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  • il y a 9 minutes
En marge d'une visite au Salon de l'automobile à Paris, Emmanuel Macron s'est, à nouveau, exprimé sur la contestation lycéenne et étudiante.

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Transcription
00:00Je pense que c'est très bien qu'on se retrouve aujourd'hui avec un salon, on le voit, qui
00:04vraiment a retrouvé une grande forme.
00:06Alors le marché européen reste difficile, on le sait, on connaît les chiffres, surtout sur la période d'après-Covid,
00:13mais on a des industriels qui innovent, qui accélèrent, et je crois que les derniers jours en particulier,
00:18ce que nous sommes en train de consolider, permet d'aller dans la bonne direction.
00:22D'abord parce qu'un accord a été conclu, qui est le début d'un processus entre l'Union Européenne
00:28et la Chine,
00:28qui va permettre de mieux protéger le marché européen de la concurrence déloyale, et en particulier sur les hybrides.
00:36C'est le fruit d'un travail, vous le savez, depuis plusieurs années, dans lequel nous avons souhaité rétablir une
00:42concurrence juste et loyale
00:43entre Européens et non-Européens lorsqu'il y avait des éléments de sursubvention ou des concurrences déloyales.
00:50Donc ça c'est un premier point. La deuxième, on a une industrie qui innove, qui avance, qui accélère, et
00:55on veut l'accompagner,
00:56et c'est le sens de ce que la France a porté ces dernières années en matière d'électrification,
01:00avec des résultats d'ailleurs qui sont explicites. On a plus de 40% des véhicules vendus en septembre 2026
01:07qui sont des véhicules électriques, et cette électrification qui permet une réindustrialisation.
01:12On a 4 gigafactory de batteries électriques, on produit beaucoup de ces véhicules en France et en Europe,
01:19et donc on est en train d'accélérer l'électrification et l'industrialisation.
01:24Troisième élément, on est en train aujourd'hui aussi de conclure, de finaliser un accord avec nos partenaires allemands
01:31pour que l'Europe puisse avancer, afin justement de mieux protéger notre industrie
01:36et de garder nos objectifs de décarbonation, améliorer notre compétitivité et renforcer notre souveraineté.
01:43Cet accord, il est imminent, c'est celui qui va permettre en partie d'avoir les bonnes flexibilités,
01:50de trouver aussi un accord sur le contenu européen, je dirais sur ce point,
01:55c'est qu'on a besoin de défendre un contenu européen pour les véhicules,
01:58pour aussi l'ensemble des composants de ces véhicules,
02:01et c'est pour nous très important qu'on préserve cette souveraineté européenne
02:05et cette capacité à produire en Europe.
02:07Au-delà de ces grands sujets, qui est au fond de renforcer notre industrie,
02:12de la consolider, de permettre de relever nos défis qui sont à la fois le climat, la souveraineté et la
02:17compétitivité,
02:19on aura l'occasion, y compris au cours de ce salon, de revenir sur le véhicule autonome,
02:23qui est aussi un des défis qu'on a devant nous, qui est très important pour l'innovation européenne,
02:29dans lequel on veut avoir une Europe qui prend toute sa place,
02:32et donc montrer qu'on est ouvert à ces innovations,
02:35mais on veut là aussi que notre chaîne de valeurs puisse pleinement en bénéficier.
02:38En tout cas, moi j'invite l'ensemble de nos compatriotes à continuer d'avancer,
02:43d'accompagner et d'avoir confiance dans leur industrie automobile,
02:46et en venant ici, je veux ici redire à la fois notre fierté,
02:49notre volonté d'accompagner l'ensemble des industriels ici présents.
02:53Bonjour M. le Président, est-ce que vous approuvez la décision de Donald Trump
02:56d'acheter du diesel russe pour faire baisser le prix du carburant,
03:00et d'une manière plus large, à la lumière de ces dernières déclarations,
03:03est-ce qu'on peut considérer que le Président américain est en train de lâcher une crème au bénéfice de
03:08la Russie ?
