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  • il y a 2 jours
Lorsque les faits divers deviennent des faits de société, ils racontent la France d’aujourd’hui. Chaque jour, Police - Justice : 24H en France, présenté par Nelly Daynac, donne la parole à ceux qui vivent ces événements, les subissent ou y sont confrontés. 

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00:00:01Bonjour à tous, bienvenue dans Police Justice 24h en France.
00:00:05Nouvelle journée de mobilisation lycéenne avec évidemment tous les risques que ça comporte désormais de débordements,
00:00:11les craintes aussi de passage à l'acte des mouvements radicaux.
00:00:15Nous serons dans les cortèges en région tout au long de la mi-journée.
00:00:19Le cortège à Paris également qui s'élance d'ici une heure.
00:00:24Regardez ces équipes qui sont sur le terrain.
00:00:26Nous serons dans un instant à Lille, à Lyon, à Nantes ou encore à Marseille.
00:00:31Parcours, dispositifs, dangers, on vous dit tout juste après le journal de Somaia Labidi.
00:00:41Et à la une de l'actualité à 13h, Nelly, les facultés entrent dans la contestation.
00:00:4690% des universités françaises bloquées ou fermées en cette nouvelle journée nationale du mouvement de colère des lycéens.
00:00:53C'est ce qu'indique l'organisation Union étudiante, précisant que la liste détaillée est en cours de finalisation.
00:01:00A l'étranger, deux mois et demi après l'afflux massif de migrants,
00:01:04le roi d'Espagne, Felipe VI et la reine Laetitia ont entamé leur visite à Ceuta.
00:01:09Il s'agit là de la première visite d'un souverain espagnol depuis celle de Juan Carlos en 2007.
00:01:15Une visite qui avait provoqué une crise diplomatique avec Rabat.
00:01:19On en vient maintenant à la Bulgarie, victime de la guerre hybride russe.
00:01:23Deux nouveaux navires dont l'un appartenant à l'Ukraine ont été frappés par des drones près des côtes bulgares,
00:01:29annonce faite ce matin par le Premier ministre Roumen Radeff,
00:01:32qui dans la foulée annonce avoir convoqué l'ambassadrice de Russie
00:01:36des attaques fermement condamnées par l'Union Européenne.
00:01:39Et puis le pape Léon XIV se prépare à subir une opération sur un poumon.
00:01:44Le souverain pontife est entré à l'hôpital Gemelli pour une opération visant à extraire un nodule pulmonaire,
00:01:51une intervention chirurgicale que les experts qualifient généralement de peu risquée.
00:01:58Merci à vous.
00:01:59Tout de suite partons dans un cortège, en l'occurrence celui de Nantes,
00:02:03où les hostilités commencent avec d'ores et déjà des moments de tension
00:02:09entre certains des manifestants et les forces de l'ordre que vous voyez ici en direct sur nos images.
00:02:15Racontez-nous si le cortège est arrivé à son point de dispersion a priori
00:02:20et pourquoi cette tension qu'on sent déjà palpable à l'écran.
00:02:26Oui, une tension palpable qui est arrivée au terme de ce tour, de ce cortège,
00:02:30qui est parti du miroir d'eau au niveau du château des Ducs de Bretagne,
00:02:34qui est passé comme à son habitude par la préfecture, le cours des 50 otages,
00:02:38la croisée des trames, où la semaine dernière il y a eu de très grosses tensions.
00:02:42Étonnamment aujourd'hui, à la croisée des trames, il ne s'est rien passé,
00:02:45mais c'est finalement à l'arrivée du cortège, à son point de départ si vous voulez,
00:02:49que les choses se sont gâtées, avec des manifestants qui refusent de se disperser.
00:02:54Un bloc très compact, extrêmement compact comparé aux manifestations parisiennes.
00:03:01C'est assez étonnant de voir ça, un bloc très compact,
00:03:03et donc des forces de l'ordre qui ont dû jeter des bombes lacrymogènes
00:03:06pour disperser ces individus qui, vous le voyez sur ces images,
00:03:10ne veulent pas partir et bénéficient d'un grand terrain de jeu, si je puis dire,
00:03:15pour pouvoir prendre de l'espace et se cacher si besoin à eux.
00:03:19Alors, de combien d'individus parle-t-on ? Parce que là, on voit des petits groupes éparses, en effet,
00:03:24mais effectivement, cette esplanade a l'air quand même assez vaste,
00:03:27donc on pourrait penser à plusieurs centaines d'individus qui sont encore présents.
00:03:34Oui, on va vous montrer sur ces images.
00:03:35Vous avez sur la droite un premier groupe,
00:03:37et quand on panote la caméra sur la gauche, ce groupe-là continue.
00:03:41Vous avez un autre groupe qui se situe juste là-bas, derrière,
00:03:44et encore à gauche, vous avez d'autres groupes,
00:03:46ce qui fait que, vraiment, le cortège est totalement dispersé ici,
00:03:50autour du château des Ducs de Bretagne,
00:03:52et les forces de l'ordre tentent bien que ce groupe ne se reconstitue pas,
00:03:56puisqu'il est là, le risque, c'est que si ce groupe se reconstitue,
00:03:59eh bien la violence va encore monter d'un cran, tout comme la tension.
00:04:02Là, autour de nous, il y a quand même beaucoup, plusieurs milliers, pardon, de manifestants.
00:04:07Les forces de l'ordre attendaient entre 8 et 12 000 personnes.
00:04:09Ce chiffre, je pense, est nettement atteint, en tous les cas,
00:04:12lorsque le cortège est parti de son point de départ.
00:04:15Il y avait au moins 10 000 personnes ici.
00:04:18Merci à vous.
00:04:18On vous retrouvera, bien évidemment, tout au long de l'après-midi.
00:04:21On va marquer une petite pause, mais effectivement, d'ores et déjà,
00:04:24quand on prend les manifestations en province,
00:04:27on répertorie au ministère de l'Intérieur 21 000 personnes,
00:04:31dans 122 actions, contre 86 000.
00:04:35Il y a encore quelques jours, la dernière de ce genre était le 6 octobre.
00:04:39Donc, vous voyez, il y a déjà une déperdition quand même dans la mobilisation,
00:04:42mais toujours ces risques de radicalisation.
00:04:44On va évidemment en parler avec nos invités juste après cette petite pause.
00:04:47A tout de suite dans PoliJustice, 24h en France.
00:04:51...
00:05:04...
00:05:04...
00:05:05...
00:05:05...
00:05:21De retour à cette édition spéciale et le direct de la mobilisation lycéenne du jour
00:05:26avec ces images de Paris où le cortège, où les cortèges devraient se dire,
00:05:31s'élanceront dans moins d'une heure.
00:05:34D'ailleurs, on va retrouver notre équipe sur place.
00:05:36Sur cette image, on est à l'hôtel de ville.
00:05:38C'est un des parcours déclarés.
00:05:40Et pour l'instant, hormis les banderoles, les messages, ça a l'air assez calme.
00:05:45On voit que ce sont des lycéens qui se trouvent aux premières loges de cette mobilisation.
00:05:58Je ne sais pas si notre équipe nous entend sur le terrain.
00:06:00On voit ici des banderoles.
00:06:01Il y a aussi des étudiants, bien sûr, parce que Tolviac, comme chacun sait, c'est une faculté.
00:06:07Pour l'instant, c'est assez calme.
00:06:09Mais il y a quand même des slogans qui sont scandés.
00:06:11Je ne sais pas si notre reporter nous entend.
00:06:13Allez-y.
00:06:17Je vous entends, Nelly.
00:06:18Oui, effectivement, il y a des slogans assez révélateurs.
00:06:21On a notamment entendu à bas les flics, l'État et les fachos.
00:06:27Un flic, une balle, justice sociale.
00:06:29Donc, c'est quand même des propos extrêmement graves.
00:06:33Et puis là, vous l'entendez, Macron démission.
00:06:37Vous avez des pancartes révolution.
00:06:39Pour l'instant, le rassemblement est plutôt calme.
00:06:44En fait, c'est un groupe qui vient de se greffer à un autre groupe.
00:06:46Donc, ils sont arrivés il y a une dizaine de minutes.
00:06:50Mais voilà, comme vous le constatez, leurs slogans sont assez graves et assez révélateurs.
00:06:56Pour l'instant, pas de moment de tension.
00:06:58On a quand même un dispositif policier conséquent.
00:07:01Parce qu'évidemment, là, on ne voit pas l'envers du décor.
00:07:04Mais on imagine que la présence policière est quand même visible.
00:07:12Oui, tout à fait.
00:07:14Il y a un gros dispositif de police tout autour de l'hôtel de ville.
00:07:18Les routes sont bloquées.
00:07:21Les cyclistes sont amenés à faire demi-tour.
00:07:25Donc, voilà, présence policière très disponible aux alentours de cette place de l'hôtel de ville.
00:07:32Et ce cortège qui devrait manifestement se rendre vers Matignon pour faire entendre leurs revendications.
00:07:43Merci à vous.
00:07:44Et on va rester sur vos images.
00:07:46Parmi nos invités se trouve Fabien Boguet, qui est délégué Alliance Police pour Paris, d'ailleurs.
00:07:52Donc là, on est au plein cœur de Paris, à l'hôtel de ville.
00:07:54Quand vous entendez notre reporter nous dire, voilà, ce sont toujours les mêmes slogans qui sont véhéments, qui sont virulents
00:08:00à l'encontre de la police, comment réagissez-vous ?
00:08:03J'imagine qu'on ne s'habitue jamais.
00:08:05Mais on a l'impression que tous ces messages n'ont absolument rien à voir avec la cause qu'ils
00:08:09sont censés porter.
00:08:10Ce que je voulais vous dire, oui.
00:08:11Effectivement, si ce sont les messages portés par les syndicats de lycéens et étudiants, parce qu'on voit bien qu
00:08:18'il y a plus que le lycée, bon, Nunez, Nictamer, j'imagine qu'il y a une portée politique.
00:08:25Par contre, je ne pourrais pas vous la commenter, hélas.
00:08:27Mais quand même, des slogans comme ce que nous rapportait à l'instant, une balle, un flic, ça va loin.
00:08:32C'est-à-dire que c'est une incitation au meurtre, en fait.
00:08:34Oui, oui, tout à fait. C'est dans la mouvance perpétuelle lors de mouvements sociaux de pouvoir diriger sa colère
00:08:41sur l'uniforme et ceux qui font respecter les lois et les règlements.
00:08:46Oui, c'est puni par la loi. Vous avez pu le voir, les condamnations ont été très, très, très dures.
00:08:52Au tribunal de toutes les exactions et les auteurs, qu'ils soient des enfants lycéens ou des étudiants ou des
00:08:58majeurs, des jeunes majeurs,
00:08:59on aura toute la frange d'excuses et d'explications sur le pourquoi.
00:09:05Caroline Veil est avec nous également, vous êtes psychologue.
00:09:08On a banalisé, en fait, l'agressivité, la gravité de ces messages.
00:09:14Je ne sais pas s'ils ont conscience que parler d'une balle pour un flic,
00:09:18et alors qu'il y a ces messages sur la soi-disant violence légitime qui infuse un peu partout,
00:09:23c'est très, très grave parce que ça peut avoir des conséquences.
00:09:27Je ne suis pas sûre que tous réalisent la portée, la gravité de ce qu'ils racontent.
00:09:31C'est-à-dire qu'on assiste surtout à une déshumanisation de l'objet.
00:09:37La déshumanisation, c'est-à-dire qu'on oublie, quand on dit une balle à un flic,
00:09:41que derrière il y a un sujet, une personne avec une famille, une histoire, des enfants,
00:09:47et on se consacre à la cause, la cause qui devient, si vous voulez, une entité en elle-même.
00:09:55Et on oublie qu'on donne la mort.
00:09:59Il n'y a plus de respect de la vie du moment qu'il s'agit de concourir à cette
00:10:06cause.
00:10:06Elle disparaît. L'idéal prime sur la vie et célèbre la mort. C'est ça surtout.
00:10:15Anthony Bem, maître Bem, avocat pénaliste qui est avec nous,
00:10:20scander ce genre de slogan, quoi que dans une manifestation, ça peut être répréhensible.
00:10:25Complètement. En effet, c'est la provocation à la haine, la provocation à la violence,
00:10:29à l'égard du corps policier. C'est une circonstance aggravante.
00:10:33Évidemment. Mais malheureusement, dans votre question, il y a aussi la réponse
00:10:38et l'absence de réponse judiciaire à ce type de débordement.
00:10:42On n'a que trop l'habitude, maintenant, de ne rien faire, de ne pas intervenir.
00:10:47Vous voyez bien que les forces de l'ordre qui sont là n'interviennent pas.
00:10:50Il n'y aura aucune poursuite. Et évidemment, ces slogans sont politiques.
00:10:56On a entendu, il y a quelques instants, scander
00:11:00« La jeunesse déteste le Rassemblement national ».
00:11:04Donc, on voit bien que c'est que politique.
00:11:07C'est des mouvements de gauche, ici, qui s'intègrent dans ce mouvement social
00:11:13pour, justement, véhiculer leur message et transmettre une idéologie politique
00:11:19visant non plus à la démocratie, à la dictature.
00:11:24Parce que dire que la police abat les citoyens, Nelly, c'est qui nous protège de la police ?
00:11:31Ce sont eux qui nous protègent, justement.
00:11:32Je rebondis sur votre analyse, parce que sur une des pancartes, en carton, vous le voyez,
00:11:36est inscrit « Qui nous protège de la police ? »
00:11:38On rappelle quand même, Célia, accessoirement, qu'un député LFI avait dit, il y a quelques jours encore,
00:11:47c'était Thomas Guénolé, je crois que c'était Thomas Guénolé, qui disait
00:11:49« Il faut que les Black Blocs s'interposent et protègent les lycéens de la police ».
00:11:52Donc voilà, ce genre de message, il finit par faire mouche.
00:11:56Et après, on s'en empare et on fait comme si c'était la vérité, en fait.
00:11:58Et finalement, qui protège également la police ?
00:12:01C'est plus de 800 policiers qui ont été blessés depuis le début de toutes ces mobilisations dites lycéennes.
00:12:07Je voulais également revenir sur la question que vous avez posée à Anthony Bem,
00:12:12c'est sur ces slogans.
00:12:13On voit qu'il peut exister des suites judiciaires concernant ces slogans
00:12:18qui incitent à la haine, incitent à la violence,
00:12:20notamment Richie Thibault, qui, il y a quelques jours,
00:12:22lors de sa présence devant un établissement en Seine-Saint-Denis,
00:12:26a été interpellé, placé en garde à vue et placé en détention provisoire
00:12:29pour avoir demandé à ce que l'on brûle l'Elysée.
00:12:32Donc les slogans, aussi bien inscrits que scandés lors de manifestations,
00:12:37peuvent faire l'objet de poursuites judiciaires.
00:12:38On rappelle quand même, Fabien Boguet,
00:12:40que la police, la fameuse police dont on doit être protégé,
00:12:44c'est plus de 800 blessés à ce jour.
00:12:46Mais j'irai plus loin, 10 millions en moyenne,
00:12:50police nationale, police municipale, gendarmerie,
00:12:5210,5 millions d'interventions de police par an.
00:12:57Si on fait les enquêtes des diverses inspections,
00:13:00que ce soit de la gendarmerie ou de la police,
00:13:03concernant des faits de violence, purement violence,
00:13:06en grossissant le trait, nous sommes à 650 enquêtes en cours
00:13:11pour des faits de violence.
00:13:13Ça fait une statistique de 0,0061%.
00:13:20Quel est le chirurgien ? Quel est le chercheur ?
00:13:24Quel est le statisticien, mis à part la NASA,
00:13:28qui frôle avec le 0% à ce point-là ?
00:13:30Qui ?
00:13:31Il n'y en a pas.
00:13:32Vous avez la réponse.
00:13:34Baptiste Gilly, vous êtes représentant pour l'Uni,
00:13:38délégué national même.
00:13:39On sait que vous aussi, alors une balle, un flic,
00:13:43bon, le slogan est un peu facile,
00:13:44mais on sait que vous aussi, vous êtes menacé directement.
00:13:48Vous êtes un peu dans le même bateau,
00:13:50dans le sens où vous avez été pointé du doigt,
00:13:53ciblé, et beaucoup d'entre vous aujourd'hui,
00:13:55on pense aussi à Louise Montangon,
00:13:57qui a fait le buzz ces derniers jours,
00:14:00êtes obligé de travailler et d'étudier à distance.
00:14:02Oui, tout à fait, tout à fait,
00:14:03parce qu'ils nous appellent les fachos,
00:14:05parce que tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont des fachos.
00:14:07Et ils écrivent sur le mur de l'université le même slogan,
00:14:09une balle égale un facho.
00:14:11Ils appellent très régulièrement aux meurtres.
00:14:12On a notre responsable de Grenoble,
00:14:14on a mis son nom à mort un tel,
00:14:16c'était déjà arrivé plusieurs fois avant.
00:14:18Donc voilà, c'est finalement malheureusement habituel.
00:14:20Et effectivement, cette chape de plomb
00:14:21que met l'extrême gauche sur l'université française
00:14:24dans les grandes écoles,
00:14:25elle est vraiment présente.
00:14:26Et Louise, comme moi,
00:14:27on a dû passer en distanciel dans nos cours
00:14:29pour justement continuer à étudier,
00:14:31parce que ça devenait impossible
00:14:33de se rendre sur nos lieux d'études.
