- il y a 2 jours
Créée il y a dix ans, la Fondation Alice Milliat a énormément oeuvré en faveur des femmes dans le sport, que ce soit pour l'accès au sport, la médiatisation, ou encore la représentation dans les instances. Mais elle a également réhabilité Alice Milliat, pionnière du droit des femmes dans l'écosystème sportif. Mais la tâche est malheureusement loin d'être terminée.
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00:19Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans notre émission président.
00:22Alors aujourd'hui un président un peu particulier, c'est pas un président de fédération qui
00:26participe à des compétitions, mais un président d'une fondation qui nous est chère ici sur
00:31Sport en France, vous comprendrez dans quelques instants. Avec nous aujourd'hui donc Éric Florent
00:36qui est le président fondateur de la fondation Alice Mia, c'est le 111e membre à filer du
00:41comité national olympique français et puis on va préciser que vous êtes co-président avec Magali
00:46Teznas qui est donc présidente avec vous de cette fondation. On rappellera aussi que la fondation
00:54était aussi présidée par quelqu'un qu'on a beaucoup vu dans les médias par rapport à
00:59la fondation Alice Mia, c'est évidemment Aurélie Bresson. Voilà tout ça étant mis au clair,
01:05merci d'être avec nous. Alors Alice Mia était une sportive de haut niveau, une rameuse notamment,
01:12qui avait beaucoup œuvré pour la présence des femmes et la reconnaissance du sport féminin.
01:17Aujourd'hui, est-ce qu'elle aurait les mêmes combats à mener ou une grande partie de ces combats sont
01:23réglés si j'ose dire ? Aucun combat n'est réglé, il y a beaucoup d'avancées. Son premier combat
01:30c'était la
01:31participation des femmes aux Jeux Olympiques, donc on est à la parité depuis 2024, ça c'est une première victoire.
01:36On arrive en 2030 aux Jeux Olympiques d'hiver, pardon, à l'Alpes 2030. Donc ce combat-là, on va
01:42dire qu'il est gagné.
01:44Après, il y a la représentativité dans les médias, même s'il y a des chaînes qui sont...
01:48On en parlera tout à l'heure. On en parlera tout à l'heure, donc on travaille bien, mais ce
01:51n'est pas encore le cas.
01:52Sur la partie représentation des dirigeantes, c'était quand même la première femme dirigeante d'une fédération internationale,
02:01la première femme juge aux Jeux Olympiques. Là, il y a du boulot.
02:04Là, il y a encore du boulot. Donc il y a beaucoup de choses qui ont été mises en place,
02:08mais il y a encore du boulot.
02:10Et sur la sécurité, la pratique du sport en sécurité...
02:13Ça, c'est un domaine qu'on traite moins souvent, mais il est très important.
02:16La sécurité pour les femmes pour aller de leur lieu d'habitation ou de travail jusqu'à...
02:21Oui, il y a déjà ça, parce qu'en général, les créneaux sont plutôt les créneaux tardifs.
02:25Il n'y a pas toujours des vestiaires, il n'y a pas toujours des entraîneurs, il n'y a
02:28pas toujours des créneaux.
02:29Il y a tout un univers que les collectivités commencent à toucher.
02:35Et puis, il y a tout ce qui est violence sexiste et sexuelle, c'est un grand sujet,
02:39qui est toujours dans la société en général.
02:43Le sport n'est pas en dehors de la société.
02:44Alors, la visibilité est importante, parce qu'avant de mener tous ces combats,
02:49il faut déjà que les gens soient informés.
02:51Et le nom d'Alice Mia est en train de s'installer vraiment.
02:54On va donner un détail, enfin, un détail, un exemple, devant le comité olympique.
02:59Il y a une statue d'Alice Mia.
03:01Au Jeux olympiques de 2024 à Paris, elle a été aussi honorée, je crois.
03:05Clairement, oui.
03:05Elle a fait partie des dix femmes en or qui sont sorties de la scène pendant la cérémonie d'ouverture,
03:10ce qui est une bonne preuve de son impact.
03:13Et les statues, maintenant, sont portes de la chapelle jusqu'en 2028.
03:16Donc, c'est un vrai sujet de reconnaissance.
03:19Symboliquement, c'est très fort, oui.
03:21Alors, aujourd'hui, comment vous menez votre combat ?
03:24Alors, il y a, on l'a dit, la représentation des athlètes.
03:27On va dire que c'est gagné.
03:28On est à 50-50 sur les Jeux d'été, maintenant sur les Jeux d'hiver.
