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Alors que CNews était sacrée première chaîne d'info en continu en février 2025, sa part d'audience a baissé, passant de 4 % en octobre à 2,7 % en avril. En mars, BFM TV est passé devant et même LCI pendant quelques jours au cours du mois d'avril. En cause plusieurs hypothèses : des programmes de plus en plus marqués idéologiquement, un manque de pluralisme aussi bien des sujets que des invités. Cette baisse concerne même l'émission phare de la chaîne, "L'Heure des pros", animée par Pascal Praud, qui a essuyé un revers conséquent en perdant 200 000 habitués et 6 points de part d'audience.

Mathias Reymond, maître de conférences en sciences économiques et président de l'observatoire Acrimed, association indépendante de critique des médias, est l'invité de Carol Burel.

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00:01Alors que CNews avait été sacrée première chaîne d'info en continu en février 2025,
00:06sa part d'audience a baissé, passant de 4% en octobre à 2,7% en avril. En mars,
00:11BFMTV lui passe
00:12même devant et même LCI pendant quelques jours en avril. En cause plusieurs hypothèses, des
00:18programmes de plus en plus marqués idéologiquement, un manque de pluralisme aussi bien des sujets que
00:22des invités et même leur émission phare, l'heure des pros animée par Pascal Praud a essuyé un revers
00:27conséquent en perdant 200 000 habitués et 6 points de part d'audience. Donc nous recevons aujourd'hui
00:32Mathias Raymond pour en parler. Il est maître de conférences en sciences économiques et président
00:37de l'Observatoire Acrimed, une association indépendante de critique des médias. Donc
00:42bienvenue, bonjour. Bonjour. Selon vous, alors qu'est ce qui explique la baisse de la part de
00:47d'audience de CNews ? Alors d'abord, ce qu'il faut avoir à l'esprit, c'est que l
00:53'audience de CNews a
00:55considérablement, dans un premier temps, augmenté, on va dire jusqu'en 2025, qui était l'année record
01:01de l'audience de CNews. Je crois qu'on était autour de 3,4, 3,5 % de part de
01:07marché, même avec des
01:08pics de 4, 4,5 %, je crois en octobre. Donc il y a eu une forte croissance et depuis
01:15le début de l'année
01:172026, une stagnation puis une diminution avec LCI et BFM qui prennent des parts de marché. On peut voir
01:27plusieurs explications. D'abord, il y a une explication, on va dire, qui est interne à CNews, c'est
01:33l'affaire Morandini. En effet, donc Jean-Marc Morandini a été condamné, donc c'était en janvier
01:40en 2026, il a été condamné définitivement pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel. Mais son
01:46émission, dans un premier temps, est restée en place. Et on a vu une perte d'audience de cette
01:52émission alors qu'elle était encore en place et que lui, il animait encore. Donc il y a eu déjà
01:57une
01:57première perte d'audience liée à cela. La deuxième cause, toujours interne, c'est le départ de Sonia
02:02Mabrouk qui était une des figures de l'incarnation du journalisme politique, méthode CNews,
02:10dans cette chaîne. Donc d'abord, ça, c'est le premier critère. Le deuxième critère qui me
02:17semble important, c'est, on va dire, le contenu éditorial. Bon, qui lui n'a pas changé en tant
02:24que tel, mais le sentiment que ça tourne à vide, que grosso modo, on a toujours les mêmes
02:31invités, toujours les mêmes têtes, qui parlent des mêmes sujets. Et ça, ça a eu une conséquence
02:38certainement de lassitude chez des téléspectateurs, peut-être pas les plus fidèles, mais les téléspectateurs
02:44occasionnels qui pouvaient passer quelque temps sur cette chaîne-là et qui se rendent compte
02:49que ça n'a pas, que ça ne bouge pas, que ça ne change pas. Et puis le troisième critère
02:53qui est aussi un critère important, c'est l'actualité. L'actualité, c'est l'actualité
02:59international avec un manque de couverture de l'international. De mémoire, CNews n'a
03:06que trois correspondants à l'étranger, alors que les chaînes comme BFN TV ou LCI, alors
03:13LCI s'appuie sur TF1 aussi, donc beaucoup plus de réseaux, disons, de correspondants
03:18étrangers, qui ne sont pas toujours des salariés de ces chaînes-là, mais peu importe,
03:22il y a un plus fort réseau de couverture de l'international. Et donc là, avec le conflit
03:27en Iran, au Liban, en Israël, là, CNews est absente de ces couvertures-là.