00:14:35Moi, je parle pour mon cas,
00:14:36parce que je suis là,
00:14:37mais effectivement,
00:14:39l'extrême gauche me suivait parfois jusque dans mes cours,
00:14:41me rappelait sans cesse en cours
00:14:42que j'étais un facho,
00:14:44que j'étais représentant de l'Uni.
00:14:45On arrivait vraiment à du harcèlement.
00:14:46Je ne pouvais pas, ne serait-ce que marcher
00:14:48dans un couloir de l'établissement où j'étais
00:14:50sans être vilpendier,
00:14:51sans être insulté.
00:14:53C'était vraiment incessant.
00:14:54On me suivait jusqu'à ma voiture.
00:14:55Enfin, c'était vraiment...
00:14:56Ça allait très très loin.
00:14:57C'est donc pour ça que l'IEP,
00:14:59l'institut d'études politiques
00:14:59dans lequel j'étudie,
00:15:01m'a placé en distanciel,
00:15:02m'a conseillé.
00:15:03Ça a été vu avec le principal
00:15:04de mettre en distanciel.
00:15:06Mais par contre,
00:15:07aucune mesure n'a été prise
00:15:08contre justement ceux qui portaient
00:15:11ce harcèlement.
00:15:11On fait toujours partir les victimes
00:15:12et les autres restent.
00:15:13C'est ça qui est complètement fou.
00:15:14Et malheureusement,
00:15:14c'est endémique de l'enseignement
00:15:15supérieur français en France.
00:15:17À l'université,
00:15:18on préfère mettre de côté
00:15:20une minorité parfois agissante de droite
00:15:23qui veut juste montrer ses idées,
00:15:26ce qu'elle pense.
00:15:27Et par contre,
00:15:27on va privilégier,
00:15:28on va laisser faire
00:15:29des groupes d'extrême-gauche
00:15:30extrêmement violents,
00:15:31qu'ils soient étudiants
00:15:32ou plus étudiants d'ailleurs.
00:15:33Et on va les laisser,
00:15:34ne serait-ce qu'effectivement
00:15:35mettre cette chape de plomb
00:15:36sur les étudiants de droite,
00:15:37mais surtout bloquer,
00:15:38casser,
00:15:38si vous saviez,
00:15:39le nombre de millions d'euros
00:15:40qui partent chaque année
00:15:41dans les réparations,
00:15:42c'est des millions d'euros
00:15:43qui n'iront pas aux études,
00:15:44aux étudiants.
00:15:45Donc effectivement,
00:15:46il faut mettre un stop
00:15:47à ce laxisme généralisé
00:15:49depuis des dizaines d'années
00:15:50qui détruit l'enseignement
00:15:52supérieur français.
00:15:53Un mot,
00:15:53alors que le cortège parisien
00:15:55n'est pas encore parti,
00:15:56vous le voyez,
00:15:56d'ailleurs il y aura deux cortèges
00:15:57qui ont été déclarés.
00:15:58Il y en a un qui parle
00:15:58d'hôtels de ville,
00:16:00vous voyez ça à l'image.
00:16:02Un autre qui partira
00:16:03de la place d'Italie,
00:16:03tous pour converger,
00:16:04finir par se réunir
00:16:05à Port-Royal
00:16:06et converger vers les Invalides,
00:16:08place Vauban.
00:16:10Et puis un certain nombre
00:16:11aussi de cortèges
00:16:11non déclarés
00:16:13ou de risques
00:16:16de dérapage
00:16:17ou de cortèges adjacents,
00:16:18on va dire,
00:16:19Célia Barotte.
00:16:20Oui,
00:16:20plusieurs craintes
00:16:20de la part des autorités
00:16:22qu'il y ait des personnes,
00:16:24des casseurs
00:16:25qui s'introduisent
00:16:26dans ces cortèges.
00:16:27On rappelle
00:16:28qu'il est interdit
00:16:30de se dissimuler
00:16:31le visage
00:16:32et pourtant
00:16:33on voit déjà
00:16:33des personnes
00:16:34qui se dissimulent
00:16:35le visage
00:16:36pour participer
00:16:37à ces rassemblements.
00:16:39La volonté
00:16:40normalement
00:16:41de ce cortège
00:16:41place de l'hôtel de ville
00:16:42c'était d'aller
00:16:43jusqu'à Matignon
00:16:44comme l'a rappelé
00:16:45notre journaliste
00:16:46sur place
00:16:46mais les autorités
00:16:47ont fait en sorte
00:16:48que les cortèges
00:16:49déclarés
00:16:50se rejoignent
00:16:51à Port-Royal
00:16:51pour organiser cela
00:16:52dans de bonnes conditions.
00:16:53Et on va retourner
00:16:54dans des cortèges
00:16:55en région.
00:16:56Lyon précisément
00:16:58où nous attend
00:16:58une de nos équipes
00:16:59pour prendre la mesure
00:17:01un peu
00:17:01de l'ambiance
00:17:02de l'atmosphère.
00:17:03On sait qu'à Lyon
00:17:03c'est souvent
00:17:04assez tendu.
00:17:05On voit ici
00:17:05quand même déjà
00:17:06des forces de l'ordre
00:17:07qui bloquent
00:17:07toute une rue.
00:17:08On imagine
00:17:08que dans le lointain
00:17:10à l'horizon
00:17:11se trouve
00:17:11un groupe
00:17:12de manifestants
00:17:14qui peut-être
00:17:14ne veut pas
00:17:16vaquer
00:17:16les lieux.
00:17:21Alors vous le voyez
00:17:22effectivement
00:17:22en tête
00:17:23de cortège
00:17:24ici à Lyon
00:17:24plus exactement
00:17:25à Villeurbanne
00:17:26le cortège
00:17:27qui est encadré
00:17:28par les forces
00:17:29de l'ordre.
00:17:29On vient de connaître
00:17:30une trentaine
00:17:31de minutes
00:17:31de confusion
00:17:32la plus totale
00:17:34qui sont
00:17:34une confusion
00:17:35qui est intervenue
00:17:36après des dégradations.
00:17:37Il y a d'abord
00:17:37eu une agence bancaire
00:17:38qui a été incendiée.
00:17:40Les pompiers
00:17:41sont intervenus
00:17:42rapidement.
00:17:43ensuite
00:17:44des entrées
00:17:44d'immeubles
00:17:45ont été saccagées
00:17:46et la préfecture
00:17:48a fait le choix
00:17:49de disperser
00:17:50le groupe
00:17:52le groupe
00:17:53d'émeutiers
00:17:54on va dire
00:17:54ce groupe d'émeutiers
00:17:55qui a été dispersé
00:17:56à coup de gaz lacrymogène
00:17:58et là
00:17:59la manifestation
00:18:00a repris
00:18:01depuis quelques minutes
00:18:02son cours
00:18:03normal
00:18:04et la préfecture
00:18:05nous indique
00:18:06que pour l'instant
00:18:06plus de gaz lacrymogène
00:18:09afin que la
00:18:10manifestation
00:18:11puisse arriver
00:18:12arriver
00:18:13à Villeurbanne
00:18:15au centre
00:18:16culturel.
00:18:16Une information
00:18:17encore
00:18:17pour vous donner
00:18:18un chiffre
00:18:19de participants
00:18:20communiqués
00:18:20par les préfectures
00:18:2111 000 participants
00:18:23ce sont les chiffres
00:18:24de la préfecture
00:18:25c'est deux fois
00:18:26moins
00:18:26quasiment deux fois
00:18:27moins que mardi
00:18:28dernier
00:18:28puisque la préfecture
00:18:29mardi dernier
00:18:30avait recensé
00:18:3220 000 participants
00:18:33à cette manifestation.
00:18:34Merci beaucoup
00:18:35et ça va effectivement
00:18:36dans le sens
00:18:36de ce qui nous parvient
00:18:37de la place Beauvau
00:18:37puisque la plupart
00:18:38des cortèges
00:18:39sont quand même
00:18:39en train de régresser
00:18:41en termes de participation
00:18:42par rapport
00:18:42à la mobilisation
00:18:43du 6 octobre.
00:18:44On marque une courte pause
00:18:45et on retournera
00:18:45bien sûr sur le terrain
00:18:46à la fois pour suivre
00:18:47les fins de cortèges
00:18:48vous l'aurez compris
00:18:48des grandes villes
00:18:49en région
00:18:50et puis le début
00:18:51du et des cortèges parisiens
00:18:53tout de suite.
00:18:58Notre édition spéciale
00:19:00consacrée aux mobilisations
00:19:02des lycéens
00:19:03aujourd'hui se poursuit
00:19:04bien évidemment
00:19:05en direct
00:19:05avec cette image
00:19:06d'une de nos équipes
00:19:07place d'Italie
00:19:08d'ailleurs on va la retrouver
00:19:09sans plus tarder
00:19:10ça fait partie
00:19:11des deux cortèges déclarés
00:19:13qui vont s'élancer
00:19:13autour de 14 heures
00:19:15c'est le début
00:19:16donc de la manifestation
00:19:17et puis quelques heures plus tard
00:19:18ils se retrouveront tous
00:19:20du côté des invalides
00:19:23pour l'instant
00:19:23on aperçoit
00:19:24ces cordons syndicaux
00:19:28et tout se déroule
00:19:28dans le calme
00:19:29visiblement.
00:19:33Oui absolument
00:19:34tout se déroule
00:19:36dans le calme
00:19:36en fait on est
00:19:36à une demi-heure
00:19:38du départ
00:19:39de la manifestation
00:19:40place d'Italie
00:19:41alors vous l'avez dit
00:19:41c'est une manifestation
00:19:42inter-syndicale
00:19:44donc il y a
00:19:44tous ces syndicats
00:19:46d'enseignants
00:19:47qui sont là
00:19:47qui sont en train
00:19:48de se mettre
00:19:49en place
00:19:49syndicats aussi
00:19:50étudiants
00:19:51alors on a vu
00:19:51beaucoup de lycéens
00:19:53d'étudiants
00:19:54avec différentes
00:19:56boncartes
00:19:56vous l'avez rappelé
00:19:57cette manifestation
00:19:58elle va partir
00:19:59de la place d'Italie
00:20:00pour se diriger
00:20:01donc place Vauban
00:20:03rejoindre
00:20:03un autre cortège
00:20:05pour le moment
00:20:06tout est en train
00:20:07de se mettre en place
00:20:08dans une demi-heure
00:20:09le cortège
00:20:10va donc s'élancer
00:20:11le dispositif
00:20:12de sécurité
00:20:13des forces de l'ordre
00:20:14est assez discret
00:20:15je dois vous le dire
00:20:16on a vu plusieurs
00:20:17camions
00:20:18de CRS
00:20:19notamment dans une
00:20:20des avenues
00:20:20de la place d'Italie
00:20:21ils doivent être
00:20:22dans les rues adjacentes
00:20:23mais pour l'instant
00:20:23c'est extrêmement discret
00:20:25merci à vous
00:20:26on reviendra vers vous
00:20:27évidemment à mesure
00:20:28qu'on se rapproche
00:20:29du moment du départ
00:20:31prenons à présent
00:20:32la direction
00:20:32de la place
00:20:33de l'hôtel de ville
00:20:34où là
00:20:35les manifestants
00:20:36donnent beaucoup plus
00:20:37de la voix
00:20:38avec des slogans
00:20:39qui incitent
00:20:40d'ailleurs
00:20:41à la violence
00:20:41et on voit aussi
00:20:43ces pancartes
00:20:44qui à la fois
00:20:45parlent de la mobilisation
00:20:47des différentes facs
00:20:48en soutien
00:20:48des lycéens
00:20:49désormais
00:20:49et puis
00:20:50on a perçu
00:20:51d'ailleurs
00:20:51l'hôtel de ville
00:20:52derrière
00:20:53les manifestants
00:20:54et ces slogans
00:20:55anti-police
00:21:01Oui tout à fait Nelly
00:21:02à l'instant où je vous parle
00:21:04la manifestation
00:21:05ne devrait plus tarder
00:21:06à s'élancer
00:21:07vous l'avez dit
00:21:07depuis la place
00:21:08de l'hôtel de ville
00:21:09vous pouvez le voir
00:21:10sur ces images
00:21:11ils sont plusieurs
00:21:12dans une ambiance
00:21:14plutôt calme
00:21:15pour le moment
00:21:16malgré
00:21:17vous l'avez dit
00:21:18un slogan très révélateur
00:21:19et extrêmement virulent
00:21:21notamment
00:21:21à l'égard des forces
00:21:23de l'ordre
00:21:23on a eu droit
00:21:25à trembler bourgeois
00:21:26ou encore à baletta
00:21:27les flics et les fachos
00:21:29des chants ouvertement
00:21:30hostiles aux policiers
00:21:31comme tout le monde
00:21:32déteste la police
00:21:33à cab
00:21:34ou encore
00:21:34ce slogan
00:21:36particulièrement violent
00:21:38qui m'a marqué
00:21:38un flic
00:21:39une balle
00:21:40justice sociale
00:21:41des appels à la révolution
00:21:43également
00:21:43qui témoignent quand même
00:21:44Nelly
00:21:44de la radicalité
00:21:46de certains mots d'ordre
00:21:47affichés ici
00:21:48Juste un mot
00:21:49sur le profil
00:21:50de ces manifestants
00:21:51on voit quand même
00:21:52des visages
00:21:52et des allures
00:21:54assez jeunes
00:21:54donc des lycées
00:21:56des étudiants
00:21:58est-ce que
00:21:58déjà on peut
00:22:00apercevoir
00:22:01aux alentours
00:22:01des éléments
00:22:02perturbateurs
00:22:03ou qui eux
00:22:03sont venus
00:22:04vraiment pour
00:22:04en découdre
00:22:05et radicaliser
00:22:06le mouvement
00:22:10Vous allez suivre
00:22:11en direct
00:22:13le départ
00:22:13de cette manifestation
00:22:15concernant le profil
00:22:17vous avez raison
00:22:17ils sont très jeunes
00:22:19parfois
00:22:20des lycéens
00:22:21des étudiants
00:22:22puisqu'il y a
00:22:23la Sorbonne Université
00:22:25avec un drapeau
00:22:27qui est présent
00:22:28dans la manifestation
00:22:29il y a aussi
00:22:30pas mal de retraités
00:22:32en soutien
00:22:33justement
00:22:33à la jeunesse
00:22:34avec plusieurs
00:22:35pancartes
00:22:36appelant à la mobilisation
00:22:38pour sauver
00:22:39une jeunesse
00:22:40en détresse
00:22:41pour l'instant
00:22:41pas d'élément
00:22:42perturbateur
00:22:43à proprement parler
00:22:44mais en tout cas
00:22:45une volonté
00:22:47de se faire entendre
00:22:48avec un discours
00:22:49très très radical
00:22:51On reste évidemment
00:22:52sur vos images
00:22:54on vous contacte
00:22:57d'ici quelques instants
00:22:58vous ne prenez aucun risque
00:22:59évidemment
00:22:59on rappelle que
00:23:00depuis ce matin
00:23:00nos journalistes
00:23:02à nouveau
00:23:02sont souvent ciblés
00:23:04c'est pour ça aussi
00:23:05qu'on ne donne pas
00:23:05leur nom
00:23:06et qu'on essaie
00:23:07au maximum
00:23:07de faire en sorte
00:23:08qu'ils ne soient pas
00:23:08identifiés
00:23:09identifiables
00:23:11Fabien Boguet
00:23:12vous êtes policier
00:23:13vous êtes là
00:23:14pour Alliance Police Nationale
00:23:15on voit là
00:23:16j'ai vu un des slogans
00:23:17c'était plus d'argent
00:23:18à la fac
00:23:18moins d'argent
00:23:19à la bac
00:23:19sur les policiers
00:23:23civils
00:23:24qui interviennent
00:23:25sur le terrain
00:23:26anti-criminalité
00:23:27ça revient toujours
00:23:29comme une espèce
00:23:30d'idée fixe
00:23:30en fait
00:23:31c'est devenu
00:23:32le message sous-jacent
00:23:33de cette mobilisation
00:23:34On est
00:23:36nous
00:23:36force de police
00:23:37aujourd'hui
00:23:37le symbole
00:23:38de l'autorité
00:23:39le symbole de l'Etat
00:23:40donc le responsable
00:23:41de tous les maux
00:23:42de notre société
00:23:44bien souvent
00:23:45on nous envoie
00:23:46sur le devant
00:23:47mais j'ai envie de vous dire
00:23:48c'est empirique
00:23:49et politique
00:23:50puisque aujourd'hui
00:23:51à chaque fois
00:23:52hormis M. Nounès
00:23:53qui lui vient
00:23:54de la maison police
00:23:55tous les derniers
00:23:56ministres
00:23:57que nous avons eus
00:23:58n'étaient venus
00:23:59uniquement que
00:24:00pour être soit
00:24:01en tremplin
00:24:01pour un futur poste
00:24:03ultérieur
00:24:03ou juste pour gagner
00:24:05leur lettre de noblesse
00:24:07j'ai envie de vous dire
00:24:08et c'est aussi
00:24:10le problème
00:24:10bien souvent
00:24:11nous sommes décriés
00:24:11et l'IGPN est décrié
00:24:13puisqu'on nous accuse
00:24:14de se juger
00:24:15dans l'entre-soi
00:24:16alors que non
00:24:17qui mieux qu'un médecin
00:24:19peut juger
00:24:21une défaillance
00:24:22sur un bloc opératoire
00:24:24vous avez même
00:24:24des députés de gauche
00:24:25maintenant
00:24:26je pense à Clémentine Autain
00:24:27notamment