03:32Moi, ce qui me frappe toujours, c'est, même si la présidente du comité olympique est une femme en ce
03:36moment,
03:36évidemment, Amélie Ouadda Costera, ou Déa Costera, il y a simplement moins de 15% de femmes présidentes de fédération.
03:44Alors, on est en train de mettre en place quelque chose qui va peut-être aider, c'est les coprésidences.
03:48Expliquez-moi tout ça.
03:49C'est un combat que vous menez, je crois.
03:50Oui, c'est un combat sur lequel on est actif.
03:54La preuve, c'est que nous-mêmes, on a mis en place une coprésidence mixte.
03:57Après, il y a au niveau de la présidence, mais aussi au niveau des dirigeants et des dirigeantes,
04:02ligues, clubs et régions.
04:04Là, il y a la loi qui impose, à partir de 2028, la parité dans les régions.
04:09Ça va être compliqué, même s'il y a eu des formations, etc.
04:15Le sport n'étant pas en dehors de la société, il y a le même problème dans les entreprises,
04:18le même problème dans d'autres univers.
04:21Il faut former les gens, il faut que les hommes laissent les places.
04:24Donc, il faut aussi former les hommes.
04:26Et là, ce n'est pas un sujet qui a été très clairement abordé,
04:29parce que c'est bien de former les femmes, mais il faut qu'elles osent, déjà,
04:33parce que c'est aussi une culture.
04:35Et il faut que les hommes laissent la place, à un moment où ils prennent conscience.
04:38Voilà, c'est un sujet qui est encore chaud et qui n'est pas gagné.
04:44Alors, la loi l'impose, mais est-ce que c'est encore efficace ?
04:48Ça ne l'est pas encore.
04:49Alors, un tiers des DTN, directeurs techniques nationales ou directrices techniques nationales,
04:53sont des femmes.
04:54Et alors, quand on arrive aux présidences de fédération olympique,
04:57là, c'est la cata, trois femmes seulement.
05:00C'était une seulement il n'y a pas longtemps, encore avec l'escrime.
05:03Ça a changé.
05:04Aujourd'hui, il y a trois femmes présidentes de fédération olympique.
05:07Dominique Merieux à la gym, Lise Le Grand à la lutte,
05:09et Sandra Berger, montagne, escalade.
05:11Là, c'est une cata.
05:14C'est le reflet de la société.
05:16Comme je le disais tout à l'heure, le sport n'est pas en dehors de la société.
05:19Il y a Sarah Oramoun qui a essayé de se faire élire à la boxe.
05:24Elle a reçu une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux qui fait qu'elle a reculé.
05:29Donc voilà, ce qu'on trouve dans la société, malheureusement, est dans le sport.
05:32Et ce n'est que le reflet.
05:34On peut espérer que le sport peut servir d'exemple.
05:37Ça peut, de temps en temps.
05:37Là, en l'occurrence, ce n'est pas encore le cas.
05:40Alors, on va parler des médias.
05:42Pardon, mais on va être obligé de dire objectivement que Sport en France, c'est la chaîne exemplaire.
05:48Mais c'est la raison d'être de Sport en France, qui est un partenariat avec le comité olympique dans
05:52cette direction-là.
05:54Et je vais vous proposer quelques chiffres qu'on va découvrir ensemble.
05:57Le sport féminin.
05:58Alors, Sport en France, c'est le premier média audiovisuel de France sur le sport féminin.
06:0265% des contenus diffusés, je sais que ça vous réjouit,
06:06sont des contenus qui concernent le sport féminin au cœur de la programmation de Sport en France.
06:11300 compétitions en 2025, 450 heures de compétition, 44 disciplines et 150 femmes.
06:20C'est important aussi dans les programmes de voir des femmes dans les plateaux venir expliquer le sport féminin et
06:25le faire vivre.
06:2662% des Français de 15 ans et plus consomment des contenus féminins,
06:31qu'il s'agisse de retransmission ou de contenus périphériques dans les médias.
06:35Alors là, on est dans le global.
06:37Et 82% des Français de plus de 15 ans affirment que le sport féminin est aussi intéressant à regarder
06:42que le sport masculin.
06:43Il y a un peu le vœu pieux là-dedans.
06:45On connaît les gens qui lisent beaucoup de livres et qui ne lisent pas tant que ça.
06:48Voilà, 65% diffusion de sport féminin, on l'a dit.
06:52Sport en France, premier acteur de la médiatisation du sport féminin en France.
06:56Alors, j'allais dire qu'on a du mérite, mais pas tant que ça, puisque c'est notre mission.
