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00:00C'est la journée de la résilience aujourd'hui Anne-Pinxon-Ducel.
00:02Pour apprendre à se préparer aux crises, on parle de guerres, d'attentats, de catastrophes industrielles ou naturelles
00:08et on s'intéresse ce matin à celles et ceux qui prêtent main forte aux pompiers, aux collectivités aussi en
00:13cas de crise,
00:13les bénévoles de la sécurité civile. Bonjour Alexandre Baron.
00:17Bonjour.
00:18Vous êtes le directeur des opérations de la sécurité civile ici dans l'Hérault.
00:21Alors à quoi ça sert la sécurité civile d'abord ?
00:23Alors c'est la protection civile et la protection civile c'est une association agréée de sécurité civile justement.
00:30On a un petit peu les mêmes couleurs, d'où des fois la petite confusion.
00:33Et donc nous on va intervenir sur trois grands volets, aider, secourir, former.
00:36Et donc celui qui nous intéresse le plus aujourd'hui c'est l'aide à la population en cas de
00:39crise.
00:40Ou comme vous l'avez très bien souligné, ça va être vraiment le soutien sanitaire ou logistique
00:45lors d'événements qui peuvent être en effet technologiques, industriels ou climatiques.
00:50Et du coup essentiellement climatiques en tout cas ces derniers temps.
00:53Vous venez aider par exemple s'il faut évacuer un quartier, on l'a vu pendant les incendies par exemple,
00:58pendant les inondations aussi, c'est ce genre de mission ?
01:01Exactement, c'est ce genre de mission, ça va être tout ce qui va être attrait au soutien aux populations
01:04en cas de crise.
01:05Donc ça va être avant avec la préparation, pendant avec l'aide par exemple l'ouverture de centres d'hébergement
01:11d'urgence,
01:11on l'a vu avec les inondations récemment par exemple sur la commune de Latte,
01:14ou pendant les incendies l'été dernier, donc dans l'Hérault ou ailleurs en France.
01:20Et ensuite on va avoir tout ce qui va être justement les actions de communication pour préparer à ces risques
01:25-là.
01:25Vous êtes combien de bénévoles dans l'Hérault ?
01:27Aujourd'hui on est plus de 160 bénévoles dans l'Hérault.
01:30Et qui se forment comment ? C'est tout au long de l'année ?
01:32Parce que voilà les crises, par définition on ne sait pas quand est-ce qu'elles arrivent.
01:36Ça consiste en quoi en fait être bénévole à la protection civile ?
01:39Alors en effet, c'est des formations qui vont se dérouler toute l'année.
01:43On va avoir des formations, donc nous les bénévoles sont essentiellement secouristes,
01:47donc ils ont on va dire la même formation geste de premier secours que les pompiers,
01:50en termes de niveau et de matériel utilisable avec des ambulances etc.
01:53Et sur la partie soutien aux populations, on a des formations spécifiques
01:57qui vont consister à savoir manier du matériel, par exemple des groupes électrogènes,
02:02faire des montages de l'IPICO, comment monter un centre d'hébergement d'urgence,
02:06les accueils, qu'est-ce qu'on doit enregistrer sur les registres etc.
02:11Donc pour venir soutenir les collectivités.
02:13Et donc toutes ces formations-là, elles sont faites toute l'année pour l'ensemble des bénévoles.
02:17Et donc vous êtes cessé tous les week-ends, tous les deux semaines, tous les mois,
02:21comment ça se passe quand on est bénévole pour ceux qui éventuellement les auditeurs voudraient le devenir et vous rejoindre
02:26?
02:26Donc quand on est bénévole, on peut se former du coup toute l'année
02:28et on va avoir des sessions de formation qui vont être étalées sur l'année.
02:32Donc après ce sont des formations qui sont essentiellement faites au printemps, en hiver.
02:36Et ensuite les crises, comme vous l'avez dit, elles ne préviennent pas,
02:39donc elles peuvent intervenir plusieurs fois par an comme pas du tout.
