- il y a 1 jour
Un an après le mouvement de révolte de 2024, le monde paysan entre à nouveau en rébellion. Alors, cette nouvelle crise agricole va-t-elle enflammer le pays ?
Tout au long du week-end, les images se sont succédées : routes bloquées, éleveurs à bout de force et affrontements avec les forces de l'ordre, mais les raisons de la colère sont multiples.
Nous sommes avec Marie Toulgoat, journaliste du service Capital/Travail pour faire le point. Marie, peux-tu nous expliquer la colère paysanne et comment est né ce conflit ?
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00:00Un an après le mouvement de révolte de 2024, le monde paysan entre à nouveau en rébellion.
00:05Alors cette nouvelle crise agricole va-t-elle à nouveau enflammer le pays ?
00:09Tout au long du week-end, les images se sont succédées, routes bloquées, éleveurs à bout de force et affrontements
00:15avec les forces de l'ordre.
00:17Mais les raisons de la colère sont multiples.
00:19Nous sommes avec Marie Toulgoat, journaliste du service Capital Travail, pour faire le point.
00:24Marie, peux-tu nous expliquer la colère paysanne et comment est né ce conflit ?
00:28Aujourd'hui, le conflit dont on est témoin, surtout en Occitanie, il a pour cause la politique sanitaire qui a
00:35mis en œuvre pour lutter contre la DNC,
00:37donc la dermatose nodulaire contagieuse.
00:39C'est une maladie qui touche exclusivement les bovins.
00:43Et aujourd'hui, la manière dont elle est traitée, c'est qu'on abat systématiquement tous les troupeaux dans lesquels
00:47se trouve au moins un individu malade.
00:50C'est-à-dire, très dernièrement, en Ariège, un troupeau de 207 vaches a été abattu du fait de la
00:56présence d'un seul individu malade.
00:58Donc ça génère beaucoup d'émois auprès des éleveurs, évidemment, parce que c'est le fruit d'années de travail.
01:04Puis c'est des bêtes auxquelles ils sont attachés.
01:06Ça a des répercussions psychologiques, économiques, dramatiques.
01:10Et donc ce mouvement est né de l'injustice perçue par ces règles sanitaires mises en place.
01:17Et il est né aussi pour demander une politique sanitaire plus juste ou jugée plus juste par les éleveurs.
01:22Alors justement, cette politique sanitaire qui est demandée avec un peu plus de justice,
01:29cette politique d'abattresse massif liée à la dermatose nodulaire, que tu viens juste de nous expliquer, est-elle justifiée
01:35?
01:35Et j'imagine, en fonction à qui on s'adresse, les réponses sont forcément différentes.
01:39Oui, tout à fait.
01:40Alors pour les éleveurs qui sont mobilisés depuis quelques jours, voire quelques semaines, en fait,
01:46parce que les mobilisations ont débuté dès cet été, plutôt en Savoie et en Haute-Savoie,
01:50bien qu'elles aient eu un écho moins important,
01:53pour ces éleveurs-là, l'abattage systématique n'est pas du tout justifié.
01:57Par exemple, si on prend le discours de la Confédération paysanne,
02:00qui est un syndicat qui lutte contre cette politique sanitaire,
02:04ce serait plus juste et tout aussi efficace d'isoler les vaches malades,
02:09de les mettre en isolement du reste du troupeau,
02:13de les abattre celles-ci uniquement et de laisser les bêtes saines,
02:18sous surveillance, vérifier qu'il n'y a pas d'autres symptômes qui se déclarent,
02:22mais les laisser vivre et abattre seulement les individus malades,
02:25tout en ayant recours à de la vaccination.
02:28Donc pour ces éleveurs-ci, on retrouve aussi parmi la coordination rurale des éleveurs
02:34qui ont à peu près le même discours.
02:35L'abattage systématique n'est pas justifié.
02:38Toutefois, si on écoute plutôt ce que nous dit le ministère de l'Agriculture,
02:41par la voix de sa ministre Annie Gennevar,
02:44elle pense que le dépeuplement systématique,
02:48c'est la manière vraiment triste de parler de l'abattage de tout le troupeau,
02:53est primordiale pour être sûre qu'on éradique le virus.