00:24:27qui disent
00:24:28et qui assument
00:24:29de dire
00:24:30l'IGPN
00:24:32elle met en doute
00:24:33l'action
00:24:34et la probité
00:24:35de l'IGPN
00:24:35ça va loin quand même
00:24:36oui puisque
00:24:37à la tête de l'IGPN
00:24:38je le rappelle
00:24:38on se retrouve
00:24:40avec une magistrate
00:24:42en fait
00:24:42c'est l'autorité judiciaire
00:24:45qui supplante
00:24:47les enquêtes
00:24:48concernant la police
00:24:49et j'irai même plus loin
00:24:51n'importe quelle enquête
00:24:53de police
00:24:54est toujours
00:24:55sous l'IGID
00:24:56et sous la responsabilité
00:24:57de la justice
00:24:58la police ne travaille pas
00:25:00en totale autonomie
00:25:02et n'est pas ce fantasme
00:25:04d'une police politique
00:25:05une stasie
00:25:08fantasmée
00:25:08et notamment
00:25:09par l'extrême gauche
00:25:10tout ça est très encadré
00:25:11et évidemment
00:25:12vous confirmez
00:25:13maître BEM
00:25:14vous qui êtes avocat
00:25:15sur le fait
00:25:17que la police
00:25:18travaille quand même
00:25:18sous tutelle
00:25:19j'ai déjà vu
00:25:21une expérience
00:25:22qui fait exception
00:25:23à la règle
00:25:23sur l'IGPN
00:25:25l'IGPN
00:25:26vous savez
00:25:27l'administration
00:25:28en général
00:25:29c'est la grande muette
00:25:30ce qui se passe
00:25:31dans l'administration
00:25:32reste dans l'administration
00:25:33l'administration
00:25:34s'auto-protège
00:25:36quoi qu'il arrive
00:25:37donc l'IGPN
00:25:38j'émettrais aussi
00:25:40des réserves
00:25:41bien que
00:25:42heureusement qu'elle est là
00:25:43car elle permet
00:25:43dans certaines situations
00:25:45de faire la lumière
00:25:46mais pas toujours
00:25:47malheureusement
00:25:47il existe des exceptions
00:25:49vous dites
00:25:50en substance
00:25:51que l'IGPN
00:25:53est complaisante
00:25:54l'histoire qui est déjà arrivée
00:25:56oui
00:25:56où une personne
00:25:57se fait embarquer pour rien
00:25:58où il se fait casser la jambe
00:25:59lorsqu'on se plaint
00:26:01on nous empêche
00:26:03d'instruire le dossier
00:26:04oui c'est déjà arrivé
00:26:05oui
00:26:06pourquoi vous nous parlez
00:26:07de cas particuliers
00:26:08parce qu'il existe
00:26:09des cas particuliers
00:26:10qui fait exception à la règle
00:26:11donc il faut le savoir
00:26:13vous voulez lui répondre
00:26:13peut-être Fabien Bollet
00:26:14parce que là vous êtes un peu
00:26:15mis en faux directement
00:26:16vous avez raison
00:26:17mais il y a ce genre de choses
00:26:18où nous aussi
00:26:19on est confronté
00:26:19à des avocats
00:26:20qui eux
00:26:21ne font jamais lumière
00:26:22sur la justice
00:26:23et ne pensent qu'à une chose
00:26:24c'est pouvoir sauver le client
00:26:25quoi qu'il en coûte
00:26:27dans leur propre probité
00:26:28oui
00:26:28est-ce que
00:26:29vous savez
00:26:30c'est cette vieille phrase
00:26:31qui dit
00:26:31est-ce que
00:26:32la police est violente
00:26:33non
00:26:34est-ce qu'il y a
00:26:35de la violence
00:26:36dans la police
00:26:36oui
00:26:37c'est exactement ça
00:26:38c'est pas le propos
00:26:38en fait
00:26:39c'est ce que fait d'ailleurs
00:26:40monsieur Mélenchon
00:26:41lorsqu'il parle de la police
00:26:42il met tout le monde
00:26:43dans le même bateau
00:26:44il peut y avoir
00:26:44comme dans toute profession
00:26:45dans tout métier
00:26:46des personnes
00:26:47qui commettent des erreurs
00:26:49l'erreur est humaine
00:26:49mais néanmoins
00:26:50on ne peut pas jeter l'opprobre
00:26:51sur la police
00:26:52de manière générale
00:26:52ils sont là
00:26:53avec l'amour de leur métier
00:26:54allez on va partir
00:26:55en région
00:26:56à nouveau
00:26:56à Strasbourg
00:26:57précisément
00:26:58où là aussi
00:26:59nous avons une équipe
00:27:00sur le terrain
00:27:01et ce cortège
00:27:01qui continue
00:27:02de s'élancer
00:27:03on voit toujours
00:27:04vous voyez des kéfier
00:27:05tout à l'heure
00:27:06on a aperçu
00:27:07un drapeau palestinien
00:27:08toutes ces choses
00:27:09qui n'ont absolument
00:27:10rien à voir
00:27:11avec ce pourquoi
00:27:12on est censé être mobilisés
00:27:14aujourd'hui
00:27:14et donc
00:27:15des manifestants
00:27:16qui donnent de la voix
00:27:18là
00:27:19là où vous vous trouvez
00:27:23exactement
00:27:24il faut savoir
00:27:24que là
00:27:25c'est une manifestation
00:27:26sauvage
00:27:26puisque la manifestation
00:27:28s'est arrêtée
00:27:28il y a déjà
00:27:29près d'une heure
00:27:30place de la république
00:27:32à Strasbourg
00:27:33et ce que l'on fait
00:27:34depuis plusieurs heures
00:27:35déjà
00:27:36c'est qu'on marche
00:27:37on tourne autour
00:27:38de Strasbourg
00:27:39dans ces rues
00:27:40puisque les manifestants
00:27:41sont bloqués
00:27:42à certains axes
00:27:43par les forces
00:27:44de l'ordre
00:27:45qui essaient
00:27:45de canaliser
00:27:47cette foule
00:27:48pour l'heure
00:27:49il n'y a pas eu
00:27:49d'affrontement direct
00:27:51avec les forces
00:27:52de l'ordre
00:27:52mais on peut voir
00:27:53en tout cas
00:27:53ce petit noyau
00:27:54radicaux
00:27:55s'organiser
00:27:56utiliser
00:27:56des poubelles
00:27:58pour bloquer
00:27:59au maximum
00:27:59l'avancée
00:28:00des forces
00:28:01de l'ordre
00:28:02sur ces manifestants
00:28:03qui continuent
00:28:05leurs avancées
00:28:06dans les rues
00:28:06de Strasbourg
00:28:07ce qu'on peut vous dire
00:28:08également
00:28:08c'est qu'il y a eu
00:28:09des jets de gaz
00:28:11lacrymogènes
00:28:12de la part
00:28:12des forces
00:28:13de l'ordre
00:28:14quelques petits
00:28:15pétards
00:28:16également
00:28:18qui ont été
00:28:19envoyés
00:28:19au niveau
00:28:20des forces
00:28:21de l'ordre
00:28:22mais pour l'instant
00:28:22c'est relativement calme
00:28:25ici
00:28:25dans les rues
00:28:25de Strasbourg
00:28:27merci beaucoup
00:28:27on parlait de violence
00:28:29il y a aussi
00:28:30ceux qui incitent
00:28:31à la violence
00:28:32on va vous révéler
00:28:33que certains influenceurs
00:28:34appellent carrément
00:28:35à la guerre
00:28:35pour aujourd'hui
00:28:38ils vont même plus loin
00:28:39sur les réseaux sociaux
00:28:40ils recrutent
00:28:40je cite
00:28:41des OQTF
00:28:42qui pourraient avoir
00:28:43envie de se battre
00:28:44ou des jeunes
00:28:45qui n'ont rien à perdre
00:28:46parce qu'ils sont
00:28:48en déshérence
00:28:48ou qu'ils n'ont rien à faire
00:28:50évidemment c'est très très grave
00:28:52Ryan PSN
00:28:53c'est de lui dont je parle
00:28:54là en l'occurrence
00:28:55il est suivi
00:28:56par un million de personnes
00:28:57un million
00:28:58c'est un chiffre quand même
00:28:59assez conséquent
00:28:59vous imaginez l'impact
00:29:01on va vous expliquer
00:29:03en quoi il a déjà eu affaire
00:29:04à la fois la police
00:29:04et la justice
00:29:05puisque c'était un peu
00:29:06le débat qu'on avait aussi
00:29:07mais d'abord ses appels
00:29:08à la guerre
00:29:09il dit
00:29:10il faut faire la guerre
00:29:11regardez ce premier extrait
00:29:13tu fais quoi le 17 ?
00:29:16le 17 c'est la guerre
00:29:17ouais c'est la guerre
00:29:18ouais mais nous sommes à la guerre
00:29:19tu viens
00:29:19on sera en live
00:29:21sur Twitch
00:29:21tu viens ou pas ?
00:29:23voilà je suis là
00:29:24dis voilà t'es là
00:29:26voilà je suis là
00:29:27s'il te plaît
00:29:27il soit j'ai demandé un truc
00:29:28tu me ramènes
00:29:302-3 soldats
00:29:31chefs des meutes
00:29:32bousilliers aussi
00:29:33s'il te plaît
00:29:34vas-y c'est bon
00:29:35voilà je veux des gens
00:29:36qui n'ont pas peur
00:29:37qui ont déjà fait des gardes à vue
00:29:39s'il te plaît
00:29:40frérot je suis déscolarisé
00:29:42j'arrive cash
00:29:42il me faut des meutes comme lui
00:29:43moi à 40-300
00:29:44je suis déscolarisé
00:29:45j'arrive
00:29:45viens t'es convoqué toi
00:29:47regarde avec ta baraka
00:29:48tu vas prendre un espace 12
00:29:49j'ai pas de tal
00:29:50pas de taf
00:29:51je viens tout baiser
00:29:52t'as vu lui
00:29:53il a rien à perdre
00:29:53t'es convoqué toi aussi
00:29:57Fabien Bogue
00:29:57évoqué de policier
00:29:58on laisse ces gens
00:29:59dire ça en toute impunité
00:30:01on fait rien
00:30:02on les interpelle pas
00:30:03c'est de l'incitation
00:30:05à l'avion
00:30:05c'est même du recrutement
00:30:06pour des actes de violence
00:30:08en fait
00:30:08oui tout à fait
00:30:10et les visages découverts là
00:30:11on sait qui c'est en fait
00:30:13alors ça c'est le gros problème
00:30:15de nos réseaux sociaux
00:30:16où les gens derrière l'écran
00:30:18et avec le clavier
00:30:19sont persuadés
00:30:20d'avoir une espèce d'immunité
00:30:21sont persuadés
00:30:22d'être
00:30:22tout le monde s'invente
00:30:24journaliste
00:30:24derrière un téléphone portable
00:30:26avec un objectif
00:30:28mais lui il est journaliste
00:30:29de rien du tout
00:30:29on est d'accord
00:30:30mais que dit la justice
00:30:32lorsqu'on a des articles 40
00:30:34et il y en a eu
00:30:34le concernant
00:30:35que dit la justice
00:30:36où en sommes nous
00:30:38oui
00:30:38maître BEM
00:30:39qu'est-ce que vous trouvez
00:30:39à dire à ça
00:30:40et pourquoi on va pas
00:30:41l'interpeller
00:30:41et il est pas interrogé
00:30:44placé au garde à vue
00:30:45pour avoir dit
00:30:46de tels propos
00:30:48déjà il en appelle
00:30:49aux OQTF
00:30:49qui n'ont rien à faire
00:30:50sur le territoire
00:30:51je trouve votre question
00:30:52assez mignonne
00:30:55vous êtes dans un monde
00:30:56un peu utopiste
00:30:57où vous pensez
00:30:58que sur les réseaux sociaux
00:30:59il y a une brigade
00:31:00qui va intervenir
00:31:00tout de suite
00:31:01derrière la porte
00:31:01pour interpeller
00:31:02Jean-Cézanne
00:31:03on sait où il est
00:31:06quand même
00:31:06vous savez pas
00:31:07quels sont les délais
00:31:09de traitement
00:31:09de nos procédures
00:31:10dans les brigades
00:31:12dans les postes
00:31:13de gendarmerie
00:31:14c'est une catastrophe
00:31:16dans les services
00:31:18de justice
00:31:18avoir une date d'audience
00:31:20c'est une catastrophe
00:31:21donc imaginez-vous
00:31:23le personnel
00:31:24qu'il faudrait
00:31:24pour pouvoir
00:31:25interpeller tout le monde
00:31:27immédiatement
00:31:27non
00:31:28néanmoins
00:31:28il y a un article 40
00:31:29qui va être fait
00:31:31qui est en cours
00:31:32à mon avis
00:31:32et qui va faire en sorte
00:31:34que celui-ci
00:31:35parce qu'il est déjà connu
00:31:36il a déjà
00:31:37des antécédents judiciaires
00:31:38il a déjà été condamné
00:31:40ce n'est pas
00:31:41n'importe quelle personne
00:31:42alors aujourd'hui
00:31:43les influenceurs
00:31:44font de l'influence
00:31:46influenceur
00:31:46c'est celui
00:31:46qui crée du contenu
00:31:47mais néanmoins
00:31:48aujourd'hui
00:31:49il fait de l'influence
00:31:49puisqu'aujourd'hui
00:31:50il l'appelle
00:31:52véritablement
00:31:52un regroupement
00:31:54pour commettre
00:31:54la guerre
00:31:55pour commettre
00:31:55des actes de guerre
00:31:56ce que vous me dites
00:31:57c'est on ne peut pas
00:31:58aller chercher
00:31:58parce que
00:31:59c'est la postérieure
00:32:22bien entendu
00:32:24il fait appel
00:32:25à des gens
00:32:26qui ont un grand vide psychique
00:32:28qui comme vous l'avez dit
00:32:30sont en état de déshérence
00:32:31moi ce qui m'interpelle
00:32:33surtout ce qui m'interroge
00:32:34c'est le nombre d'abonnés
00:32:35il est déjà
00:32:36à plus d'un million d'abonnés
00:32:37ce qui veut dire
00:32:38que ces propos
00:32:38trouvent une vraie résonance
00:32:40auprès d'un public
00:32:41et à cela
00:32:42il faut quand même savoir
00:32:43que les algorithmes
00:32:44vont favoriser les contenus
00:32:47qui vont susciter
00:32:48une très grande intensité
00:32:49émotionnelle
00:32:50et plus le propos
00:32:52est transgressif
00:32:54plus il va être séduisant
00:32:55parce que celui
00:32:56qu'il énonce
00:32:58il s'apparente
00:32:59pour celui qu'il entend
00:33:00à un héros
00:33:01il fait preuve de courage
00:33:03et d'indépendance
00:33:04de pensée
00:33:05et c'est là
00:33:05où se trouve le danger
00:33:06oui oui
00:33:07le problème
00:33:08c'est que
00:33:09ça devient un vrai danger
00:33:11parce que vous avez
00:33:11un million
00:33:12voire plus de personnes
00:33:13qui vous écoutent
00:33:14et combien
00:33:14qui peuvent prendre
00:33:15l'incitation
00:33:17et le propos à la lettre
00:33:17en fait
00:33:18c'est à dire
00:33:18qu'il y a aussi
00:33:19la fascination
00:33:20de la violence
00:33:21parce que
00:33:21ce qu'il va
00:33:22ce qu'il va
00:33:23produire comme message
00:33:24ce sont forcément
00:33:25des propos violents
00:33:27puisque c'est une incitation
00:33:28à la haine
00:33:28et à la guerre
00:33:29et que
00:33:30la violence
00:33:31devient non seulement
00:33:33une fascination
00:33:34mais aussi un objet
00:33:35de désir
00:33:35alors regardez
00:33:36de qui on parle
00:33:37je vous le disais
00:33:38donc il a un million
00:33:39d'abonnés
00:33:39à la fois sur TikTok
00:33:40c'est le gros
00:33:41de son contingent
00:33:42et 200 000 sur Instagram
00:33:44il a été condamné
00:33:45en 2021
00:33:46pour avoir humilié
00:33:47un enfant handicapé
00:33:48donc c'est pas n'importe qui
00:33:50et on est loin du héros
00:33:51comme vous dites
00:33:52je ne dis pas
00:33:52que ce sont vos propos
00:33:53mais je ne vois pas
00:33:54ce qu'il y a d'héroïque
00:33:54là-dedans
00:33:55au contraire
00:33:55en 2021 également
00:33:57il dérobe du matériel
00:33:58à des pompiers
00:33:59et là il prend une amende
00:34:01en 2021
00:34:01à côté d'un individu armé
00:34:03il menace
00:34:03le ministre de l'éducation
00:34:04il est relaxé
00:34:06enfin je veux dire
00:34:07vous menacez directement
00:34:09un membre du gouvernement
00:34:10vous êtes relaxé
00:34:11il faut quand même
00:34:11prendre la mesure
00:34:12de ce qu'est la justice
00:34:13aujourd'hui
00:34:14depuis 2022
00:34:14il se photographie
00:34:16tirant à la Kalashnikov
00:34:17affirmant être en Syrie
00:34:19vous vous souvenez peut-être
00:34:19de ces images
00:34:20de fait
00:34:21il était au Liban
00:34:24si ça
00:34:24ce n'est pas suffisant
00:34:26pour interpeller ce type
00:34:27et le mettre hors d'état de lumière
00:34:28je ne sais pas ce qu'il vous faut
00:34:29mettre même
00:34:30parce que là
00:34:30son CV
00:34:32il parle pour lui quand même