03:09Je pense qu'il ne peut y avoir de réouverture sur les sujets énergétiques
03:13que s'il y a une vraie trêve des deux côtés.
03:17Je n'ai pas constaté ces 48 dernières heures de trêve énergétique du côté russe.
03:22Et donc on a toujours dit les choses de manière très claire,
03:24et d'ailleurs le Président Trump l'a lui-même présenté comme tel en disant
03:27« J'ai obtenu une trêve des deux côtés ».
03:29Les faits sont là, qui disent que les Russes ont continué de bombarder
03:34des infrastructures énergétiques dans les dernières heures.
03:36J'aurai l'occasion de lui parler tout à l'heure.
03:38Je pense qu'il faut qu'on soit collectivement en sérieux.
03:40On n'a aujourd'hui, je crois, aucune raison factuelle de changer notre position.
03:46La Russie continue de bombarder à la fois les civils et les infrastructures en Ukraine.
03:50Et donc oui, pour chercher un cessez-le-feu sur l'énergie,
03:54et je dirais aussi sur la mer Noire, et reprendre des discussions de paix,
03:59non pour céder face, au fond, à la menace russe.
04:03Nous sommes après favorables à continuer d'œuvrer de manière coordonnée
04:07pour baisser les prix du carburant pour l'ensemble de nos compatriotes.
04:10Et sécuriser le gaz, c'est exactement le sens du G7 que nous avons tenu.
04:14C'est-à-dire pas de restriction export entre les partenaires du G7
04:17et la libération de stocks stratégiques, ce que la France est d'ailleurs en train de faire.
04:20Alors justement, M. le Président, on attaque une semaine de contestation sociale importante,
04:26sur fond, vous l'avez dit, d'explosion du prix du carburant,
04:28avec une journée importante samedi.
04:31Est-ce que vous avez encore des marges de manœuvre pour faire baisser le prix du carburant ?
04:35Les Français qui nous rencontrent nous demandent, en tout cas,
04:38nous demandent à ce que ce prix baisse encore un peu plus,
04:41comme les Espagnols, par exemple, l'ont fait.
04:43Est-ce que vous avez des marges de manœuvre ?
04:44Et si oui, lesquelles ?
04:45Alors, la première chose, c'est que les carburants montent à cause de la géopolitique.
04:50Et donc, le cœur du travail qui est le nôtre, c'est de tout faire pour faciliter à la fois
04:55le transit à travers Ormose et Yambou.
04:59Nous avons des moyens et des capacités pour aider à sécuriser, d'ailleurs,
05:02certains de ces sites qui sont sur place.
05:05C'est ensuite réduire le coût de transport.
05:07Et donc, c'est tout le travail qu'on est en train de faire avec les transporteurs
05:10pour améliorer les mécanismes d'assurance et baisser ce coût,
05:13qui a été multiplié par 10.
05:15Et enfin, c'est avec la libération des stocks stratégiques
05:17et les discussions, en particulier avec nos grandes entreprises,
05:21permettre de faire qu'à la pompe, ce prix soit le plus bas possible.
05:25C'est le sens de ce que le Premier ministre a annoncé la semaine dernière.
05:28Aujourd'hui, se tiennent des réunions en ce sens avec l'ensemble des distributeurs.
05:32Et donc, le gouvernement est à la manœuvre pour, justement, baisser ses prix au maximum,
05:38mettre la pression et donc baisser les marges, aujourd'hui, du côté raffineur
05:44et utiliser à plein la libération de ces stocks stratégiques
05:47pour aider à baisser les prix à la pompe.
05:50Il y a ensuite eu des mécanismes d'accompagnement
05:52qui ont été décidés et annoncés par le gouvernement.
05:55Comme le Premier ministre et les ministres l'ont dit,
05:59ils accompagneront l'évolution.
