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  • il y a 2 jours
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit :
- Alexandre Ouizille, Sénateur de l'Oise (PS) et soutien de Raphaël Glucksmann pour la primaire du PS
- Arthur Delaporte, Député du Calvados (SOC) et soutien de Olivier Faure pour la primaire du PS.

Présentation par Francis Letellier

Avec :
Rémi Clément pour Challenges
Hervé Gattegno pour Radio Classique
Elsa Mondi-Gava pour LCP
Hugo au Perchoir pour Twitch

Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.

Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.

Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.

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Transcription
00:00:01Un nouveau venu dans la course à la présidentielle, Raphaël Glucksmann est lu hier à l'issue de la primaire
00:00:05organisée par le Parti Socialiste avec place publique.
00:00:08Le PS va donc devoir se ranger derrière un candidat qui n'est pas issu de ses rangs directement, mais
00:00:12soutenu par des députés et des sénateurs socialistes.
00:00:15Alors le PS va-t-il soutenir Raphaël Glucksmann sans arrière-pensée ? Les débats à venir, notamment sur le
00:00:20budget de l'Assemblée Nationale, vont être un test.
00:00:22Avec sur les mêmes bancs le président du groupe Boris Vallaud qui a soutenu Raphaël Glucksmann contre le patron du
00:00:27parti Olivier Faure et François Hollande en embuscade.
00:00:49Bonsoir et bienvenue sur LCP dans l'indice et politique.
00:00:51Bonsoir Hervé, Hervé Gattegnaud de Radio Classique.
00:00:54Bonsoir Elsa, Elsa Vandangava de LCP.
00:00:56Bonsoir Rémi, Rémi Clément de Challenge.
00:00:58Et bonsoir Hugo sur la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale.
00:01:02Hugo Couturier, Dixit, Hugo au perchoir.
00:01:04Et vous pouvez réagir immédiatement sur la chaîne Twitch donc LCP Assemblée Nationale.
00:01:08Notre première invitée, on aura deux invités ce soir puisque les débats ont été multiples au parti socialiste.
00:01:14Alexandre Ouizi, bonsoir.
00:01:15Bonsoir.
00:01:15Vous êtes sénateur PS de l'Oise, vous avez soutenu vous Raphaël Glucksmann.
00:01:19Absolument.
00:01:19L'un des premiers faits de campagne, j'allais dire, ça a été hier au moment, un peu après la
00:01:24proclamation des résultats,
00:01:26Raphaël Glucksmann qui a été enfariné dans la rue.
00:01:28Ça a été une image qui a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux, vous qui êtes chargé de la communication
00:01:32de Raphaël Glucksmann.
00:01:34Est-ce que vous ne craignez pas que ça se reproduise ce genre d'événement ?
00:01:37D'abord Raphaël Glucksmann a répondu ce matin sur France Inter de manière très claire.
00:01:40Il ne se laissera pas impressionné, il n'en a pas peur.
00:01:43Il n'empêche que ce qui se passe quand même est une forme d'empêchement démocratique.
00:01:48C'est de plus en plus régulier.
00:01:50On a de plus en plus de sujets avec souvent des gens qui sont rattachés d'une manière ou d
00:01:57'une autre à la France Insoumise.
00:01:58Là en l'occurrence vous avez des preuves ?
00:02:00Je vous dis le plus souvent, j'attends de voir, j'ai de premières informations, j'attends d'avoir la
00:02:06suite sur ce cas précis.
00:02:08Mais est-ce que c'est si grave que ça ?
00:02:10En fait, si vous voulez, la question c'est que quand on est en campagne, il faut qu'on puisse
00:02:14aller et venir, qu'on puisse faire des meetings sans qu'ils soient interrompus.
00:02:18Parce que la démocratie ce n'est pas qu'un principe, c'est des mœurs démocratiques.
00:02:21On parle de mœurs démocratiques.
00:02:22Donc quand il y a des mœurs démocratiques dans un pays, on peut faire campagne, on peut se déplacer sans
00:02:27qu'il y ait des candidats.
00:02:28Je suis surpris que vous me disiez, est-ce que c'est si grave que ça ?
00:02:31Je vous pose une question.
00:02:32Je vous dis pas, je vous pose une question.
00:02:33C'est intéressant parce que je pense qu'on s'est habitué à quelque chose quelque part.
00:02:37Pour se dire, est-ce que c'est si grave que ça ?
00:02:38Oui, c'est pas grave en soi de prendre de la farine sur soi, personne n'en meurt.
00:02:41Mais enfin, si toute votre campagne est émaillée de ce type d'incident, il faut quand même se poser des
00:02:46questions sur nos mœurs démocratiques.
00:02:47Alors ça c'est intéressant, parce que vous dites que vous n'avez pas peur, mais vous pensez quand même
00:02:50que ça peut revenir.
00:02:51C'est possible, on voit bien que les choses se multiplient.
00:02:55Mais pourquoi il y a une espèce d'animosité contre Raphaël Guxman ?
00:02:58Je ne pense pas que ce soit spécifique à Raphaël Guxman.
00:03:00On a vu qu'il a été secoué dans des manifestations, que ce soit dans une manifestation contre événements sexistes,
00:03:07un 1er mai à Saint-Etienne, il y a eu quand même pas mal de choses. Pourquoi lui ?
00:03:10Vous voyez bien qu'il y a à gauche quelque chose qui se passe entre nous, ce que nous appelons
00:03:14la gauche démocratique, et la France insoumise.
00:03:16Et il y a quelque chose qui se passe visiblement.
00:03:18Vous voyez assez rarement en fait des militants PS ou place publique aller interrompre des meetings de Jean-Luc Mélenchon.
00:03:23Par exemple, dans la manifestation contre les violences sexuelles et sexistes, qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi
00:03:30Raphaël Guxman ?
00:03:31Je vais au bout de ce que je suis en train de vous dire.
00:03:33On a un sujet avec ce point-là, c'est comment on peut, dans un pays, dans une élection présidentielle,
00:03:38faire campalme tranquillement.
00:03:39Maintenant, moi, ce que je retiens d'hier soir, ce n'est pas ça.
00:03:42On va y revenir.
00:03:44Vous commencez par l'enfarinage, c'est fort sympathique, mais il y a deux électeurs sur trois qui ont voté
00:03:51à cette primaire.
00:03:52Moi, je n'ai jamais vu ça dans une vie militante et élective.
00:03:55Deux électeurs sur trois qui se sont portés sur un candidat dans une élection à cinq candidats.
00:03:59On ne va pas refaire la soirée d'hier, on va avancer, mais juste une chose.
00:04:01On ne peut pas refaire la soirée d'hier, mais on peut quand même s'arrêter sur le résultat.
00:04:04On va y revenir, rassurez-vous, mais juste une chose.
00:04:07Est-ce qu'il y a une plainte qui va être déposée ?
00:04:10Pour l'instant, il n'y a pas de plaintes qui ont été déposées à ma connaissance.
00:04:13Le sujet, ce n'est pas ça.
00:04:15Si vous voulez savoir qui a fait ça, c'est bien de penser que le sujet, c'est de voir
00:04:18si les choses vont se répéter.
00:04:20Elsa ?
00:04:20Alors, dans les primaires, vous le savez, les perdants, ils ne soutiennent pas forcément le vainqueur.
00:04:24Est-ce que là, vous êtes assuré, vous avez la garantie que tout le Parti socialiste sera derrière Raphaël Glucksmann
00:04:30?
00:04:30Écoutez, on a eu quand même une photo de famille hier soir.
00:04:32On n'en était pas certain, pour dire les choses.
00:04:34On a vu que tous ceux qui s'étaient affrontés, parfois de manière rugueuse, dans ce débat de la primaire,
00:04:40il faut dire les choses, les débats, ils ont été rugueux, ils ont été difficiles.
00:04:44Mais que la logique de la primaire, c'est-à-dire la confrontation pendant les débats, le rassemblement après,
00:04:49a l'air de se passer.
00:04:51Et moi, je peux vous dire aujourd'hui, j'ai reçu beaucoup de coups de téléphone,
00:04:54d'amis, de camarades qui étaient engagés dans d'autres campagnes, dans d'autres élections,
00:04:59qui me disent comment on peut aider, où est-ce qu'on peut aider, dans quelles conditions on peut aider.
00:05:03Ça rentre bien. Donc ça rentre bien, pour reprendre votre exposition.
00:05:06Vous l'avez dit, deux électeurs sur trois ont voté pour Raphaël Glucksmann, mais un sur trois, non.
00:05:12Comment vous allez inclure tous ces électeurs et tous ces candidats qui ont perdu ?
00:05:16Vous allez les rencontrer, leur proposer des postes ?
00:05:18D'abord, la première chose, c'est qu'en effet, malgré tout, s'il y a eu une primaire,
00:05:22c'est qu'il y avait des choses à trancher.
00:05:24Donc la primaire, c'est un outil pour trancher des questions de ligne,
00:05:27des questions stratégiques, des questions politiques.
00:05:29Donc ce qui s'est passé, c'est quand même, aujourd'hui, si vous regardez le score de Raphaël Glucksmann,
00:05:34c'est que notamment sur la question stratégique à gauche, les choses sont tranchées.
00:05:37Donc ça, on ne va pas y revenir.
00:05:39On ne va pas retourner dans une discussion avec les autres candidats
00:05:41sur quelque chose qui a été tranché par deux électeurs sur trois.
00:05:44En revanche, si la logique est additive, c'est-à-dire d'additionner,
00:05:47mais de ne pas soustraire à ce que nous avons proposé,
00:05:50évidemment qu'on est pour.
00:05:50Quand j'entends, par exemple, Emmanuel Morel avoir des solutions intéressantes
00:05:54sur le financement de l'économie française,
00:05:55parce qu'on a toute une partie de notre financement aujourd'hui
00:05:58qui part aux Etats-Unis et qu'on a besoin d'épargne pour l'innovation dans ce pays,
00:06:03oui, je trouve ça intéressant.
00:06:04Ce ne sera pas une synthèse, quoi, pour reprendre un mot cher parfois au Parti socialiste.
00:06:08Non, ce sera une logique additive, si vous voulez,
00:06:10mais il y a quand même une ligne qui a été tranchée
00:06:11et qui a gagné largement, très largement.
00:06:14Ce n'est pas une synthèse.
00:06:14Qu'est-ce que vous attendez d'Olivier Faure,
00:06:17qui est toujours premier secrétaire du Parti socialiste ?
00:06:20On attend ce qu'on attend aussi des autres,
00:06:22c'est-à-dire la mise en mouvement, la mise en campagne de toute la maison socialiste.
00:06:27Donc, je pense que c'est en train de se faire.
00:06:29Je vous dis, l'éphoriste notamment, et vous en accueillez un,
00:06:32d'ailleurs vous pourrez lui poser la question juste après.
00:06:33On lui posera la question tout à l'heure.
00:06:34L'éphoriste, moi je les ai écoutés hier soir à la télévision,
00:06:37j'ai trouvé que les mots étaient les bons mots,
00:06:39les mots du rassemblement, les mots de la mise en campagne,
00:06:42et c'est la même chose que je ressens lorsqu'on discute.
00:06:44Donc voilà, on est sur le bon chemin.
00:06:46Maintenant, on a cette semaine qui, à mon avis,
00:06:48est quand même cette semaine qui doit faire le rassemblement.
00:06:50On est en train d'y travailler.
00:06:51C'est cette semaine.
00:06:52Vous dites, il faut que ce soit...
00:06:53C'est en cours, si vous voulez.
00:06:54Pour vous comprendre, ça veut dire,
00:06:56il faut que ce rassemblement soit fait cette semaine.
00:06:58Après, ça sera trop tard.
00:06:59Ce n'est pas après, il sera trop tard.
00:07:00C'est qu'on a une présidentielle derrière.
00:07:02Il faut accélérer.
00:07:03Donc, si on veut la gagner, ça veut dire que très rapidement,
00:07:05les socialistes doivent se mettre en ordre de bataille.
00:07:07J'ai compris, vous donnez une semaine, quoi, en gros.
00:07:12dans cette semaine.
00:07:12Et il restera à la tête du Parti socialiste.
00:07:14Olivier Faure, il peut le faire.
00:07:15C'est sa décision, sa responsabilité.
00:07:19Évidemment qu'il a été élu par des militants.
00:07:22Ça n'invalide pas son élection.
00:07:25Ça l'affaiblit un peu.
00:07:26Écoutez, quand vous faites 14% à une élection
00:07:28dont le corps électoral est avec beaucoup de socialistes,
00:07:31évidemment, ce n'est pas renforçant, si vous voulez.
00:07:34Je n'ai pas non plus raconté des salades.
00:07:36Vous qui êtes sénateur PS, Olivier Faure, c'est toujours votre patron.
00:07:39C'est toujours le patron des socialistes,
00:07:40et donc c'est toujours mon patron.
00:07:40– Oui, monsieur le sénateur,
00:07:43il y a eu pas mal de réactions sur les réseaux sociaux.
00:07:45Hier, j'étais en live sur Twitch,
00:07:46il y avait plusieurs milliers de personnes qui nous regardaient.
00:07:48Et il y a un certain nombre de membres du PS
00:07:50qui ont dit qu'ils allaient réfléchir à leur avenir
00:07:52au sein du parti, notamment l'aile gauche.
00:07:55Je pense à, par exemple, Flavien Cartier,
00:07:57qui est membre du Conseil national
00:07:58et qui est adjoint au maire de Pleu-Martin,
00:08:00qui dit que depuis 20 minutes,
00:08:01le Parti socialiste est définitivement mort.
00:08:03Il y a Arsène Déhé, qui est secrétaire de section PS,
00:08:07qui dit que cette primaire ferme définitivement la page d'épinée.
00:08:11Le choix de Raphaël Luxman sanctuarise le PS
00:08:13dans le néolibéralisme.
00:08:14Est-ce que vous craignez une fuite de l'aile gauche
00:08:17du Parti socialiste, du Parti,
00:08:18vers un candidat plus à gauche ?
00:08:21– Bon, d'abord, c'est des personnes que je connais,
00:08:23c'est des camarades, des militants que je connais.
00:08:25Je sais, par exemple, peut-être que je me trompe,
00:08:26donc je ne veux pas dire de bêtises,
00:08:27mais je crois que Flavien était sur la liste
00:08:29avec Raphaël en 2019 aux Européennes.
00:08:31Donc, je pense qu'il y a une part qui tient
00:08:33à la déception d'une soirée électorale
00:08:35où, c'est vrai, un certain nombre de camarades
00:08:38pensaient qu'on allait vers un deuxième tour
00:08:40entre Olivier Faure et Raphaël Luxman.
00:08:43Donc, j'attends de voir que les particules retombent un peu,
00:08:46si vous le permettez.
00:08:46Que y ait des réactions de militants,
00:08:48de déceptions sur le coup, ça peut exister.
00:08:51On s'est tous très engagés,
00:08:52Flavien est quelqu'un de très engagé,
00:08:53dans la campagne.
00:08:55Laissons quelques jours, si vous le voulez bien,
00:08:56pour aussi que les choses retombent.
00:08:58Une semaine.
00:08:59Mais honnêtement,
00:09:00est-ce que je m'attends à une scission au Parti Socialiste ?
00:09:03La réponse est non.
00:09:03Franchement, je réponds franchement, pas du tout.
00:09:05Qu'il y ait des gens...
00:09:07C'est ce qu'on vous demandait de répondre franchement.
00:09:08Ça existe parfois, que des gens s'en aillent.
00:09:10Mais ça ne va pas faire exposer le PS ?
