalement,
18:25c'est ça le distinguo
18:26mais rien ne distingue
18:27sur le plateau.
18:28L'animatrice
18:29de ces chroniqueurs
18:30en soi,
18:31c'est toute la même équipe
18:33et ils donnent tous
18:34leur opinion.
18:34Donc en fait,
18:36déontologiquement,
18:37les distinguons
18:37entre présentatrices
18:38et chroniqueurs,
18:42il n'existe pas
18:43en fait
18:43quand tu observes le plateau.
18:45Donc voilà,
18:46je ne m'avancerai pas
18:51à donner des leçons
18:52mais j'observe
18:54que le cadrage
18:56est défavorable.
18:57Du coup,
18:58je vais...
19:00Et d'ailleurs,
19:00ça n'existe pas
19:01les grèves surprises.
19:02Bien sûr,
19:02ça n'existe pas
19:02les grèves surprises.
19:03On doit faire
19:04un préavis de grève
19:05avant de faire grève.
19:07Tu as bien fait
19:07de le rappeler,
19:08Chêne et les Sars.
19:10J'espère que c'est
19:11comme ça
19:11qu'on prononce
19:12ton pseudo.
19:14Du coup,
19:14je voulais vous montrer
19:15plusieurs sujets
19:15de l'UMA
19:16qu'on a fait
19:17pour expliquer
19:20pourquoi il y a
19:21des jours de grève
19:22annoncés,
19:24reconductibles.
19:25Il y a plusieurs choses.
19:26On a fait plusieurs papiers
19:31là-dessus.
19:32Donc d'abord,
19:32il y a la question
19:33du démantèlement
19:33de fret SNCF
19:34qui est la branche SNCF
19:36liée au fret
19:37donc au transport
19:38de marchandises
19:38par rail.
19:40On a aussi
19:42une question de...
19:43Il y a d'autres questions
19:44sur...
19:45Donc derrière ça,
19:45il y a l'idée
19:46de la privatisation
19:47de ce rail.
19:49Des suppressions
19:49de postes
19:50à fret SNCF
19:51dans le cadre
19:52de sa restructuration.
19:55Voilà,
19:55on va vous mettre
19:57le papier dans le chat
19:58je pense,
19:58la régie.
19:59Mais voilà,
20:00c'est un des papiers
20:01que vous pouvez avoir.
20:02Et si vous voulez
20:02creuser la question
20:03du fret,
20:04on a notre journaliste
20:04qui s'occupe
20:05des questions syndicales
20:06et des questions
20:06de transport,
20:08Naïm Saki
20:08qui a...
20:09Vous avez probablement
20:11entendu à ce micro
20:12et que vous entendrez
20:14sans doute.
20:16qui a fait un gros sujet
20:17là-dessus.
20:18comment le gouvernement
20:19organise la grande
20:20braderie
20:20du fret SNCF.
20:23C'était un sujet
20:24de l'année dernière.
20:25Donc vous voyez
20:25que c'est pas un sujet.
20:28C'est pas un sujet.
20:29Et j'ai oublié
20:29de me connecter à l'UMA.
20:30C'est bien, c'est pratique.
20:33Je savais que j'ai oublié
20:34un truc avant de lancer
20:35le chat.
20:36Est-ce que ça fonctionne ?
20:37Pas du tout.
20:38Super.
20:39C'est pas grave.
20:40Bon, en tout cas,
20:40c'était juste pour vous montrer
20:40les sujets.
20:41En gros, ce qu'il faut retenir,
20:42c'est qu'en gros,
20:43ils veulent scinder en deux
20:47le fret
20:51et donc
20:54restructurer
20:55l'entreprise publique
20:56qui est prête.
20:56Ce qui veut dire
20:57l'ouvrir à la concurrence.
20:59Et sachez que
20:59sur cette question-là,
21:00il y a
21:01des députés
21:02qui ont fait
21:03une commission d'enquête.
21:04Est-ce que je l'ai ?
21:05Je crois que je l'avais
21:06sous la main.
21:08Ouais.
21:09Des députés qui proclisaient
21:10un moratoire
21:10sur la liquidation
21:11de fret SNCF.
21:12Donc ça veut pas dire
21:13de ne pas le faire.
21:13Ça veut dire
21:14en fait,
21:15le plan de discontinuité
21:17de fret SNCF
21:18a été pris
21:19trop rapidement.
21:20Donc,
21:21on n'est pas certain
21:22que les entreprises privées
21:23qui sont censées
21:24prendre le relais
21:24soient viables
21:25sans financement public.
21:26Ce qui serait quand même
21:27ironique.
21:27C'est-à-dire qu'on privatiserait
21:28mais pour perfuser
21:29par argent public
21:30les acteurs privés
21:31qui prendraient le relais.
21:32C'est un petit peu
21:33un espèce de gymnastique
21:36mentale
21:37tout à fait étonnante.
21:41Donc,
21:41les députés
21:42ont préconisé
21:42un moratoire.
21:43ce qui veut juste dire
21:44qu'on fait une étude
21:45d'impact,
21:45une étude
21:46de est-ce qu'on va
21:50est-ce que c'est vraiment
21:51intelligent de faire ça
21:52et après on reprend.
21:54On reprend
21:54le débat là-dessus.
21:56Et cette préconisation
21:58d'être député
21:58a totalement été
21:59sans surprise
22:00ignorée
22:01par les différents
22:03mobilisés transports
22:04et donc pour l'instant
22:05on est censé
22:05toujours aller vers
22:06une privatisation
22:08partielle
22:09du rail français
22:10du fret
22:11par rail
22:12et ça
22:15c'est ça
22:16qui provoque
22:16la colère
22:17des cheminots
22:18qui ne savent pas
22:19à quelle sauce
22:19ils vont être mangés,
22:20comment leurs conditions
22:20de travail vont évoluer
22:21dans ce cadre-là
22:21au-delà de la question
22:22même politique
22:23de la privatisation.