07:00Dans la mission, dans le cahier des charges de Sport en France,
07:02notamment dans ses accords avec le comité olympique, c'est de promouvoir le sport féminin.
07:07Parlons maintenant des grands diffuseurs autres que Sport en France.
07:11On s'aperçoit qu'il y a un effort de fait.
07:13Des grandes chaînes, TF1 notamment, on peut le préciser, fait des efforts.
07:16Clairement, ils l'ont fait dernièrement sur le basket pour la finale et la demi-finale le week-end dernier.
07:21Handball, basket, rugby, foot féminin.
07:23Donc, le haut niveau intéresse, clairement.
07:26Parce que, un, les Françaises performent.
07:30Ça joue super bien.
07:32On met des moyens de retransmission quasiment équivalents aux hommes.
07:36On le voit sur le Tour de France Femmes cycliste.
07:40Comme par hasard, quand on met les mêmes moyens, ça...
07:42Alors, on parle de France Télévisions, là, sur le Tour de France.
07:45France Télévisions qui a donné la part belle au Tour de France féminin, au Tour féminin.
07:49Tout à fait.
07:49Et puis, sur le tournoi aussi, Destination.
07:52Oui, exactement.
07:52Qui joue le jeu.
07:53Donc, quand on met les moyens sur le haut niveau, il n'y a pas...
07:56Il n'y a vraiment...
07:57Ça fait de l'audience.
07:58Après, ça rentre dans le circuit économique classique.
08:01Les annonceurs arrivent, les télés, etc.
08:03Ce qui a poussé TF1 à faire le foot, à faire le basket, le handball dernièrement.
08:07Et c'est très bien.
08:08Le sujet, c'est sur le championnat domestique.
08:11Là, c'est beaucoup plus difficile.
08:13Donc, il y a un travail à faire.
08:15Il y a un travail à la fois des médias, mais pas que des médias, des clubs aussi.
08:19Bien sûr.
08:19Il faut faire venir du monde dans les stades.
08:21La qualité sportive, elle est là.
08:22Il n'y a pas de souci.
08:23La France, c'est un pays qui s'est très bien formé.
08:25Dans tous les sports olympiques, on performe.
08:27Mais maintenant, c'est effectivement...
08:29Il faut un travail collectif.
08:30Avec des infrastructures aussi à la hauteur.
08:32C'est sûr qu'une télévision où il y a 200 personnes dans un terrain, dans un stade de 20
08:39000, c'est compliqué à donner de l'ambiance.
08:42Donc, il y a un travail commun à faire.
08:46Mais effectivement, il y a une prise de conscience globale qui est bien.
08:50Parlons des actions et de l'accompagnement que vous faites pour favoriser tout ça.
08:54Parce que là, on fait un constat, mais parlons aussi de l'objectif.
08:57Vous avez deux choses très, très importantes, je trouve.
08:59D'abord, la fondation qui mène des actions d'accompagnement avec ce fameux challenge à l'ISMIA qui permet de
09:05financer des projets associatifs.
09:06Vous avez des moyens pour ça ?
09:08On trouve des partenaires.
09:10Le challenge, c'est qu'on fait courir les gens pendant un mois avec un challenge virtuel.
09:15Et nos partenaires nous donnent de l'argent tous les 10 000 kilomètres passés.
09:21Et donc, avec cet argent, on finance des projets, effectivement.
09:24Vous avez un exemple ?
09:26Des exemples, il y en a tous les ans.
09:27Ça fait la 11e année, donc on fait.
09:31On a aussi un festival de documentaires de sport féminin.
09:34Très bien.
09:34Il nous permet d'effectivement, qui va être au mois de janvier, autour du 24 janvier, qui est la journée
09:39mondiale du sport féminin.
09:41On a cette année...
09:42Les sportives en lumière ?
09:43Les sportives en lumière, exactement.
09:44Ça se passe à Lille ?
09:45Ça va se passer à Lille du 21, 22, 23 janvier.
09:49On est en train de faire la sélection.
09:49Faites-moi le concept, d'ailleurs.
09:50Le concept, c'est...
09:52Tout le monde disait qu'on ne mettait pas au départ de sport féminin à télé, ce qu'il n
09:56'y avait pas suffisamment de contenu.
09:58Nous, nos contenus, on va vous en trouver.
09:59Voilà, des documentaires qui racontent des histoires.
10:02La première édition, en 2021, effectivement, on avait un peu de mal à avoir des documentaires de qualité.
10:08On voit des images, d'ailleurs.
10:09Voilà, on voit des images de remise de prix.
10:14Et maintenant, on fait une sélection.