00:09:13Vraiment pas, voilà, vraiment pas.
00:09:14Hervé, parlons du projet du candidat,
00:09:16puisque la campagne démarre pour vous.
00:09:18Vous parliez de logique additive.
00:09:21Comment vous allez faire concrètement ?
00:09:22Est-ce que Raphaël Glucksmann va arriver
00:09:24avec son projet, celui de place publique,
00:09:27et accepter quelques amendements du Parti Socialiste ?
00:09:30Est-ce que vous allez vous réunir,
00:09:31phosphorer tous ensemble, rebâtir un projet ?
00:09:34Comment ça va se passer ?
00:09:35Bon, déjà, en effet, vous avez raison.
00:09:36En point de départ, il y a deux projets.
00:09:37Ou même trois, parce qu'il y a celui de la GRS.
00:09:40Donc, vous avez les projets qui sont forgés
00:09:42par les partis politiques.
00:09:43Le projet du Parti Socialiste, celui que je connais bien,
00:09:45c'est le projet pour le XXIe siècle.
00:09:47Donc, ce n'est pas un projet présidentiel.
00:09:49Ce qui est attendu du candidat, de ses équipes,
00:09:52de son comité politique,
00:09:53c'est de construire maintenant un projet présidentiel,
00:09:55en allant puiser, évidemment,
00:09:57dans les partis et les traditions politiques
00:09:58qui le nourrissent.
00:09:59Donc, Raphaël Glucksmann, il ne vient pas
00:10:00avec un projet tout près ?
00:10:02Exactement.
00:10:02En revanche, il y a des idées qu'on a mises
00:10:03en circulation dans cette campagne.
00:10:04J'en prends une que vous connaissez,
00:10:06c'est notre mesure pouvoir d'achat,
00:10:08héritage, augmentation de la taxation
00:10:09des super héritages au-delà de 2 millions d'euros
00:10:12pour financer une augmentation de salaire
00:10:14entre un SMIC et 4 000 euros.
00:10:16Donc, c'est-à-dire que les classes populaires
00:10:18et les classes moyennes verront
00:10:19leurs fiches de paye augmenter.
00:10:20Ça a suscité du débat, d'ailleurs, pendant la primaire.
00:10:22Certains nombres d'autres candidats étaient opposés
00:10:23à cette mesure de baisse de la CSG
00:10:25pour rendre du salaire net immédiatement.
00:10:27Quand même, 1 300 euros pour un salarié
00:10:29à 2 100 euros par mois, 1 300 euros par an.
00:10:31C'est quand même assez important.
00:10:33Voilà, ça, évidemment...
00:10:34Ça, par exemple, vous estimez que le vote d'hier
00:10:36a tranché cette question ?
00:10:37Absolument.
00:10:37Absolument.
00:10:38Ça, c'est notre grande mesure de pouvoir d'achat.
00:10:39Elle a d'ailleurs été au cœur du débat de la primaire.
00:10:41Donc, il y a des choses qui sont validées.
00:10:42Maintenant, évidemment, qu'on va construire...
00:10:45C'est intéressant ce que vous dites.
00:10:45Vous dites que l'histoire de la CSG s'est validée,
00:10:47on n'y revient plus.
00:10:48Ah, bien sûr.
00:10:48Hervé, quel calendrier pour construire tout ça,
00:10:51comme vous dites ?
00:10:52Quand connaîtrons-nous le projet du candidat Glucksmann
00:10:55à la présidence ?
00:10:56Mais soyez patients, on est dans une...
00:10:57Nous sommes patients, mais donnez-nous des informations.
00:11:00Je vais vous en donner.
00:11:01Donc, notre idée, ce que nous faisons
00:11:02depuis le début de la campagne,
00:11:03vous aurez évidemment un programme complet
00:11:06en bonne et due forme.
00:11:07Mais quand ?
00:11:07Mais ce que nous faisons,
00:11:08ce que nous faisons,
00:11:09et ce que vous aurez progressivement,
00:11:10c'est que nous mettons des briques programmatiques,
00:11:12des débats au sein de la société.
00:11:14Nous, on veut que lorsqu'on sort une mesure,
00:11:16les Français puissent s'en saisir
00:11:17et en discuter à table.
00:11:18Est-ce que je suis pour ou contre
00:11:20qu'on prenne aux super-héritiers
00:11:21pour augmenter le salaire ?
00:11:22C'est un débat qu'on peut...
00:11:23Donc, vous allez les donner au fur et à mesure
00:11:23dans la campagne ?
00:11:24Exactement.
00:11:25Il va y avoir ensuite un moment de présentation.
00:11:27Je vais au bout de votre question.
00:11:28Il y aura un moment de présentation.
00:11:29Mais d'abord, permettez-nous de présenter aussi
00:11:31une idée pour lui donner de la force
00:11:33dans le débat public
00:11:33et pas tout de suite le catalogue.
00:11:39que vous êtes...
00:11:40Les socialistes sont favorables
00:11:42au maintien en l'État,
00:11:43donc retraite à 62 ans.
00:11:45Raphaël Glucksmann a critiqué la proposition,
00:11:47par exemple, d'Edouard Philippe
00:11:49de reporter l'âge de départ à 64 ans.
00:11:51Mais il ne s'est pas, je crois,
00:11:54réellement, fermement prononcé
00:11:56sur les 62 ans.
00:11:57Est-ce que vous allez nous dire,
00:11:58par exemple, ce soir,
00:11:59que Raphaël Glucksmann souhaite le maintien
00:12:01de la réforme à 62 ans
00:12:03et donc l'abrogation de la réforme
00:12:05qui est actuellement suspendue ?
00:12:06Je peux vous dire trois choses.
00:12:07Un, il est favorable à l'abrogation
00:12:10de la réforme Borne.
00:12:11Ça oui.
00:12:12Premier point.
00:12:13Deuxième point, pardon,
00:12:15il est favorable au fait que 62 ans,
00:12:17qui est l'âge de liquidation possible
00:12:19à partir duquel les droits sont liquidés,
00:12:21soit cet âge-là.
00:12:22Troisième point,
00:12:23il souhaite que nous repartions
00:12:25de là où s'était arrêté le conclave
00:12:27et notamment les propositions de la CFDT
00:12:29qui font que, selon ce qu'est votre vie,
00:12:32par exemple, moi, je ne passe pas ma vie
00:12:33au bout d'un marteau-piqueur au Sénat,
00:12:35il y a des gens qui passent leur vie
00:12:36au bout d'un marteau-piqueur
00:12:37en fonction de ce qu'a été votre vie professionnelle,
00:12:39la pénibilité soit restaurée
00:12:41pour qu'ensuite les choses soient modulées
00:12:43sur ce que vous touchez
00:12:44au moment de la liquidation des droits.
00:12:45Mais pas pour partir avant 62 ans.
00:12:47Que les choses soient claires.
00:12:48Pas la retraite à 60 ans.
00:12:49Déjà, chez les socialistes,
00:12:50c'est 62 ans.
00:12:51Donc, on est sur la ligne, en effet,
00:12:53Le NFP, c'était 60 ans.
00:12:56Soyons précis, le NFP se donnait comme objectif
00:12:58les 60 ans, mais c'était l'abrogation de la réforme euro
00:13:01et le retour à 62 ans.
00:13:02Donc, sur le retour à 62 ans
00:13:04comme âge de liquidation des droits, oui.
00:13:06Ensuite, on va, si vous voulez,
00:13:07quand un ouvrier vit deux fois moins longtemps
00:13:10à la retraite en bonne santé qu'un cadre,
00:13:11il faut se poser des questions
00:13:13sur la question de la pénibilité.
00:13:14Et c'est ce que nous allons faire.
00:13:15La justice pour redresser le pays
00:13:17et notamment ses finances.
00:13:18Raphaël Glucksmann est un social-démocrate revendiqué.
00:13:21C'est aussi un fervent européen.
00:13:22Il ne vous a pas échappé
00:13:23que dans tous les autres pays européens,
00:13:26on part plus tard à la retraite qu'en France.
00:13:28Est-ce que Raphaël Glucksmann pense proposer
00:13:30un modèle de social-démocratie original
00:13:33qui ne serait propre qu'à la France
00:13:35s'agissant des retraites ?
00:13:36Mais vous savez très bien que,
00:13:38aujourd'hui en France,
00:13:40tout le monde ne part pas à 62 ans.
00:13:42Puisqu'en fait, personne,
00:13:43enfin, beaucoup de gens ne sont pas.
00:13:44C'est pour les autres pays aussi.
00:13:45Beaucoup de gens ne sont pas à tour plein.
00:13:46Néanmoins, dans beaucoup d'autres pays,
00:13:47y compris dirigés par des sociodémocrates,
00:13:49on part beaucoup plus tard qu'en France.
00:13:51Donc, avec la modulation
00:13:53en fonction de l'âge de départ à la retraite,
00:13:55avec la modulation, pardon,
00:13:56en fonction de la durée de vie à la retraite
00:13:58et de l'espérance de vie à la retraite,
00:14:00on peut faire des choses
00:14:01pour redresser les comptes dans la justice.
00:14:03C'est ce que nous allons faire.
00:14:05Votre sujet à trancher, le nucléaire.
00:14:07Est-ce que Raphaël Glucksmann est un candidat favorable,
00:14:10oui ou non,
00:14:10au développement de l'énergie nucléaire ?
00:14:12Alors, vous aurez bientôt la réponse
00:14:13puisque vous avez...
00:14:15Voilà, il faut ménager le temps.
00:14:18Et puis surtout, je respecte Yannick Jadot.
00:14:20Je respecte Yannick Jadot
00:14:21à qui a été confié les 100 jours écologiques
00:14:24du début du quinquennat.
00:14:26C'est Jadot, ce sera plutôt non
00:14:27puisqu'il est opposant.
00:14:29Yannick a été très clair.
00:14:30Il y a eu une synthèse,
00:14:31il y a eu une discussion.
00:14:32Regardez le programme de...
00:14:33Ah, on revient à la synthèse.
00:14:34Regardez le programme de Place Publique.
00:14:35Dans le programme de Place Publique,
00:14:37il y a en effet un soutien à l'énergie nucléaire.
00:14:39Donc maintenant, on va présenter les choses,
00:14:41mais c'est un moment.
00:14:43Je vous disais qu'on fera les choses par moment.
00:14:44Donc il y aura un moment
00:14:45qui seront consacrés
00:14:46aux 100 premiers jours écolos du quinquennat.
00:14:49Il y aura une présentation avec Raphaël Luxemmé.
00:14:51Comme le dit Rémi,
00:14:52c'est un sujet qui n'est pas tranché.
00:14:54Donc soit ça va d'un côté,
00:14:55soit ça va de l'autre.
00:14:56Soit c'est pour le nucléaire,
00:14:57soit c'est contre le nucléaire.
00:14:57La vie est un peu plus compliquée que ça.
00:14:59Voilà, c'est un mix énergétique.
00:15:01Ah, les écolos, c'est contre.
00:15:02Comme ça, c'est réglé.
00:15:02C'est un mix énergétique.
00:15:03Non, Yannick Jadot,
00:15:04il n'y a pas de mix.
00:15:05Il dit ses comptes.
00:15:06C'est aujourd'hui un mix énergétique
00:15:08avec une part de nucléaire assez substantielle.
00:15:09Vous aurez demain la réponse
00:15:11sur ce que nous faisons
00:15:11avec Yannick Jadot et Raphaël Luxemmé.
00:15:13Quand je dis demain,
00:15:14c'est dans les prochains temps.
00:15:14Oui, on a compris.
00:15:15Et vous partez sur le maintien
00:15:16des EPR de Macron
00:15:17ou vous arrêtez leur financement ?
00:15:18Je crois que je vous ai répondu.
00:15:19D'accord.
00:15:22Vous ne craignez pas
00:15:22de vous aliéner les écologistes,
00:15:25quelle que soit la décision ?
00:15:25Il faut à un moment,
00:15:27si eux sont 100% contre le nucléaire,
00:15:31rien ne les satisfaire.
00:15:32Mais on va faire le mix écologique
00:15:34et le mix énergétique
00:15:35qu'on pense le meilleur.
00:15:36On va prendre une décision
00:15:38en pensant ce qu'on pense
00:15:39le mieux pour le pays.
00:15:40Donc ça, c'est ce qu'on va vous présenter
00:15:42dans les prochaines semaines.
00:15:43Alors Rémi,
00:15:43on va rester avec vous
00:15:44pour parler de la campagne de 2027.
00:15:47Oui, Jean-Luc Pélenchon
00:15:48a pris de l'avance hier
00:15:50avec son meeting
00:15:50avec plus de 10 000 personnes
00:15:52dans le Puy-de-Dôme.
00:15:53Est-ce que vous pensez
00:15:53qu'il n'est pas déjà trop tard
00:15:55pour rattraper le retard
00:15:56que vous avez sur lui
00:15:57dans les sondages ?
00:15:58Pas que dans les sondages.
00:16:00Pas que dans les sondages.
00:16:01Sur la campagne.
00:16:02Sur la campagne ?
00:16:03Ah d'accord.
00:16:03Sur la campagne ?
00:16:04Je ne savais pas que Jean-Luc Pélenchon
00:16:05avait un...
00:16:06Sur la campagne.
00:16:07Sur la campagne.
00:16:08Non mais sur la campagne.
00:16:08Parce que les sondages,
00:16:09on en fait dire ce qu'on veut.
00:16:09Mais sur la campagne.
00:16:10Pour dire les choses.
00:16:11Est-ce que vous n'êtes pas en retard ?
00:16:12Non mais l'avance que Jean-Luc Pélenchon
00:16:13c'est qu'il a quatre présidentielles
00:16:15dans les pattes quelque part.
00:16:16C'est son avance
00:16:17et c'est aussi son boulet.
00:16:19Ça fait quatre fois qu'il y échoue.
00:16:20Nous, on a un candidat neuf
00:16:21avec de la fraîcheur
00:16:23qui a une ligne claire
00:16:24et qui va défendre devant les Français.
00:16:25Qui visiblement suscite
00:16:27de l'intérêt,
00:16:27de la curiosité
00:16:28et de l'adhésion.
00:16:29Qui a noué visiblement
00:16:30un lien particulier
00:16:31avec notre électorat.
00:16:32Donc, ce qui peut être vu
00:16:34comme un handicap
00:16:34peut être aussi vu
00:16:35comme un élément différenciant
00:16:37de Raphaël Guzman.
00:16:38Sa fraîcheur,
00:16:39le fait qu'il ait finalement
00:16:40une des seules attractions
00:16:41entre deux anciens
00:16:42premiers ministres de Macron,
00:16:44deux candidats,
00:16:45Marine Le Pen
00:16:45et Jean-Luc Mélenchon
00:16:46qui ont été quatre fois candidats
00:16:47à l'élection présidentielle.
00:16:47Il est quasiment
00:16:48la seule attraction
00:16:49de cette campagne
00:16:50si je puis m'exprimer
00:16:50en vos termes.
00:16:51Donc, vous voyez...
00:16:54C'est possible,
00:16:54on ne sait jamais.
00:16:55On ne sait jamais.
00:16:56Non mais sérieusement,
00:16:57quand vous voyez
00:16:5910 000 personnes
00:16:59à Clermont-Ferrand,
00:17:00est-ce que quelque part
00:17:01ça ne vous épate pas ?
00:17:03M'épatez ?
00:17:03Non, ça ne m'épate pas.
00:17:04En revanche, en effet...
00:17:05Vous êtes capable
00:17:05de faire pareil ?
