00:00Alors, en fait, moi, j'avais deux amis à l'époque, proches, Pierre Juillet et Marie-France Garraud, qui m
00:07'expliquaient ce que je vais vous dire maintenant.
00:10En fait, il y avait l'UDF, qui était un parti européiste, depuis le canuet, et le RPR, qui était
00:18un parti gaulliste, attaché donc à l'indépendance nationale.
00:23Et à un moment donné, ils ont fusionné, à ce moment-là, sur les estrades de Maastricht, c'est-à
00:29-dire que le RPR a offert son corps, les militants, et l'UDF a offert son âme, l'européisme.
00:38Et Juppé et Chirac sont devenus européistes, c'est-à-dire qu'ils ont pensé, ce que pense notre président
00:45de la République aujourd'hui,
00:46qu'il faut passer, qu'il fallait passer, de la souveraineté nationale à la souveraineté européenne.
00:53Ils pensaient tout ça, et ils pensent tout ça.
00:57Et en fait...
00:58Mais quel est leur intérêt ?
00:59Alors, en fait, il faut comprendre...
01:03Parce qu'ils ont perdu leur souveraineté ?
01:04Ils ont perdu leur pouvoir ?
01:06Un jour, j'ai parlé chez moi, longuement, je raconte dans mon livre, une longue conversation avec Valéry Giscard d
01:13'Estaing.
01:14Et je lui dis, je ne comprends pas cette idée de souveraineté européenne.
01:20Et il me dit, en fait, c'est le levier d'Archimède.
01:26C'est pour faire une plus grande France.
01:28Donc, ils ont pensé...
01:29Je les défends, là, vous voyez, j'essaye d'être objectif.
01:35Ils ont pensé que la France allait devenir plus grande.
01:39Bon, ils se sont complètement plantés, puisqu'on voit bien aujourd'hui,
01:42avec l'affaire du char allemand, l'affaire de l'avion allemand, avec l'euro, etc.,
01:50que la France, il n'y a pas de levier d'Archimède,
01:53et que la France n'est plus au premier plan,
01:58et que s'il y a maintenant un couple, c'est plutôt le couple germano-italien que le couple franco
02:02-allemand.
02:03Donc, en fait, ils ont faux, ils ont tout faux,
02:06et ils continuent à être européistes.
02:08La classe politique française continue à être européiste.
02:12Et au point qu'en fait, on donne 25 milliards à l'Ukraine en ce moment,
02:18dans une guerre où on n'a rien à faire,
02:21qui n'est pas notre guerre, qui est une guerre entre deux peuples slaves,
02:24on donne 25 milliards et personne ne dit rien.
02:27Et pendant ce temps-là, l'infirmière, près de chez moi,
02:29il y a une infirmière qui m'a dit encore hier,
02:31« Je ne peux plus aller voir mes malades, parce que je ne peux pas payer mon essence. »
02:35Et ma coiffeuse, pareil, elle dit « Je ne peux plus me déplacer,
02:38parce que je ne peux plus payer mon essence. »
02:40Et donc, on donne de l'argent, on donne de l'argent à l'Ukraine,
02:43et on accepte tous les jours des décisions qui nous détruisent.
02:47Sous-titrage Société Radio-Canada