00:34:35on lui fait de la publicité
00:34:37en en parlant
00:34:37parce qu'il y aura toujours
00:34:41non pas des personnes
00:34:42qui sont dans un vide intellectuel
00:34:45mais au contraire
00:34:46mais qui sont bourrées
00:34:47intellectuellement
00:34:48d'idées nauséabondes
00:34:50et d'idées tentantes
00:34:51à créer
00:34:52en France
00:34:53le chaos
00:34:54et finalement
00:34:55cet influenceur
00:34:56c'est cela
00:34:57tous ses antécédents
00:34:59le démontrent
00:34:59et ses propos
00:35:00le confirment
00:35:01allez direction Strasbourg
00:35:03parce qu'on voyait ce cortège
00:35:04relativement bon enfant
00:35:06et bien
00:35:06tout a changé
00:35:07on aperçoit
00:35:08ces gaz lacrymogènes
00:35:10dans la rue
00:35:11et évidemment
00:35:12la phase
00:35:13la phase de cette manifestation
00:35:15a complètement changé de visage
00:35:20Exactement si
00:35:21depuis plusieurs heures
00:35:23ils étaient en train de marcher
00:35:24dans les rues
00:35:25de Strasbourg
00:35:26avec des slogans
00:35:28anti
00:35:28enfin politisés
00:35:29anti-rassemblement national
00:35:31ou des slogans
00:35:31et bien
00:35:32anti-police
00:35:33ils sont revenus
00:35:34sur les pas
00:35:35ou sur leurs pas
00:35:36ou les forces de l'ordre
00:35:37et bien
00:35:37ont légèrement
00:35:38chargé
00:35:39ces manifestants
00:35:40ils ont
00:35:41utilisé
00:35:42du gaz
00:35:43lacrymogène
00:35:43ce qu'on peut vous dire
00:35:44en tout cas ici
00:35:45c'est que ces manifestants
00:35:46et bien
00:35:46sont extrêmement jeunes
00:35:48vous avez
00:35:48beaucoup de lycéens
00:35:50beaucoup
00:35:50d'étudiants
00:35:52qui sont
00:35:52et bien tous
00:35:54masqués
00:35:54casqués
00:35:55gantés
00:35:56ici
00:35:57alors la situation
00:35:58elle s'est un petit peu
00:35:59tendue
00:36:00il y a quelques minutes seulement
00:36:02et là vous pouvez voir
00:36:03et bien
00:36:03ces manifestants
00:36:04qui continuent
00:36:05leurs avancées
00:36:06dans les rues
00:36:06de Strasbourg
00:36:07l'objectif
00:36:08c'est de continuer
00:36:10à marcher
00:36:10dans les rues
00:36:11de Strasbourg
00:36:12éviter
00:36:12tous les barrages
00:36:14des forces de l'ordre
00:36:15quand ils passent
00:36:16à côté de forces de l'ordre
00:36:17ils leur font
00:36:18des doigts d'honneur
00:36:19une situation
00:36:20assez compliquée
00:36:21ici
00:36:21mais qui reste
00:36:22relativement calme
00:36:24oui
00:36:24enfin
00:36:25on a quand même aperçu
00:36:26ces gaz lacrymogènes
00:36:27généralement
00:36:28on les utilise
00:36:29pour disperser
00:36:30un groupe
00:36:31assez hostile
00:36:32on voit ces petits groupes
00:36:33qui marchent
00:36:33est-ce qu'on sait
00:36:34où ils vont
00:36:34parce qu'il y a plus de monde
00:36:36dans le lointain
00:36:37on essaie
00:36:37de comprendre
00:36:38ce qu'ils font
00:36:38parce que là
00:36:39ils sont en marge
00:36:40d'un cortège
00:36:41visiblement
00:36:45écoutez
00:36:45ce qu'on peut vous dire
00:36:46c'est que déjà
00:36:46c'est une manifestation
00:36:47sauvage
00:36:49la manifestation
00:36:50devait s'arrêter
00:36:51place de la république
00:36:52c'est un autre cortège
00:36:54qui a pris
00:36:55ses directions
00:36:56qui marchent
00:36:57dans les rues
00:36:57de Strasbourg
00:36:58mais ce qu'on peut
00:36:59vous dire
00:36:59c'est que déjà
00:37:00nous on ne sait même pas
00:37:00du tout
00:37:01où ils vont
00:37:01puisqu'ils cessent
00:37:02de revenir
00:37:03sur leur pas
00:37:04l'objectif
00:37:04pour eux
00:37:05c'est de marcher
00:37:06dans les rues
00:37:06de Strasbourg
00:37:07d'éviter
00:37:08tous les barrages
00:37:10des forces de l'ordre
00:37:11qu'ils sont
00:37:11au niveau des rues
00:37:13ils ne veulent pas
00:37:14en tout cas
00:37:14quitter la rue
00:37:15ils veulent continuer
00:37:16à se faire entendre
00:37:18même si
00:37:19on ne va pas se mentir
00:37:19les slogans
00:37:20ou les pancartes
00:37:21sont loin
00:37:22d'être des
00:37:24revendications lycéennes
00:37:25on voit bien
00:37:25qu'il marche
00:37:27un petit peu
00:37:28en ordre
00:37:29dispersé
00:37:30on va rester
00:37:30sur les images
00:37:31de notre équipe
00:37:32Fabien Boguet
00:37:33c'est le moment
00:37:33toujours
00:37:35le point de bascule
00:37:36comme on dit
00:37:36c'est à dire
00:37:37qu'on ne sait jamais
00:37:37trop ce qui peut se passer
00:37:38on imagine
00:37:39que certains
00:37:40essaient de se regrouper
00:37:40pour former des groupes
00:37:41plus compacts
00:37:41et s'en prendre aux forces
00:37:42de l'ordre
00:37:42à ce moment là
00:37:43oui en fait
00:37:43c'est ça
00:37:43c'est le moment
00:37:44le plus sensible
00:37:45sur une manifestation
00:37:46c'est la dispersion
00:37:47c'est là où tout se tend
00:37:49où tout se détend
00:37:51et oui les groupuscules
00:37:52qui partent après
00:37:54en petits groupes
00:37:55eux
00:37:55transforment
00:37:56cette manifestation
00:37:57ce cortège
00:37:59bien souvent
00:37:59en violence urbaine
00:38:00c'est à dire
00:38:01qu'on n'est plus
00:38:02sur le traditionnel parcours
00:38:06avec un regroupement
00:38:07de personnes
00:38:08mais ici et là
00:38:10disparate des groupes
00:38:10qui peuvent faire des exactions
00:38:12très rapidement
00:38:13avec une mouvance aisée
00:38:14alors on l'a beaucoup dit
00:38:16la crainte
00:38:17c'est que ça se radicalise
00:38:18aujourd'hui
00:38:19parce qu'il y a moins de monde
00:38:21dans les rues
00:38:21c'est ça qu'il faut quand même
00:38:22observer Zélia Barotte
00:38:23oui moins de monde
00:38:24moins de manifestants
00:38:26purs
00:38:27c'est à dire vraiment
00:38:27les personnes qui ont
00:38:29des revendications
00:38:29à faire valoir
00:38:31et puis surtout
00:38:32cette utilisation
00:38:33d'armes
00:38:34on a l'utilisation
00:38:35de mortiers
00:38:36d'artifice
00:38:37on a aussi
00:38:37l'utilisation
00:38:38de projectiles
00:38:40parfois
00:38:40préparés
00:38:41cachés
00:38:42dissimulés
00:38:42dans des buissons
00:38:43en amont
00:38:44des cortèges
00:38:45on a vraiment
00:38:46ces individus
00:38:48qui se radicalisent
00:38:49et on le voit déjà
00:38:49sur leur tenue
00:38:50ils sont masqués
00:38:52vêtus de noir
00:38:53parfois
00:38:54ils se changent
00:38:56ils se changent
00:38:57d'habits
00:38:57lors de la manifestation
00:38:59donc il faut vraiment
00:39:01prêter
00:39:01une attention particulière
00:39:03à ces individus
00:39:04qui viennent
00:39:05polluer
00:39:06ces cortèges
00:39:07qui à la base
00:39:07peuvent sembler
00:39:08calmes
00:39:09mais pacifiques
00:39:10mais finalement
00:39:10qui deviennent
00:39:11un terrain de jeu
00:39:12pour ces individus
00:39:13radicaux
00:39:14la crainte également
00:39:15c'est que
00:39:15des individus
00:39:16radicaux
00:39:17d'autres pays
00:39:18on l'a vu
00:39:18dans d'autres manifestations
00:39:20rejoignent ce mouvement
00:39:21s'ils continuent
00:39:22à perdurer dans le temps
00:39:22regardez il y a quand même
00:39:23beaucoup de monde
00:39:24habillé en noir
00:39:24qui marche sur les
00:39:26sur les voies de tram
00:39:28Baptiste Gilly
00:39:31l'uniforme noir
00:39:32c'est l'uniforme parfait
00:39:34du manifestant
00:39:35ou du black bloc
00:39:37c'est selon
00:39:37tout à fait
00:39:38c'est l'uniforme
00:39:39de ces groupuscules
00:39:39d'extrême gauche
00:39:40qui sont je le répète
00:39:41à l'origine de ce mouvement
00:39:42c'est eux qui sont allés
00:39:43politiser par divers groupes
00:39:45plus ou moins cachés
00:39:46plus ou moins proches
00:39:47de la France insoumise
00:39:47et qui sont dans leur nature
00:39:49même violents
00:39:50on a l'habitude
00:39:50de les voir sur les campus
00:39:51ils agressent les militants de l'uni
00:39:53ou tous ceux qui pensent pas comme eux
00:39:55depuis des années et des années
00:39:56et aujourd'hui
00:39:56c'est leurs idées
00:39:58leurs méthodes
00:39:58sont en train de déborder
00:39:59dans tout le reste de la société
00:40:00mais finalement
00:40:01c'est pas étonnant
00:40:02quand on sait que c'est en soi
00:40:03le projet politique
00:40:05de Jean-Luc Mélenchon
00:40:06et de la France insoumise
00:40:07ils ont pendant des décennies
00:40:09eu un laboratoire
00:40:10que sont les universités
00:40:10où ils ont pu mettre en oeuvre
00:40:11toutes ces techniques
00:40:12que ce soit la violence
00:40:14la dégradation
00:40:15ou même contre les forces de l'ordre
00:40:16et aujourd'hui
00:40:16il faut pas s'étonner
00:40:17que ça déborde
00:40:18et ils sont en train
00:40:19d'aller chercher des lycéens
00:40:20de les politiser
00:40:21de faire soulever
00:40:23en soi cette jeunesse
00:40:24pour mobiliser
00:40:27ce que Jean-Luc Mélenchon
00:40:27théorise comme le quatrième bloc
00:40:29et qu'il veut aller chercher
00:40:30pour la prochaine présidence
00:40:31je voulais juste vous faire remarquer
00:40:32que sur l'image
00:40:33c'est très distinct
00:40:34la plupart ont revêtu des capuches
00:40:36sont en train de se masquer
00:40:38on sent bien
00:40:39qu'on est plus dans la manifestation
00:40:42à visage découvert
00:40:43et là l'idée
00:40:44c'est effectivement
00:40:45de se camoufler au maximum
00:40:47pour pouvoir peut-être
00:40:48passer à l'action
00:40:49c'est ce qu'il y a à craindre
00:40:50quand même Fabien Boguer
00:40:51oui oui tout à fait
00:40:52alors après évidemment
00:40:54on se retrouve
00:40:57toujours dans cet étonnement
00:40:59mais ça fait
00:41:00ça fait longtemps
00:41:01ça fait plus de 10 ans
00:41:02qu'on a ce genre
00:41:03de réaction
00:41:04les black blocs
00:41:05sont connus
00:41:06reconnus
00:41:06on a même eu
00:41:08ils sont
00:41:10au sein même
00:41:11de notre société
00:41:12et parfois
00:41:13dans des postes clés
00:41:14ça reste
00:41:15une jeunesse
00:41:16bourgeoise
00:41:17les fameux bobos
00:41:18et évidemment
00:41:20ils sont connus
00:41:20reconnus
00:41:21et dans toute l'Europe
00:41:22c'est hyper structuré
00:41:24oui
00:41:24et d'ailleurs
00:41:25parfois on identifie
00:41:26des éléments
00:41:26qui viennent d'Italie
00:41:27d'Allemagne
00:41:28et qui se regroupent
00:41:30retour à Paris
00:41:31un des cortèges
00:41:32qui est parti
00:41:32de l'hôtel de ville
00:41:33pour prendre la direction
00:41:34des invalides
00:41:35plus tard dans l'après-midi
00:41:36ils sont en train
00:41:37de défiler
00:41:38avec un petit peu
00:41:39d'avance
00:41:40alors là
00:41:40c'est l'image
00:41:41de Strasbourg
00:41:42je ne sais pas
00:41:42si on est à Strasbourg
00:41:43ou Paris
00:41:44alors c'est Paris
00:41:45et il y a beaucoup
00:41:46de monde
00:41:46en tout cas
00:41:47sur cette portion
00:41:48de l'avenue
00:41:49la foule
00:41:50s'est amassée
00:41:52et donc le cortège
00:41:53semble-t-il
00:41:54a pris un petit peu
00:41:54d'avance
00:41:55sur l'horaire prévu
00:42:00Tout à fait Nelly
00:42:01et je vous laisse
00:42:02écouter les slogans
00:42:04qui sont chantés
00:42:06depuis une demi-heure
00:42:08à peu près
00:42:09à l'état
00:42:10les flics
00:42:11et les fachos
00:42:12vous l'avez dit
00:42:13ce cortège
00:42:15l'affluence
00:42:16s'est considérablement
00:42:17renforcée
00:42:18depuis une vingtaine
00:42:19de minutes
00:42:20ils sont désormais
00:42:21plusieurs centaines
00:42:23à avoir rejoint
00:42:24ce cortège
00:42:26il y a d'ailleurs
00:42:27un autre cortège
00:42:28qui s'est rejoint
00:42:29à cette manifestation
00:42:31concernant les profils
00:42:33on est sur
00:42:34des personnes
00:42:35très jeunes
00:42:36des lycéens
00:42:37des étudiants
00:42:38il y a aussi
00:42:39quelques retraités
00:42:41mais ils restent
00:42:42en grande minorité
00:42:44alors ce que
00:42:45l'on peut voir ici
00:42:46c'est que
00:42:47sur les pancartes
00:42:48effectivement
00:42:49il y a les revendications
00:42:50qui sont bel et bien affichées
00:42:51on peut lire
00:42:52la liberté guide
00:42:53les lycéens
00:42:54vous ne pouvez pas
00:42:55nous confisquer
00:42:55nos téléphones
00:42:57ni nos droits
00:42:58les facs doivent être
00:42:59ouvertes aux classes populaires
00:43:00mais au-delà des pancartes
00:43:02ce sont surtout
00:43:02les mots
00:43:03qui sont scandés
00:43:04par les manifestants
00:43:05qui nous interpellent
00:43:06des slogans
00:43:08particulièrement virulents
00:43:10tout le monde déteste
00:43:11la police
00:43:11à cab
00:43:12mais aussi ce slogan
00:43:13inflique une balle
00:43:14justice sociale
00:43:16la police est donc
00:43:17au coeur
00:43:17des slogans
00:43:18entendus dans ce cortège
00:43:20une hostilité
00:43:21qui s'exprime
00:43:21donc à travers
00:43:22ces chants
00:43:23des pancartes
00:43:25et des appels aussi
00:43:25à la révolution
00:43:26qui montrent
00:43:27une vraie radicalité
00:43:28dans ce mouvement
00:43:29en élite
00:43:31autre image
00:43:32c'est à Lyon
00:43:33on prend la direction
00:43:34du Rhône
00:43:35où l'ordre
00:43:36de dispersion
00:43:37ça y est
00:43:38a été donné
00:43:39mais évidemment
00:43:40c'est toujours
00:43:41le moment
00:43:42qui s'apparente
00:43:44à un moment
00:43:45de bascule
00:43:46parce que c'est là
00:43:47généralement
00:43:47que ça se corse
00:43:51oui absolument
00:43:52un ordre
00:43:53de dispersion
00:43:54prématurée
00:43:55puisque la préfecture
00:43:56a demandé
00:43:57aux organisateurs
00:43:58de disperser
00:43:59la manifestation
00:44:00un kilomètre
00:44:01avant son point
00:44:03d'arrivée
00:44:03il faut dire
00:44:04qu'il y a eu
00:44:05des incidents
00:44:05sérieux
00:44:07ici
00:44:07dans le quartier
00:44:08de Villeurbanne
00:44:09où nous nous trouvons
00:44:10un petit groupe
00:44:11a essayé
00:44:12d'attaquer
00:44:13une station essence
00:44:14station essence
00:44:14que vous voyez peut-être
00:44:15sur le fond
00:44:16de l'image
00:44:17les forces de l'ordre
00:44:18alors on demande
00:44:19aux organisateurs
00:44:19par sécurité
00:44:20de disperser
00:44:21la manifestation
00:44:23alors les manifestants
00:44:24sont en train
00:44:25de quitter les lieux
00:44:25par les rues adjacentes
00:44:26il reste de petits groupes
00:44:28ça et là
00:44:28qui veulent
00:44:31s'attaquer
00:44:32aux forces de l'ordre
00:44:33il y a
00:44:34ça et là
00:44:34des tirs
00:44:35de gaz lacrymogènes
00:44:36des petits groupes
00:44:37très mobiles
00:44:38qui essayent
00:44:39de courir
00:44:39de leurs adjacentes