00:17:06Là où vous avez raison,
00:17:09c'est que Jean-Luc Mélenchon
00:17:10a une machine électorale
00:17:11à sa main
00:17:12construite de longue date
00:17:13dans quatre présidentielles
00:17:14successives
00:17:15et que c'est un défi pour nous.
00:17:17C'est un défi,
00:17:17je ne vais pas dire le contraire.
00:17:18Mais c'est le défi
00:17:19que nous nous sommes donnés.
00:17:20Donc, nous allons le relever.
00:17:21La ligne réaffirmée
00:17:23par Raphaël Glucksmann
00:17:24hier d'aucune alliance
00:17:24avec la France insoumise,
00:17:26elle tient toujours
00:17:26si Marine Le Pen
00:17:27est élue à l'Élysée ?
00:17:28Mais, attendez.
00:17:29On est sur la présidentielle.
00:17:30On a une conviction.
00:17:32Contrairement à ce que dit
00:17:33Jean-Luc Mélenchon,
00:17:34qui évoque la magie
00:17:35du deuxième tour
00:17:36quand on lui dit
00:17:36mais vous êtes à 30-70.
00:17:37Il y a la magie du deuxième tour.
00:17:39Il n'y a pas de magie
00:17:39au deuxième tour
00:17:40pour Jean-Luc Mélenchon.
00:17:40Il y a un mur du deuxième tour.
00:17:42Donc, nous,
00:17:42notre responsabilité,
00:17:43c'est d'être au deuxième tour
00:17:45et de gagner
00:17:46face à Marine Le Pen.
00:17:47Donc, c'est dans ce scénario
00:17:49qu'on se projette.
00:17:50Tout ce qu'il y a après,
00:17:51pour l'instant,
00:17:51ça n'existe pas.
00:17:52Nous, on est dans cette bataille-là.
00:17:55Donc, on ne va pas commencer
00:17:56à faire des scénarios
00:17:57de défaite face à Marine Le Pen.
00:17:59Donc, je ne vais pas vous répondre
00:18:00sur des scénarios de défaite,
00:18:01sur comment on ferait
00:18:02alors le Front Républicain,
00:18:03il serait au premier,
00:18:04au deuxième, au troisième tour.
00:18:05Ce n'est pas ça
00:18:06que je vais commencer à faire.
00:18:06Ça veut dire que vous aurez
00:18:08plusieurs candidats
00:18:08aux législatives de gauche
00:18:10qui s'affronteront ?
00:18:11Ça veut dire que vous
00:18:12ne m'avez pas écouté.
00:18:12Je vous dis que ce n'est pas
00:18:13ce qu'on est en train
00:18:14de mettre en place.
00:18:15On est en train de mettre en place...
00:18:16Vous allérez avec la France insoumise ?
00:18:17Enfin, je ne comprends pas.
00:18:19Je pense que vous comprenez
00:18:20parce que vous n'écoutez pas.
00:18:21Moi, ce que je vous dis,
00:18:22c'est que nous sommes
00:18:23sur l'élection présidentielle,
00:18:24que la question
00:18:25de l'élection présidentielle,
00:18:26c'est la seule chose
00:18:27qui nous occupe,
00:18:27que nous ne nous plaçons pas
00:18:28dans l'idée d'une défaite
00:18:30face à Marine Le Pen.
00:18:31Nous ne croyons pas,
00:18:31nous pensons que la bataille de France,
00:18:32elle est engagée,
00:18:33que nous allons la gagner
00:18:34et donc qu'on va mettre
00:18:35toute notre énergie là-dessus.
00:18:36Donc, l'idée déjà
00:18:37de se placer dans cette hypothèse,
00:18:39nous n'y acceptons pas.
00:18:40Les législatives suivront
00:18:40la présidentielle.
00:18:41Bien sûr.
00:18:41Et comme nous l'aurons gagné,
00:18:42nous aurons une majorité parlementaire.
00:18:44Juste un petit...
00:18:44Un candidat ou plusieurs
00:18:46candidats de gauche ?
00:18:47Avec, vous savez,
00:18:48on a des partenaires traditionnels
00:18:50de la gauche plurielle
00:18:50dans ce pays.
00:18:51Ça suffit, ça ?
00:18:52Ça sera la magie du troisième tour.
00:18:53Il n'y a pas de magie,
00:18:54mais ça s'appelle
00:18:54l'élan de la présidentielle.
00:18:55Ça a marché tout le temps,
00:18:56sauf pour une personne.
00:18:57Macron, la deuxième.
00:18:58Quand vous dites
00:18:58qu'il faut que Raphaël Luxemmade
00:18:59mette maintenant en place
00:19:00une machine de guerre,
00:19:01comme vous le disiez,
00:19:02Jean-Luc Mélenchon l'a faite,
00:19:04ça veut dire qui ?
00:19:04Tout le monde ?
00:19:05Avec Olivier Faure,
00:19:05Ségolène Royal, par exemple ?
00:19:07Ça veut dire bien sûr
00:19:08que tout le monde
00:19:10a sa place, évidemment.
00:19:13Oui, pour revenir
00:19:14sur Jean-Luc Mélenchon,
00:19:16il a fait une proposition
00:19:17hier durant son meeting
00:19:18d'abaisser le droit de vote
00:19:20à 16 ans.
00:19:20C'est une question
00:19:20dans le tchat de Drapeau
00:19:22qui vous demande
00:19:22que pensez-vous justement
00:19:23du droit de vote à 16 ans ?
00:19:24Pour rappel,
00:19:25les sénateurs socialistes
00:19:26l'avaient proposé en 2021.
00:19:28Avant que vous soyez élu.
00:19:29Oui.
00:19:29Bon, moi, je trouve
00:19:30que c'est une idée intéressante.
00:19:31Ce n'est pas aujourd'hui
00:19:32une proposition de la campagne,
00:19:34mais à titre personnel,
00:19:34je trouve que c'est
00:19:35une idée intéressante.
00:19:37Je pense qu'en effet,
00:19:38on est dans un pays
00:19:39où on voit
00:19:41une conscientisation
00:19:41de la jeunesse.
00:19:42Maintenant,
00:19:42je vous le dis encore une fois,
00:19:43je vous réponds
00:19:44à titre personnel,
00:19:45je trouve que c'est intéressant.
00:19:46Les sénateurs sont souvent
00:19:47très sages,
00:19:48et les sénateurs socialistes
00:19:48encore plus,
00:19:49donc ça ne m'étonne pas
00:19:50qu'ils l'aient proposé.
00:19:51Voilà, laissez-nous le temps
00:19:53d'arriver aussi
00:19:54sur notre point de vote.
00:19:54C'est votre idée.
00:19:55Vous allez pousser ce sujet
00:19:56dans la campagne éventuellement ?
00:19:57Vous allez en parler
00:19:57à Raphaël Griezmann
00:19:58en disant,
00:19:58tiens, ce serait pas mal
00:19:59peut-être de travailler là-dessus.
00:20:00Je lui en parlerai
00:20:00avec grand plaisir.
00:20:01Je suis plutôt sur les sujets
00:20:02économiques et financiers.
00:20:03Oui, mais ça,
00:20:03c'est un sujet que vous connaissez
00:20:04bien, visiblement.
00:20:05Donc, ça peut être intéressant.
00:20:08Hervé ?
00:20:08Petite précision
00:20:09sur ce que vous avez dit
00:20:09tout à l'heure.
00:20:10François Mitterrand,
00:20:11au moment de sa réélection
00:20:12en 88,
00:20:13n'avait pas obtenu non plus
00:20:14la majorité absolue
00:20:16dans l'élan
00:20:17de l'élection présidentielle.
00:20:18Donc, ça peut arriver
00:20:24vous a tendu la main hier.
00:20:27Enfin, il a appelé
00:20:27Raphaël Glucksmann
00:20:28pour le féliciter.
00:20:29Raphaël Glucksmann
00:20:30lui a tendu la main
00:20:31à son tour
00:20:31pour qu'il le rejoigne.
00:20:32Est-ce que c'est une façon
00:20:33de le dissuader
00:20:35d'entretenir le flou
00:20:37sur une éventuelle candidature ?
00:20:39Oui, moi,
00:20:39ce que j'ai vu hier,
00:20:41en effet,
00:20:41c'est qu'à la fois
00:20:42François Hollande,
00:20:43à la fois Bernard Cazeneuve
00:20:45ont tous les deux
00:20:46salué la victoire
00:20:48de Raphaël Glucksmann.
00:20:49Le fait que des gens
00:20:50soient venus
00:20:51à cette primaire,
00:20:52en nombre,
00:20:53beaucoup plus que
00:20:53de ce qui était attendu.
00:20:54Le fait que le vote
00:20:55soit si clair
00:20:56a donné, me semble-t-il,
00:20:58clairement une légitimité
00:20:59particulière à Raphaël Glucksmann.
00:21:00Donc, nous, évidemment,
00:21:01ce qu'on souhaite,
00:21:02c'est que le rassemblement
00:21:03se fasse le plus vite possible.
00:21:05C'était l'objectif
00:21:06de cette primaire.
00:21:07On avait des désaccords,
00:21:08mais on avait une date
00:21:09d'échéance de ces désaccords.
00:21:10C'était nos votes.
00:21:11Ne pas se retrouver
00:21:12dans la situation
00:21:12du bloc central
00:21:13qui s'entre-déchire
00:21:14sur la place publique
00:21:15devant tout le monde
00:21:15et de manière peu élément.
00:21:16Donc, nous, l'objectif,
00:21:17c'était, une fois que la primaire
00:21:18était achevée,
00:21:24de la primaire
00:21:25qui n'y ont pas participé.
00:21:26Nous voulons qu'ils viennent
00:21:27avec nous le plus vite possible.
00:21:28Et donc, François Hollande,
00:21:30évidemment, Bernard Cazeneuve,
00:21:31qui est de l'Oise,
00:21:32donc qui est de chez moi,
00:21:33que je connais bien,
00:21:34ont toute sa place dans...
00:21:35Donc, les appeler
00:21:35à venir vers vous,
00:21:37c'est leur réserver éventuellement
00:21:38un rôle dans la campagne ?
00:21:40Vous le leur proposez ?
00:21:41Après, vous savez,
00:21:42ça, c'est des discussions,
00:21:43pour le coup,
00:21:43que Raphaël Glucksmann
00:21:44aura avec les uns...
00:21:46Il l'a déjà peut-être eu
00:21:47hier soir avec François Hollande
00:21:48au téléphone.
00:21:48Et sans doute avec les uns
00:21:50et les autres.
00:21:50Le rôle exact,
00:21:51c'est à eux d'en discuter ensemble.
00:21:54Mais évidemment que ceux qui...
00:21:55Tous les soutiens,
00:21:56vous savez,
00:21:56qui se mettront en mouvement
00:21:57pour nous donner de la force,
00:21:59ils ne seront pas de trop
00:21:59dans cette élection.
00:22:00Et notamment,
00:22:01un ancien président de la République
00:22:02et un ancien Premier ministre.
00:22:03Elsa.
00:22:03À l'inverse,
00:22:04il y en a un qui vous a vraiment tendu la main,
00:22:06c'est Gabriel Attal.
00:22:07Lui, il veut une coalition
00:22:08de Raphaël Glucksmann
00:22:09à la droite républicaine.
00:22:11Qu'est-ce que vous lui répondez
00:22:12à l'ancien Premier ministre
00:22:14d'Emmanuel Macron ?
00:22:15Bon, moi,
00:22:15je lui réponds quelque chose de simple.
00:22:16Je pense qu'on n'a pas
00:22:17la même vision du tout
00:22:19du moment politique
00:22:20et du monde politique
00:22:21avec Gabriel Attal.
00:22:22En fait, Gabriel Attal,
00:22:22c'est un bébé Macron.
00:22:24Donc, il croit
00:22:24que le monde politique
00:22:26se divise en trois.
00:22:27Il y a le cœur des réalistes,
00:22:30je ne sais pas comment ils appellent ça,
00:22:31le bloc central,
00:22:31et puis deux extrêmes.
00:22:32Nous, ce n'est pas notre vision.
00:22:33On croit aux quatre familles
00:22:34dans cette élection.
00:22:35Il y a l'extrême droite,
00:22:36il y a la droite,
00:22:37il y a la gauche démocratique
00:22:38et il y a le mélangellisme.
00:22:40Nous, notre travail,
00:22:41c'est de faire grandir
00:22:42et que la gauche démocratique
00:22:44retrouve sa place
00:22:45et joue son rôle.
00:22:46Donc, nous n'avons même pas
00:22:47la même vision du moment politique
00:22:50que les macronistes, finalement.
00:22:51Le moment macroniste,
00:22:52nous considérons
00:22:52qu'il va se terminer
00:22:53avec Macron et l'effondrement.
00:22:55Lui a une vision arithmétique aussi.
00:22:56Il voit bien,
00:22:57on voit dans les représentations
00:22:58à l'Assemblée,
00:22:59on voit dans les sondages
00:23:00que Francis déteste.
00:23:02Ce bloc de droite et de gauche,
00:23:04il a bien du mal à exister
00:23:05entre Marine Le Pen
00:23:06et Jean-Luc Mélenchon.
00:23:07Est-ce que la solution,
00:23:08ce ne sera pas une candidature
00:23:09pour éviter un second tour
00:23:11Marine Le Pen
00:23:11et Jean-Luc Mélenchon ?
00:23:12Je ne suis pas d'accord avec vous.
00:23:13Ce n'est pas qu'il a du mal à exister.
00:23:14Vous avez un candidat, le nôtre,
00:23:16qui, avant même d'être mis en dynamique,
00:23:17alors qu'il y a 10 candidats
00:23:19de notre espace politique
00:23:20qui sont sur la place publique,
00:23:22est entre 10 et 14 dans les sondages,
00:23:24si je suis sincère et honnête.
00:23:25Donc, on a un candidat
00:23:26qui doit enclencher désormais
00:23:28cette dynamique.
00:23:29Donc, permettez de...
00:23:30Les blocs centrales
00:23:31règlent ses affaires de blocs centrales.
00:23:33Raphaël Gluckman a toujours été,
00:23:35toujours, et d'ailleurs,
00:23:35j'enlève, je profite
00:23:37pour enlever les légendes urbaines
00:23:38de la campagne.
00:23:39Raphaël Gluckman a toujours été
00:23:40dans l'opposition claire
00:23:42et déterminé à Emmanuel Macron.
00:23:44Il ne fait pas partie
00:23:45du bloc central.
00:23:46Il n'a rien à voir avec ça.
00:23:47Il s'inscrit dans la régénération,
00:23:49la refondation de la gauche démocratique.
00:23:51Est-ce qu'en revanche,
00:23:52vous dites au-dessus du macronisme,
00:23:55venez, votez pour nous.
00:23:56Vous avez peut-être fait une erreur
00:23:57en 2017-2022.
00:23:58Revenez un peu au bercail.
00:23:59Tous les électeurs
00:24:00qui se reconnaissent
00:24:01dans ce que nous sommes,
00:24:02évidemment, personne n'a d'ex...
00:24:04Enfin, franchement,
00:24:05être un élu ou un homme politique
00:24:07et excommunier les électeurs
00:24:08parce qu'ils auraient voté
00:24:09pour un tel ou pour un tel autre
00:24:12à un moment,
00:24:13ça n'aurait aucun sens.
00:24:14Donc, si vous reconnaissez
00:24:15dans le projet de refondation
00:24:16qu'on est en train d'enclencher
00:24:17et de lancer,
00:24:18venez, bien sûr.
00:24:19On a besoin de vous
00:24:20pour battre Marine Le Pen en 2027.