03:34Et puis peut-être le dernier critère qui, là aussi, peut lasser les téléspectateurs
03:39occasionnels, je ne parle pas des fidèles, je parle vraiment des occasionnels, c'est
03:44l'accumulation de fake news, de fausses informations. Il y a eu une émission, un travail fait par Blast
03:52qui relève que, globalement, dans certaines émissions, comme l'émission 100% politique,
04:00il y avait 20 fake news en 90 minutes, c'est-à-dire une fake news toutes les 4 minutes,
04:06ce qui est considérable.
04:07Et ça aussi, ça peut lasser des téléspectateurs.
04:12Justement, ce déplacement semble s'être accentué depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
04:18La chaîne affiche ouvertement une ligne pro-Trump, pro-Israël.
04:22Est-ce que ce déclin peut signifier un rejet des téléspectateurs de la radicalité de plus en plus ostentatoire de
04:29la chaîne ?
04:30Alors, encore une fois, moi, je pense que ça, il faut voir les catégories de téléspectateurs.
04:37Vous avez une catégorie qui va être une catégorie plutôt de fidèles et qui, eux, peuvent adhérer à la ligne
04:44éditoriale de ces news
04:46et donc suivre ces news sur ce point, sur cette ligne éditoriale.
04:51Par contre, comme je vous le disais tout à l'heure, les téléspectateurs occasionnels, ceux qui pourraient parfois adhérer à
04:59ces lignes-là,
05:00vont se lasser finalement de cet élément.
05:07Alors, j'ai trouvé une citation à un salarié de ces news qui est anonyme et qui dit
05:12« Tout le monde pense désormais pareil dans leur faux débat, qui aborde toujours les mêmes sujets avec les mêmes
05:18têtes. »
05:19Et même quelqu'un qui finalement adhère plus ou moins à cette ligne éditoriale, il a le sentiment de répétition.
05:28Donc, il n'a pas forcément envie de revoir encore les mêmes émissions avec les mêmes interviews, les mêmes débats,
05:34les mêmes invités,
05:35les mêmes points de vue et les mêmes fausses informations aussi.
05:40Parce que les personnes s'informent pas seulement sur ces news et entendent, voient par ailleurs des informations biaisées
05:49qui sont révélées sur ces chaînes-là, sur cette chaîne.
05:54Les téléspectateurs qui désertent ces news se réfugient dans d'autres chaînes comme LCI et BFM TV.
06:01Est-ce qu'on peut vraiment dire que ces deux chaînes se démarquent de leur consoeur du groupe Canal+.
06:09Alors, dans les formats, nous, on pourrait plutôt parler de chaînes de débat en continu ou chaînes de discussion en
06:17continu
06:18plutôt que de chaînes d'information en continu.
06:20C'est-à-dire que les formats restent à peu près similaires avec des invités permanents, des experts permanents
06:27qui commentent une actualité sur des plateaux télé.
06:30Pourquoi des plateaux télé ? Parce que ça coûte beaucoup moins cher, évidemment,
06:33que d'avoir des reportages, des enquêtes, etc.
06:36La différence que je vous disais tout à l'heure, c'est que ces news n'a pas les moyens
06:42de LCI ou de BFM TV
06:45qui s'appuient maintenant sur CMA-CGM, LCI sur TF1.
