00:00Et il faut savoir qu'à l'échelle d'Intermarché, c'est 12 salariés à temps plein qui travaillent au
00:05service de cybersécurité.
00:06Et pourtant, il a suffi d'une brèche informatique pour que tout saute.
00:09Parce que ce n'est pas la première attaque.
00:10Non, mais c'est pire que ça. Il faut que les téléspectateurs l'entendent.
00:14C'est trois à quatre attaques par jour dont on est victime.
00:17Monsieur Cotia, on ne comprend pas. D'habitude, ce sont les données les plus sensibles qui sont piratées dans notre
00:22pays.
00:23Là, pirater les anciennes françaises les plus emblématiques, quel est l'objectif à la fin ?
00:27Vous pouvez avoir, l'enquête le dira, deux objectifs.
00:30Un objectif économique, des gens qui derrière demandent une rançon et donc récupèrent de l'argent.
00:36Et puis, plus inquiétant, quand on voit le contexte géopolitique, c'est un moyen de déstabilisation politique.
00:42Vous imaginez la France qui ne serait plus approvisionnée par ses supermarchés Carrefour, Leclerc, Intermarché.
00:48Un peuple qui a faim, se met en révolution. Donc ce serait une catastrophe.
00:51Attendez, déjà qu'on parle de sujets très graves ce soir, mais on va le faire avec mesure.
00:55C'est-à-dire que ça veut dire qu'on peut demain déstabiliser la chaîne alimentaire d'un pays,
00:59donc un pays sans tirer ni un missile et ne pas avoir besoin de drones ?
01:03Vous savez, celui qui un jour, on ne le souhaite pas, c'est le pire des cauchepars,
01:07arriverait à hacker nos systèmes d'approvisionnement et bloquerait toutes nos bases logistiques.
01:13On serait sans produit et là, c'est le début.
01:15Et bataille juridique avec ce fournisseur qui lui dit, non mais attendez, moi je l'aurais fourni,
01:20mais ils n'ont pas fait leur mise à jour sécurité.
01:22C'est pour ça que l'enquête va avoir lieu et ça va être ping-pong dans les semaines qui
01:26viennent.