00:24:22Puisque...
00:24:22Allez-y, Elsa.
00:24:23Oui, mais parce qu'on voit
00:24:24que la présence
00:24:24de certains anciens macronistes,
00:24:26on dit, finalement,
00:24:28c'est que leurs idées
00:24:28ne sont pas si lointaines
00:24:29entre Emmanuel Macron
00:24:30et Raphaël Gluckman.
00:24:31C'est un reproche qu'on lui fait.
00:24:32Mais en fait, si vous voulez,
00:24:33il y a des macronistes
00:24:34qui ont rompu avec le macronisme.
00:24:36Voilà.
00:24:36On parle d'élus
00:24:38qui sont sortis du gouvernement,
00:24:40je pense à Aurélien Rousseau,
00:24:41sur un désaccord profond
00:24:43sur la loi immigration,
00:24:44sur la question de l'AME,
00:24:45de l'aide médicale d'État
00:24:46et de la manière
00:24:47dont le gouvernement
00:24:48voulait la transformer.
00:24:49Donc, on parle de gens
00:24:50qui ont fait le choix
00:24:50de rompre.
00:24:51Donc, est-ce qu'avoir des gens
00:24:53qui ont fait le choix
00:24:54de rompre avec le macronisme
00:24:55fait de vous un macronisme,
00:24:56ça devient compliqué, tout ça.
00:24:57Donc, nous,
00:24:58on n'est pas là-dedans, évidemment.
00:24:59Puisqu'Elsa me chahutait
00:25:00sur les sondages,
00:25:01allons-y,
00:25:01qui donnent 12-14%
00:25:03à peu près pour Raphaël Gluckman,
00:25:04mais pas au second tour.
00:25:04Vous y croyez à ça ?
00:25:06C'est-à-dire ?
00:25:06Je crois à quoi ?
00:25:07Que Raphaël Gluckman
00:25:08n'est pas à l'heure
00:25:09qu'il est au second tour ?
00:25:11Vous croyez aux sondages
00:25:11qui vous disent
00:25:12que Raphaël Gluckman
00:25:13n'est pas au second tour
00:25:13ou vous pensez
00:25:14qu'il est plus haut
00:25:14que ce qu'on veut bien dire ?
00:25:16Alors, moi,
00:25:17je ne suis pas dans le complotisme
00:25:18sur les sondages.
00:25:19Non, parce que vous ressentez.
00:25:19Les sondages nous donnent
00:25:20une photographie de l'opinion
00:25:21à un moment donné.
00:25:22Donc, vous leur faites confiance là-dessus ?
00:25:23Donc, ce que je crois...
00:25:27Vous ne sentez pas autre chose
00:25:28sur le terrain.
00:25:29Il ne nous est pas acquis
00:25:30ce second tour.
00:25:31Bien sûr.
00:25:31Bien sûr que ce sont
00:25:32les mois de campagne
00:25:33qui font les seconds tours.
00:25:35Ce n'est pas donné aujourd'hui.
00:25:36En effet, on n'est pas aujourd'hui
00:25:37assis sur un fauteuil
00:25:38en se disant
00:25:39comme Édouard Philippe,
00:25:41vivement les vacances,
00:25:41on attend que ça se passe
00:25:42et on verra sur le deuxième tour.
00:25:45Ce n'est pas acquis.
00:25:45Ça se gagne
00:25:46et ça se construit
00:25:47dans une élection.
00:25:47Oui, petite question également
00:25:49sur la campagne.
00:25:50En août dernier,
00:25:51il y avait une fuite
00:25:52qui évoquait
00:25:52la création future
00:25:54de Génération Cap Clair,
00:25:56un mouvement jeune
00:25:57pour soutenir la candidature
00:25:59de Raphaël Glucksmann.
00:26:00Est-ce que maintenant
00:26:01qu'il est officiellement candidat,
00:26:02vous avez plus de visibilité
00:26:03sur le lancement
00:26:04de ce mouvement ?
00:26:05Alors, il y aura en effet
00:26:06un lancement
00:26:07mais si vous voulez,
00:26:08ce qui s'est passé,
00:26:09c'est que Génération Cap Clair
00:26:10a été...
00:26:12Comment dire ?
00:26:13C'est au moment
00:26:14où les socialistes
00:26:15sont arrivés.
00:26:15Donc tous ces gens-là
00:26:16se sont parlés.
00:26:17Les jeunes des socialistes,
00:26:21les jeunes socialistes
00:26:22de mon courant,
00:26:23de courant des autres,
00:26:24bon bref,
00:26:25ils sont en train...
00:26:25Tout est dans la marmite
00:26:26et je pense en effet
00:26:28que dans les prochaines semaines,
00:26:29vous aurez un lancement
00:26:31en bonne et due forme
00:26:32d'un mouvement de jeunesse
00:26:34rattaché à Raphaël Glucksmann.
00:26:35Avec les membres du PS ?
00:26:37Évidemment.
00:26:38Avec les membres du MJS
00:26:39qui veut dire...
00:26:40Avec des jeunes socialistes
00:26:41également, tout à fait.
00:26:42Mais qui ne seront pas du MJS,
00:26:43ce n'est pas compatible.
00:26:44En fait, j'ai dit jeunes socialistes
00:26:45parce que c'est le nouveau nom
00:26:46du MJS.
00:26:47Oui, d'accord.
00:26:47Je vous actualisais.
00:26:48Oui, c'est vrai.
00:26:48Merci beaucoup.
00:26:49C'est vrai parce que...
00:26:50Les jeunes socialistes...
00:26:50Vous voyez, ça me rappelle
00:26:51pas mal de choses.
00:26:51Mais exactement.
00:26:51Ah bon ?
00:26:52Vous y étiez peut-être.
00:26:54Mais dites-moi,
00:26:55je ne vais pas vous mettre
00:26:55en difficulté aujourd'hui.
00:26:56Donc les jeunes socialistes
00:26:59seront fondus dedans ?
00:27:01Ah ben, c'est un...
00:27:01Vous voyez, c'est comme une campagne
00:27:02quand on se rassemble.
00:27:03Tout le monde, d'accord.
00:27:04Voilà, il y a tout le monde.
00:27:05Donc c'est un mouvement
00:27:06de jeunesse, de soutien
00:27:07à Raphaël Glucksmann
00:27:07et je crois qu'ils sont
00:27:08en train de travailler
00:27:09et que les choses sont
00:27:10dans la marmite,
00:27:10comme je vous le disais.
00:27:11Alexandre Ouizi,
00:27:11vous êtes donc sénateur
00:27:12PS de l'Oise
00:27:13et le premier gros texte
00:27:14qui va venir en discussion
00:27:15au Sénat,
00:27:15c'est dans 15 jours
00:27:16le projet Casseur-Payeur.
00:27:18Et à la veille
00:27:19d'une journée de mobilisation
00:27:21annoncée dans les lycées
00:27:22et les universités
00:27:23soutenues par les syndicats,
00:27:24Emmanuel Macron
00:27:25a mis en garde.
00:27:26Ce sont des sujets
00:27:27qui méritent du temps,
00:27:28de la concertation,
00:27:29de la discussion,
00:27:30du respect.
00:27:31Ceci impose,
00:27:32par ailleurs,
00:27:32que ce soit dans le calme,
00:27:34dans l'ordre
00:27:36et dans le respect
00:27:37à la fois des personnes
00:27:38et des biens.
00:27:39Alexandre Ouizi,
00:27:40il a raison,
00:27:41le président de la République,
00:27:42de rappeler à l'ordre ?
00:27:44Écoutez,
00:27:45je pense qu'il faut
00:27:46avoir deux choses
00:27:48quand on regarde
00:27:48ce mouvement de jeunesse.
00:27:50La première chose,
00:27:51c'est les revendications
00:27:53légitimes de la jeunesse,
00:27:54des lycéens
00:27:55qui se sont exprimés,
00:27:57des classes
00:27:57qui ne sont pas surbondées,
00:27:59des lieux d'apprentissage
00:28:01qui sont dignes de ce nom.
00:28:02Vous savez,
00:28:02à l'époque de Ferry,
00:28:03on voulait faire
00:28:03des palais scolaires.
00:28:04Aujourd'hui,
00:28:05il y a des rares
00:28:05dans les collèges
00:28:06et les lycées.
00:28:08Le fait,
00:28:09tout ça,
00:28:09c'est légitime.
00:28:11Il y a une deuxième chose
00:28:11qui est à quel point
00:28:13certains casseurs
00:28:14sont venus étouffer
00:28:15le mouvement de jeunesse
00:28:17et à quel point
00:28:17dans notre pays,
00:28:18il y a une forme
00:28:19de culture de la violence
00:28:20qui parfois s'est installée
00:28:21lors des grandes fêtes,
00:28:23lors de nos manifestations
00:28:24populaires
00:28:25qui nous empêchent
00:28:26aujourd'hui,
00:28:26je vais au bout,
00:28:27pardon,
00:28:27qui nous empêchent
00:28:28d'exercer nos libertés
00:28:30constitutionnelles,
00:28:31de manifester paisiblement,
00:28:33d'avoir un mouvement
00:28:33qui,
00:28:34parce qu'il est pacifique,
00:28:35prend de la force
00:28:35et qui le fragilise.
00:28:36donc évidemment
00:28:38que ceux qui cassent,
00:28:40que ceux qui cassent aussi
00:28:43le mouvement,
00:28:44finalement,
00:28:45ils doivent être sanctionnés.
00:28:46– Alors ma question,
00:28:47la loi Casseur-Payeur,
00:28:48vous la votez.
00:28:49– Vous savez,
00:28:50j'ai besoin de regarder
00:28:51un texte dans le détail
00:28:52pour vous dire exactement
00:28:53– Vous dites pas non
00:28:54de principe.
00:28:54– ce qu'il en est.
00:28:56J'ai besoin de regarder
00:28:57un texte.
00:28:57– Non mais en clair,
00:28:58vous dites pas non de principe.
00:28:58– Ce que je peux vous dire,
00:28:59il y a des éléments
00:29:00dans ce texte qui me troublent
00:29:01et qui aujourd'hui…
00:29:02– Par exemple ?
00:29:02– Par exemple,
00:29:03le fait de sanctionner
00:29:04les familles entières
00:29:06sur la question des APL,
00:29:08des aides qui leur sont adressées,
00:29:09non.
00:29:09Ce n'est pas possible.
00:29:10– Ça non,
00:29:11mais quoi oui ?
00:29:11– Par exemple,
00:29:12l'idée de dire
00:29:13qu'il peut y avoir
00:29:14des travaux d'intérêt généraux
00:29:16pour ceux qui ont commis
00:29:17des dégradations,
00:29:18oui.
00:29:19– D'accord ?
00:29:20Donc,
00:29:20je vais aller regarder
00:29:21dans le travail de texte,
00:29:23on va faire notre travail
00:29:23de parlementaire,
00:29:24d'amendement,
00:29:25de proposition.
00:29:26J'ai quand même
00:29:27assez peu d'histoire
00:29:27quand je connais
00:29:28la droite sénatoriale
00:29:29sur le visage du texte
00:29:30à la fin,
00:29:30mais ça c'est peut-être
00:29:31un préjugé
00:29:32auquel il faut
00:29:33que je fasse attention
00:29:34et à la fin,
00:29:34je vous donnerai une réponse.
00:29:35Mais oui,
00:29:36on va examiner ce texte.
00:29:37– Mais ce n'est pas
00:29:37un nom de principe,
00:29:38c'est ça que je veux dire.
00:29:39– C'est ça, c'est ça, c'est ça.
00:29:40– Vous savez,
00:29:41avant qu'on amende,
00:29:41il n'y a jamais
00:29:42de nom de principe
00:29:42puisqu'on a la possibilité
00:29:43d'amender.
00:29:44Mais je vous ai dit
00:29:45les problèmes
00:29:46que posait ce texte
00:29:46aussi pour nous.
00:29:47– Il y a un autre sujet,
00:29:48c'est le budget
00:29:49qui va venir en débat
00:29:49à l'Assemblée nationale
00:29:50à partir de demain.
00:29:52Il se peut
00:30:00– Écoutez, moi ce que je vois
00:30:01c'est que le gouvernement
00:30:02nous lui avons écrit.
00:30:03Nous lui avons dit
00:30:04comme chaque année
00:30:05nous sommes prêts
00:30:05parce que c'est notre responsabilité
00:30:07de parlementaire
00:30:08à voir si un compromis
00:30:10était possible.
00:30:10Nous lui avons dit
00:30:11que son budget initial
00:30:12était tellement mauvais
00:30:13puisque je rappelle
00:30:13que ce budget comporte
00:30:15plus d'économies encore
00:30:16en dépenses
00:30:17que le budget Bérou
00:30:18que nous avions censuré.
00:30:20Nous lui avons dit
00:30:20que nous avions besoin
00:30:21d'une lettre rectificative
00:30:22pour changer les termes
00:30:24du budget initial.
00:30:24– Je vous repose ma question.
00:30:24Est-ce que ce serait
00:30:25une bonne affaire pour vous
00:30:26qu'il y ait la motion de rejet
00:30:27qui soit votée
00:30:28à l'Assemblée
00:30:29pour qu'elle revienne
00:30:29directement chez vous ?
00:30:30– Il n'y a pas de question
00:30:30de bonne affaire ou pas.
00:30:31Vous savez, ça veut juste dire
00:30:32que le texte arrive
00:30:32beaucoup plus vite chez nous.
00:30:33– Et alors ?
00:30:34– C'est bien ou pas bien ?
00:30:34– On est prêts à l'examiner.
00:30:36C'est notre travail.
00:30:37Mais si vous voulez,
00:30:38la bonne affaire,
00:30:39je ne vois pas laquelle.
00:30:40Si le budget est tout aussi mauvais,
00:30:41je ne vois pas la bonne affaire.
00:30:42– Est-ce qu'il faut
00:30:43que cette motion de rejet
00:30:43soit votée ?
00:30:44– Ce que je regrette…
00:30:45– C'est un enjeu
00:30:45pour vos collègues
00:30:46députés socialistes.
00:30:47– Pour nous, c'est un enjeu aussi.
00:30:58pour voir et leur dire
00:30:59ce qui est bien ou pas.
00:30:59On leur a dit,
00:31:00vous connaissez notre contre-budget,
00:31:02rectifiez votre texte originelle.
00:31:04Ils l'ont refusé.
00:31:05– Est-ce que vous souhaitez
00:31:05que demain la motion…
00:31:06– Je ne comprends pas
00:31:07votre question, si vous voulez.
00:31:07– Je vous la redonne.
00:31:08Est-ce que vous souhaitez
00:31:09que la motion de rejet
00:31:10des députés socialistes
00:31:11soit votée demain ?
00:31:12– Évidemment,
00:31:14je suis solidaire de cette motion
00:31:16qui a été déposée
00:31:16par les collègues.
00:31:17Et vous allez demander à Arthur
00:31:18qui arrive dans quelques instants
00:31:20si oui ou non…
00:31:21– Il ne va pas tarder.
00:31:21– Il ne va pas tarder.
00:31:22– Si oui ou non,
00:31:23elle a des chances de passer
00:31:28la question.
00:31:28– Très bien.
00:31:29– Merci Alexandre Pizzi.
00:31:30– Merci à vous.
00:31:30– Bienvenue sur le plateau
00:31:31de LCP, la chaîne parlementaire.
00:31:34Vous êtes donc maintenant
00:31:35chargé de la communication
00:31:36de Raphaël Glucksmann.
00:31:38– Et en campagne.