02:56Donc c'est vrai que c'est un petit peu un conflit
02:58entre deux visions du protocole sanitaire à mettre en œuvre.
03:02Et c'est vrai que sans données factuelles,
03:05c'est un petit peu dur de savoir qui dit vrai, qui dit faux.
03:08Donc pour ça, on a une donnée qui est celle de l'Autorité européenne de sécurité des aliments
03:14qui, en 2016, confrontée à une crise de la dermatose nodulaire ailleurs en Europe,
03:19avait dit que le plus efficace reste de vacciner largement les bêtes
03:23et que si ce prérequis est validé, si je puis dire,
03:27dans ce cas, abattre systématiquement tout le troupeau ou seulement les individus malades,
03:32ça présente à peu près la même efficacité.
03:34Alors comment est-ce que tu peux nous rappeler comment se propage cette maladie
03:38et peut-on soigner une bête infectée ?
03:42Alors cette maladie, elle se propage surtout par des piqûres d'insectes
03:45qui se déplacent de vache en vache,
03:48piquent et font circuler le virus comme ça.
03:51Donc c'est un virus qui est assez difficile à éviter
03:54dans le sens où il peut exister des mesures pour essayer de se prémunir
03:57de la présence de mouches dans une ferme,
03:59mais c'est quand même assez difficile.
04:02Et ensuite, la contagion, elle est aussi facilité par des déplacements de bovins
04:08lorsqu'ils vont à l'abattoir et que du coup, ils fréquentent d'autres troupeaux
04:11ou alors quand ils sont destinés à l'export et qu'ils fréquentent d'autres groupes de bovins.
04:18Donc voilà les principaux vecteurs de contagion.
04:20Ensuite, est-ce qu'on peut soigner ce virus ?
04:22Alors de mémoire, il existe un traitement, toutefois il est symptomatique,
04:27donc c'est-à-dire qu'il va venir régler les problèmes que rencontrent les vaches
04:30lorsqu'elles sont malades.
04:32C'est souvent un abattement, grande fatigue, des écoulements nasaux, si je me souviens bien,
04:38et aussi la présence de ces petits nodules qui sont comme des petites boules
04:40sur la peau des bovins.
04:42Mais ce n'est pas un traitement des causes, si je puis dire,
04:45ça ne traite que les symptômes.
04:46Toutefois, je pense qu'on peut rappeler que c'est une maladie qui est peu létale
04:49le taux de létalité, il est selon les études de moins de 5% ou de moins de 10%.
04:56Donc c'est-à-dire que si on laisse faire le virus,
04:59moins de 10%, voire moins de 5% des vaches infectées mourront.
05:04Donc on ne peut pas traiter a priori, mais c'est une maladie très peu létale.
05:12D'accord. Et pourquoi, la question qu'on pourrait se poser,
05:15pourquoi ne pas vacciner massivement sur tout le pays ?
05:19Parce qu'aujourd'hui, tu me reprends si je me trompe,
05:22mais cette contagion est centrée sur l'Occitanie.
05:26Voilà. Et pourquoi ne pas, voilà, faire une vaccination sur tout l'Hexagone ?
05:32Oui. Alors effectivement, c'est quelque chose que demandent les syndicats
05:35dont on parlait tout à l'heure, Coordination Rurale, Confédération Paysanne.
05:38Ces syndicats-là demandent à ce qu'il y ait une couverture maximale,
05:42vaccinale, maximale on peut dire,
05:45pour se prémunir contre les risques de contagion.
05:48Ce n'est pas le choix qui a été fait par le ministère
05:52et ce n'est pas non plus le choix qui est défendu par d'autres syndicats
05:55comme la FNSEA, qui est le syndicat majoritaire aux côtés des jeunes agriculteurs.
06:00Alors pourquoi cette différence ?
06:02Alors je pense qu'on peut trouver la réponse du côté des intérêts économiques de la France,
06:06puisque si on devait vacciner l'ensemble du cheptel bovin en France,
06:12la réglementation fait que le pays perdrait son statut de pays indemne
06:18aux épisodis, c'est-à-dire que puisqu'on vaccine,
06:23ce serait la preuve qu'il y a bien un risque présent partout sur le territoire
06:26de contamination des bêtes.