10:16C'est-à-dire qu'on n'a que 17 ou 18 potentiels documentaires à diffuser.
10:20On a reçu plus de 40 demandes cette année.
10:23Donc, l'équipe est en train de faire une sélection avec une qualité qui progresse d'année en année.
10:28Il n'y a pas beaucoup d'hommes dans les tribunes, hein ?
10:30Oui, ben ça, tant mieux.
10:31C'est ouvert à tous.
10:34C'est gratuit, en plus.
10:35C'est à l'UGC signé de Lyon, de l'Île-Centre.
10:39Et c'est gratuit.
10:40Donc, venez.
10:41Alors, avec Magali Teznas, qui partage la présidence avec vous, vous avez un joli slogan.
10:46L'égalité est un sport collectif.
10:48Quelles sont vos ambitions ?
10:50Quels sont vos projets pour les mois, les années à venir ?
10:53Alors, on a des grandes ambitions.
10:55Voilà.
10:56L'idée, on travaille sur trois univers.
10:59Donc, le premier, c'est la médiatisation.
11:01Et là, on a fait une étude avec Keneo sur le business model, l'écosystème du sport pro féminin
11:07pour essayer d'apporter notre pierre à l'édifice et à la discussion.
11:10Puisqu'on s'aperçoit tous les ans, dans toutes les fédérations, en cours d'année, il y a des clubs
11:15qui déposent le bilan.
11:16Donc, il y a un modèle économique qui est à créer.
11:19Donc, on participe à ça.
11:21Pareil, sur la professionnalisation des métiers du sport pour les femmes, donc les dirigeantes,
11:28on accompagne des fédérations.
11:30Et sur le sport sans violence, on a des formations sur les VSS, des formations sur le genre et le
11:38sport.
11:38On accompagne des fédérations dans les comités, mixités et engagements
11:41pour pouvoir apporter notre pierre à l'édifice et pouvoir leur donner tout ce qu'on a appris depuis 11
11:47ans maintenant.
11:47– Alors, sans dénoncer personne, est-ce que vous recevez un bon accueil des fédérations ?
11:51Est-ce que vous n'êtes pas parfois le poil à gratter avec ces dirigeants ?
11:55C'est très masculin, le sport en France.
11:57Est-ce que vous dérangez ? Est-ce que vous sentez un accueil ?
12:00Comment ça se passe ?
12:02– On ne dérange pas.
12:04On est membre depuis un an, maintenant un an et demi du CNOSF.
12:07C'est qu'on a été admis par…
12:09On a été élus…
12:10Enfin, notre candidature est étudiée à 96%.
12:12Donc, il y a quand même 4% qu'on était contre.
12:14Donc, c'est le delta.
12:18Sur le principe, on est bien accueilli.
12:20Après, quand on rentre un peu dans le détail et qu'on fait des propositions,
12:23c'est un peu…
12:24On est là pour bousculer, c'est normal.
12:25– Bien sûr.
12:26– Voilà, donc, ça prend du temps, mais ça avance.
12:29Honnêtement, ça avance.
12:29– Est-ce que vous sentez…
12:31Comment vous mobilisez la population ?
12:33Est-ce que vous avez des actions ?
12:34On a vu les actions avec, notamment, ce concours de court-métrage ou de reportage.
12:40Est-ce que vous avez des actions qui vont mobiliser le grand public ?
12:43Parce qu'aujourd'hui, il y a quand même une appétence pour la présence des femmes
12:46dans la société qui rattrape un retard considérable.
12:50Est-ce que vous sentez cette appétence pour la fondation Alice Miller ?
12:55– On est obligé, maintenant, de passer par le grand public.
12:57C'est la prochaine étape.
12:59C'est de faire des communications au grand public
13:02pour faire connaître un petit peu qui était Alice Miller,
13:04mais surtout le combat qu'il y a derrière,
13:06et que le combat est toujours d'actualité,
13:08parce qu'il manque d'argent.
13:10Et même nous, on est fragiles économiquement,
13:14il faut être transparent.
13:15Et donc, on est obligé, maintenant, de passer par le côté grand public
13:19et faire connaître le nom d'Alice Miller pour que la cause soit connue.
13:23Et c'est le prochain challenge, clairement.
13:25– Alors, ce qu'il vous faut également, semble-t-il,
13:27pour toutes les actions de ce type,
13:29ce sont des têtes de gondole, j'allais dire, des ambassadrices.
13:32Est-ce qu'on se bouscule au Portillon
13:33pour venir aider la fondation Alice Miller
13:36lorsqu'on est une sportive de haut niveau en France ?