00:31:38– Et en campagne.
00:31:39– On l'a bien vu,
00:31:39on l'a bien senti.
00:31:40– Vous l'avez senti.
00:31:40– Merci beaucoup.
00:31:41– Eh bien, c'est Arthur Delaporte
00:31:42qui va vous succéder,
00:31:43à qui vous allez laisser la place.
00:31:45Voilà, pour…
00:31:46dans quelques secondes.
00:31:48Je ne sais pas si vous vous êtes
00:31:48vus aujourd'hui,
00:31:49mais vous vous saluez.
00:31:49– J'imagine.
00:31:50– Oh, bonjour.
00:31:51– C'est un copain.
00:31:58– Vous pouvez avoir des amitiés
00:31:58en politique et en particulier.
00:31:59– Non, non, mais surtout
00:32:00dans le même parti, j'imagine.
00:32:01– Vous êtes porte-parole
00:32:01des députés socialistes.
00:32:03– Vous êtes porte-parole
00:32:04des députés PS
00:32:04et députés du Calvados.
00:32:06Dès hier soir, donc,
00:32:07Olivier Faure a appelé
00:32:08au rassemblement.
00:32:10Est-ce que vous,
00:32:11vous le souhaitez sans réserve ?
00:32:13– C'est une évidence.
00:32:14Peut-être dire deux choses
00:32:16sur la soirée d'hier soir.
00:32:18Moi, je trouve que c'était
00:32:19une bonne image du Parti socialiste,
00:32:22celle qu'on avait tous attendu
00:32:24d'une certaine manière.
00:32:25Un résultat net,
00:32:27une victoire reconnue
00:32:29par l'ensemble des candidats
00:32:31avec un processus démocratique,
00:32:33le seul processus démocratique
00:32:35de départage
00:32:36de toute la présidentielle.
00:32:38Et ça, c'est aussi le fruit
00:32:40de ce que Olivier Faure a porté.
00:32:42Alors moi, je le dis quand même,
00:32:43j'ai soutenu Olivier Faure,
00:32:44je le soutiens toujours,
00:32:45je suis extrêmement fidèle
00:32:46à ce que nous avons toujours porté.
00:32:48Je regrette évidemment
00:32:49qu'on ne l'ait pas emporté,
00:32:50mais évidemment,
00:32:52comme tous les socialistes,
00:32:53je respecterai le résultat.
00:32:54– Donc, vous voulez dire quoi, en clair ?
00:32:55– Je ferai la campagne
00:32:56de Raphaël Gouchemann.
00:32:57– Hervé, est-ce que vous attendez
00:32:58néanmoins un geste particulier
00:33:00de Raphaël Gouchemann
00:33:01pour assurer l'ensemble des socialistes,
00:33:03de l'unité des socialistes
00:33:05et de place publique
00:33:06dans cette campagne ?
00:33:07– C'est une évidence.
00:33:08Aujourd'hui, Raphaël Gouchemann,
00:33:09il a un impératif,
00:33:11c'est de rassembler son camp,
00:33:13la famille socialiste,
00:33:14de rassembler la gauche.
00:33:16– Mais concrètement,
00:33:16qu'est-ce que vous attendez de lui ?
00:33:17Un discours ?
00:33:18Une rencontre ?
00:33:19– Vous savez, tout ceci
00:33:20se verra dans les prochains jours.
00:33:22– Quelle preuve vous attendez ?
00:33:23– À la place de Raphaël Gouchemann,
00:33:25mais si j'étais son conseiller,
00:33:27je lui dirais
00:33:28de peut-être envoyer
00:33:29quelques signaux,
00:33:30de regarder ce qui,
00:33:32dans le programme d'Olivier Fort,
00:33:33par exemple,
00:33:34serait de nature
00:33:35à être repris…
00:33:36– Par exemple,
00:33:36qu'est-ce que vous aimeriez
00:33:37de voir retrouver dans le programme ?
00:33:39– Je ne vais pas faire le détail.
00:33:40– Mais un exemple ?
00:33:41– Déjà, le programme d'Olivier Fort,
00:33:42c'était le programme du Parti socialiste
00:33:44dans sa quasi-entièreté,
00:33:45et même quelques mesures supplémentaires,
00:33:48quelques idées sur, par exemple,
00:33:50la fiscalisation des dividendes,
00:33:53sur aussi, par exemple,
00:33:54la sécurité sociale de l'alimentation,
00:33:56qui sont des idées neuves, je trouve,
00:33:58qu'on n'a pas entendues,
00:33:59sur le bouclier logement,
00:34:00pour faire en sorte
00:34:01qu'on puisse avoir
00:34:02un reste à vivre suffisant
00:34:03une fois qu'on a payé son loyer.
00:34:05Voilà, ça, c'est des choses
00:34:06qu'on a portées,
00:34:06que peut-être Raphaël Gouchemann
00:34:07pourrait reprendre à son compte.
00:34:08– Mais au-delà de ça,
00:34:09au-delà des idées de fonds…
00:34:10– Non, mais quand même sur les idées,
00:34:12parce que tout à l'heure,
00:34:12Alexandre Ouizi, à votre place, a dit,
00:34:14en tout cas, il y a un débat qui est tranché,
00:34:16c'est celui de la CSG.
00:34:17Baisser la CSG pour augmenter les salaires.
00:34:19Il était le seul, Raphaël Gouchemann,
00:34:21à défendre cette idée dans la primaire.
00:34:22Est-ce qu'aujourd'hui,
00:34:23vous dites que ce débat est réglé ?
00:34:24– Vous savez, quand une élection est tranchée,
00:34:27je ne suis pas sûr que les gens
00:34:27soient allés voter pour Raphaël Gouchemann
00:34:28pour savoir quel était le niveau de salaire.
00:34:30– Non, mais votre prédécesseur
00:34:31avait l'air de le penser.
00:34:31– Oui, moi, je tiens à dire une chose,
00:34:34c'est que sur la CSG, en tout cas,
00:34:35ce que nous défendons au groupe socialiste,
00:34:37c'est une position qui est, à mon sens,
00:34:39de nature à faire consensus,
00:34:40c'est-à-dire que on veut ce qu'a toujours voulu
00:34:42le Parti Socialiste,
00:34:43qui est dans le programme du Parti Socialiste,
00:34:44une CSG progressive.
00:34:46Ça veut dire quoi ?
00:34:47Ça veut dire que si vous avez des bas revenus,
00:34:49votre niveau de CSG est plus bas,
00:34:51si vous avez les moyens,
00:34:52et bien, votre niveau de CSG est plus élevé.
00:34:55Et ça, je pense que c'est une position…
00:34:56– Donc, ce n'est pas encore réglé ?
00:34:57– Mais je crois, en fait, finalement,
00:34:58que Raphaël Luxemann a un peu radicalisé
00:35:00sa propre proposition.
00:35:01– Sur la CSG ?
00:35:02– Mais si on lit son programme,
00:35:03c'est globalement ce qu'il défend.
00:35:04Donc, peut-être qu'il avait mal défendu
00:35:06son propre programme.
00:35:06– Oui, mais Alexandre Ouizi,
00:35:07il a bien dit que, lui, clairement,
00:35:08c'est réglé la proposition de Raphaël Luxemann.
00:35:10– Écoutez, vous liriez le programme
00:35:10de Raphaël Luxemann, je vous mets au défi,
00:35:12il y en a qui ont leur ordinateur,
00:35:13vous verrez, c'est écrit,
00:35:14on veut une CSG progressive,
00:35:16ben, écoutez, moi, si c'est ça,
00:35:18ben, je signe le direct.
00:35:19– Oui, mais ce n'est pas ce qu'il a dit.
00:35:20– Vous lui demanderez de clarifier, mais...
00:35:22– Clarifier, c'est ce qu'a dit Raphaël Luxemann
00:35:24pendant la primaire.
00:35:25Il a dit, on baisse la CSG entièrement
00:35:27pour augmenter les salaires.
00:35:29Donc, est-ce que, pour vous, c'est réglé
00:35:30ou est-ce qu'il y a encore débat ?
00:35:31– Il y a peut-être encore
00:35:33quelques clarifications à procéder,
00:35:35mais je ne crois pas que ce soit
00:35:37irrémédiable.
00:35:37Et je pense qu'aujourd'hui,
00:35:39à l'heure où je vous parle,
00:35:40l'esprit des socialistes,
00:35:41l'esprit de celles et ceux
00:35:43qui ont voté hier,
00:35:44c'est aussi celui de,
00:35:45une fois qu'on a tranché,
00:35:46rechercher le rassemblement,
00:35:47c'est un impératif qui s'impose à tous.
00:35:50– Hervé.
00:35:50– Olivier Faure, que vous souteniez,
00:35:52a subi hier une lourde défaite,
00:35:54il faut bien le dire.
00:35:55Votre collègue Jérôme Gage,
00:35:57qui siège sur les mêmes bancs que vous
00:35:59au groupe socialiste,
00:36:00dit qu'il doit se poser la question
00:36:02de sa démission.
00:36:04Est-ce que, ça aussi,
00:36:05c'est un débat qui continue à courir
00:36:07et qui nuit à l'unité des socialistes ?
00:36:10– Je ne vais pas revenir sur le score de Jérôme
00:36:11et je ne demanderai la démission de personne
00:36:13parce que je considère
00:36:14qu'aujourd'hui,
00:36:16l'impératif n'est pas à la petite politique,
00:36:18il est au rassemblement.
00:36:20Et pour rassembler la famille socialiste,
00:36:22il ne faut pas d'exclusif,
00:36:24il ne faut pas finalement dire
00:36:26on va couper les têtes
00:36:27de ceux qui n'étaient pas d'accord avec nous.
00:36:29On va dire,
00:36:30nous sommes tous de la même famille politique,
00:36:33tout le monde à sa place
00:36:33et c'est d'ailleurs plutôt
00:36:34ce que j'ai entendu chez Raphaël Luxemann
00:36:36ce matin sur France Inter,
00:36:38il a dit Olivier Faure,
00:36:38c'est le premier secrétaire du Parti socialiste
00:36:41et d'ailleurs Olivier Faure
00:36:42a lui-même dit hier
00:36:44dans son intervention
00:36:45qu'il serait à la fois fidèle au résultat,
00:36:49fidèle à ses principes
00:36:50et qu'en tant que premier secrétaire,
00:36:53dès demain,
00:36:54il serait aux côtés des lycéens
00:36:56et dans les prochaines semaines
00:36:58sur la bataille du budget.
00:36:59Donc il a bien dit
00:37:00qu'il se projeter...
00:37:01C'est un service au Parti socialiste
00:37:02que d'avoir à sa tête
00:37:03pendant une campagne aussi difficile
00:37:05un premier secrétaire
00:37:06à ce point affaibli.
00:37:07Alors,
00:37:08c'est un service au Parti socialiste
00:37:10que d'avoir Olivier Faure à sa tête
00:37:11parce que son bilan...
00:37:13Vraiment ce qu'ont...
00:37:14Mais vous pouvez vous dire,
00:37:15le bilan du Parti socialiste,
00:37:16c'est Raphaël Guzman.
00:37:18Le bilan d'Olivier Faure,
00:37:19c'est Raphaël Guzman.
00:37:20Donc Raphaël Guzman,
00:37:22c'est Olivier Faure
00:37:22qui a été le chercher d'ailleurs
00:37:23contre l'avis de ceux qui tiennent aujourd'hui.
00:37:25Non mais en 2019,
00:37:26il ne serait pas eurodéputé
00:37:28si Olivier Faure
00:37:29n'avait pas soubue sa candidature.
00:37:31De même en 2024.
00:37:33Donc je le dis,
00:37:34aujourd'hui,
00:37:35Olivier Faure,
00:37:36non seulement a permis
00:37:37le redressement du Parti socialiste,
00:37:39son réancrage
00:37:40dans l'espace politique de la gauche.
00:37:42Je vous fais pas...
00:37:43Enfin, je vous fais cadeau
00:37:44de ce qu'on nous disait en 2018
00:37:45quand j'ai accompagné Olivier Faure
00:37:46à sa victoire en tant que premier secrétaire.
00:37:48À l'époque, on disait
00:37:49mais le Parti socialiste,
00:37:50vous êtes avec Macron,
00:37:51vous êtes dans l'opposition, etc.
00:37:52Aujourd'hui, je crois que,
00:37:53quand même,
00:37:53ce qui s'est passé depuis,
00:37:55ce qui s'est passé dernièrement au municipal,
00:37:57a montré que
00:37:57le bilan d'Olivier Faure,
00:37:58c'était d'avoir su reconstruire
00:37:59des ponts avec le reste de la gauche
00:38:01et ça nous a permis
00:38:02d'être là où nous sommes aujourd'hui
00:38:03et ça a permis à Raphaël Guxman
00:38:04d'être là où il est aujourd'hui.
00:38:06Et justement,
00:38:07c'est comme ça que les militants le remercient.
00:38:08Vous dites,
00:38:09il a contribué à sauver le parti.
00:38:11Il y a toujours,
00:38:11vous savez,
00:38:11en politique,
00:38:12une part d'ingratitude.
00:38:14Mais je ne fais pas ce procès
00:38:16à celles et ceux
00:38:17qui sont venus voter.
00:38:19Ceux qui ont voté hier,
00:38:20ils n'ont pas voté contre Olivier Faure.
00:38:22Ils ont voté pour Raphaël Guxman.
00:38:24Alors,
00:38:24qu'est-ce qu'il avait de plus
00:38:25qu'Olivier Faure
00:38:25pour que les gens aillent vers lui ?
00:38:26Moi,
00:38:26je pense qu'il avait deux choses avec lui.
00:38:28Il avait,
00:38:29d'une part,
00:38:30une dynamique sondagière.
00:38:31C'est non négligeable
00:38:33quand tout un chacun
00:38:34espère voir
00:38:35le champion de sa famille politique
00:38:37se qualifier au second tour
00:38:38puis l'emporter.
00:38:40Et ça,
00:38:40c'est quelque chose
00:38:41qui était assez arithmétique.
00:38:43c'était lui
00:38:44qui était testé
00:38:45le plus haut
00:38:45dans les intentions de vote.
00:38:46Et il y a toujours
00:38:47des biais de confirmation,
00:38:48comme on appelle ça,
00:38:50chez les électeurs.
00:38:51Par exemple,
00:38:52en 2007,
00:38:53vous aviez
00:38:53Ségolène Royal
00:38:54qui caracolait en tête
00:38:55les intentions de vote.
00:38:56Elle a écrasé
00:38:57le débat
00:38:58dans une primaire
00:38:58avec une participation
00:38:59peu au pro similaire,
00:39:01je le dis.
00:39:01Ça,
00:39:02c'est le premier point.
00:39:02Et le deuxième point ?
00:39:03Le deuxième point,
00:39:04je pense qu'il a joué
00:39:06de l'opposition
00:39:07avec Jean-Luc Mélenchon
00:39:08et il a su aussi
00:39:11utiliser cet argument
00:39:13comme un facteur
00:39:15de positionnement
00:39:16à gauche.
00:39:17Alors,
00:39:17nous,
00:39:17on n'a pas voulu justement
00:39:18faire un argument de campagne.
00:39:19Pas voulu ou pas pu ?
00:39:20Pas voulu.
00:39:21Parce qu'on a toujours
00:39:23refusé de jouer
00:39:24les gauchis réconciliables.
00:39:25Non pas tant qu'on soit
00:39:26fan de Jean-Luc Mélenchon.
00:39:27Je crois qu'Olivier Faure
00:39:28a eu l'occasion de le dire
00:39:29à plusieurs reprises.