06:28Et cette perte du statut indemne fait que la France ne pourrait plus exporter
06:34aussi librement ses bovins.
06:35Donc c'est pour ça que la FNSEA refuse à demi-mot la vaccination totale
06:41et que le ministère ne s'y plie pas.
06:43C'est parce qu'il serait possible que cette décision
06:47entraîne une perte de possibilité d'exportation,
06:49et donc une perte de possibilité économique pour la France.
06:53Ce que disent bien les syndicats favorables à la vaccination,
06:56c'est que mieux vaut arrêter d'exporter quelque temps
06:59et ne pas perdre autant de bêtes,
07:01puisque de mémoire, il y a plus de 3000 vaches
07:04qui ont été abattues depuis le début de l'épidémie en juin.
07:07– Ah oui, quand même.
07:08– Donc ça fait un petit paquet.
07:09Donc ces syndicats-là disent mieux vaut arrêter d'exporter quelque temps,
07:14être sûr de ne pas tuer inutilement peut-être des bêtes,
07:18les vacciner et ensuite repartir sur de bonnes bases.
07:22– Cette dermatose nodulaire a-t-elle déjà touché d'autres pays européens
07:27et comment ont-ils pu gérer cette crise ?
07:29– Oui, alors ce n'est pas une maladie qui est nouvelle en effet en Europe.
07:34C'est la première fois qu'elle touche des bêtes en Europe de l'Ouest,
07:37mais dans les années 2015, 2016, 2017,
07:39elle était présente en Grèce, en Turquie, en Bulgarie, dans les Balkans.
07:45Donc c'est quelque chose qui est assez bien connu des services vétérinaires
07:48et des autorités européennes.
07:50Alors les pays que j'ai cités,
07:52ils avaient eu des techniques assez différentes de gestion de la maladie.
07:56Par exemple, en Albanie, qui est un pays qui avait été fortement touché,
08:00le virus s'est étendu pendant des années et des années,
08:04notamment du fait d'une couverture vaccinale trop faible,
08:07c'est ça, d'une politique vaccinale un petit peu trop molle
08:10qui faisait que les zones touchées n'étaient pas forcément celles
08:14qui avaient été vaccinées.
08:15Au contraire, en Grèce, en Bulgarie,
08:17il y a eu une campagne vaccinale beaucoup plus massive, étendue
08:23et couplée à une stratégie d'abattage des bêtes.
08:28Ces deux pays ont réussi à éradiquer le virus très rapidement,
08:32ce qui laisse penser quand même qu'une des clés de la gestion de la DNC,
08:37de la dermatose nodulaire contagieuse,
08:38c'est peut-être d'étendre la vaccination.
08:41D'accord.
08:41Penses-tu que cette crise agricole,
08:44qui est aujourd'hui, comme on le disait tout à l'heure,
08:46concentrée sur l'Occitanie,
08:48elle pourrait s'étendre progressivement sur l'Hexagone ?
08:52Oui, complètement.
08:52D'ailleurs, là, on parle beaucoup de l'Occitanie
08:54parce qu'il y a pas mal de foyers qui apparaissent en Haute-Garonne,
08:57en Ariège, on en a beaucoup entendu parler,
09:00avec la grande mobilisation qu'il y a eu au bord de Surarize,
09:03donc sur cette ferme aux 207 vaches.
09:07Mais l'épidémie en France, telle qu'elle existe aujourd'hui,
09:10elle n'a pas du tout commencé en Occitanie.
09:12Elle a commencé en Savoie et en Haute-Savoie,
09:14où ont été détectés les premiers foyers.
09:16Il y a aussi eu une zone assez fortement touchée,
09:18vers le Rhône, l'Inde, le Jura,
09:20et aujourd'hui, l'Occitanie.
09:22Donc effectivement, rien ne nous dit que le virus
09:24va rester cantonné au sud-ouest de la France.