00:44:40et notamment
00:44:41pour je vous le disais
00:44:42s'en prendre
00:44:43aux forces de l'ordre
00:44:44est-ce qu'on est
00:44:45un peu sur
00:44:46le même scénario
00:44:46que celui
00:44:47qu'on avait vécu
00:44:48il y a à peu près
00:44:49une semaine
00:44:51où on voyait
00:44:52effectivement
00:44:52ces manifestants
00:44:53qui haranguaient
00:44:54les policiers
00:44:54est-ce que d'ailleurs
00:44:55on est dans le même quartier
00:45:00alors nous ne sommes pas
00:45:01dans le même quartier
00:45:02parce que le parcours
00:45:02de la manifestation
00:45:04n'est pas le même
00:45:05le parcours d'aujourd'hui
00:45:07les manifestations
00:45:08sont parties
00:45:08du quartier
00:45:09de la Pardieu
00:45:10pour rejoindre
00:45:11Villeurbanne
00:45:12la semaine dernière
00:45:12ils étaient partis
00:45:13de Bellecour
00:45:14pour rejoindre
00:45:14le quartier
00:45:15de la Pardieu
00:45:16mais effectivement
00:45:17ce sont les mêmes jeunes
00:45:19habillés de noir
00:45:20excusez-moi
00:45:21il y a des gaz lacrymogènes
00:45:22qui sont en train
00:45:23d'arriver
00:45:30donc il y a une charge
00:45:31actuellement
00:45:33des forces de l'ordre
00:45:34qui justement
00:45:35essayent de disperser
00:45:36ces petits groupes
00:45:38très très mobiles
00:45:39je vous le disais
00:45:40et oui effectivement
00:45:41ce sont
00:45:42les mêmes profils
00:45:44ces jeunes
00:45:46ces jeunes
00:45:46habillés de noir
00:45:47avec des capuches
00:45:49et qui viennent là
00:45:50clairement
00:45:50pour en découdre
00:45:51avec les forces de l'ordre
00:45:52on va rester sur vos images
00:45:53parce que évidemment
00:45:54c'est le moment
00:45:56un petit peu
00:45:57de tous les dangers
00:45:58et on voit aussi
00:45:59ces membres
00:46:00sur des trottinettes
00:46:01qui peut-être
00:46:02Fabien Boguet
00:46:03quand on va trottinette
00:46:03comme ça
00:46:04on n'a rien à faire
00:46:04à trottinette
00:46:05dans ce genre
00:46:05de manifestation
00:46:06c'est pour aller repérer
00:46:07peut-être
00:46:07les différents mouvements
00:46:08des uns et des autres
00:46:09oui mais j'ai envie
00:46:11j'ai envie de vous dire
00:46:11non c'est là
00:46:13contrairement à ce que
00:46:13beaucoup ne voient pas
00:46:16on se retrouve avec des gens
00:46:18qui s'amusent
00:46:19vraiment c'est un jeu pour eux
00:46:21c'est le jeu
00:46:22le jeu du chat et de la souris
00:46:24le jeu du gendarme
00:46:25et c'est un défouloir
00:46:27où vous avez vu tout à l'heure
00:46:28les slogans
00:46:29un flic une balle
00:46:31voilà
00:46:31donc on part d'une manifestation
00:46:33à l'origine
00:46:33pour des revendications
00:46:35légitimes
00:46:36de nos lycéens
00:46:37de nos collégiens
00:46:38de nos étudiants
00:46:39des professeurs
00:46:40et on finit par
00:46:42les mots de la société
00:46:44viennent exclusivement
00:46:46de la police
00:46:46quand vous parliez
00:46:47des défouloirs
00:46:48finalement oui
00:46:50ils reproduisent
00:46:50en fait
00:46:51lorsqu'ils ne sont pas
00:46:52devant leur console de jeu
00:46:53devant leur jeu vidéo
00:46:53finalement là
00:46:54ils reproduisent
00:46:55dans la réalité
00:46:56c'est-à-dire l'affrontement
00:46:57contre les forces de l'ordre
00:46:58avec l'uniforme
00:47:00ils sont tous masqués
00:47:02cagoulés
00:47:03et puis ils vont aller
00:47:04au contact des policiers
00:47:05le but
00:47:06parfois on se le demande
00:47:07c'est attendre-t-il un drame
00:47:09en tout cas
00:47:09ils vont aller
00:47:10jusqu'à la provocation
00:47:11jusqu'à la confrontation
00:47:12avec les forces de l'ordre
00:47:14regardez ces trottinettes
00:47:15qui tournent là
00:47:15qui font des rondes
00:47:16des cercles
00:47:16j'aimerais qu'on remarque
00:47:19quand même
00:47:20parce que bien souvent
00:47:21on nous parle
00:47:21d'une jeunesse
00:47:22apeurée
00:47:23affolée
00:47:24totalement tétanisée
00:47:25par les forces de police
00:47:27regardez-les
00:47:27regardez-les
00:47:28à quel point
00:47:29ils sont paniqués
00:47:31à quel point
00:47:31ils sont tétanisés
00:47:32par la peur
00:47:32un mot Baptiste Gilly
00:47:34avant qu'on retrouve
00:47:35Sommayel Abidi
00:47:35pour le journal
00:47:37sur ces types
00:47:38qui viennent là
00:47:39et qui soit paradent
00:47:41devant les caméras
00:47:41soit ostensiblement
00:47:43provoquent
00:47:43les forces de l'ordre
00:47:44c'est dans leur stratégie
00:47:46on les connaît
00:47:46mais moi ce qui me choque
00:47:47encore plus
00:47:47c'est que dans ce qu'on appelle
00:47:50un mouvement lycéen
00:47:51il n'y a plus de lycéens
00:47:52il n'y a plus de revendications lycéennes
00:47:53on a des groupes politiques
00:47:55on a vu énormément de drapeaux
00:47:56notamment du Point Levé
00:47:57qui sont bien connus
00:47:57pour les blocages qu'ils font
00:47:58les violences qu'ils amènent
00:47:59et en fait oui
00:48:00narguer les forces de l'ordre
00:48:02ça rentre dans leur stratégie
00:48:03puisque ce qu'ils veulent
00:48:04c'est pousser à bout
00:48:05ces forces de l'ordre
00:48:05qu'il y ait une répression
00:48:06ensuite qu'ils puissent
00:48:07le politiser en disant
00:48:08regardez la police
00:48:09une nouvelle fois
00:48:10se victimiser encore et encore
00:48:11et ça sert justement
00:48:12toute leur rhétorique politique
00:48:13et ça va amener à
00:48:14parfois essayer d'aller chercher
00:48:16l'opinion publique
00:48:16en disant regardez
00:48:17c'est la faute de la police
00:48:18et surtout derrière
00:48:19on a la France Insoumise
00:48:20et ses élus
00:48:20qui vont donner une caisse
00:48:22de résonance
00:48:22à ces mots-là
00:48:24et vont faire une
00:48:26retourner l'accusation
00:48:27en disant que c'est
00:48:28les forces de l'ordre
00:48:29qui provoquent
00:48:29et qui violentent
00:48:30Il est 14h
00:48:32donc avant de retourner
00:48:33sur les différents
00:48:34lieux de manifestation
00:48:36à la fois les fins de cortège
00:48:37et ceux qui
00:48:38dans son cas leur début
00:48:39j'aimerais qu'on retrouve
00:48:40Somaya Labidi
00:48:42pour le journal
00:48:43Un Nouveau Point
00:48:44sur l'Actu avec vous
00:48:47Et déjà un premier bilan
00:48:48à 14h
00:48:49de cette nouvelle journée
00:48:50de mobilisation
00:48:51on élit 21 000
00:48:52manifestants recensés
00:48:53en province
00:48:54contre 86 000
00:48:56mardi dernier
00:48:56300 actions
00:48:58assemblant 30 000 personnes
00:48:59recensées devant
00:49:00les établissements
00:49:01hors Paris
00:49:01contre 572 rassemblements
00:49:04avec 65 000 manifestants
00:49:06la semaine dernière
00:49:07selon les chiffres
00:49:08communiqués
00:49:09par le ministère
00:49:10de l'Intérieur
00:49:11Autre information
00:49:12de cette journée
00:49:133 ans après le drame
00:49:14hommage du président
00:49:15de la République
00:49:16à Dominique Bernard
00:49:17sur X
00:49:17ce professeur
00:49:19lâchement assassiné
00:49:20parce qu'il incarnait
00:49:21ce que les fanatiques
00:49:22islamistes taïs
00:49:23la liberté
00:49:24l'égalité
00:49:25et la fraternité
00:49:26un professeur
00:49:27ne doit jamais
00:49:27avoir à craindre
00:49:28pour sa vie
00:49:29lorsqu'il enseigne
00:49:30a écrit Emmanuel Macron
00:49:31sur le réseau social
00:49:33à la une de l'actualité
00:49:35également
00:49:35les échanges
00:49:36s'annoncent explosifs
00:49:37coup d'envoi
00:49:38des débats
00:49:39sur la partie recette
00:49:40du budget 2027
00:49:41dès aujourd'hui
00:49:42à l'Assemblée nationale
00:49:43débat
00:49:44alors que les caisses
00:49:44de l'Etat sont vides
00:49:45que la dette
00:49:46est au plus haut
00:49:46sans parler
00:49:47des taux d'emprunt
00:49:48historiquement élevés
00:49:50et des désaccords
00:49:50fondamentaux
00:49:51entre les parlementaires
00:49:52pour trouver
00:49:53des pistes d'économie
00:49:54et puis le PDG
00:49:56de coopérative
00:49:57Dominique Schellcher
00:49:58tempère l'ampleur
00:49:59des dégâts causés hier
00:50:00par la cyberattaque
00:50:02qui a ciblé
00:50:02les installations
00:50:03frigorifiques
00:50:04de centaines
00:50:04de supermarchés
00:50:05en France
00:50:06il précise d'ailleurs
00:50:07que seule une minorité
00:50:08des 80 magasins
00:50:09eut touchés
00:50:10ont dû jeter
00:50:10de la marchandise
00:50:13merci
00:50:14merci à vous
00:50:15dans un instant
00:50:16retour dans les cortèges
00:50:17un mot
00:50:18sur le doc de 21h
00:50:20sur ces 50 ans
00:50:21qui ont coulé
00:50:21la France ce soir
00:50:23regardez
00:50:23un petit extrait
00:50:29le regroupement familial
00:50:30c'est un décret
00:50:31en fait
00:50:32qui va amener
00:50:33à substituer
00:50:35une immigration
00:50:35de travail
00:50:36par une immigration
00:50:38familiale
00:50:39donc de moins en moins
00:50:41de gens vont venir
00:50:42pour travailler
00:50:43et de plus en plus
00:50:44pour rejoindre
00:50:45le conjoint
00:50:46la conjointe
00:50:47qui est installée
00:50:48parfois depuis
00:50:49les décennies
00:50:52le texte prévoit
00:50:53des conditions strictes
00:50:54un an de résidence régulière
00:50:56des ressources stables
00:50:57un logement adapté
00:50:59et un contrôle médical
00:51:00si le cadre
00:51:01semble maîtrisé
00:51:02sur le papier
00:51:03cette décision
00:51:04marque un tournant
00:51:05dans la politique
00:51:06migratoire française
00:51:06ce décret là
00:51:08est évidemment
00:51:09un point de bascule
00:51:10de l'immigration
00:51:11évidemment
00:51:12puisque ça va changer
00:51:14complètement le visage
00:51:15de cette immigration
00:51:16puisque les femmes
00:51:17qui rejoignent
00:51:18leur mari
00:51:19vont faire des enfants
00:51:20et ces enfants
00:51:21vont être assez nombreux
00:51:22et ça va bouleverser
00:51:24en fait
00:51:24la démographie
00:51:25du pays
00:51:28en 1975
00:51:29la France comptait
00:51:303,9 millions
00:51:31d'immigrés
00:51:32en 2024
00:51:33ils sont presque
00:51:34deux fois plus
00:51:35voilà
00:51:36retour à la mobilisation
00:51:37évidemment
00:51:38avec ces images
00:51:40en direct
00:51:41vous apercevez ici
00:51:43Manuel Bompard
00:51:44Jean-Luc Mélenchon
00:51:46qui sont venus
00:51:47auprès des manifestants
00:51:49et tout de suite
00:51:49cette nuit de journalistes
00:51:50qui les entourent
00:51:51ils sont accueillis
00:51:52comme des stars
00:51:52comme des rouges
00:51:53à chaque fois
00:51:55c'est comme
00:51:56voilà
00:51:56il est en campagne
00:51:57Jean-Luc Mélenchon
00:51:58Baptiste Gilly
00:51:59tout à fait
00:52:00c'est son projet
00:52:01il connaît ces jeunes là
00:52:02il veut aller les chercher
00:52:03donc forcément
00:52:04on a vu depuis longtemps
00:52:05on avait Louis Boyard
00:52:06qui faisait la tournée
00:52:07des lycées
00:52:07la tournée des universités
00:52:09pour aller déjà
00:52:10faire un premier mouvement
00:52:10d'aller chercher
00:52:11cette jeunesse là
00:52:12et forcément
00:52:12ils ont été biberonnés
00:52:13dans leur université
00:52:15au lycée
00:52:15par la gauche
00:52:17et l'extrême gauche
00:52:17par les thèses de la gauche
00:52:18par les personnalités
00:52:20de la gauche
00:52:20donc forcément
00:52:21quand il voit
00:52:21quand il voit
00:52:22Jean-Luc Mélenchon
00:52:23ils ne peuvent être
00:52:24que derrière lui
00:52:25et fascinés par lui
00:52:26parce qu'il arrive
00:52:27à nourrir
00:52:28une certaine fascination
00:52:29pour sa personne
00:52:30pour son mouvement politique
00:52:31on sait qu'il est
00:52:32extrêmement totalitaire
00:52:34au sein de son mouvement
00:52:34et ce totalitarisme
00:52:35il s'étend aussi
00:52:36à ses militants
00:52:37et au groupe
00:52:38qu'il y a autour de lui
00:52:39et il fait feu de tout bois
00:52:40et en plus
00:52:41lui ça ne le dérange pas
00:52:42au contraire
00:52:43les slogans
00:52:44anti-police
00:52:45je ne sais pas comment
00:52:45il peut prétendre vouloir diriger
00:52:47un état
00:52:47en étant aussi anti-police
00:52:48Fabien Boguet
00:52:49ça va être compliqué
00:52:49à moins de dissous de la police
00:52:51je ne vois pas
00:52:51ce qu'il a comme intention
00:52:53écoutez oui
00:52:53de notre côté
00:52:55nous la police nationale
00:52:56c'est une vieille histoire
00:52:57avec monsieur Mélenchon
00:52:58évidemment
00:52:59qui nous traite
00:53:00de tous les maux
00:53:01d'extrême droite
00:53:02et compagnie
00:53:03moi je voudrais faire remarquer
00:53:05sa dernière
00:53:07frasque
00:53:08avec nos 800 blessés
00:53:09qui ont dû
00:53:10je cite
00:53:11se blesser
00:53:12avec un trombone
00:53:13je crois
00:53:13je l'appelle
00:53:15à ce que
00:53:15puisqu'il veut diriger
00:53:17les forces régaliennes
00:53:18puisqu'il a envie
00:53:19des plus hautes fonctions
00:53:21de l'état
00:53:21à venir
00:53:22ne serait-ce qu'une heure
00:53:23dans sa vie
00:53:24porter un uniforme
00:53:25et porter un casque
00:53:26et être victime lui-même
00:53:28de toutes ces inepties
00:53:30qu'on nous sort
00:53:31et qu'il prenne
00:53:32pleine face
00:53:33ce fameux
00:53:34une balle
00:53:35un flic
00:53:35qu'il prenne
00:53:37et ses slogans
00:53:38il va les entendre lui-même
00:53:39autre point de vue
00:53:39autre lieu
00:53:41de mobilisation
00:53:43on est parti
00:53:44de l'hôtel de ville
00:53:44il y a quelques minutes
00:53:45pour aller
00:53:47vers la direction
00:53:48du 7ème arrondissement
00:53:49et de la place
00:53:50des invalides
00:53:52de l'esplanade
00:53:52des invalides
00:53:53et là
00:53:54sur ces images
00:53:54on voit
00:53:55beaucoup
00:53:55beaucoup de banderoles
00:53:56avec toujours
00:53:57des messages
00:53:57sur le soutien
00:54:00des étudiants
00:54:01aux lycéens
00:54:01mais également
00:54:02toujours
00:54:03ces pancartes
00:54:04hostiles
00:54:05que ce soit
00:54:05à la police
00:54:06au gouvernement
00:54:08et parfois
00:54:09aux médias
00:54:10y compris
00:54:10ceux que nous
00:54:11nous représentons
00:54:17Tout à fait Nelly
00:54:18vous l'avez dit
00:54:19et vous le voyez
00:54:19sur ces images
00:54:20il y a surtout
00:54:21énormément de monde
00:54:22qui s'est réuni
00:54:25et à l'instant
00:54:25il y a eu
00:54:26une petite annonce
00:54:27au micro
00:54:28une annonce
00:54:29d'une manifestante
00:54:30il y a quelques instants
00:54:31qui a expliqué
00:54:32à la foule
00:54:32que le cortège
00:54:33ne va pas s'élancer
00:54:35tout de suite
00:54:35pourquoi ?