22:25Et il y a aussi
22:26derrière ça
22:27une question sur
22:27les privatisations
22:28des TER.
22:29Ça c'est un autre sujet
22:29mais il est dans
22:30les revendications
22:31des cheminots.
22:33notamment il y a un cas
22:35en région PACA
22:36par exemple
22:37de TER
22:38qui a été confié
22:40à un opérateur privé
22:41donc c'est une espèce
22:42d'expérimentation
22:43de la privatisation.
22:44Bref, il y a plein
22:45d'exemples comme ça
22:46et je rappelle un truc
22:47quand même
22:47il y a un paradoxe
22:49puisqu'on parle
22:49de questions sociales
22:50mais parlons aussi
22:51de questions écologiques.
22:52Le fret ferroviaire
22:53c'est le transport
22:55de marchandises
22:56par train
22:56il est, vous le comprenez bien
22:58moins polluant
22:59que transporter les choses
22:59par avion
23:00ou par, en l'occurrence
23:02par camion
23:02c'est surtout ça qui nous intéresse
23:04et donc si le fret
23:05si en passant au privé
23:06le fret est moins efficace
23:08parce que les entreprises
23:08ne sont pas viables
23:09pour faire le transport
23:11ça veut dire que
23:12le fret ferroviaire
23:13va être moins utilisé
23:14et qu'on va se rabattre
23:15puisqu'il faut bien
23:16que les marchandises circulent
23:17on va se rabattre
23:18sur des camions
23:18et ça va être
23:19une catastrophe écologique.
23:21Donc c'est pas uniquement
23:22une question des droits
23:23des cheminots
23:24c'est évidemment
23:25pour ça qu'ils se battent
23:26mais c'est aussi
23:27pour une question
23:28d'écologie
23:29et d'efficacité écologique
23:30si le gouvernement
23:31veut organiser
23:32la transition écologique
23:32il a intérêt à garder
23:34sous la main
23:35des outils publics
23:36comme fret SNCF
23:38le privatiser
23:39c'est contre-intuitif
23:40voilà
23:41c'est contre-intuitif
23:42autant avoir les outils
23:43à disposition
23:44de la puissance publique
23:46je voulais quand même
23:47le rappeler
23:47parce que c'est aussi ça
23:48qui se joue
23:48dans la question
23:49de cette grève là
23:54et ça mérite mieux
23:55que le cadrage
23:56de BFM
23:56de savoir si les gens
23:57vont pouvoir aller à Noël
23:58ou pas
23:58par ailleurs
23:59quelqu'un a dit
23:59dans le chat
24:00je ne sais plus
24:01où c'était
24:02je ne la retrouve pas
24:03mais quelqu'un a dit
24:03tout à l'heure
24:04en plus c'est un truc
24:05très parisien
24:06tu ne l'as pas dit
24:06comme ça
24:07mais c'est l'idée
24:08parce que tout le monde
24:08ne prend pas le train
24:09pour aller dans sa famille
24:11effectivement
24:11c'est un truc
24:28c'est une réflexion
24:31très parisienne
24:32même s'il n'y a pas
24:33que les parisiens
24:33mais en gros
24:33des gens de grande métropole
24:35qui vont prendre le train
24:35pour aller dans la famille
24:38on sait très bien
24:39qu'il y a plein de gens
24:39qui habitent près de leur famille
24:40et eux ne sont pas concernés
24:42donc effectivement
24:42non pas que ça n'existe pas
24:44mais c'est une considération
24:45qui est un peu marquée
24:46socialement
24:49ceci étant dit
24:50tout ce que je voulais
24:50vous montrer
24:51sur la question
24:54du fret
24:56donc ça c'est un premier exemple
24:57de
24:59comment un récit
25:00c'est un peu le fil rouge
25:02pour ceux qui nous rejoignent
25:02maintenant
25:03de cette grasse matinale
25:04c'est comment un récit médiatique
25:05sans racine
25:06comment il fonctionne
25:07et bien voilà
25:08là le cadrage
25:09c'est le récit
25:10de la SNCF
25:11veut vous gâcher Noël
25:12voilà
25:12et voilà comment BFM
25:13vous raconte cette histoire
25:15sur
25:16avec leur angle de traitement
25:18leur billet de traitement
25:20de la grève
25:21voilà comment il vous le raconte
25:22avec un plateau
25:22où il y a pourtant
25:24la pluralité
25:24qui est entre guillemets
25:25respectée
25:25puisque un syndicat
25:26est là pour défendre sa parole
25:28donc techniquement
25:28on ne peut pas les accuser
25:29de ne pas donner la parole
25:30au syndicat
25:31mais la parole est tellement
25:32recadrée
25:33avec un plateau
25:34totalement hostile
25:35à cette parole syndicale
25:36que vous voyez bien
25:37le résultat que ça donne
25:39et l'impression
25:39que ça peut donner aux gens
25:40avec encore une fois
25:41le bandeau BFM
25:43les quatre intervenants
25:44l'usagère
25:46porte-parole
25:47de la France entière
25:47qui vient lui dire
25:49que quand même
25:50ils nous mettent
25:51dans la sauce
25:52voilà
25:52tout l'environnement
25:53médiatique
25:54de la séquence
25:54contribue à faire passer
25:56le syndicalisme
25:57pour soit un abruti
25:58soit le méchant
26:00de l'histoire
26:01le Grinch
26:01qui va gâcher Noël
26:02la séquence
26:02le lendemain
26:02le Friend