00:39:29Non pas tant qu'on souhaite
00:39:30se rallier à Jean-Luc Mélenchon
00:39:31puisqu'on a toujours dit
00:39:32qu'on voulait faire
00:39:33une autre candidature.
00:39:34Mais on n'a jamais
00:39:36cherché à polariser
00:39:37le débat
00:39:37autour de cette question
00:39:38et c'est peut-être
00:39:39cet élément aussi
00:39:40qui a contribué
00:39:41à faire une part
00:39:43de son succès
00:39:43et il faut le reconnaître.
00:39:44Et justement,
00:39:45hier soir,
00:39:46Raphaël Guzman a indiqué
00:39:47qu'il n'y aurait plus
00:39:47d'alliance avec la France insoumise.
00:39:48C'est une consigne
00:39:49que vous êtes prêts
00:39:49à respecter ?
00:39:50En fait,
00:39:51Raphaël Guzman,
00:39:51il défend ce qu'il a mené là.
00:39:54Il n'y aura pas d'alliance
00:39:55avec la France insoumise
00:39:57dans l'élection présidentielle,
00:39:58je peux vous le dire.
00:39:59Et ça,
00:39:59c'est une évidence.
00:40:01Mais peut-être
00:40:02qu'il n'en aura pas
00:40:02non plus législative.
00:40:04Mais peut-être.
00:40:05Pourquoi je dis peut-être ?
00:40:06Parce qu'en fait,
00:40:07c'est sans doute
00:40:07la volonté de Raphaël Guzman,
00:40:09c'est sans doute
00:40:09la volonté
00:40:10d'une partie des électeurs.
00:40:12Une grande partie des électeurs.
00:40:13Une grande partie des électeurs.
00:40:14Mais je pourrais vous le dire
00:40:15ce soir.
00:40:16Mais vous savez,
00:40:16moi, je fais de la politique
00:40:17avec une part de sincérité.
00:40:21Et j'en ai entendu
00:40:21qui, avant les municipalisés,
00:40:23il n'y aura jamais d'alliance.
00:40:26Pour vous,
00:40:26le débat n'est pas de chance.
00:40:27Au pied du mur,
00:40:28on y réfléchit toujours.
00:40:29Mais je comprends
00:40:29que ça soit un objectif politique.
00:40:31Je comprends qu'ils le défendent
00:40:32dans cette campagne.
00:40:32Pour faire la différence, quoi.
00:40:34C'est un moyen aussi
00:40:35de dire qui il est,
00:40:36d'où il parle
00:40:37et la manière
00:40:38dont il envisage les choses.
00:40:39Mais je le dis aussi
00:40:39à Raphaël Guzman,
00:40:41peut-être qu'il y a un sujet
00:40:43de pas d'accord
00:40:44avec Jean-Luc Mélenchon,
00:40:44mais son objectif,
00:40:46ça doit être, évidemment,
00:40:47de parler à toute la gauche,
00:40:49y compris aux électeurs
00:40:51qui sont tentés
00:40:52par la France nationale.
00:40:53Et pour l'instant,
00:40:53il n'est pas armé pour ça.
00:40:54Et qu'il doit récupérer.
00:40:55Je ne sais pas qu'il n'est pas armé.
00:40:56Je pense que ça fait partie
00:40:57de ses objectifs.
00:40:58Quand vous dites
00:40:59que ça fait partie de ses objectifs,
00:41:00ça veut dire que pour l'instant,
00:41:01il ne le fait pas.
00:41:01Il ne sait pas le faire.
00:41:02Non, mais il va devoir
00:41:02continuer à le faire, en tout cas.
00:41:04Pour l'instant,
00:41:04ce n'est pas le cas.
00:41:05Et peut-être qu'il faudra
00:41:06quelques mesures fortes,
00:41:07emblématiques,
00:41:08pour dire aux électeurs insoumis
00:41:09je ne suis pas celui
00:41:11que vous dites que je suis.
00:41:12Parce que moi,
00:41:13je ne sais pas.
00:41:13Qu'est-ce qu'il pourrait ?
00:41:14Quelle est la mesure
00:41:14qui pourrait ramener
00:41:15des électeurs insoumis
00:41:16vers Raphaël Guzman ?
00:41:17Par exemple, sur les salaires,
00:41:19la hausse du SMIC,
00:41:20s'il le disait,
00:41:21peut-être que ça fait partie
00:41:21de son programme.
00:41:22Vous savez,
00:41:22je n'ai pas encore
00:41:23assez posé mes fiches
00:41:24parce que ce n'a fait
00:41:25que 24 heures qu'il est...
00:41:27En tout cas,
00:41:27c'est pas...
00:41:29Mais quoi qu'il en soit,
00:41:31je le dis,
00:41:32voilà,
00:41:32des petites mesures comme ça,
00:41:33ça peut être des signaux
00:41:34qu'on envoie.
00:41:35Mais au-delà de ça,
00:41:36c'est une question aussi
00:41:38d'attitude
00:41:38et de dire maintenant,
00:41:41bon, c'est bon.
00:41:41On a compris que
00:41:42Raphaël Guzman
00:41:43n'était pas Mélenchon.
00:41:44C'est pas la peine de rajouter.
00:41:45C'est peut-être pas la peine
00:41:46de passer matin, midi et soir
00:41:48à le dire
00:41:48parce que c'est une évidence.
00:41:50Et maintenant,
00:41:50et son enjeu,
00:41:51et il l'a dit d'ailleurs,
00:41:52son enjeu premier,
00:41:53c'est la question
00:41:54d'éviter à tout prix
00:41:55la victoire de l'extrême droite
00:41:56et d'incarner
00:41:57une alternative politique.
00:41:59Et justement,
00:41:59il s'est engagé
00:42:00à élargir aux communistes
00:42:01et aux écologistes.
00:42:02Est-ce qu'il doit le faire
00:42:02maintenant et sur quelle base ?
00:42:04Alors, ça,
00:42:05vous lui demanderez,
00:42:06mais moi,
00:42:06j'ai toujours partagé
00:42:08cette idée
00:42:08de dire qu'il fallait
00:42:10absolument élargir.
00:42:11C'est d'ailleurs
00:42:11ce qu'on a toujours défendu
00:42:12avec Olivier Faure.
00:42:13C'est qu'on est fort
00:42:15que lorsqu'on est rassemblé.
00:42:17Donc maintenant,
00:42:18il faut tenter
00:42:19de construire ce rassemblement.
00:42:21C'est une responsabilité
00:42:22de Raphaël Guzman.
00:42:23J'ai constaté
00:42:24qu'il y avait,
00:42:24et ça a été rappelé
00:42:25par Alexandrosi
00:42:26il y a quelques minutes,
00:42:28par exemple,
00:42:28Yannick Jadot
00:42:29dans son entourage,
00:42:30mais il n'est pas le seul.
00:42:31Il y a des personnalités
00:42:32écologistes
00:42:32comme Laurence Tubiana,
00:42:34il y a peut-être
00:42:35quelques communistes
00:42:36qui pourraient être tentés.
00:42:37Yannick Jadot,
00:42:37il a été de son parti.
00:42:39Là, c'est parti
00:42:39les écologistes
00:42:40qui va falloir prendre.
00:42:41Vous savez,
00:42:41vous allez voir
00:42:42ce qui se passera
00:42:42dans les prochaines semaines.
00:42:43Moi, je ne suis pas
00:42:45dans les petits papiers
00:42:46de Raphaël Guzman,
00:42:47donc je ne sais pas
00:42:48exactement ce qu'il a prévu,
00:42:49ce qu'il a en tête.
00:42:50Ce que je sais,
00:42:50c'est que nous,
00:42:51on avait tracé
00:42:51un chemin de rassemblement
00:42:52avec Olivier Faure.
00:42:54Ce n'est pas celui-ci
00:42:54qui a été choisi.
00:42:56Maintenant,
00:42:57il faut remettre
00:42:58l'œuvre sur le métier,
00:42:59comme on dit,
00:42:59et c'est la responsabilité
00:43:00de Raphaël Guzman.
00:43:01Pendant la campagne,
00:43:01Olivier Faure avait accusé
00:43:02Raphaël Guzman
00:43:03de préparer une alliance
00:43:04avec les macronistes.
00:43:05Est-ce qu'il doit
00:43:05s'engager aujourd'hui
00:43:06à ne jamais le faire,
00:43:07à ne jamais se lancer
00:43:09dans des négociations
00:43:09que les macronistes ?
00:43:11Il faut sans doute
00:43:12le clarifier.
00:43:12Après, voilà,
00:43:13vous savez,
00:43:14c'est l'argument de campagne.
00:43:15Je ne suis pas certain
00:43:17que les électeurs
00:43:18qui se sont mobilisés
00:43:19pour venir voter
00:43:20dimanche dernier
00:43:21souhaitent une alliance
00:43:22avec les macronistes.
00:43:23En tout cas,
00:43:25là,
00:43:26vous voyez bien
00:43:26qu'on clarifie les choses.
00:43:28Il l'a dit ce matin
00:43:29sur la question budgétaire.
00:43:31Quand on dit
00:43:31la censure est sur la table,
00:43:33la censure est une probabilité élevée
00:43:35si le budget reste en l'État,
00:43:37ça veut bien dire
00:43:37qu'on n'est pas
00:43:38dans une perspective
00:43:40d'aller caresser
00:43:41les macronistes
00:43:42dans le sens du poil.
00:43:43J'entends beaucoup
00:43:43dans votre bouche.
00:43:44En tout cas,
00:43:44il faut clarifier,
00:43:45clarifier.
00:43:45Vous l'avez dit plusieurs fois.
00:43:46Il y a plein de choses
00:43:47qui ne sont pas claires.
00:43:48Non, mais si les questions
00:43:50se posent,
00:43:51si les questions se posent,
00:43:53ce n'est pas à moi
00:43:53de dire
00:43:54que ce n'est pas clair.
00:43:55qui se posent.
00:43:56Donc, lui,
00:43:57évidemment,
00:43:59moi, franchement,
00:44:00j'ai plutôt confiance
00:44:01en Raphaël Guilson.
00:44:01Je pense que c'est,
00:44:02je le dis,
00:44:03je pense que c'est
00:44:03quelqu'un de sincère.
00:44:07Censurer,
00:44:07il a dit ce matin
00:44:09qu'on pouvait censurer.
00:44:11Si ça n'a pas été perçu,
00:44:13peut-être qu'il doit le redire.
00:44:15Mais voilà,
00:44:15moi, je ne lui fais
00:44:15aucun procès d'intention.
00:44:17Rémi ?
00:44:17Sur le Philippe Brun,
00:44:19non ?
00:44:19Oui.
00:44:21Philippe Brun va faire
00:44:21son retour
00:44:22à l'Assemblée nationale.
00:44:23Est-ce que vous...
00:44:24J'ai déjà revu
00:44:25la semaine dernière.
00:44:25Est-ce que vous espérez
00:44:26qu'à terme,
00:44:26il revienne dans votre groupe
00:44:27?
00:44:27Il est suspendu temporairement
00:44:28du groupe socialiste ?
00:44:29Vous savez,
00:44:29il y a des procédures.
00:44:31Elles suivent leurs cours.
00:44:33Donc, quand ces procédures
00:44:36d'investigation,
00:44:37d'audition,
00:44:38je ne sais quoi,
00:44:38auront rendu leurs conclusions,
00:44:40alors on verra.
00:44:40Mais moi,
00:44:41je ne me substitue pas
00:44:42à des procédures internes
00:44:45qui sont indépendantes.
00:44:47Le budget 2027,
00:44:48donc,
00:44:48début des dépats.
00:44:49Demain,
00:44:50justement,
00:44:50sur ce sujet,
00:44:50Raphaël Glucksmann,
00:44:51vous lisiez sa ligne
00:44:52sur la position
00:44:52du Parti socialiste.
00:44:54On va l'entendre,
00:44:54il l'a dit ce matin.
00:44:56Ce budget,
00:44:57en l'État,
00:44:57est inacceptable.
00:44:59Il est inacceptable
00:45:00qu'après neuf années
00:45:02qu'ils nous ont mis
00:45:03dans le rouge
00:45:04sur les finances publiques
00:45:05et qu'ils nous ont mis
00:45:06dans le rouge
00:45:06sur les inégalités sociales
00:45:08et sur l'État
00:45:08des services publics,
00:45:09il est inacceptable
00:45:10que le macronisme
00:45:11conserve ces tabous.
00:45:12C'est très clair.
00:45:13Si la copie
00:45:14de M. Lecornu
00:45:15et du gouvernement
00:45:16ne bouge pas,
00:45:17eh bien oui,
00:45:17il y aura censure.
00:45:18Mais s'ils nous écoutent,
00:45:20là alors,
00:45:21il y a discussion.
00:45:23Raphaël Glucksmann
00:45:24qui dit
00:45:25s'il était aujourd'hui député,
00:45:27il voterait la censure.
00:45:29Vous l'avez déjà un peu dit.
00:45:31Ça, ça fait partie
00:45:32des choses
00:45:33qui vont droit
00:45:34à votre cœur
00:45:35de député socialiste
00:45:36en disant,
00:45:36là, il clarifie.
00:45:37Alors déjà,
00:45:38moi, j'ai apprécié
00:45:39cette prise de position
00:45:40parce qu'elle était
00:45:41totalement conforme
00:45:42à la ligne
00:45:43du groupe socialiste.
00:45:44Et donc,
00:45:45c'est plutôt bien
00:45:45qu'il y ait un alignement
00:45:47des planètes
00:45:47entre ce que dit le candidat
00:45:48et ce que dit le groupe.
00:45:50Et il s'avère
00:45:51que demain soir,
00:45:52on aura un vote important
00:45:53puisque nous avons décidé
00:45:55de déposer
00:45:55une motion de rejet
00:45:56préalable
00:45:57au début de l'examen du texte
00:45:58et que ça sera finalement
00:45:59aussi un premier ballon d'essai
00:46:01pour voir la...
00:46:02Alors, Elsa,
00:46:02dans le gouvernement.
00:46:03Sur cette motion de rejet,
00:46:04est-ce que vous espérez vraiment
00:46:05qu'elle soit adoptée,
00:46:06cette motion de rejet ?
00:46:07Si on la dépose,
00:46:08ce n'est pas juste
00:46:09pour faire de la décoration.
00:46:10Parce que pour qu'elle soit adoptée,
00:46:11il faut que le Rassemblement national
00:46:12la vote ?
00:46:13C'est comme une motion de censure.
00:46:14Vous savez,
00:46:15quand Raphaël Glucksmann dit
00:46:16qu'on déposera
00:46:17une motion de censure
00:46:19pour qu'une motion de censure
00:46:20passe,
00:46:20c'est un exercice arithmétique.
00:46:22Soit il faut que les macronistes
00:46:23censurent leur gouvernement,
00:46:24c'est peu probable,
00:46:25soit il faut que les députés
00:46:27du Rassemblement national
00:46:28décident de voter notre motion.
00:46:30Je rappelle quand même
00:46:31qu'à aucun moment,
00:46:32nous ne votons des textes
00:46:33qui viennent du Rassemblement national.
00:46:35Mais en l'état
00:46:36de la tripolarisation politique,
00:46:38ce qui s'est produit
00:46:39pour Michel Barnier
00:46:40comme pour François Bayrou,
00:46:41à un moment,
00:46:42c'est qu'ils ont décidé
00:46:43de voter la même chose que nous.
00:46:45Mais sur cette motion de rejet,
00:46:46on rappelle qu'elle est examinée
00:46:47en tout début de texte.