02:42Et bien sûr on souhaite le moins possible.
02:447h50, ici Aéro, partenaire de la journée de la résilience,
02:48notre invité Alexandre Baron, directeur des opérations de la protection civile dans l'Hérault.
02:52Cette journée de la résilience, les crises qui se sont multipliées dans l'Hérault,
02:55on a l'habitude notamment effectivement des catastrophes naturelles.
02:58Est-ce que vous avez l'impression que les Aéroltais, ça y est, sont de mieux en mieux préparés,
03:02ont des bons réflexes, ont acquis de bons réflexes ?
03:05Ça commence petit à petit, ça fait quelques années maintenant qu'on a cette JNR,
03:10Journée nationale de la résilience, sur laquelle on travaille avec les collectivités justement
03:14à mettre des actions de prévention.
03:16Ça devient de plus en plus présent dans les formations aussi en premier secours pour le grand public.
03:22Et donc mécaniquement, les Héraultais deviennent de plus en plus en tout cas conscients de ces risques-là,
03:27étant donné qu'on est un département quand même avec des risques assez importants et de plus en plus réguliers.
03:32Est-ce que quand même quand vous intervenez, vous vous dites, là-dessus il y a un petit manque,
03:36il faut encore travailler ? Est-ce que vous avez des conseils à nous donner,
03:39des choses qui ne sont peut-être pas encore acquises ?
03:41Je pense que ça sera toujours, tout le temps.
03:44Il faut répéter le message, de se former, de s'acculturer aux risques,
03:49de vérifier les risques autour de chez soi, de préparer son kit d'urgence.
03:53Tous ces messages-là qui vous voyez peut-être sur les réseaux sociaux depuis maintenant un certain temps,
03:57mais c'est important de les prendre en compte et de se réactualiser au fur et à mesure.
04:01Sa kit d'urgence, par exemple, vous envoyez chez les gens ? Les gens sont vraiment équipés ?
04:06Quand on pose la question, on va dire que les gens ne prennent pas toujours le temps de le faire,
04:09mais quand on doit partir en catastrophe parce qu'un incendie n'est pas très loin de chez soi
04:13et que les forces de l'ordre ou les sapeurs-pompiers demandent de partir,
04:15ce n'est pas trop le moment de le préparer.
04:19On va dire qu'on pense des fois que tant que le risque n'est pas à côté de chez
04:22nous,
04:23on passe un peu au travers, mais des fois il ne suffit pas forcément longtemps,
04:26un orage un peu violent, un peu stationnaire ou un incendie qui ne se déclare pas très loin.
04:30Tout ça, ça peut arriver, il faut le prendre en compte et il faut se préparer.
04:33Et vous dites qu'il faut s'acculturer au risque, il faut se renseigner.
04:36On se renseigne où ? On s'acculture comment finalement ?
04:39Alors, on s'acculture comment ?
04:40En passant ces formations en premier secours, déjà.
04:43C'est important, en plus d'apprendre les gestes de premier secours pour sauver les autres,
04:47on a aussi toute cette partie risque majeure qui est importante,
04:50donc savoir quelles sont les alertes, comment elles se déroulent, qu'est-ce qu'on doit faire.
04:54Et ensuite, c'est au travers des collectivités.
04:57Toutes les collectivités ont des documents, justement, pour s'informer des risques majeurs sur sa commune.
05:02Quels risques je suis ? Je suis, on va dire, confronté que je peux avoir le portail géo-risques,
05:09notamment un service de l'État qui permet de savoir les risques autour de chez soi.
05:12Voilà, tous ces outils-là.
05:13Donc, on peut faire des petites choses au quotidien.
05:15Et puis, le dernier niveau, c'est vous rejoindre en tant que bénévole à la protection civile.
05:19Merci beaucoup, Alexandre Baron, directeur des opérations de la protection civile,
05:22d'avoir été avec nous ce matin.
05:23Merci beaucoup.

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