06:01Et ensuite, il y aura des débats parlementaires,
06:02et ceux-là, je ne veux pas les préempter.
06:04Monsieur le Président, le mouvement des lycéens continue de mâle par une nouvelle mobilisation.
06:09Est-ce que le gouvernement ne doit pas apporter de nouvelles réponses
06:11pour répondre aux revendications ?
06:14Je pense que la plateforme qui a été mise en place
06:16et les discussions qui doivent se structurer dans chaque lycée sont importantes.
06:19Pour ma part, je les souhaite.
06:20Je vous rappelle qu'il y a quelques années, nous avions lancé ces conseils nationaux
06:25de la refondation locaux, invitant d'ailleurs les communautés pédagogiques,
06:29les familles, les élèves, les maires, les responsables de périscolaire
06:33à se mettre autour d'une table pour améliorer les choses,
06:36que nous nous sommes battus pour améliorer le remplacement des professeurs.
06:40On a beaucoup baissé, durant mon premier mandat, les non-remplacements longs.
06:46Il y a encore, même quand on arrive à 95%, les 5% qui restent, c'est toujours trop.
06:51Et on s'est attaqué ensuite aux non-remplacements courts, les moins de 15 jours.
06:55Et donc on ne découvre pas ce chantier, il faut continuer de vrai.
06:59C'est le sens aussi des annonces qu'a fait le ministre de l'Éducation nationale.
07:02On sait aussi qu'il y a la question de l'aménagement des horaires,
07:05qui est une demande forte de nos lycéens.
07:07J'avais souhaité une convention citoyenne sur ce sujet des rythmes scolaires.
07:11On sait les difficultés que ça soulève.
07:13J'ai pu noter aussi le faible consensus qu'il y avait.
07:15Il faut à coup sûr remettre cette question sur la table.
07:18Je pense qu'elle est très importante.
07:21Et tout ça, ce sont des sujets qui méritent du temps, de la concertation, de la discussion, du respect.
07:26Ceci impose par ailleurs que ce soit dans le calme, dans l'ordre,
07:31et dans le respect à la fois des personnes et des biens.
07:35Le gouvernement avance.
07:37Les ministres, la ministre de l'Éducation nationale,
07:40la ministre en charge de l'apprentissage,
07:43l'ensemble des ministres concernés sont sur le terrain aussi
07:45pour mener ce travail d'écoute, de concertation puis de décision.
07:51Les choses avancent, mais je veux dire,
07:53on ne va pas sauter comme des cabris pour dire qu'il y a des choses de neufs chaque jour.
07:55Il faut les faire déjà, les choses.
07:57Il ne faut pas annoncer chaque jour des choses, il faut les faire.
08:00Les faire prend du temps.
08:01Il faut être sérieux.
08:02Vous avez dit la semaine dernière qu'il y avait une forme de culot à cette mobilisation des lycéens.
08:07Est-ce que ça veut dire que d'une certaine partie, vous la soutenez,
08:09qu'ils ont raison d'exprimer leur recontentation ?
08:13Le président de la République, d'abord, tout dépend de ce qu'on met derrière.
08:17Qu'il y ait des lycéens qui s'expriment, qui réfléchissent à leur avenir,
08:20à l'amélioration de leurs conditions de travail, d'apprentissage,
08:25devrais-je dire,
08:27et qui réfléchissent à leur avenir et veulent se saisir de ces grandes questions,
08:30je pense que c'est une bonne chose.
08:31Et c'est le cas, d'ailleurs, de ce qui doit se faire dans la vie lycéenne.
08:34Donc ça, je suis toujours là pour l'accompagner, lui donner sa place.
08:38Et je pense que c'est ce qu'on doit à cette génération.
08:40Et je vois aussi que c'est une génération, vous savez,
08:42il faut qu'on regarde exactement ce qui est en train de se passer.