00:54:36Et bien puisque
00:54:37d'après ce qu'elle a dit
00:54:38de nombreux lycées
00:54:39de banlieue
00:54:40arrivent
00:54:40et sont sur la route
00:54:41en direction
00:54:42de ce cortège
00:54:43cortège
00:54:44qui va désormais
00:54:44attendre
00:54:45nous avançons
00:54:46très légèrement
00:54:48départ aux alentours
00:54:50de 14h30
00:54:51direction
00:54:51Matignon
00:54:52a-t-elle scandé
00:54:53je n'ai pas plus
00:54:54d'informations
00:54:55à ce sujet
00:54:56ce que je peux vous dire
00:54:57sur place
00:54:58c'est que c'est
00:54:58toujours assez calme
00:55:00malgré le monde
00:55:01et la présence
00:55:03de nombreuses
00:55:04et nombreux
00:55:05étudiants
00:55:06manifestants
00:55:08retraités
00:55:08etc
00:55:09concernant le dispositif
00:55:10la préfecture
00:55:12de police
00:55:12a annoncé
00:55:13le recours
00:55:14à des drones
00:55:14de 4 caméras
00:55:16embarquées
00:55:17pour filmer
00:55:18et enregistrer
00:55:19des images
00:55:20de ce rassemblement
00:55:21en élit
00:55:22Merci
00:55:22restons sur vos images
00:55:24on va parler
00:55:25de ces black blocs
00:55:26qui sont susceptibles
00:55:27évidemment
00:55:28par centaines
00:55:28de se mêler
00:55:29à ces cortèges
00:55:30qui sont là
00:55:31pour ça
00:55:31qui attendent
00:55:32la densité
00:55:33et le regroupement
00:55:34de foules
00:55:35pour pouvoir agir
00:55:36et en plus
00:55:37là quand il fait beau
00:55:37c'est encore mieux
00:55:38pour eux
00:55:38évidemment
00:55:40on va voir
00:55:40comment ils s'organisent
00:55:41il y a une vraie crainte
00:55:43émanant du préfet
00:55:44pour la mobilisation
00:55:45du jour
00:55:45Célia
00:55:46Oui le préfet
00:55:47de police
00:55:48de Paris
00:55:49Patrice Fort
00:55:50a expliqué
00:55:50qu'il y avait
00:55:51vraiment
00:55:51plusieurs inquiétudes
00:55:53concernant
00:55:53ce mardi
00:55:5513 octobre
00:55:56puisqu'on l'a déjà vu
00:55:58la semaine dernière
00:55:58place de la Bastille
00:55:59les tensions
00:56:00étaient très importantes
00:56:02entre les manifestants
00:56:04les participants
00:56:04et les forces de l'ordre
00:56:06crainte que des éléments radicaux
00:56:08ne prennent possession
00:56:09de ces cortèges
00:56:11puisqu'il s'agit
00:56:13d'individus
00:56:14qui agissent
00:56:14vraiment
00:56:15de façon très organisée
00:56:17de façon aussi
00:56:18ponctuelle
00:56:19puisque parfois
00:56:20ils vont venir
00:56:21ils vont s'introduire
00:56:22dans les cortèges
00:56:22puis après repartir
00:56:24ils sont équipés
00:56:25il y a une vraie logistique
00:56:27derrière leur action
00:56:28parfois ils louent
00:56:29des locations saisonnières
00:56:31pour ensuite
00:56:32se changer
00:56:33se changer de vêtements
00:56:34changer d'apparence
00:56:35pour aussi
00:56:36avoir des projectiles
00:56:37avec eux
00:56:38on le voit
00:56:39ces individus
00:56:40et bien
00:56:40ils sont souvent
00:56:42en tête de cortège
00:56:43alors pas sur ces images
00:56:45mais en tout cas
00:56:45c'est souvent
00:56:46au moment de la dispersion
00:56:47lorsqu'il y a aussi
00:56:48des points stratégiques
00:56:49de localisation
00:56:51notamment
00:56:51je pense
00:56:53au quartier
00:56:53Montparnasse
00:56:54qui va être emprunté
00:56:55par ces manifestants
00:56:56et bien c'est un quartier
00:56:57parfois
00:56:59qui peut se transformer
00:57:01en piège
00:57:01puisque les rues
00:57:02sont un peu plus petites
00:57:03et donc les forces
00:57:04de l'ordre
00:57:04vont essayer
00:57:05de les encercler
00:57:06d'éviter que ces éléments
00:57:08radicaux
00:57:08et bien ne viennent
00:57:09perturber
00:57:10et ne viennent
00:57:10violenter
00:57:12ces cortèges
00:57:13puisque leur but
00:57:13et bien c'est vraiment
00:57:14d'aller jusqu'à la violence
00:57:15d'aller jusqu'à
00:57:17blesser un policier
00:57:18alors justement
00:57:19qui sont-ils
00:57:20ces black blocs
00:57:21leurs faits d'armes
00:57:21leurs profils
00:57:23résumés
00:57:24dans ce reportage
00:57:27le mouvement
00:57:28des black blocs
00:57:29est très organisé
00:57:30avant de participer
00:57:32à des actions
00:57:32lors des manifestations
00:57:33ces individus
00:57:34ne laissent rien au hasard
00:57:36ils enfilent tout de suite
00:57:37des tenues noires
00:57:38sombres
00:57:39parce que c'est difficile
00:57:40pour nous après
00:57:40de l'identifier
00:57:41ils ont juste
00:57:42une pièce d'identité
00:57:43histoire de dire
00:57:44on respecte la loi
00:57:45mais bon en même temps
00:57:46ils ont les téléphones
00:57:47des avocats militants
00:57:48qui sont déjà gravés
00:57:49sur leurs bras
00:57:50aux stylos
00:57:51aux feutres
00:57:51indélibiles etc
00:57:52des éléments radicaux
00:57:54aux profils très variés
00:57:55certains d'entre eux
00:57:56sont des écologistes
00:57:57radicaux
00:57:58des anticapitalistes
00:57:59ou encore de simples
00:58:00marginaux
00:58:00d'autres
00:58:01des jeunes de bonne famille
00:58:02plus connus
00:58:03comme les black bourges
00:58:05les leaders des black blocs
00:58:06utilisent plusieurs groupes
00:58:07de messagerie cryptée
00:58:08pour faire passer
00:58:09leurs consignes
00:58:10ils les transmettent
00:58:11parfois directement
00:58:12dans la rue
00:58:13par mesure de précaution
00:58:14c'est de plus en plus
00:58:15quand même quelque chose
00:58:16qui passe physiquement
00:58:17de façon justement
00:58:18à éviter d'être repéré
00:58:20par la police
00:58:21qui désormais
00:58:22a quand même
00:58:23bien infiltré
00:58:24les boucles classiques
00:58:25de l'ultra gauche
00:58:26en cas de dégradation
00:58:27ou d'attaque
00:58:28contre les forces de l'ordre
00:58:29les plus aguerris
00:58:30se replient dans le cortège
00:58:31difficile de les interpeller
00:58:33sans mettre en danger
00:58:33les autres participants
00:58:34aujourd'hui
00:58:35les policiers
00:58:36ne peuvent pas interpeller
00:58:37des black blocs
00:58:38de manière préventive
00:58:39la justice
00:58:40peut néanmoins condamner
00:58:41ces éléments radicaux
00:58:42appointés au commissariat
00:58:43ou les assignés
00:58:44à résidence
00:58:46pour comprendre
00:58:47à qui on a
00:58:48potentiellement affaire
00:58:49aujourd'hui
00:58:49on est en direct
00:58:50avec Pierre Martinet
00:58:51qui est un ancien agent
00:58:52du service action
00:58:53de la DGSE
00:58:54bonjour
00:58:54merci de m'en rejoindre
00:58:55on voit qu'il y a
00:58:56plusieurs profils
00:58:57et même certains
00:58:58qui viennent de l'étranger
00:58:59on arrive à les identifier
00:59:00on les connait même
00:59:01pour certains
00:59:02mais on ne peut rien faire
00:59:03on ne peut pas
00:59:05j'imagine
00:59:07interpeller
00:59:08préventivement
00:59:08c'est très compliqué
00:59:14le black bloc
00:59:15ce n'est pas
00:59:15une organisation
00:59:17ce n'est pas un mouvement
00:59:18il n'y a pas de quart de membre
00:59:19le black bloc
00:59:20c'est un mode opératoire
00:59:23les black bloc
00:59:24sont
00:59:25comment dirais-je
00:59:27infiltrés
00:59:27de différents profils
00:59:29ça vient d'Allemagne
00:59:30de l'Est
00:59:31de l'Ouest
00:59:31pardon
00:59:32dans les années 80
00:59:33et aujourd'hui
00:59:34c'est internationalisé
00:59:35leur but
00:59:36qu'est-ce que c'est
00:59:37c'est l'anarchie
00:59:37c'est libertaires
00:59:38c'est créer le chaos
00:59:39c'est attaquer aux institutions
00:59:40et ils utilisent
00:59:41par tous les biais
00:59:43une manifestation
00:59:44on peut avoir des black blocs
00:59:46après les matchs de foot
00:59:48etc etc
00:59:48comment ça fonctionne
00:59:49si vous voulez
00:59:51infiltrer leur communication
00:59:52évidemment
00:59:53parce qu'aujourd'hui
00:59:54on peut communiquer
00:59:55avec des éléments cryptés
00:59:57signal, télégram, etc
00:59:59mais les forces de sécurité
01:00:00les forces de renseignement
01:00:01peuvent les infiltrer
01:00:03ensuite
01:00:04il y a
01:00:05la prévention
01:00:06en amont
01:00:07du cortège
01:00:08et ça
01:00:08ça passe par
01:00:10de la fouille
01:00:11de la reconnaissance
01:00:13on peut utiliser aussi
01:00:14de la reconnaissance sociale
01:00:15avant qu'ils se changent
01:00:15ça peut fonctionner
01:00:17et ensuite
01:00:18il faut
01:00:19bien évidemment
01:00:20parce que là
01:00:20ils sont déjà à l'intérieur
01:00:21de ces mouvements-là
01:00:22ils sont certainement
01:00:23à l'intérieur de ces cortèges
01:00:24il y a aussi
01:00:25dans le cortège
01:00:27des membres de services
01:00:28de renseignement
01:00:29qui peuvent aussi
01:00:29les repérer
01:00:31les identifier
01:00:31et intervenir
01:00:33au moment
01:00:33où ils se mettent
01:00:35ils se chantent
01:00:36ils se mettent
01:00:36en ordre
01:00:39de black bloc
01:00:40on peut aussi
01:00:41les arrêter
01:00:42préventivement
01:00:43si dans leur sac
01:00:44comme souvent
01:00:45il y a
01:00:45des marteaux
01:00:46des boules de pétanque
01:00:48etc
01:00:49c'est possible
01:00:52bon simplement
01:00:53il y a un uniforme type
01:00:54c'est pas très original
01:00:55parce qu'ils s'habillent
01:00:56toujours de la même manière
01:00:57donc en fait
01:00:57finalement
01:00:57ils sont facilement repérables
01:01:00ils sont facilement repérables
01:01:01dès l'instant
01:01:02où ils se changent
01:01:03c'est-à-dire
01:01:03dans le cortège
01:01:04là actuellement
01:01:05il y a certainement
01:01:06des black blocs
01:01:06dans le cortège
01:01:07mais ils ne sont pas repérables
01:01:08ils ont des sacs
01:01:10et c'est pour ça
01:01:10qu'il faut absolument
01:01:12qu'il y ait des filtrations
01:01:13des vérifications
01:01:16en amont
01:01:16de ces mouvements
01:01:17sinon
01:01:18on sera obligé
01:01:19d'être encore dans la réaction
01:01:20ça veut dire
01:01:21qu'on sera obligé
01:01:22d'aller au contact
01:01:22d'être en réaction
01:01:27et d'être au contact
01:01:29pour essayer
01:01:29de les stopper
01:01:30et de les arrêter
01:01:31et ça
01:01:31c'est un peu toujours
01:01:32le même modis operandi
01:01:34c'est-à-dire qu'à chaque fois
01:01:35à chaque fois
01:01:36ils vont
01:01:36à l'affrontement
01:01:38avec les forces de l'ordre
01:01:39leur but
01:01:40c'est que ça dégénère
01:01:41et que le chaos s'installe
01:01:42et ils font ça
01:01:43un peu partout
01:01:44dans le monde
01:01:45c'est internationalisé
01:01:46à chaque fois
01:01:47dès qu'il y a un G7
01:01:48quelque part
01:01:49ou autre
01:01:50ça se transforme
01:01:52en affrontement
01:01:53entre les forces de l'ordre
01:01:54les forces de sécurité
01:01:55et ces mouvements
01:01:56qui se mettent
01:01:57en position
01:01:58de bloc
01:01:58Merci beaucoup
01:02:00Pierre Martinet
01:02:01de nous avoir éclairé
01:02:02de vos lumières
01:02:02on va se concentrer
01:02:03sur ces deux images
01:02:04évidemment
01:02:04ce sont les deux cortèges parisiens
01:02:06qui à un moment donné
01:02:07vont converger
01:02:08du côté de Port Royal
01:02:10et vous le voyez
01:02:11en haut à droite
01:02:12d'ailleurs on va s'appuyer
01:02:13sur cette image
01:02:14dans le cortège
01:02:15qui est parti
01:02:15de la place d'Italie
01:02:16Jean-Luc Mélenchon
01:02:17et plusieurs de ses lieutenants
01:02:19on reconnaît évidemment
01:02:20de nombreux députés LFI
01:02:21à commencer par
01:02:22Manuel Bompard
01:02:24Eric Coquerel
01:02:29je ne sais pas si notre équipe
01:02:33peut commenter cette image
01:02:34mais ils sont
01:02:36à la fois bien entourés
01:02:38par la sécurité
01:02:39et puis par les caméras
01:02:41c'est-à-dire que là
01:02:42pour lui
01:02:42c'est son
01:02:44son heure de gloire
01:02:45si je puis dire
01:02:49oui absolument
01:02:50Nelly
01:02:50en fait nous sommes
01:02:51juste à côté
01:02:51nous étions
01:02:52nous avons vu
01:02:53Jean-Luc Mélenchon
01:02:55arriver vers nous
01:02:56on attendait en fait
01:02:57plusieurs députés
01:02:58de la France Insoumise
01:02:58et quand il est arrivé
01:03:00en fait il y a eu
01:03:00une espèce de masse
01:03:02qui s'est formée
01:03:02tout autour
01:03:03alors que ce soit déjà
01:03:04les journalistes
01:03:05les caméras
01:03:05on est dans une meute
01:03:07quand même
01:03:07on est dans une meute
01:03:08en continuant d'avancer
01:03:09il y a quand même
01:03:10un service de sécurité
01:03:11tout autour
01:03:11qui nous pousse un petit peu
01:03:13et on a pu nous
01:03:14avec le caméraman
01:03:16qui m'accompagne
01:03:16être au plus près
01:03:17et assister donc
01:03:18à un échange
01:03:18entre Jean-Luc Mélenchon
01:03:20et une jeune lycéenne
01:03:22donc sur les revendications
01:03:24Jean-Luc Mélenchon
01:03:25qui vous l'avait dit
01:03:25Nelly
01:03:26sauf vraiment
01:03:27un bain de foule
01:03:28au milieu
01:03:29de plusieurs députés
01:03:30de la France Insoumise
01:03:31parce qu'ils sont
01:03:31très très nombreux
01:03:32alors pour l'instant
01:03:33on a débuté
01:03:34il y a une petite
01:03:36un quart d'heure
01:03:36à peu près
01:03:37cette manifestation
01:03:37mais tout le monde
01:03:38en fait
01:03:38est focalisé
01:03:39Nelly
01:03:39sur Jean-Luc Mélenchon
01:03:42et ses députés
01:03:43au milieu
01:03:43de cette manifestation
01:03:45qui a pris donc
01:03:46le départ
01:03:46tout le monde
01:03:47tout le monde nous pousse
01:03:48je dois vous dire
01:03:49qu'on est poussé de partout
01:03:50et on voit pas trop encore
01:03:51les slogans
01:03:52en fait
01:03:52on a mis les slogans de côté
01:03:54vous voyez ce que je veux dire
01:03:55Nelly
01:03:55c'est que là
01:03:55c'est plutôt Jean-Luc Mélenchon
01:03:57qui prend le dessus
01:04:01on va écouter un petit peu
01:04:02ce qu'il se dit
01:04:18incroyable
01:04:18incroyable l'image
01:04:19Fabien Bogue
01:04:19qu'est-ce que ça vous inspire
01:04:20parce que ce sont eux
01:04:21en fait
01:04:21qui sont à la manœuvre
01:04:22pour distiller
01:04:24les messages de haine
01:04:25à votre rencontre
01:04:26et puis il y en a certains
01:04:27qui sont jamais à Maine
01:04:29avec vous
01:04:29je pense à Thomas Porte
01:04:32là on est avec des durs
01:04:33quand même
01:04:33Thomas Porte
01:04:34Paul Vannier
01:04:35qui sont là
01:04:35on aperçoit au premier plan
01:04:37Aurélien Lecoq
01:04:39qu'est-ce que ça vous inspire
01:04:40de voir qu'ils ont
01:04:41une telle force de frappe
01:04:42dans un mouvement
01:04:42et qu'ils l'ont pénétré
01:04:44à ce point en fait
01:04:45et encouragé même
01:04:47écoutez ils sont en plein
01:04:49en pleine campagne électorale
01:04:50c'est du racolage électif
01:04:53j'ai rien d'autre à dire
01:04:55c'est