09:27Au contraire, il risque de s'étendre au gré,
09:30comme on le disait, des mouvements de bovins,
09:32par exemple, qui peuvent être emmenés de la ferme à un point B,
09:35qui peut être un abattoir ou un endroit
09:39où ils seront exportés, par exemple.
09:40Donc effectivement, il y a un risque assez fort
09:44que le virus se développe ailleurs,
09:46d'autant plus qu'aujourd'hui, la politique de gestion sanitaire
09:50veut qu'on ne vaccine que dans un périmètre assez restreint
09:53autour des foyers.
09:54Il était de 50 km et il a été étendu par la ministre
09:58ces derniers jours face à la colère paysanne.
10:01Toutefois, aujourd'hui, comme il n'y a pas de couverture vaccinale
10:04dans tout le pays et que c'est centré autour des foyers,
10:06c'est tout à fait possible que le virus s'étendoué.
10:08D'accord. Question assez simple.
10:12Y a-t-il un risque pour l'homme ?
10:13Pas du tout. C'est un virus que l'homme ne peut pas attraper.
10:19Donc si on venait à manger un morceau de steak
10:22provenant d'une bête infectée, l'homme ne risque absolument rien.
10:25D'accord. Bonne nouvelle.
10:27Cette crise agricole est-elle que sanitaire ?
10:32Je pense évidemment à l'accord commercial avec le Mercosur
10:35qui a beaucoup fait parler de lui,
10:36ainsi que le niveau de vie des paysans qui reste très très bas.
10:40Est-ce que derrière cette crise sanitaire,
10:42il y a évidemment toutes ces tensions qui remontent ?
10:46Oui, c'est évident.
10:47C'est vrai qu'il y a un terreau fertile de mobilisation en Occitanie,
10:50mais comme partout ailleurs en France.
10:52Donc là, ce qui a mis le feu à la mèche,
10:55c'est évidemment cette gestion sanitaire
10:57de la dermatose nodulaire contagieuse.
10:59Mais effectivement, dans les actualités du monde agricole,
11:01cette semaine, il y a aussi une possible ratification
11:04de l'accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur,
11:07qui est pour le coup unanimement décrié
11:09par les syndicats agricoles de tous bords,
11:12bien que certains le fassent avec un peu plus d'enthousiasme que d'autres.
11:15Donc la menace de cette ratification imminente,
11:18effectivement, ça ravive des tensions,
11:19parce que pour rappel, cet accord signifierait
11:22qu'on pourrait échanger avec moins de barrières douanières
11:26des produits agricoles, dont du bœuf, d'ailleurs,
11:29qui pourrait venir du Brésil.
11:31Donc ce qui laisse planer une nouvelle menace
11:34sur les éleveurs bovins,
11:36qui serait de voir leurs propres produits dépréciés
11:39par rapport à des produits beaucoup moins chers au Brésil, par exemple.
11:43Donc ça, effectivement, c'est quelque chose
11:45qui anime aussi le monde agricole en ce moment,
11:50et donc qui s'ajoute à toutes ces mobilisations sur la DNC.
11:53Et effectivement, comme tu le disais,
11:55il y a aussi une question de revenu, de niveau de vie.
11:58Alors en Occitanie, par exemple,
12:01mais comme partout d'ailleurs en France,
12:02les éleveurs et les agriculteurs en général
12:05sont en fait une population plus pauvre que la moyenne.
12:10Si je ne me trompe pas, en 2024,
12:12le revenu médian des agriculteurs occitans
12:15s'est levé à 21 000 euros à peine en une année.
12:18Donc c'est 1 700 euros par mois.
12:20Et médian, ça ne veut pas dire que c'est la moyenne,
12:22ça veut dire qu'il y a la moitié de ceux-ci
12:24qui touchent moins que ce montant.
12:26Donc c'est-à-dire que la moitié des agriculteurs occitans
12:29touchent moins de 1 700 euros par mois.
12:32Donc effectivement, il y a souvent de grandes revendications
12:34pour des revenus plus dignes,
12:36pour des prix des denrées agricoles rémunérateurs.