00:46:48Si jamais elle est adoptée,
00:46:50on arrête les discussions,
00:46:51le texte part directement au Sénat.
00:46:52Est-ce que ce ne serait pas
00:46:54un formidable cadeau
00:46:56au gouvernement
00:46:57qui s'épargnerait
00:46:58une semaine de débats tendus
00:46:59dans l'hémicycle
00:47:00et qui irait négocier
00:47:01beaucoup plus tranquillement
00:47:02avec des sénateurs
00:47:02qui, vous le savez bien,
00:47:04sont plutôt de droite
00:47:05et vont...
00:47:05Majoritairement de droite.
00:47:06Je vais vous faire
00:47:08une confidence.
00:47:09Ça ne changerait rien du tout.
00:47:11Parce que vous pouvez faire
00:47:13une semaine de foire d'empoigne
00:47:15dans l'hémicycle,
00:47:15ça fait partie des probabilités,
00:47:18pour après avoir un 49-3
00:47:20qui vous envoie le texte
00:47:22que le gouvernement
00:47:22a envie d'envoyer
00:47:23et donc ne tient absolument pas compte
00:47:25des débats qui ont eu lieu
00:47:26dans l'hémicycle au Sénat.
00:47:28Là, en l'occurrence,
00:47:29le gouvernement refuse
00:47:30la démocratie parlementaire.
00:47:32Parce que Sébastien Lecornu
00:47:33nous a écrit de jolis courriers
00:47:35en disant
00:47:36je suis un démocrate,
00:47:38discutons, dialoguons.
00:47:39Nous lui avons répondu.
00:47:40Nos propositions sont connues.
00:47:42On veut...
00:47:43On va les dialoguer
00:47:43dans l'hémicycle après.
00:47:44Il faut que la motion de rejet
00:47:45soit adoptée.
00:47:45Il nous a écrit.
00:47:46On lui a répondu.
00:47:47On lui a dit
00:47:47voilà, on veut la justice fiscale.
00:47:49Il n'a toujours pas répondu.
00:47:51C'est quand même problématique.
00:47:52C'est-à-dire qu'il essaie
00:47:53d'engager une discussion.
00:47:54Poliment, on répond.
00:47:55Et puis derrière,
00:47:55c'est silence radio.
00:47:56Et deuxièmement,
00:47:57l'attitude des macronistes
00:47:58lors de la commission des finances
00:48:00a été absolument scandaleuse.
00:48:02À aucun moment,
00:48:03aucune des propositions
00:48:04que nous avons portées
00:48:05n'a été adoptée.
00:48:06Et donc, en fait, nous, on dit
00:48:08si vous ne voulez pas de débat,
00:48:09si vous voulez décider
00:48:11que finalement,
00:48:11il n'y a pas de justice fiscale,
00:48:12c'est votre responsabilité.
00:48:13Mais nous, on ne participera pas
00:48:15à une mascarade.
00:48:15Et donc, demain soir,
00:48:16la motion de rejet prélable,
00:48:18c'est une sommation.
00:48:18Et vous avez sauvé,
00:48:20on peut dire,
00:48:21le gouvernement deux fois de suite
00:48:22avec des pactes de non-censure.
00:48:24Jamais 203 ?
00:48:25Ou là, cette année,
00:48:26vous dites, hors de question,
00:48:27ce sera censure ?
00:48:29Est-ce qu'il y aura
00:48:30un accord de non-censure ?
00:48:31Rappelez quand même
00:48:32que lorsque nous avons décidé
00:48:34de ne pas censurer le gouvernement,
00:48:35déjà, nous avions voté
00:48:36contre le budget,
00:48:37mais ça, c'est un autre sujet,
00:48:38mais nous avions obtenu,
00:48:40en parallèle de cela,
00:48:41des choses conséquentes.
00:48:42L'an dernier,
00:48:43la suspension de la réforme
00:48:44des retraites,
00:48:451 milliard ou même
00:48:463 milliards de pouvoir d'achat
00:48:48par la hausse de la privilité.
00:48:49Et là, vous sentez
00:48:50que le gouvernement
00:48:50ne vous donnera rien ?
00:48:51On avait obtenu l'année passée
00:48:52des postes dans l'éducation nationale,
00:48:54des postes d'AESH, etc.
00:48:56Notamment, le repas à l'euro.
00:48:57Bon, vous voyez,
00:48:58on avait quand même
00:48:59un certain nombre de positions.
00:49:00Eh bien, qu'est-ce qui se produit
00:49:01cette année ?
00:49:02On dit, vous voulez aller faire
00:49:05vous voulez aller faire payer
00:49:06les Français avec la baisse des appels ?
00:49:08Mais ça commence toujours
00:49:08comme ça, le budget,
00:49:09Arthur Delaporte.
00:49:10Au début, tout le monde
00:49:10a assez de l'oeil rouge
00:49:11et on a vu qu'après,
00:49:12il y en a plusieurs groupes
00:49:13qui peuvent évoluer.
00:49:14Et après, on leur dit,
00:49:15mais si vous voulez
00:49:15équilibrer le budget,
00:49:17il y a un moyen,
00:49:17c'est d'aller mettre
00:49:18un peu plus de fiscalité,
00:49:20pas une fiscalité confiscatoire,
00:49:22un peu plus de fiscalité,
00:49:23une taxe d'Ukman, par exemple,
00:49:24sur les plus fortes.
00:49:25Et on nous répond, c'est net.
00:49:26Eh bien, à un moment,
00:49:27en fait, ce n'est pas possible.
00:49:28Donc, ce sera censure ?
00:49:29C'est probable.
00:49:29Je reprends la question d'Elsa
00:49:31de tout début,
00:49:33parce qu'avant la censure,
00:49:34il y avait éventuellement
00:49:34l'accord de non-censure,
00:49:36quand même,
00:49:36qui était une étape autre.
00:49:38Donc, l'histoire de l'accord
00:49:39de non-censure,
00:49:40c'est de toute façon
00:49:40pas du tout à l'ordre du jour
00:49:41cette année.
00:49:42En tout cas, c'est mal engagé.
00:49:43C'est mal engagé
00:49:44parce qu'on a un gouvernement
00:49:45qui ne veut pas discuter sincèrement,
00:49:48qui est trop embarqué
00:49:49dans un duel
00:49:50entre Edouard Philippe
00:49:51et Gabriel Attal,
00:49:52qui est une fuite en avant
00:49:53vers les idées les plus libérales
00:49:54et les plus violentes
00:49:55pour les classes populaires.
00:49:56Et donc, nous, on a dit
00:49:56qu'en fait,
00:49:57on ne veut pas mettre
00:49:59ne serait-ce qu'un doigt
00:50:00dans cette mascarade de débat.
00:50:01Peut-être qu'ils attendaient
00:50:02aussi le résultat de la primaire.
00:50:03Peut-être que maintenant,
00:50:04ils vont ouvrir des négociations
00:50:05avec Raphaël Glucksmann
00:50:08plus à lente pour ce budget.
00:50:10Alors, je vais vous faire
00:50:10une petite annonce.
00:50:12Raphaël Glucksmann
00:50:12n'est pas député.
00:50:14Donc, il ne va pas aller négocier
00:50:16le budget.
00:50:16Et d'ailleurs,
00:50:17ça sera Olivier Faure,
00:50:18Boris Vallaud,
00:50:20Patrick Caner,
00:50:20qui ne seront pas d'accord
00:50:21l'un et l'autre.
00:50:21Qui va donner la ligne au PS ?
00:50:23Est-ce que c'est votre candidat
00:50:24à la présidentielle,
00:50:25le président du groupe
00:50:26ou le président du parti ?
00:50:27Un peu de sérieux.
00:50:28Depuis deux ans maintenant,
00:50:30enfin même quatre ans,
00:50:32qu'Olivier Faure et Boris Vallaud
00:50:33sont présidents du groupe
00:50:34et responsables du parti,
00:50:36il n'y a jamais eu
00:50:37de stratégie opposée
00:50:39sur les questions budgétaires.
00:50:41On a toujours parlé
00:50:42main dans la main
00:50:42parce que nous sommes
00:50:43une famille politique
00:50:44qui sait prendre
00:50:45ses responsabilités.
00:50:46Et ça ne va pas changer ?
00:50:48Déjà parce que nous avons
00:50:49montré encore hier
00:50:50que nous étions capables,
00:50:52au-delà des différences,
00:50:53de nous rassembler
00:50:54pour l'essentiel.
00:50:55C'est la question
00:50:56de la victoire
00:50:56de l'extrême droite
00:50:57que nous voulons empêcher
00:50:58à tout prix
00:50:58pour créer une alternative
00:50:59au macronisme
00:51:00et nous n'allons pas
00:51:01nous empêcher de le faire
00:51:02aussi dans cette procédure.
00:51:04Vous dites éventuellement
00:51:04que la censure
00:51:05est au bout du chemin.
00:51:07Il y a LFI
00:51:08qui imagine déposer
00:51:09une motion de censure
00:51:10très rapidement.
00:51:11Vous pourriez la voter du coup ?
00:51:12On discutera le moment venu.
00:51:14Ce qui est possible
00:51:15c'est qu'on laisse
00:51:17peut-être un peu de temps
00:51:18au débat.
00:51:18Je n'en sais rien,
00:51:19ça va dépendre en fait
00:51:20de ce qui va se passer
00:51:20parce qu'on n'est jamais
00:51:22dans l'idée
00:51:22qu'il faut censurer
00:51:24tout de suite maintenant
00:51:24mais ça chance
00:51:26à la démocratie.
00:51:27Mais malheureusement
00:51:28ce qui nous en empêche
00:51:28aujourd'hui
00:51:29ce n'est pas les insoumis.
00:51:30C'est les macronistes.
00:51:30Mais une motion de censure
00:51:31de LFI
00:51:32ça n'est plus un tabou
00:51:33malgré Raphaël Guxman.
00:51:35Vous savez,
00:51:35on a déjà déposé
00:51:36nous-mêmes
00:51:37Oui mais maintenant
00:51:37il y a Raphaël Guxman.
00:51:38Oui mais en fait
00:51:39nous on dépose nos motions,
00:51:40on vote nos motions.
00:51:41Si on estime
00:51:42qu'on doit déposer une motion,
00:51:43on déposera une motion.
00:51:44Je parle de celle de LFI.
00:51:45Oui mais enfin
00:51:45je viens de vous répondre.
00:51:47C'est-à-dire que
00:51:48si LFI dépose une motion,
00:51:49nous aussi peut-être
00:51:50que si on estime
00:51:50devoir en voter une,
00:51:51on peut en déposer une.
00:51:52On ne peut pas voter la leur.
00:51:53Je veux dire
00:51:53on vote l'émotion
00:51:54de manière générale
00:51:55sur un bouton.
00:51:57Hugo.
00:51:57Oui, monsieur Delaporte,
00:51:58il y a une question pour vous
00:51:59de FBA qui vous demande
00:52:00c'est quoi un bon budget
00:52:01pour vous
00:52:02avec 6% de déficit
00:52:03et presque 5%
00:52:05de taux d'intérêt
00:52:06et une croissance à 0%.
00:52:07Un bon budget,
00:52:08c'est un budget
00:52:09qui évite de faire
00:52:09ce qu'a fait Emmanuel Macron.
00:52:10Il a simplement retiré
00:52:1280 milliards d'euros
00:52:13des caisses de l'État
00:52:14en faisant par exemple
00:52:16la suppression de l'EG
00:52:16en supprimant des impôts
00:52:18en voiture.
00:52:19Et ça c'est la Cour des comptes
00:52:20qui le dit.
00:52:20Donc quand on cumule
00:52:21les cadeaux d'Emmanuel Macron
00:52:23en l'espace de 10 ans,
00:52:24on s'est appauvri
00:52:25de l'ordre de 500 à 600 milliards d'euros.
00:52:27Si on rajoute à ça
00:52:27les différentes crises,
00:52:29etc.
00:52:30ça explique une bonne partie
00:52:31de l'emballement de la dette.
00:52:33Donc oui,
00:52:33on change de politique budgétaire.
00:52:35Oui, on dit
00:52:35ceux qui ont les moyens
00:52:36de contribuer, contribuent.
00:52:37On évite de faire en sorte
00:52:38que la fortune des milliardaires
00:52:40double en l'espace de 10 ans
00:52:41pendant que celle des Français
00:52:42progresse à peine voire réduite.
00:52:44Et on a aussi un sujet
00:52:46avec Emmanuel Macron,
00:52:47c'est que non seulement
00:52:48le niveau de prélèvement obligatoire
00:52:50a baissé,
00:52:50mais ça a eu pour une conséquence
00:52:51que c'est aujourd'hui
00:52:53une explosion du taux de pauvreté
00:52:54avec en l'espace de 10 ans
00:52:56un tiers de pauvres en plus.
00:52:57Et ça c'est fondamentalement
00:52:58inacceptable
00:52:58et on veut que ça s'arrête.
00:52:59Hervé.
00:52:59Je reviens à l'hypothèse
00:53:01de la censure éventuelle
00:53:02sur le budget.
00:53:03S'il y a censure,
00:53:04il n'y a pas de budget.
00:53:05Si selon vos souhaits,
00:53:07Raphaël Glucksmann
00:53:07est élu président de la République,
00:53:09il arrive l'an prochain à l'Elysée
00:53:11avec une copie blanche.
00:53:12Ça ne sera pas une copie blanche
00:53:13parce qu'il n'y aura pas
00:53:14de non-budget.
00:53:15Il n'y a pas de shutdown ici
00:53:16comme à l'américaine.
00:53:17Donc ça veut dire quoi ?
00:53:18Ça veut dire que les services publics
00:53:20ne s'interromperont pas
00:53:21au premier plan.
00:53:21C'est-à-dire que le nouveau président
00:53:22il se contenterait de cette feuille ?
00:53:24De toute façon,
00:53:25il y aura soit des ordonnances,
00:53:28soit une loi spéciale,
00:53:29soit un budget
00:53:30par je ne sais quel miracle.
00:53:31Mais quoi qu'il en soit,
00:53:32à partir du moment
00:53:33où il y a un nouvel exécutif,
00:53:35il y aura ce qu'on appelle
00:53:36un collectif budgétaire.
00:53:39Mais c'est pour cinq mois
00:53:40qu'on a un budget futile provisoire.
00:53:42Il n'y a pas de projet de loi
00:53:44rectificatif pour une loi spéciale.
00:53:45Il faut repartir à zéro.
00:53:45Oui, si il y a une loi spéciale,
00:53:46on refera un nouveau budget à l'été
00:53:48avec la nouvelle Assemblée nationale.
00:53:50Mais en fait,
00:53:51j'ai envie de vous dire,
00:53:52quelle que soit la situation
00:53:53à l'issue de la présidentielle,
00:53:55il y aura de toute façon
00:53:57une nécessité d'avoir
00:53:58une discussion budgétaire à l'été.
00:53:59Marine Le Pen,
00:54:00contrairement à vous,
00:54:01dit, elle, par avance,
00:54:02qu'elle préfère un mauvais budget
00:54:04à pas de budget du tout.
00:54:05Est-ce que ça ne donne pas l'impression
00:54:06qu'elle se projette davantage
00:54:08sur une victoire à l'Élysée
00:54:09que vous ne vous projetez
00:54:10avec votre nouveau candidat ?
00:54:12Moi, ce que je dis,
00:54:13c'est si on avait un mauvais budget
00:54:16amendé par les socialistes,
00:54:18ce qu'on a fait l'an dernier,
00:54:20c'est un pis-aller acceptable.
