00:00Il n'y a pas assez de médecins généralistes dans la Drôme, le conseil départemental donc investi pour en attirer.
00:05On en parle ce matin avec la vice-présidente chargée des affaires sociales, Louise Joyeux.
00:10Bonjour Linda Jarré-Bastouille.
00:12Bonjour Louise.
00:12Le département veut mettre deux fois plus d'argent pour ce nouveau plan santé.
00:17Ça coûte combien exactement et c'est pour faire quoi ?
00:20Alors lors du premier plan c'était plus de 200 000 euros qui étaient investis sur la mission santé.
00:25Aujourd'hui ça sera plus de 400 000 parce qu'il faut se donner les moyens de ses ambitions.
00:28Nous avons mené un premier plan santé depuis 2017 qui a porté ses fruits parce que nous avons des chiffres
00:34aujourd'hui qui sont des indicateurs qui sont bons.
00:37Et aujourd'hui le président a souhaité qu'on aille encore plus loin parce qu'on sait que la santé
00:40c'est la première préoccupation des français.
00:42On vous dit que le premier plan a porté ses fruits. Est-ce qu'on sait combien de médecins se
00:46sont installés dans la Drôme depuis sa mise en place ?
00:49Alors depuis 2019 c'est 172 médecins qui se sont installés en Drôme et cette année depuis fort longtemps nous
00:55avons un solde positif d'installation.
00:57Donc vous savez c'est entre le départ, la retraite et les installations de plus 12 médecins. Donc c'est
01:02très encourageant.
01:03Et on a 18 nouveaux médecins, alors des médecins juniors qui vont arriver en novembre dans le département.
01:10Comment ça marche ? Est-ce qu'ils vont continuer à se former chez nous ? Est-ce qu'on
01:13sait où ils vont s'installer dans la Drôme et est-ce qu'ils vont s'installer durablement ?
01:18Alors effectivement, dès le mois de novembre on a 18 docteurs juniors qui vont arriver en Drôme, qui seront répartis
01:23un petit peu partout sur le territoire.
01:25Donc ce sont encore des internes. C'est suite à la réforme du gouvernement et à la quatrième année d
01:29'internat.
01:30Le but bien évidemment c'est de les faire rester. C'est une vraie chance je pense de les avoir
01:35sur notre territoire.
01:36Ça va permettre d'augmenter l'offre de soins dans un premier temps et bien évidemment de leur faire découvrir
01:40notre beau département pour qu'ils s'y installent.
01:42Et justement comment vous faites pour les faire rester ? C'est quoi les arguments ?
01:46Alors les arguments c'est qu'on démarre dès les études en fait.
01:49Où on met une série de mesures pour leur faire découvrir notre département, qu'ils se sentent bien en Drôme.
01:55Donc via une bourse pour qu'ils puissent, ça leur facilite leur année d'internat, les maisons des internes pour
02:02qu'ils puissent se loger à faible coût.
02:03La nouveauté de ce nouveau plan ça va être une immersion auprès de nos sapeurs-pompiers pour qu'ils soient
02:09formés à la médecine d'urgence et qu'ils puissent mieux l'appréhender.
02:12Et puis c'est aussi, nous soutenons la mise en place de la première année d'études en médecine en
02:20Drôme.
02:21Donc avec la faculté de Valence, via la ville de Valence aussi.
02:24On a aussi des bourses pour acheter du matériel médical, des prix, des loyers qui sont un peu cassés pour
02:35ces médecins c'est ça ?
02:36Alors des loyers, non. Par contre nous nous finançons les maisons de santé et les centres de santé qui sont
02:43portés par des collectivités.
02:45Donc bien évidemment ça les aide à s'installer. Par contre nous c'est une aide à l'équipement, à
02:50la primo-installation d'un montant de 5000 euros.
02:53Et nous allons aussi permettre aux médecins et messieurs d'équiper les cabinets des docteurs juniors.
02:58Et là c'est pareil, ça serait une aide de 5000 euros.
02:59Pourtant on voit que ces aides elles ne fonctionnent pas toujours malgré le tapis rouge que déroulent aussi certaines communes.
03:06On parlait dans un reportage de Donzer qui cherche un médecin depuis plusieurs années.
03:10Parce qu'il y a ça aussi parfois des concurrences au sein même du département, entre des villes, des villages.
03:16Et parfois même les plus offrants ne trouvent pas de médecin.
03:19Alors nous, notre vision des choses au département, ce n'est pas une question d'être offrant.
03:24C'est une question vraiment de faire que nos médecins, nos internes se sentent bien en Drôme et veulent s
03:31'y installer.
03:32Ce n'est pas une question que financière en fait.
03:34Et nous justement, toutes ces mesures et toutes ces nouvelles mesures que nous avons mis en place, ce n'est
03:39pas des mesures superposées.
03:40C'est vraiment des mesures qu'on a échangées avec les internes, avec nos partenaires qui sont l'ARS, l
03:49'ACPM, les médecins qui sont installés.
03:52Pour ne pas justement superposer les dispositifs mais pour être complètement complémentaires.
03:56Linda Ajari-Bastou, le département veut investir dans la santé mais a pourtant fermé 7 centres de santé sexuelle l
04:03'année dernière.
04:03Est-ce que vous comprenez qu'on puisse parfois être surpris qu'on propose des bourses pour faire venir les
04:10internes, pour faire des stages et que derrière on casse un petit peu ce volet prévention ?
04:16Alors je ne suis pas d'accord avec vous, on ne l'a pas du tout cassé.
04:18Je ne vais pas parler de fermeture mais de réorganisation.
04:20Il faut remettre l'église au milieu du village.
04:22Aujourd'hui, la compétence centre de santé sexuelle, le département l'assume pleinement puisque nous allons bien au-delà de
04:28ce que nous impose la loi avec 50% de consultations supplémentaires.
04:33Et puis ces 7 centres de santé sexuelle, il faut le savoir, c'était des bureaux au sein de nos
04:37CMS.
04:37Nos CMS sont toujours ouverts, ils sont toujours une porte d'entrée et ils représentaient un peu moins de 14
04:43% de l'activité des centres de santé sexuelle.
04:45Et les 2 tiers, c'était des actions menées au sein des collèges et des lycées.
04:50Compétence de l'éducation nationale.
04:51La santé sexuelle est une compétence partagée.
04:54Et aujourd'hui, l'éducation nationale porte justement ce, avec le dispositif Evars,
05:00donc va de l'école primaire au lycée.
05:04Donc en fait, aujourd'hui, nous nous recentrons sur nos missions.
05:06Et effectivement, nous ne voulons plus la gérer en interne, mais c'est une compétence que nous gérons avec nos
05:10partenaires.
05:11Merci beaucoup Linda Jarry-Bastouille d'avoir été notre invitée ce matin.
05:15Vous êtes la vice-présidente du département de la Drôme.
05:17On l'entend, donc le département qui va mettre deux fois plus d'argent, 400 000 euros pour ce nouveau
05:22plan santé.
05:23Merci à vous.
05:247h51.