12:39Donc quand on est acculé par un niveau de vie
12:41qui ne nous permet pas de vivre correctement
12:42et qu'en plus on vit sous la menace
12:44de perdre son élevage complet
12:46et de voir venir sur le territoire français
12:48du bœuf pas cher importé du Brésil,
12:51effectivement, c'est un cocktail explosif
12:53de revendications qui peut mener aux mobilisations
12:57qu'on voit aujourd'hui.
12:59Alors on a vu là, ce week-end,
13:00ça a énormément bougé.
13:03Il y a eu de la mobilisation,
13:04il y a eu des affrontements avec les forces de l'ordre.
13:06Est-ce qu'il y a des échéances à venir
13:08dans les jours qui viennent ?
13:09Est-ce qu'il y a des mobilisations qui sont prévues
13:10par les grands syndicats paysans ?
13:13Est-ce qu'il y a un rendez-vous avec le ministère ?
13:16Comment ça se passe ?
13:17Alors il y a des mobilisations qui sont prévues
13:19par les syndicats dans les prochains jours à venir.
13:22Là, il y en a plusieurs dans plusieurs préfectures
13:25des départements du Sud-Ouest, par exemple.
13:29Ensuite, Annie Gennevard,
13:30donc la ministre de l'Agriculture,
13:31elle est attendue en Haute-Garonne cet après-midi.
13:35Il semblerait qu'elle puisse faire des annonces
13:38sur possiblement un petit assouplissement
13:41de la politique de gestion sanitaire.
13:43Donc je ne sais pas s'il faut qu'on s'attende
13:45à ce qu'elle revienne sur l'abattage systématique
13:47des troupeaux, puisqu'elle a l'air d'y être très attachée.
13:49Toutefois, elle pourrait peut-être annoncer
13:54de détendre la politique vaccinale.
13:56On ne sait pas trop.
13:57Donc j'imagine qu'une partie des mobilisations
13:59dépendent aussi de ce qu'annoncera effectivement
14:01le ministère.
14:02Si on revient complètement sur l'abattage systématique,
14:04c'est possible que ça calme un petit peu
14:06les ardeurs des agriculteurs mobilisés.
14:10Et ensuite, une échéance, c'est aussi celle de jeudi,
14:13puisqu'il y a des mobilisations prévues à Bruxelles
14:15contre la ratification de l'accord entre l'UE
14:17et les Mercosur, qui devrait intervenir à peu près
14:20dans ces eaux-là, donc entre mercredi et jeudi
14:22de cette semaine, en fait.
14:25Sachant que la France a officiellement demandé
14:28à la Commission européenne de sursoir à cette ratification
14:31en attendant de trouver mieux.
14:33Alors ce n'est pas la première fois que la France marque
14:35son désaccord avec cet accord.
14:37Un peu trop mollement au goût des détracteurs
14:40de l'accord entre l'UE et le Mercosur.
14:42Mais voilà, toutefois, il y a cette mobilisation jeudi
14:44à Bruxelles qui viendra rappeler que les agriculteurs
14:48français et européens sont opposés à cet accord de l'UE.
14:51C'est une mobilisation européenne du secteur agricole européen
14:55ou principalement français ?
14:57Bonne question.
14:58Je sais que les syndicats français,
15:00comme la Confédération paysanne,
15:01appellent à la mobilisation.
15:03Mais je sais que d'autres agriculteurs en Europe
15:06sont aussi fortement opposés.
15:08C'est le cas, par exemple, en Espagne,
15:09où il y avait eu, dans le pays, des mobilisations
15:12contre l'accord du Mercosur,
15:13qui va être délétère pour tous les éleveurs en Europe,
15:17comme en Amérique du Sud.
15:21Donc ensuite, est-ce que ces agriculteurs-là
15:24vont se mobiliser jeudi ?
15:25J'avoue que je n'ai pas l'information.
15:27D'accord.
15:30Merci, Marie.
15:31On suivra évidemment la suite de cette crise agricole
15:34dans les pages de l'Humanité, du journal,
15:37ainsi que sur le site humanité.fr.
15:40Merci à vous tous de nous avoir suivis.
15:42À très bientôt.
15:43Sous-titrage Société Radio-Canada