01:04:56on sait ce qui va être dit
01:04:58on sait le cinéma d'après
01:04:59on sait les phrases
01:05:00où il va s'approcher des jeunes
01:05:01faites attention à vous
01:05:02faites attention
01:05:03ils sont enragés aujourd'hui
01:05:05ils vont vouloir vous abattre
01:05:06voilà
01:05:07à chaque fois c'est la même chose
01:05:08donc
01:05:10je suis d'accord avec vous
01:05:11maître de parler d'eux
01:05:13ça leur fait de la pub
01:05:14mais là il est en déambulation
01:05:17électorale
01:05:17sauf que Baptiste Gilly
01:05:18on n'entend plus trop
01:05:19les messages sur
01:05:21le matériel défaillant
01:05:22le manque de profs
01:05:24les horaires
01:05:24en disant un rallonge
01:05:25tout ça a été dilué
01:05:27en fait là c'est
01:05:28en fait ils s'offrent
01:05:29une campagne
01:05:31gratuite
01:05:31parce que ce sont des prétextes
01:05:33pour justement
01:05:33aller mobiliser la jeunesse
01:05:34de manière violente
01:05:35ou de manière
01:05:36très vindicative
01:05:37mais oui effectivement
01:05:38ça va dans ce côté
01:05:40ils veulent mobiliser
01:05:41cette jeunesse
01:05:41c'est le fameux
01:05:42quatrième bloc
01:05:43la dernière fois
01:05:43il a manqué quelques centaines
01:05:45de milliers de voix
01:05:45pour passer au second tour
01:05:46il espère bien
01:05:47aller les chercher
01:05:48chez les jeunes
01:05:49et si ceux-là sont trop jeunes
01:05:50c'est le fameux
01:05:51troisième tour
01:05:51s'il perd au second tour
01:05:53il veut pouvoir
01:05:55soulever la rue
01:05:56et pouvoir gagner par la rue
01:05:57donc forcément
01:05:57là il est en pleine extase
01:05:59puisqu'il est en train
01:05:59de réussir son coup
01:06:00avec la jeunesse
01:06:01alors ce qui est intéressant
01:06:02Caroline Veil
01:06:03c'est qu'il n'y a plus
01:06:04et comme le disait
01:06:04notre reporter
01:06:06il n'y a plus de slogan
01:06:07il n'y a plus de pancartes
01:06:08autour
01:06:08on ne veut pas brouiller le message
01:06:10on a l'impression
01:06:10que tout cela est très
01:06:13scénarisé
01:06:14bien léché
01:06:14on a fait en sorte
01:06:15qu'il n'y ait pas trop
01:06:16de slogans anti-police
01:06:17qui entend Jean-Luc Mélenchon
01:06:17parce que ça ferait un peu
01:06:18des ordres
01:06:19dans la photo
01:06:20même s'il ne se prive pas
01:06:21de le dire lui-même
01:06:22non mais c'est un hold-up
01:06:24du mouvement des lycéens
01:06:25il faut le dire clairement
01:06:26c'est-à-dire qu'il a fait
01:06:28fi de leurs revendications
01:06:30là on assiste je crois
01:06:32à une manifestation
01:06:33et fiste au point barre
01:06:35c'est tout
01:06:35et ce qui est ennuyeux
01:06:37si vous voulez
01:06:38c'est que la jeunesse
01:06:39est toujours en quête
01:06:40de figures emblématiques
01:06:42charismatiques
01:06:43à laquelle s'identifier
01:06:45et lui il prône
01:06:47non pas des valeurs
01:06:47de générosité etc
01:06:49lui ce qu'il prône
01:06:50c'est la violence
01:06:50c'est le désordre
01:06:51et c'est le chaos
01:06:52d'où sa cible préférée
01:06:54la police
01:06:55parce que la police
01:06:56c'est la représentante
01:06:58de l'ordre
01:06:58oui et donc
01:07:00lui c'est
01:07:01la bordélisation
01:07:02c'est l'ennemi
01:07:03c'est la bordélisation
01:07:04dans tout ses espontains
01:07:04sauf que là
01:07:05la conflictualisation
01:07:05de la société
01:07:06il est juste content
01:07:07il parade
01:07:08il ne boude pas son plaisir
01:07:09d'être pris en chasse
01:07:11en fait par les caméras
01:07:13il est en représentation
01:07:14en fait Anthony Bem
01:07:15Jean-Luc Mélenchon
01:07:16il n'y a aucun mot
01:07:17qui sort de sa bouche
01:07:18pour les lycéens
01:07:18pour l'instant
01:07:19le simple fait
01:07:20d'être là
01:07:21lui suffit
01:07:22au travers
01:07:23des médias
01:07:24de tout ce qui va être
01:07:25relayé
01:07:25des vidéos
01:07:26on va voir qu'il est là
01:07:27c'est son mouvement
01:07:28c'est de la récupération
01:07:30pure
01:07:30et cela confirme
01:07:32en réalité
01:07:32que ce mouvement
01:07:33était initialement
01:07:36instrumentalisé
01:07:36par ces deux fameuses
01:07:38associations lycéennes
01:07:40de gauche
01:07:42infiltrées par la gauche
01:07:43en lien avec
01:07:43la gauche extrême
01:07:45avec des idées
01:07:46finalement
01:07:47dans leur guide
01:07:48qui était communiqué
01:07:49dans l'appel
01:07:50à la révolte
01:07:51était avec pour simple
01:07:52et seul mot d'ordre
01:07:54d'attaquer la police
01:07:55c'était cela
01:07:56que ces associations
01:07:57il faut le rappeler
01:07:58l'ICN demandait
01:08:00à ces manifestants
01:08:01alors après
01:08:02que par cette jeunesse
01:08:04en quête de repères
01:08:06en manque de repères
01:08:07avec des discours
01:08:09faciles
01:08:10mais de dictateurs
01:08:11quand j'entends
01:08:11abat les fachos
01:08:12mais ce sont eux
01:08:13les fachos
01:08:14en empêchant finalement
01:08:17abat l'état
01:08:18mais c'est eux l'état
01:08:19donc on entend tout
01:08:21et n'importe quoi
01:08:21c'est pour vous montrer
01:08:22à quel niveau
01:08:23à quelle bassesse intellectuelle
01:08:24nous en sommes arrivés
01:08:25ces deux syndicats
01:08:26vous les connaissez bien
01:08:27tout à fait
01:08:28c'est eux
01:08:29qui vous cherchent
01:08:30des problèmes sur le terrain
01:08:31exactement
01:08:32c'est eux qui participent
01:08:33à cette entreprise totalitaire
01:08:34de la France insoumise
01:08:35on a d'un côté
01:08:36l'union syndicale lycéenne
01:08:38présente dans les lycées
01:08:40comme son nom l'indique
01:08:40et l'union étudiante
01:08:41qui là pour les étudiants
01:08:42est dans les universités
01:08:43et vraiment
01:08:43pourtant ils se défendent
01:08:45d'avoir des liens
01:08:46avec la France insoumise
01:08:47mais eux
01:08:48sur le terrain
01:08:49ils le disent
01:08:49et on le voit
01:08:50ils sont en lien direct
01:08:51avec les élus
01:08:51de la France insoumise
01:08:52ils font venir
01:08:53sur les campus
01:08:53Raphaël Arnaud
01:08:54le triple fichier S
01:08:55dont les collaborateurs
01:08:56parlementaires ont été
01:08:57mis en cause
01:08:57pour avoir massacré
01:08:58Quentin
01:08:59Louis Boyard
01:09:00avait fait la tournée
01:09:01des facs
01:09:01Louis Boyard fait très régulièrement
01:09:02la tournée des facs
01:09:03il fait même des concours nationaux
01:09:05ceux qui bloqueront le mieux
01:09:06il ira les voir
01:09:10pour vraiment
01:09:10essayer de mettre la main
01:09:12sur toute la jeunesse
01:09:13et les faire marcher
01:09:14dans le rang
01:09:14les faire rejoindre
01:09:15la France insoumise
01:09:16ou alors les associations
01:09:17qu'il y a autour
01:09:17mais le but est le même
01:09:18et c'est de voter
01:09:19pour Jean-Luc Mélenchon
01:09:20On va marquer une petite pause
01:09:21et puis on reviendra bien sûr
01:09:22au cortège
01:09:23qui s'était lancé à Paris
01:09:25en deux points distincts
01:09:27avec le même objectif
01:09:29c'est rejoindre
01:09:30la place Vauban
01:09:30en l'occurrence
01:09:31derrière l'esplanade
01:09:33des Invalides
01:09:34et puis bien sûr
01:09:35on suivra attentivement
01:09:36ce qui se passe en région
01:09:36parce que les moments
01:09:37de dispersion
01:09:37sont toujours tendus
01:09:39et propices
01:09:40aux affrontements
01:09:41du fait de certains agitateurs
01:09:43à tout de suite
01:09:43dans Polyjustice
01:09:4424h en France
01:09:49Retour à notre édition spéciale
01:09:52consacrée à la mobilisation
01:09:53du jour
01:09:54des lycéens
01:09:55des étudiants
01:09:56et des politiques
01:09:57qui sont venus
01:09:58se greffer au mouvement
01:10:00avec évidemment
01:10:01LFI en tête
01:10:02et notre équipe
01:10:03qui est partie
01:10:04place d'Italie
01:10:06et toujours
01:10:07ces pancartes
01:10:08et ces slogans
01:10:10pour l'instant
01:10:11tout cela se déroule
01:10:12dans le calme
01:10:13mais évidemment
01:10:14ça n'est que le début
01:10:14de la manifestation
01:10:20Oui absolument
01:10:21c'est le début
01:10:22de la manifestation
01:10:22enfin on est parti
01:10:23depuis une petite demi-heure
01:10:25et c'est vrai
01:10:26que depuis le début
01:10:26de cette manifestation
01:10:27elle a été quand même
01:10:29assez prise
01:10:31avec l'arrivée
01:10:33de Jean-Luc Mélenchon
01:10:34et des différents députés
01:10:35de la France
01:10:36Insoumise
01:10:37qui en fait
01:10:37ont accaparé
01:10:38toute l'attention
01:10:39que ce soit
01:10:40de certains manifestants
01:10:41mais aussi
01:10:42des télévisions
01:10:43des nombreuses caméras
01:10:45qui étaient présentes
01:10:46alors Jean-Luc Mélenchon
01:10:47qui s'est exprimé
01:10:48avec différents lycéens
01:10:50il a quitté
01:10:50ce petit cortège
01:10:51il était avec
01:10:51des députés
01:10:53de la France
01:10:53Insoumise
01:10:54pour rejoindre
01:10:54apparemment
01:10:55plus en amont
01:10:56la foule
01:10:56alors il y a
01:10:57beaucoup de lycéens
01:10:59ici
01:11:00beaucoup d'étudiants
01:11:00il y a aussi
01:11:01des retraités
01:11:02on voit
01:11:02des pancartes
01:11:04avec des slogans
01:11:05qui réclament
01:11:06des moyens
01:11:06mais aussi
01:11:07des pancartes
01:11:08contre
01:11:08évidemment
01:11:09comme toujours
01:11:10contre les forces
01:11:12de l'ordre
01:11:12contre
01:11:13le gouvernement
01:11:16il y a un peu de tout
01:11:17on entend des slogans
01:11:19qu'on a l'habitude
01:11:20d'entendre
01:11:21pour l'instant
01:11:21c'est quand même
01:11:21assez calme
01:11:22Nelly
01:11:22vous le savez
01:11:23on va rejoindre
01:11:23la place
01:11:25Vomba
01:11:25j'aperçois quand même
01:11:26des drapeaux palestiniens
01:11:28dans le cortège
01:11:29et voilà
01:11:30et là
01:11:31la manifestation
01:11:32se déroule
01:11:33pour le moment
01:11:34dans le calme
01:11:35merci beaucoup
01:11:36autre point de vue
01:11:37autre ambiance
01:11:38partie de l'hôtel de ville
01:11:40le deuxième cortège
01:11:41fait route lui aussi
01:11:42vers la place
01:11:44Vauban
01:11:44et toujours
01:11:45ces slogans
01:11:46qui sont scandés
01:11:47à la fois
01:11:48contre la police
01:11:49qu'on voit ici
01:11:49encadrant
01:11:50le cortège
01:11:52et puis
01:11:52de plus en plus
01:11:53contre
01:11:54le rassemblement national
01:11:56ça devient
01:11:57des messages
01:11:57politiques
01:11:58finalement
01:11:59le message initial
01:12:00est complètement perdu de vue
01:12:06Oui c'est un peu
01:12:07l'impression
01:12:07que l'on a ici
01:12:09nous sommes
01:12:11désormais
01:12:11à l'avant
01:12:12de ce cortège
01:12:13où plusieurs
01:12:14milliers de manifestants
01:12:15se sont rassemblés
01:12:18depuis le début
01:12:19Nelly
01:12:19vous l'avez bien vu
01:12:21cette mobilisation
01:12:22elle a pris de l'ampleur
01:12:23et nous attendons
01:12:24encore
01:12:25l'arrivée
01:12:26de plusieurs groupes
01:12:27de lycéens
01:12:28venus d'établissements
01:12:29de banlieue parisienne
01:12:31qui doivent rejoindre
01:12:32ce mouvement
01:12:34et regardez
01:12:35ces images
01:12:36je ne sais pas
01:12:36si vous pouvez
01:12:38les apercevoir
01:12:39mais il y a
01:12:40une immense
01:12:41banderole
01:12:42noire
01:12:43sur laquelle
01:12:43on peut lire
01:12:43le monde ou rien
01:12:44elle est portée
01:12:45par plusieurs manifestants
01:12:46vêtus
01:12:48de noir
01:12:49une scène
01:12:49qui rappelle
01:12:50les codes vestimentaires
01:12:51et visuels
01:12:51des black blocs
01:12:54ces groupes
01:12:54qui se constituent
01:12:56parfois en marge
01:12:56donc des manifestations
01:12:58et qui peuvent
01:12:58qui sont
01:12:59même à l'origine
01:13:00de certains affrontements
01:13:02concernant l'ambiance
01:13:04je dirais que
01:13:05depuis que
01:13:06la manifestation
01:13:07s'était lancée
01:13:08c'est un petit peu
01:13:09plus tendu
01:13:10les CRS
01:13:12sont
01:13:13sont aux aguets
01:13:14ils se donnent
01:13:15énormément de consignes
01:13:16et de
01:13:17et d'indications
01:13:18mais pour l'instant
01:13:20pas de
01:13:20pas d'incident
01:13:21pas d'incident
01:13:23majeur Nelly
01:13:24sont évidemment
01:13:25à l'avant
01:13:26de ce cortège
01:13:27et effectivement
01:13:28les manifestants
01:13:28sont juste
01:13:29derrière eux
01:13:30alors pour l'instant
01:13:30effectivement
01:13:31il ne se passe rien
01:13:32mais ça peut
01:13:33ça peut déraper
01:13:34à tout moment
01:13:36Célia
01:13:37on voit que
01:13:38de plus en plus
01:13:39c'est le Rassemblement
01:13:40National
01:13:41qui est pris
01:13:42pour cible
01:13:43il y a aussi
01:13:43tous ces slogans
01:13:44contre les fachos
01:13:45alors dans ça
01:13:46on englobe
01:13:47tous ceux qui votent
01:13:48plus à droite qu'eux
01:13:49et effectivement
01:13:50les médias
01:13:51aussi
01:13:52parce que
01:13:53c'est devenu
01:13:54le mot d'ordre
01:13:55c'est plus du tout
01:13:55la revendication
01:13:56pour plus de matériel
01:13:57c'est voter contre
01:13:59c'est devenu donc
01:14:02des rassemblements
01:14:03ces jeunes
01:14:04ils sont instrumentalisés
01:14:05pour des rassemblements politiques
01:14:06en fait
01:14:06Oui c'est un avant-goût
01:14:07de la période électorale
01:14:08c'est un avant-goût
01:14:09du premier
01:14:11et du second tour
01:14:12de l'élection présidentielle
01:14:13rares sont les slogans
01:14:15les pancartes
01:14:16contre Parcoursup
01:14:18contre les conditions
01:14:20de travail
01:14:21ou encore
01:14:22contre
01:14:23l'état
01:14:24des établissements
01:14:26on est face
01:14:27à des revendications
01:14:28très politiques
01:14:29avec des individus
01:14:30très hostiles
01:14:31pour être allés
01:14:32sur le terrain
01:14:32il n'y a aucune
01:14:34communication possible
01:14:35avec ces individus
01:14:36qui sont violents
01:14:37virulents
01:14:38qui sont hostiles
01:14:40aux médias
01:14:40on l'a vu
01:14:41ils étaient aussi hostiles
01:14:42au début
01:14:43de ces mobilisations
01:14:44contre les pompiers
01:14:45contre les policiers
01:14:47et pourtant
01:14:48les forces d'ordre
01:14:48adoptent une stratégie
01:14:50quand même
01:14:50qui est celle
01:14:51de la discrétion
01:14:52c'est vraiment
01:14:52la méthode
01:14:54utilisée par
01:14:55Laurent Nignet
01:14:56c'est à dire
01:14:56que les forces de l'ordre
01:14:57se trouvent
01:14:58en parallèle
01:14:59dans les rues
01:14:59parallèles
01:15:00à ces cortèges
01:15:01pour éviter
01:15:01toute tentation
01:15:03de provocation
01:15:04de la part
01:15:04de ces manifestants
01:15:05des individus
01:15:06qui donc
01:15:07vont s'élancer