08:45Nos lycéens d'aujourd'hui, ce sont les jeunes collégiens qui ont vécu le Covid.
08:49C'était les jeunes qui étaient en école primaire au moment des attentats.
08:52Donc c'est des générations qui ont traversé des épreuves avec toutes les nations.
08:56Et ça, on doit le regarder en face.
08:59Et c'est aussi la fin d'une génération qui a été très nombreuse.
09:02Parce que les dernières générations, il y a beaucoup d'élèves par classe,
09:06malgré les efforts qu'on a pu faire, parce qu'ils étaient plus nombreux.
09:09Juste après eux, il y aura moins d'élèves par classe,
09:11parce que malheureusement pour notre pays, il y a eu moins de naissances.
09:13Donc c'est une jeunesse qui est aussi confrontée à des vrais défis.
09:16Donc ça, on doit l'accompagner, on doit l'aider,
09:19on doit la mettre en situation de mieux apprendre.
09:22Après, moi, je ne saurais évidemment pas approuver en quoi que ce soit
09:25ou justifier quelques violences.
09:28Et ce qu'on a pu voir chez les lycéens et chez tous ceux qui n'étant plus lycéens
09:33viennent profiter de tout cela pour brûler, détruire ou conduire des violences,
09:38ça, c'est inacceptable.
09:41Tout a été dit là-dessus et je crois que c'est assez clair pour dire que dans plusieurs endroits,
09:45oui, il y a eu une volonté de récupérer.
09:47Mais encore une fois, ça, il faut le condamner, parce qu'on a besoin d'ordre et de respect.
09:53Et ça ne doit pas simplement nous conduire à ne pas regarder en face
09:57tout ce qui doit être considéré et accompagné.
09:59Mais on a besoin pour que les choses avancent,
10:02que les discussions se passent dans le calme, dans l'esprit de responsabilité,
10:06pour qu'elles donnent lieu à des décisions.
10:07L'accord avec Berlin sera un non-séquence, s'il vous plaît ?
10:10Le plus tôt possible. On est en train de le finaliser.
10:12Écoutez, j'espère après qu'il y a des contraintes aussi politiques
10:16à Outre-Rhin et je respecte totalement les discussions de coalition.
10:19Et donc, en tout cas, on est à deux doigts d'un accord qui est très important
10:23parce que c'est celui qui va permettre de définir le périmètre géographique
10:28pour l'accélérateur industriel et nos grandes décisions.
10:31C'est celui qui va permettre d'avoir une approche pragmatique
10:35de nos objectifs de décarbonation, de définir le contenu européen,
10:39d'avoir des mesures pour les véhicules dits légers.
10:43Il y a tout un tas de mesures qui sont très importantes
10:45qu'on va finaliser dans cet accord, qui sont attendues
10:48et qui ont fait l'objet d'un très gros travail entre nos gouvernements.
10:51Et donc, on va continuer d'oeuvrer.
10:53Et ça, en plus des mesures de protection face à la concurrence déloyale,
10:57c'est ce qu'attend légitimement l'ensemble des industriels.
11:01Vous avez fait un pas sur les émissions de CO2 ?
11:03On fait un pas sur tout, mais tant que ce n'est pas finalisé,
11:05je ne vais pas ici donner les termes d'un accord qui n'est pas finalisé.
11:13Je vous dis simplement qu'il est.
11:15C'est une question, je l'espère, d'heure, si ce n'est d'heure de jour.
11:18Voilà. Merci beaucoup.
11:21Non, je ne fais aucune...
11:22Alors, vraiment, j'ai déjà répondu à beaucoup de questions
11:24qui n'ont rien à voir avec le salon de l'automobile, vous l'aurez noté.
11:27Et donc, je vais maintenant aller avec le salon de l'automobile
11:30et les industriels, parce qu'ils m'attendent.
11:32Et je ne ferai aucun commentaire politique,
11:35parce que ça n'est pas mon rôle.
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