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  • il y a 10 minutes
Christine Kelly revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00Au-delà des hommages de Samuel Paty et Dominique Bernard, pourquoi les enseignants sont-ils attaqués ?
00:06Que faire pour protéger les enseignants, l'école, les élèves ?
00:10A-t-on franchi un cap avec cette attaque des enseignants ?
00:14On en parle avec vous d'abord. Votre regard, Gabrielle Cluzel, sur un repas.
00:18Moi j'ai un regard tout d'abord de parent qui est effaré de voir cette succession de violences débridées,
00:26pour reprendre l'expression du ministre de l'Éducation.
00:31Néanmoins, j'aurais un point de désaccord avec ce dernier, c'est qu'il dit
00:33« l'école ne peut pas tout faire, vous comprenez, c'est sociétal ».
00:37Alors sans doute l'école n'est-elle pas responsable de tout,
00:40mais moi je la tiens responsable pour partie,
00:43notamment pour avoir détricoté l'autorité, détricoté l'exigence,
00:49détricoté à chacun selon ses talents,
00:51c'est-à-dire le fait de pouvoir s'orienter dans le travail manuel quand c'est nécessaire.
00:57D'avoir détricoté aussi la responsabilité de la famille.
01:01Vous savez, on a mis beaucoup à l'écart la famille finalement.
01:04On s'en est méfié, puis on a cessé de l'écouter,
01:08on ne lui a plus demandé aucun compte d'ailleurs.
01:10Et tout cela fait partie d'un combo qui aujourd'hui signe un déchec absolu
01:16d'avoir détricoté aussi les enseignements avec des pédagogies d'apprentis sorciers.
01:20Moi j'aimerais qu'un jour quelqu'un fasse son, enfin quelqu'un,
01:23que tous ceux qui ont eu la chaîne des responsabilités fassent leur « mea culpa »
01:27et disent « mais qu'est-ce qu'on a fait ? »
01:29Où on a, j'allais trouver un mot vulgaire,
01:32« où s'est-on planté ? »
01:35Et est-ce qu'il ne faut pas revenir à des méthodes qui avaient fait leur preuve ?
01:40Est-ce qu'il ne faut pas se mettre autour de la table
01:43et arrêter de faire des commamorations dans tous les sens ?
01:46Enfin, moi quand je vois le bilan de ce mois d'octobre
01:49en matière de violence contre les enseignants
01:52et d'anniversaire de meurtre d'enseignants,
01:55mais je me dis, il y a un moment, il faut quand même se rendre compte
01:58même de la vision des étrangers.
02:00Vous savez, moi j'en ai parlé avec les Suisses ce week-end,
02:03la vision qu'ils ont de la France.
02:05Mais il faut se rendre compte, et de l'école française.
02:07Tout le monde nous regarde, nous on est comme la grenouille
02:10qui tombait dans l'eau chaude, on s'est habitué.
02:12Mais eux, ils se disent, non mais ils m'ont dit textuellement
02:15« Qu'est-ce qui vous arrive ? »
02:16« Je vous fais une confidence, je connais quelqu'un qui habite en Italie,
02:21c'est un masseur où je vais de temps en temps.
02:23Vous savez quel message il m'a envoyé ?
02:24« Bonjour Christine Kelly, j'ai vu ce qui se passe là-bas.
02:28Vous voulez venir vivre en Italie ? »
02:30« J'ai eu honte. Ça m'a fait mal. »
02:32« Comme vous. »
02:33« J'avais honte pour mon pays. »
02:35Je vous laisse continuer.
02:35Je vous donne la parole à Nathanael, je sais que vous êtes là.
02:38Moi, j'ai dit l'essentiel de mon sentiment.
02:40C'est vrai que je sens une grande pusillanimité, impuissance au sommet de l'État
02:44et ce n'est pas très rassurant.
02:47Le président, il ne peut pas se contenter d'être monsieur chrysanthème,
02:50si vous voulez.
02:50Il y a un moment où il faut agir.
02:54Alors, il va y avoir des commémorations,
02:55et c'est normal pour Dominique Bernard, pour Samuel Paty,
02:59mais ce n'est pas une réponse suffisante.
03:00Il ne peut pas seulement dire quand on attaque un professeur,
03:02on attaque la République, etc.
03:03Tout ça, on a donné.
03:05Il faut absolument changer de paradigme.
03:07Il faut…
03:08Et puis,

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