07:02Et donc, on a des moyens plus importants, donc plus d'enquêtes, plus de reportages,
07:07même si, en tant que tel, ces deux chaînes d'information ne sont pas la panacée en termes de qualité.
07:15Nous, à CRIMED, on a fait beaucoup d'articles, d'observations sur les chaînes d'info en continu
07:20et les limites de leur format, des formats qui sont plutôt des formats de commentaires
07:27et donc des commentaires d'une actualité qui est créée par les chaînes en tant que telles
07:33et finalement un effet aussi de boucle, c'est-à-dire de répétition du même sujet
07:41et avec les limites que cela peut avoir en termes qualitatifs.
07:46Est-ce qu'on peut voir dans cette baisse d'audience de CNews
07:51une concurrence des plateformes numériques et des réseaux sociaux, par exemple ?
07:55Alors, sur ce sujet, il y a deux éléments, un élément, on va dire, négatif.
08:02Les réseaux sociaux ont une dimension, on va dire, un impact négatif
08:06sur les chaînes d'info en continu et sur CNews en particulier
08:10parce que globalement, les journées ne font que 24 heures
08:15et qu'on ne peut pas passer toute sa journée devant des écrans
08:19et que, de fait, on passe de plus en plus de temps devant des écrans de réseaux sociaux,
08:25des smartphones, des tablettes, des ordinateurs.
08:28Et donc, le streaming, la vidéo à la demande,
08:31les réseaux sociaux occupent de plus en plus de place
08:35dans l'accès à l'information et en particulier dans les publics jeunes.
08:39Donc, cet élément-là fait que CNews, mais les autres chaînes d'information,
08:44en continu, sont touchés, impactés négativement par ces réseaux.
08:51Mais, revers de la médaille, on pourrait dire, aspect positif pour ces chaînes,
08:59les chaînes d'information jouent aussi avec ces réseaux sociaux
09:03et diffusent des meilleures séquences, des séquences qui font du buzz, etc.
09:10remontent parfois des passages pour montrer la qualité de telle ou telle émission.
09:16Et donc, c'est devenu aussi un outil publicitaire pour ces chaînes d'information en continu.
09:22Donc, voilà, c'est assez ambivalent.
09:24Disons qu'à court terme, je ne pense pas que ce soit un impact négatif,
09:28mais de toute façon, à long terme, ça le sera, ça l'est déjà,
09:31mais ça le sera de plus en plus pour les chaînes d'info en continu,
09:35comme pour les autres médias audiovisuels, parce qu'on passe 4 heures ou 5 heures
09:39devant des écrans dans la journée, et que ce temps passé,
09:44il se répartit entre télévision, Internet, et puis toutes les plateformes,
09:50l'équipe YouTube, X, Instagram, etc.
09:55Donc, forcément, on passe de plus en plus de temps là-dessus,
09:58et ça réduit l'espace consacré à ces chaînes d'info.
10:02Donc, si j'ai bien compris, cette baisse, elle est structurelle
10:06à toutes les chaînes d'info en continu,
10:08et d'autant plus, CNews, au vu du contexte,
10:11comme vous avez dit, le départ de Sonia Mabrouk, et de...
10:15Oui.
10:15Oui, ok, d'accord.
10:16Oui, le départ de Sonia Mabrouk, le contexte international,
10:19le fait que l'actualité, en ce moment, soit très internationale,
10:22avec le conflit en Iran,
10:25et que CNews ne soit pas présent sur ce sujet,
10:27ou à la marge, disons, de manière très indirecte.
10:32Alors que LCI ou BFM,
10:33même si nous, on en fait une très forte critique de ces chaînes-là,
10:40sont présentes, de fait, à bord de ces sujets,
10:43auront des correspondants ou des envoyés spéciaux sur place.