13:37– Non, on ne se bouscule pas au Portillon.
13:39Par contre, on a créé un collectif Alice Miller.
13:42Alison Pinault est la responsable de notre collectif.
13:45– Grande championne.
13:45– Grande championne et jeune femme incroyable
13:48avec un parmalarès et une reconversion.
13:51Donc, elle est vraiment exemplaire,
13:53à la fois à l'issue de son livre,
13:56ce qu'elle a raconté, de sa reconversion,
13:58de ses études et son palmarès.
14:00Donc, elle nous sert de tête de gondole, on va dire.
14:03– Mais ça ne se bouscule pas au Portillon, vous n'avez pas ?
14:04– Non, pas tant que ça, mais ce n'est pas grave.
14:07Ce n'est pas très grave.
14:08On a Karine Havas, l'ancienne capitaine de l'équipe de France de volet,
14:12qui est en directrice générale
14:13d'une grosse entreprise, Bureau Veritas, voilà pour le situer,
14:18qui est intégrée le conseil d'administration.
14:21Donc, on commence à avoir des personnalités très reconnues
14:26dans l'univers du sport qui vont nous aider à créer un élan plus large.
14:30Non, ça ne se bouscule pas non plus.
14:32– Et les entreprises, est-ce qu'aujourd'hui,
14:34vous sentez qu'on a quand même, je vais dire,
14:38c'est un sujet tendance, et heureusement.
14:39Est-ce que les entreprises, je trouve que c'est un bon vecteur
14:42pour communiquer que d'aider la Fondation Alessia
14:44et le développement du sport féminin, des dirigeantes, etc. ?
14:47– Il y a un paradoxe.
14:49C'est-à-dire que oui, quand on parle avec elles,
14:52c'est super ce qu'on fait.
14:53Donc, on a beaucoup de likes, on a beaucoup moins d'argent.
14:56Donc, effectivement…
14:57– Les likes, ça ne sert pas à manger.
14:58– Non, ça ne sert pas à manger.
14:59On a une équipe de 11 personnes,
15:01ça a des salaires tous les mois,
15:02et ce n'est pas gagné.
15:06On se sert les coups de tous les mois.
15:09Donc, il y a un gros paradoxe entre la reconnaissance,
15:12on est membre du CNESAF,
15:14on a des partenaires, vous nous invitez, etc.
15:17Et la réalité économique,
15:1960% de nos budgets ne viennent pas de la France.
15:22Voilà, ils viennent d'appel à projets européens
15:25dans le cadre du programme Erasmus,
15:26qu'on gagne régulièrement,
15:29et donc, ils font que s'il n'y avait que la France,
15:31on n'existerait pas, pour être tout à fait transparent.
15:33– Quelles sont les grandes entreprises qui vous aident ?
15:35– Nos partenaires sur 2026,
15:39c'est la Banque Palatine, le groupe BPCE,
15:42InterSport,
15:43il y a eu Basic Fit un petit peu pendant le Tour de France,
15:46ASO nous aide parce qu'ils nous mettent à disposition
15:49la visibilité du stand pendant le Tour de France Femmes.
15:52On a fait un peu de Nutrimuscle,
15:55voilà, ce n'est pas beaucoup, non, non, il n'y a pas…
15:57– Je suis content de les citer parce qu'il faut donner des idées,
16:01c'est quand même un sujet, pardon,
16:03pour être un peu pragmatique,
16:04les entreprises ne sont pas là que pour faire des cadeaux,
16:06mais c'est un sujet très tendance, très porteur.
16:08– C'est un vrai sujet, on est actuellement en discussion
16:10avec beaucoup de partenaires,
16:12parce que c'est la fin d'année,
16:14les budgets de 2027 se votent maintenant,
16:16donc on est en pleine discussion.
16:17– J'espère que c'est bien.
16:18– Il y en a qui arrêtes, il y en a qui vont arriver,
16:20il n'y a pas de stabilité réelle
16:22qui nous permet d'être un peu sereins,
16:24donc c'est un vrai sujet, oui.
16:25– J'espère que cette mise en lumière du jour
16:26vous aidera à trouver des fonds
16:30et à continuer votre mission.
16:32Éric Florent était notre invité,
16:33président fondateur de la Fondation Alice Mia,
16:37donc co-président, je l'ai précisé,
16:39donc avec Magali Teznas.
16:40Bon vent pour la Fondation Alice Mia.
16:43– Merci Patrick.
16:43– Merci à vous d'être fidèle à Sport en France
16:45et à Président.
16:46À très vite.
16:47– Sous-titrage ST' 501
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