00:54:23Mais si c'est juste un mauvais budget,
00:54:25une position amère
00:54:25et des conséquences en cascade
00:54:27sur la vie des gens,
00:54:28ma réponse, c'est non.
00:54:29Parce qu'en fait, nous,
00:54:30ce qu'on veut,
00:54:30c'est d'abord protéger les gens.
00:54:31On ne veut pas juste
00:54:32un budget pour un budget.
00:54:33Et c'est ce qu'on a fait
00:54:34les années passées.
00:54:34On a protégé les retraités.
00:54:36On a protégé les classes moyennes.
00:54:37On a sauvé l'éducation
00:54:39de 3 000 postes
00:54:40dans le budget de 2024.
00:54:42Voilà, ça,
00:54:43c'est ce qu'on a réussi à faire.
00:54:44Malheureusement,
00:54:45là, je ne vois pas
00:54:46ce qu'on va réussir
00:54:47à sauver cette année.
00:54:47À propos de l'éducation.
00:54:48On ne voit pas le signe.
00:54:49Ça veut dire que si dans le texte final,
00:54:50il y a des avancées,
00:54:51par exemple,
00:54:51une augmentation du budget
00:54:52de l'éducation nationale,
00:54:53vous pourriez revoir votre position ?
00:54:55Attendez.
00:54:56Je ne sais pas ce qu'on appelle
00:54:57une augmentation du budget
00:54:58de l'éducation nationale.
00:54:59C'est un exemple parmi d'autres.
00:55:01Mais si il y a des avancées,
00:55:02ça ne sera pas,
00:55:03en tout cas,
00:55:04de nature à nous faire basculer.
00:55:06Je le dis très clairement.
00:55:07Et par ailleurs,
00:55:07ce type de décisions,
00:55:08elles sont parfois
00:55:09de nature infrabudgétaire.
00:55:12Elles peuvent se prendre
00:55:12par un simple...
00:55:13Mais il est possible
00:55:14que des avancées
00:55:15vous fassent revenir
00:55:16sur votre décision.
00:55:17Ce n'est pas impossible.
00:55:18Je vous dis,
00:55:19à l'heure où je vous parle,
00:55:20je ne vois pas le signe
00:55:21d'un tunnel
00:55:22où on sortirait
00:55:23avec un budget
00:55:25qui serait accepté,
00:55:26etc.
00:55:26Non, mais voilà,
00:55:28encore une fois,
00:55:29vous savez,
00:55:29l'avenir est fait de surprises.
00:55:30Mais comme je vois les choses,
00:55:32c'est quand même
00:55:33une censure très prouvable.
00:55:34D'accord.
00:55:35Demain, il y a une nouvelle
00:55:35manifestation des étudiants.
00:55:37Vous y serez ?
00:55:38J'y serez.
00:55:39Raphaël Glucksmann
00:55:39estime que ce n'est ni son rôle
00:55:41ni sa place.
00:55:42Est-ce qu'il a tort ?
00:55:43En tout cas,
00:55:44il a dit ce matin,
00:55:44très clairement,
00:55:45que les revendications
00:55:46des lycéens
00:55:47étaient les siennes.
00:55:48Oui, d'accord,
00:55:49mais il ne va pas
00:55:49dans les manifestations.
00:55:51Enfin, écoutez,
00:55:52je ne vous fais pas un dessin,
00:55:53mais c'est bien
00:55:54s'il y a les socialistes,
00:55:56s'il y a les militants
00:55:56de place publique.
00:55:57Je ne sais pas si Raphaël Glucksmann
00:55:59doit aller en manifestation.
00:56:00C'est justement
00:56:01une question qu'on vous pose.
00:56:02Est-ce que le représentant
00:56:03de votre formation
00:56:04à la présidentielle
00:56:05n'a pas sa place
00:56:06justement dans les manifestations ?
00:56:07Là où toute la gauche
00:56:08et tous leurs représentants
00:56:08y seront ?
00:56:09J'y étais la semaine dernière
00:56:10avec Olivier Faure.
00:56:10Je ne parle pas de vous.
00:56:11Je vais vous le dire.
00:56:12J'y serai demain aussi,
00:56:14sans doute.
00:56:15Raphaël Glucksmann,
00:56:16vous voyez bien
00:56:17qu'il a été pris pour cible
00:56:18encore hier
00:56:19par des sympathisants LFI.
00:56:24pour sa sécurité,
00:56:26je ne sais pas
00:56:26si c'est une bonne idée
00:56:27étant donné
00:56:28le niveau de tension
00:56:29qu'il peut y avoir
00:56:29dans ces manifestations.
00:56:30Il ne dit pas que ça.
00:56:31Il dit aussi
00:56:32que ce n'est pas ma place
00:56:33en tant que candidat
00:56:34à la présidentielle.
00:56:36Moi,
00:56:36dit-il,
00:56:37mot pour mot,
00:56:38ouvrir les guillemets,
00:56:39ma place,
00:56:39c'est de proposer
00:56:40des solutions
00:56:41et ce n'est pas
00:56:41d'aller dans les manifs.
00:56:42C'est encore autre chose.
00:56:43Là où il a raison,
00:56:44c'est qu'il doit proposer
00:56:46des solutions.
00:56:46Et là où il a tort ?
00:56:47Et il en propose d'ailleurs.
00:56:48Donc voilà.
00:56:49Et là où il a tort,
00:56:50c'est quoi ?
00:56:50Non, j'ai dit là où il a raison.
00:56:53C'est qu'il propose
00:56:54des solutions.
00:56:54Il propose des solutions,
00:56:56un plan d'investissement
00:56:56dans l'éducation
00:56:57et il n'a pas attendu
00:56:58la crise des lycéens
00:57:00de cette semaine
00:57:01pour dire qu'il fallait
00:57:02investir dans les établissements
00:57:03scolaires.
00:57:03Je me souviens que c'était
00:57:03un de nos grands axes
00:57:05de campagne
00:57:05lors des élections européennes.
00:57:06Donc à un moment,
00:57:07il faut aussi savoir dire
00:57:09que la constance
00:57:10des socialistes
00:57:10de Raphaël Glucksmann,
00:57:11c'est d'avoir toujours
00:57:13donné une priorité
00:57:14à l'éducation,
00:57:15aux recrutements.
00:57:15Ça a été d'ailleurs
00:57:16dans son premier discours.
00:57:17Et je tiens à dire aussi
00:57:18que ce n'est pas une nouveauté.
00:57:20On a toujours été
00:57:20du côté des enseignants,
00:57:22des conditions d'éducation.
00:57:23Une des grandes promesses
00:57:24de campagne
00:57:24de François Hollande,
00:57:25c'était les 60 000 postes
00:57:26dans l'éducation nationale
00:57:27et on le rappelle trop peu,
00:57:28mais ça a été
00:57:29une promesse tenue.
00:57:30Avant de repasser
00:57:30par la Elsa,
00:57:31vous voulez dire
00:57:32en d'autres mots
00:57:32que Raphaël Glucksmann,
00:57:33aujourd'hui,
00:57:33il est empêché de sortir
00:57:35et d'aller manifester ?
00:57:36Non mais je veux dire,
00:57:38vous avez bien vu
00:57:38ce qui s'est passé hier.
00:57:39Justement, il est empêché.
00:57:40Si j'étais dans son entourage,
00:57:41je ne lui conseillerais pas
00:57:42d'aller demain
00:57:43dans une manifestation
00:57:44dont on a vu aussi
00:57:45ce qu'il pouvait y avoir
00:57:47parfois comme risque.
00:57:48Mais après,
00:57:50évidemment que les socialistes
00:57:51sont aux côtés des lycéens.
00:57:52J'ai été pour ma part
00:57:53à l'arrivée des lycéens
00:57:55dans les établissements.
00:57:55Justement,
00:57:56c'était ma question.
00:57:57Est-ce que ce n'est pas problématique
00:57:58d'avoir un candidat
00:57:59qui ne peut pas se rendre
00:58:00auprès des lycéens
00:58:01qui est mal accueilli
00:58:02dans une manifestation
00:58:03contre les violences sexuelles
00:58:04et sexistes ?
00:58:05C'est quand même compliqué
00:58:06pour lui de choisir
00:58:07ses déplacements
00:58:08sur des marqueurs de gauche.
00:58:09Je vais vous dire une chose
00:58:10et je ne peux pas être qualifié
00:58:12comme un soutien
00:58:14de longue date,
00:58:15on va dire.
00:58:15Vous êtes depuis 24.
00:58:17Mais je peux vous dire
00:58:18que certains ne lui rendent pas
00:58:19les choses faciles.
00:58:21C'est qui ça ?
00:58:21Je pense à certains insoumis
00:58:24qui ont considéré
00:58:26qu'il était une personnalité
00:58:29infréquentable,
00:58:29accusé de tous les maux,
00:58:30etc.
00:58:31Je veux dire,
00:58:32à un moment,
00:58:32on est dans une campagne présidentielle
00:58:33où j'espère que le niveau de débat
00:58:35dépassera le stade
00:58:36des fatwas lancés
00:58:38contre les uns et les autres.
00:58:39Sauf qu'Olivier Faury...
00:58:39La réponse à ça,
00:58:40c'est qu'il vaut mieux
00:58:40qu'il reste chez lui,
00:58:41qu'il ne sorte pas.
00:58:43J'espère que les choses
00:58:44vont se calmer.
00:58:45J'espère que Jean-Luc Mélenchon
00:58:47dira, par exemple,
00:58:48on arrête maintenant.
00:58:49Non, mais c'est marrant
00:58:50ce que vous dites
00:58:50parce qu'Olivier Faury,
00:58:51il a eu affaire à ça,
00:58:52à des colibés,
00:58:54des huées,
00:58:54et ça n'empêche pas
00:58:55d'aller dans les manifs quand même.
00:58:56Mais pourquoi c'est pire
00:58:59avec Raphaël Glucksmann ?
00:58:59J'ai d'ailleurs le souvenir
00:59:00d'une manifestation
00:59:01en 2018,
00:59:03au niveau de la gare de l'Est,
00:59:05on s'était retrouvés
00:59:06sous les jets de bouteilles.
00:59:07Oui,
00:59:08mais il y retourne
00:59:09dans les manifs, lui ?
00:59:10Petit à petit,
00:59:11ils s'habitueront.
00:59:12C'était ça,
00:59:13la phrase d'Olivier.
00:59:14Donc, pourquoi lui ?
00:59:15Olivier Faury peut le faire
00:59:16et pas Raphaël Glucksmann ?
00:59:17Non, mais...
00:59:18Il y a un problème.
00:59:19C'est son choix,
00:59:20mais je peux le comprendre.
00:59:20Encore une fois,
00:59:21moi, je ne jette la pierre
00:59:22à personne.
00:59:23Il n'a plus peur
00:59:24qu'Olivier Faury.
00:59:24Il n'est pas une présidentielle.
00:59:25Non, mais il est aussi
00:59:26plus ciblé.
00:59:27Ah bon ?
00:59:27Très clairement.
00:59:28Franchement, très clairement.
00:59:29Avec Olivier,
00:59:30ça s'est tassé.
00:59:32Les gens ont vu
00:59:32qu'on était avec eux.
00:59:34Là, aujourd'hui,
00:59:35il peut y avoir
00:59:37une tentative
00:59:38de continuer à dire
00:59:39que Glucksmann
00:59:40serait pire que tout.
00:59:40Peut-être aussi
00:59:41parce que le PS
00:59:41est un service d'ordre
00:59:42que Passepublic n'a pas.
00:59:43Non, mais attendez,
00:59:48le Parti Socialiste
00:59:49et avec son candidat.
00:59:50Hugo ?
00:59:51Oui, monsieur le député.
00:59:52Sur Hugo Perchoir,
00:59:53on suit évidemment
00:59:53les niches parlementaires.
00:59:55Dans un mois,
00:59:55c'est votre niche parlementaire.
00:59:57On rappelle que l'EPS
00:59:58a une stratégie
00:59:59de faire adopter
01:00:00des petits textes
01:00:01mais rapidement adoptables.
01:00:03On rappelle,
01:00:03vous avez la deuxième place
01:00:04en nombre de textes adoptés
01:00:05depuis 2024.
01:00:0612 textes
01:00:07en deux niches parlementaires.
01:00:10Ça va être quoi
01:00:10le programme cette année ?
01:00:11Et même un peu plus
01:00:12si on ajoute
01:00:13les textes
01:00:13qui ont commencé leur vie
01:00:14dans des niches parlementaires.
01:00:16Je pense par exemple
01:00:17à la loi influenceur
01:00:18première loi transpartisane
01:00:19que j'ai présentée
01:00:20dans la niche parlementaire
01:00:21de 2023
01:00:22et qui a été adoptée.
01:00:24Et donc cette année,
01:00:24ça sera quoi au programme ?
01:00:25On en débat
01:00:26dans les prochains jours.
01:00:27Moi, j'ai quelques idées
01:00:28à mettre sur la table.
01:00:29Par exemple,
01:00:30nous avons présenté
01:00:31avec les salariés de GMS
01:00:33une proposition de loi
01:00:34qui est une proposition
01:00:36de loi d'initiative ouvrière
01:00:37sur la responsabilité
01:00:38des donneurs d'ordre
01:00:39vis-à-vis des sous-traitants
01:00:40qui causent
01:00:41beaucoup de dégâts
01:00:42et des plans sociaux
01:00:43à bas bruit.
01:00:44Ça, c'est un sujet,
01:00:44par exemple,
01:00:45que j'aimerais
01:00:45qu'on puisse porter.
01:00:46Il y a d'autres sujets
01:00:47qu'on pourrait aimer,
01:00:49par exemple,
01:00:49sur les questions
01:00:50de solidarité internationale.
01:00:51Je sais que ma collègue,
01:00:51par exemple,
01:00:52Valérie Rossi,
01:00:52a une proposition de loi
01:00:54qui, à mon sens,
01:00:56mérite d'être soutenue.
01:00:57Vous savez que
01:00:57quand vous êtes fonctionnaire,
01:00:59vous avez maladie,
01:01:01cancer, par exemple,
01:01:02vous n'avez le droit
01:01:03qu'à un an
01:01:04de mi-temps thérapeutique.
01:01:05Quand vous êtes
01:01:06dans le secteur privé,
01:01:06vous avez le droit
01:01:07à trois ans.
01:01:08Alors même que
01:01:09si vous étiez
01:01:09en congé longue maladie,
01:01:11vous seriez indemnisé
01:01:11à 100%.
01:01:12Là, c'est pas possible.
01:01:14Donc ce type d'inégalité,
01:01:15des choses qu'on découvre
01:01:16entre parenthèses.
01:01:17Pour moi,
01:01:17c'est de nature
01:01:19à créer du consensus
01:01:20parce que c'est de la violence
01:01:21subie par les personnes.
01:01:21Et à mettre dans un programme présidentiel
01:01:22si ce n'est pas adopté.
01:01:23Évidemment.
01:01:24Ah bon, on imagine.
01:01:24Je ne suis pas sûr
01:01:25que ce sera la mesure phare
01:01:26d'un programme présidentiel.
01:01:27Mais ça peut en faire partie.
01:01:27Mais je pense que, par exemple,
01:01:28c'est ce type de texte
01:01:29d'injustice du quotidien
01:01:31qui peut être dans une niche
01:01:32très justement.
01:01:33Merci, Arthur Delaporte
01:01:34d'être venu à votre tour
01:01:35sur le plateau de LCP
01:01:36lundi, c'est politique ce soir.
01:01:38Demain, vous retrouvez
01:01:44sur le plateau de LCP

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