10:47Donc, en fait, les téléspectateurs,
10:49ils se rendent de plus en plus compte
10:51que les débats sur CNews sont plus de surface,
10:55vu qu'il n'y a pas de reporter sur place.
10:58Oui, disons que là, on est...
11:00Comme toutes les chaînes d'infos,
11:03on est vraiment dans une chaîne...
11:04Sur une chaîne de commentaires,
11:07ou le commentariat prime.
11:09Et là, comme ils n'ont pas de...
11:11C'est-à-dire de matière avec leur reportage
11:15à parler de l'international,
11:17ils vont aborder des sujets annexes.
11:19Alors, ça peut être la question du prix d'essence.
11:22Donc, ça découle du conflit.
11:25Mais ils font venir les mêmes experts,
11:29avec en plus des séquences très cocasses
11:32que vous avez sur ces chaînes,
11:33puisqu'ils sont regardés de près par l'ARCOM,
11:39surveillés de près par l'ARCOM, CNews.
11:41Et donc, à chaque fois qu'il y a un commentaire
11:44ou un éditorialiste
11:46qui va un peu trop loin dans la provocation
11:49ou dans le propos raciste,
11:54misogyne ou autre,
11:55eh bien, il va même se faire parfois rappeler à l'ordre
11:58par l'animateur.
11:59On voit Pascal Praud très souvent
12:00en train de freiner les ardeurs
12:03de ces acolytes sur les plateaux.
12:05Vous parlez justement des téléspectateurs
12:08qui ont un accord idéologique
12:10avec les propos tenus sur la chaîne.
12:12Mais même parmi eux,
12:13on constate chez les plus de 65 ans
12:15qui vont souvent regarder ces news,
12:18même eux commencent à quitter...
12:20On voit les habitués,
12:22donc de l'heure des pros,
12:23200 000 habitués qui quittent la chaîne.
12:27Donc, il y a quand même forcément
12:28quelque chose d'idéologique
12:29qui est une espèce de fissure
12:32ou rupture idéologique
12:33qui se fait avec les téléspectateurs.
12:35Oui, alors comme vous le dites à juste titre,
12:37les téléspectateurs, c'est plutôt...
12:40Enfin, la cible,
12:41c'est les plus de 65 ans en particulier.
12:46Moi, je pense qu'il y a en effet
12:47une lassitude avec cette ligne idéologique
12:51dans une certaine mesure.
12:53Encore une fois, je pense qu'il y a toujours
12:54des fidèles qui restent sur cette chaîne.
12:57Reporters sans frontières a mené en mars 2025
13:00une enquête sur les chaînes d'information en continu,
13:02donc au regard des nouveaux critères
13:03de pluralisme de l'ARCOM,
13:05l'autorité de régulation des médias.
13:07Et RSF a constaté que ces news
13:09s'en écartaient systématiquement.
13:12Et ce contournement des règles fixées
13:15s'opère en toute impunité.
13:17Et comment ça se fait qu'aucune sanction
13:18n'ait été mise en place
13:19contre la chaîne d'info en continu ?
13:22Alors, oui, c'est vrai que l'enquête
13:25de Reporters sans frontières
13:27sur le pluralisme au sein de ces news
13:30avait fait grand bruit à ce moment-là.
13:33Il y avait eu une analyse du mois de,
13:37je crois que c'était le mois de mars 2025,
13:38qui avait été en particulier étudiée
13:41avec, pour recontextualiser,
13:44avec un contournement par ce qu'on appelle
13:46par les horaires, c'est-à-dire qu'on avait mis
13:50la gauche, le centre,
13:53on les avait mis dans les audiences,
13:54enfin, des heures de faible audience,
13:56c'est-à-dire la nuit.
13:58Et donc, les invités de droite
14:00et d'extrême droite étaient présents
14:01dans les journées de forte audience,
14:03le matin ou en soirée.
14:05Et donc, RSF avait souligné
14:08des manquements, on va dire,
14:12assez significatifs au pluralisme.
14:15Arcom, en fait, a réagi en disant
14:18que, de leur point de vue,
14:21c'était leur réponse,
14:23de leur point de vue,
14:24il n'y avait pas de contournement,
14:25à proprement parler, des règles
14:28sur la période observée.
14:31Et leur argument, c'était de dire,
14:33s'il y en avait eu, on l'aurait su.
14:36Et en plus, ils ont utilisé un argument,
14:39qui est l'argument méthodologique,
14:40qui était de dire, nous, on raisonne
14:44par trimestre,
14:46enfin, Arcom raisonne par trimestre,
14:48et RSF ne raisonne que par mois.
14:54Et en l'occurrence, c'était ici,
14:56le mois de mars.
14:58Donc, de leur point de vue,
15:01à l'Arcom, il n'y a pas manquement
15:05dans le respect de la déontologie,
15:08dans le respect des règles
15:09de la part de CNews.
15:16Donc, c'est leur réponse,
15:18c'est leur explication.
15:19Et est-ce que vous pensez
15:20qu'on peut s'attendre dans le futur
15:22à ce que la part d'audience,
15:24je vous demande une petite projection,
15:26est-ce que vous pensez
15:27que la part d'audience
15:27peut continuer à baisser pour CNews,
15:29et c'est une conjecture
15:31qui serait attendue ?
15:35Alors, je pense que, déjà,
15:36il ne faut pas reposer,
15:39espérer ça d'un point de vue,
15:41on va dire, de la ligne idéologique,
15:44de la ligne éditoriale.
15:44Parce que, par exemple,
15:45une radio comme Europe 1,
15:47qui appartient à Bolloré,
15:49qui a des émissions en commun
15:50avec CNews, d'accord ?
15:54Il y a certaines émissions,
15:55l'émission de Pascal Pro, par exemple,
15:58est commune.
15:59Donc, Europe 1 ne perd pas d'audience,
16:02et on a même un petit peu gagné,
16:04plutôt, je crois, l'année dernière,
16:07voilà, il y a eu une augmentation
16:09de l'audience.
16:11Et d'ailleurs, là,
16:13ça peut aussi nous apporter un biais,
16:16peut-être que certains téléspectateurs
16:19de Pascal Pro
16:21ne sont plus téléspectateurs,
16:22mais auditeurs.
16:23C'est-à-dire qu'ils écoutent Europe 1,
16:25ils ne regardent plus CNews.
16:27C'est quelque chose qu'on ne peut pas savoir,
16:29mais c'est peut-être possible,
16:32d'accord ?
16:32Donc, le départ,
16:33il ne s'est peut-être pas toujours fait
16:35vers LCI ou BFM,
16:36mais il s'est peut-être fait aussi
16:38sur la radio.
16:39Ça, c'est la première chose.
16:41La deuxième chose,
16:43donc, d'un point de vue idéologique,
16:44je ne pense pas qu'il y ait une baisse
16:46des idées d'extrême droite
16:48défendues par CNews ou par Europe 1,
16:50c'est-à-dire qu'il y a toujours
16:54une clientèle pour ces informations-là.
16:57L'autre information,
16:58c'est le journal du dimanche.
16:59Alors là, on est dans les moins grandes audiences,
17:01bien sûr,
17:02mais le JDD a beaucoup perdu de lecteurs
17:05au moment où Bolloré a repris le journal.
17:08Mais depuis,
17:09alors là, c'est depuis 2024,
17:12a repris
17:12de la diffusion,
17:16c'est-à-dire il y a 115, 120 000 journaux
17:19qui sont vendus chaque semaine,
17:22qui sont diffusés chaque semaine.
17:24Donc, on n'a pas une perte
17:28liée à l'idéologie,
17:30si c'est ça la question.
17:32Merci beaucoup pour vos réponses
17:33et merci d'avoir participé à ces entretiens.
17:36Merci.

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