01:15:09jusqu'à la place
01:15:10des invalides
01:15:11mais c'est vrai
01:15:12qu'on est face
01:15:13à des individus
01:15:14qui sont
01:15:14très fermés
01:15:17aucune communication
01:15:17possible
01:15:18ils souhaitent
01:15:19que leurs revendications
01:15:20à la base
01:15:21soient mises
01:15:22sur le devant
01:15:22de la scène
01:15:23mais ils ne souhaitent
01:15:23pas parler
01:15:24aux journalistes
01:15:25et puis ils choisissent
01:15:26les journalistes
01:15:26comme ils choisissent
01:15:27également
01:15:28les élus
01:15:29parce que
01:15:29je me demande bien
01:15:30si par exemple
01:15:31un élu de droite
01:15:32ou même du centre
01:15:32s'intéresse
01:15:33et se présente
01:15:34à leur mouvement
01:15:36et bien
01:15:37quel accueil
01:15:37il va recevoir
01:15:38puisqu'ils sont
01:15:39très très violents
01:15:40je pense qu'ils seraient
01:15:41exfiltrés
01:15:41Manu Militari
01:15:43Baptiste Gilly
01:15:44pour l'Uni
01:15:44vous êtes bien passé
01:15:45pour le savoir
01:15:45parce que ce sont les mêmes
01:15:46qui viennent vous affronter
01:15:49sur les campus
01:15:50et donc là
01:15:51c'est une vitrine
01:15:52anti-RN
01:15:52qui est en train
01:15:53de se mettre en place
01:15:53Tout à fait
01:15:54comme ça a été dit
01:15:55les prétextes lycéens
01:15:56n'ont été que des prétextes
01:15:57mobilisateurs
01:15:58maintenant qu'ils ont réussi
01:15:59à aller chercher
01:15:59une partie de la jeunesse
01:16:00ils vont les politiser
01:16:01sur des sujets
01:16:03des enjeux bien précis
01:16:04pour ensuite aller
01:16:05dans cette volonté
01:16:08de Mélenchon
01:16:08mais oui effectivement
01:16:09nous on les voit
01:16:10depuis des années
01:16:10comme je l'ai dit
01:16:11ça fait des années
01:16:12et des années
01:16:12que sur les campus
01:16:13ils jouissent d'un laxisme total
01:16:15et qu'ils ont donc
01:16:15les mains libres
01:16:16pour faire absolument
01:16:16ce qu'ils veulent
01:16:17quand on voit
01:16:18qu'ils peuvent bloquer
01:16:19comme ça a été fait
01:16:20à Nantes
01:16:20ces derniers jours
01:16:21la fac
01:16:22la prendre
01:16:22comme si c'était
01:16:23chez eux
01:16:24et puis la dégrader
01:16:25ça donne des millions
01:16:26et des millions
01:16:26d'euros de dégâts
01:16:27voilà
01:16:28ensuite ça donne
01:16:29ce genre de manifestation
01:16:32et de débordement
01:16:33dans tout le reste
01:16:34de la société
01:16:34Caroline Veil
01:16:35on sent bien
01:16:35que le mouvement
01:16:36a été capté
01:16:38a été
01:16:39capturé
01:16:40capturé
01:16:41phagocyté
01:16:42c'est une sacrée
01:16:44entreprise de communication
01:16:45qui se joue
01:16:45depuis des semaines
01:16:46déjà
01:16:47oui mais il faut voir
01:16:48aussi que ce qui se joue
01:16:49c'est l'effet de groupe
01:16:51et l'appartenance au groupe
01:16:53c'est à dire
01:16:53que d'un seul coup
01:16:54on a une cause
01:16:56à défendre
01:16:57et même s'il y a
01:16:59une exhortation
01:17:00à la violence
01:17:01qui devrait être
01:17:03totalement prohibée
01:17:04sur les pancartes
01:17:05en réalité
01:17:06plus il y a de monde
01:17:07plus cette violence
01:17:09elle est validée
01:17:10et plus on va
01:17:11s'y référer
01:17:12comme étant
01:17:15un fondamental
01:17:16avec lequel
01:17:17on doit lutter
01:17:17et puis il y a toujours
01:17:18quand même
01:17:19ce biais
01:17:19où on se pose
01:17:20mettre même
01:17:21toujours contre
01:17:22et jamais pour
01:17:24et donc il y a
01:17:25un ennemi désigné
01:17:26qui est toujours
01:17:27le même
01:17:27c'est comme ça
01:17:28en fait que survit
01:17:29et que perdure
01:17:29le mouvement
01:17:29aujourd'hui
01:17:30c'est juste avec
01:17:31ce slogan un peu basique
01:17:32de tous des fachos
01:17:34l'état
01:17:35la police
01:17:36c'est des fachos
01:17:36en effet
01:17:37c'est le mouvement
01:17:37d'ordre
01:17:38aujourd'hui
01:17:39qu'on a entendu
01:17:40scandé
01:17:41moi je voudrais aussi
01:17:42souligner l'escroquerie
01:17:43intellectuelle du mouvement
01:17:44vous parlez de pour
01:17:46de contre
01:17:46et bien je vais me faire
01:17:47l'avocat du diable
01:17:48pour une fois
01:17:49je vais me faire l'avocat
01:17:50de l'éducation nationale
01:17:51en effet
01:17:52il est important
01:17:53de rappeler
01:17:53à nos téléspectateurs
01:17:54qu'en France
01:17:55on dépense plus de 45 milliards
01:17:57dans l'éducation nationale
01:17:59il faut rappeler
01:18:00à nos téléspectateurs
01:18:01que c'est 23 000 euros
01:18:02par an
01:18:03par étudiant
01:18:04qui est consacré en France
01:18:06dans l'éducation nationale
01:18:07et il faut rappeler
01:18:08que nous ne sommes pas
01:18:10les derniers
01:18:10en Europe
01:18:11puisque la moyenne
01:18:13en Europe
01:18:13c'est de 25 000 euros
01:18:15par an
01:18:15donc on n'a pas
01:18:16à se plaindre
01:18:17et quand il y a 20 ans
01:18:19on était à 18 milliards
01:18:20on est à plus de 45 milliards
01:18:22aujourd'hui
01:18:22et quand il y était à 20 ans
01:18:23quand j'étudiais
01:18:24sur les bancs de la fac
01:18:25on n'était pas mal lotis
01:18:27certes peut-être
01:18:28on était nombreux
01:18:28mais
01:18:30la loi naturelle
01:18:32faisait qu'à la fin
01:18:32on était moins nombreux
01:18:33mais vous avez vous-même
01:18:34la réponse
01:18:35voyez-vous bien
01:18:36que ce n'est pas ça
01:18:36qui est en jeu
01:18:37non c'est pour ça
01:18:38que je parlais
01:18:38des scoques intellectuels
01:18:39c'est un prétexte
01:18:40en fait c'est un prétexte
01:18:41pour venir
01:18:44vous tomber dessus
01:18:45une balle à un flic
01:18:46c'est quand même pas
01:18:47anodin
01:18:47comme slogan
01:18:49je ne vois pas du tout
01:18:50ce que ça a à voir
01:18:51avec
01:18:53comme disaient
01:18:55à l'époque
01:18:55les humoristes
01:18:56le schmilblick
01:18:57je ne sais pas si
01:18:57certains se souviennent
01:18:58de ce sketch
01:18:59mais plus sérieusement
01:19:01comment vous êtes
01:19:02dans le viseur
01:19:03de ce mouvement
01:19:04aujourd'hui
01:19:05au même titre
01:19:06que ceux qui ne votent
01:19:07pas comme eux
01:19:07c'est-à-dire qu'il n'y a
01:19:08plus de démocratie
01:19:09qui tienne en vrai
01:19:11écoutez je pense que
01:19:12là on assiste
01:19:14à un meeting politique
01:19:15en fait
01:19:15je ne vois pas
01:19:16de manifestation étudiante
01:19:18je ne vois pas
01:19:18de manifestation lycée
01:19:19ils sont là
01:19:20mais ils se comptent
01:19:21des choses contre vous
01:19:23oui oui
01:19:24alors le représentant
01:19:25du personnel
01:19:25des services de police
01:19:26que je suis
01:19:28ne commentera évidemment
01:19:29pas une politique politicienne
01:19:32maintenant
01:19:32le rapport du schmilblick
01:19:36comme vous disiez
01:19:36ce qui est bien dommage
01:19:37c'est qu'aujourd'hui
01:19:38on perd le message
01:19:39de nos étudiants
01:19:41on perd le message
01:19:41de nos lycéens
01:19:43qui je le rappelle
01:19:44est un combat juste
01:19:45dans le manque de moyens
01:19:47et d'y arriver
01:19:48et aujourd'hui
01:19:50c'est le meeting politique
01:19:52d'extrême gauche
01:19:52qui a pris le pas
01:19:53sur nos enfants
01:19:56image intéressante
01:19:57évidemment
01:19:57en plein Paris
01:19:58là on est près
01:19:59de la Seine
01:20:00où vous voyez
01:20:01un autre cortège
01:20:02qui est parti
01:20:03de l'hôtel de ville
01:20:04et ces policiers
01:20:06qui ont fait arrêter
01:20:07le cortège
01:20:08est-ce que vous pouvez
01:20:09nous raconter
01:20:09un petit peu
01:20:09ce qui est en train
01:20:10de se passer
01:20:24ce cortège
01:20:25qui était encadré
01:20:26par les policiers
01:20:27par les CRS
01:20:28et qui tout à l'heure
01:20:30marchait
01:20:30avec une certaine fluidité
01:20:31et qui là
01:20:31vient de s'interrompre
01:20:32sur un espace
01:20:34assez vaste
01:20:34donc je ne sais pas
01:20:35trop ce qui se passe
01:20:36si on peut nous aider
01:20:37à commencer sur le terrain
01:20:47commentez-nous même les images
01:20:48parce qu'il y a ce face-à-face
01:20:49intéressant
01:20:50qui est pour l'instant
01:20:51dans le calme
01:20:52mais ça peut déraper
01:20:53à tout moment
01:20:53Fabien Boguet
01:20:54et ça c'est des moments
01:20:55un peu cruciaux
01:20:57et où ça peut partir
01:20:59avec un ou deux éléments
01:21:01perturbateurs
01:21:01ça peut facilement
01:21:02prendre une autre tournure
01:21:03Oui mais quant à présent
01:21:04on voit que la situation
01:21:05est très posée
01:21:06mes collègues CRS
01:21:08ne sont pas casqués
01:21:10donc ce sont des professionnels
01:21:12du maintien de l'ordre
01:21:13et c'est qu'ils voient bien
01:21:15que pour l'instant
01:21:16la situation est parfaitement
01:21:17maîtrisée et maîtrisable
01:21:19le fait qu'il y ait une ligne
01:21:21devant eux
01:21:22et qu'eux forment une ligne
01:21:23pour empêcher le regroupement
01:21:24j'imagine pour l'instant
01:21:25des deux cortèges
01:21:26ça doit être uniquement
01:21:28dans un...
01:21:29Pour temporiser un petit peu tout ça
01:21:30Notre équipe nous entend
01:21:31elle a le retour antenne
01:21:32on se demandait
01:21:33pourquoi le cortège
01:21:35avait marqué
01:21:36un temps d'arrêt
01:21:37là à l'instant
01:21:43Écoutez Nelly
01:21:44nous sommes
01:21:44vous l'avez dit
01:21:45à l'arrêt
01:21:46sur le pont 9
01:21:47où les CRS
01:21:50encadrent
01:21:52et mettent leur casque
01:21:54surtout
01:21:55voilà
01:21:56donc mettent leur casque
01:21:57leur masque
01:21:59donc je ne sais pas
01:22:00si vous voyez
01:22:01sur ces images
01:22:03je ne sais pas
01:22:03si vous avez l'image
01:22:04parce que je ne suis plus
01:22:05avec mon binôme
01:22:06si vous avez les images
01:22:09donc voilà
01:22:09nous sommes à l'arrêt
01:22:10tout est...
01:22:12il y a un gros dispositif
01:22:13en fait autour de nous
01:22:14la rue de la monnaie
01:22:16est complètement
01:22:16est complètement bloquée
01:22:19il y a un gros dispositif
01:22:21de sécurité
01:22:22et là
01:22:23j'ai bel et bien
01:22:24l'impression
01:22:25que ça se corse
01:22:27un petit peu
01:22:27non
01:22:28ils se sont équipés
01:22:30et on
01:22:31on est à nouveau
01:22:32en train de marcher
01:22:33on traverse
01:22:34le pont 9
01:22:36l'ambiance
01:22:37je vous le disais
01:22:38tout à l'heure
01:22:38c'est un peu tendu
01:22:39je vous le confirme
01:22:41à nouveau
01:22:42donc voilà
01:22:43on a eu
01:22:44quelques petites insultes
01:22:46au niveau des médias
01:22:49je tairai ces insultes
01:22:50tellement elles sont ignobles
01:22:51mais donc
01:22:52voilà
01:22:55cette situation se tente
01:22:56parce que les boucliers
01:22:57sont levés
01:22:58les casques
01:22:59effectivement
01:23:00ont été enfilés
01:23:01précisément
01:23:01on est sur le pont 9
01:23:03entre la rive droite
01:23:04et la rive gauche
01:23:04et le cortège
01:23:07est en train de reprendre
01:23:08son cours
01:23:08c'est ce qu'on disait
01:23:10Célia
01:23:11là c'est un moment
01:23:12où les policiers
01:23:13ont estimé
01:23:14que le danger
01:23:15commençait à être présent
01:23:17qu'il était peut-être temps
01:23:17de revêtir
01:23:19l'entièreté de leur uniforme
01:23:20et surtout
01:23:20ces casques protecteurs
01:23:21oui de plus en plus de monde
01:23:22qui constitue ce cortège
01:23:26avec aussi
01:23:26cette menace
01:23:28que ce cortège
01:23:29se dirige vers Matignon
01:23:30puisque c'était
01:23:31l'objectif premier
01:23:32donc les forces de l'ordre
01:23:33elles doivent contenir
01:23:36ces manifestants
01:23:37contenir aussi
01:23:38peut-être
01:23:38ces individus radicaux
01:23:39qui ont été
01:23:40déjà identifiés
01:23:42lorsque les policiers
01:23:43lorsque les compagnies de CRS
01:23:44s'équipent de leurs casques
01:23:46et de leurs boucliers
01:23:47et bien
01:23:47c'est là où l'on sait
01:23:49que l'ambiance se tend
01:23:51l'ambiance change
01:23:52et image étonnante
01:23:53lorsque ma collègue
01:23:56était en train
01:23:56de commenter sur place
01:23:57on voyait
01:23:58les policiers
01:23:59mettre leurs casques
01:24:00mais en face
01:24:01on voyait aussi
01:24:01les individus radicaux
01:24:03s'équiper de masques
01:24:05de ski
01:24:05ou encore de casques
01:24:06eux-mêmes
01:24:07donc c'était
01:24:08l'un des représentants
01:24:09syndicaux
01:24:10que l'on connaît très bien
01:24:10Reda Bellage
01:24:11qui expliquait que
01:24:12maintenant
01:24:12ces individus
01:24:13ils sont bientôt
01:24:14presque mieux armés
01:24:16que la police
01:24:16puisqu'on désarme
01:24:17petit à petit
01:24:18les policiers
01:24:20pour éviter
01:24:21tout débordement
01:24:22pour éviter
01:24:23qu'il y ait
01:24:24des récupérations politiques
01:24:26de séquences
01:24:27lorsqu'il y a
01:24:28des mouvements
01:24:29un peu plus tendus
01:24:30et donc vous voyez
01:24:31ces policiers
01:24:32qui sont dans le calme
01:24:33qui continuent
01:24:35à faire avancer
01:24:35le cortège
01:24:36mais qui restent
01:24:38quand même vigilants
01:24:39puisqu'ils sont armés
01:24:40en cas de débordement
01:24:41Caroline Veil
01:24:42un mot
01:24:43oui je voudrais juste
01:24:44souligner le cynisme
01:24:45de ceux qui en voient
01:24:46tous ces jeunes
01:24:47sous prétexte
01:24:48de défendre
01:24:49une grande cause
01:24:50comme chair à canon
01:24:51en fait
01:24:52face à des CRS
01:24:53et ça
01:24:54c'est particulièrement
01:24:55condamnable
01:24:55il y a quelque chose
01:24:56de complètement
01:24:57diabolique même
01:24:58et malveillant
01:25:00c'est une stratégie
01:25:01utilisée par d'autres
01:25:04Baptiste Gilly
01:25:05sur les images
01:25:07qui sont très fortes
01:25:08là on vient
01:25:08de traverser la scène
01:25:09et effectivement
01:25:10il y a toujours
01:25:10cette crainte
01:25:11que certains éléments
01:25:12fassent dévier
01:25:13le cours du cortège
01:25:15on sent
01:25:16moi je trouve
01:25:16un peu d'hostilité
01:25:17dans l'air
01:25:17là déjà
01:25:18qui se dégage
01:25:18tout à fait
01:25:19il y a de l'hostilité
01:25:19il y a de l'hostilité
01:25:20de la provocation
01:25:21face aux forces de l'ordre
01:25:22et ce que je trouve
01:25:23criminel
01:25:24de la part de la France insoumise
01:25:25et de Jean-Luc Mélenchon
01:25:26c'est qu'il renvoie
01:25:27dos à dos
01:25:27deux blocs de France
01:25:28on a d'un côté
01:25:29l'État
01:25:30la police
01:25:31les forces de l'ordre
01:25:32et puis surtout
01:25:32les fachos
01:25:33c'est à dire
01:25:33tous ceux qui ne sont
01:25:34pas en accord avec eux
01:25:35et puis de leur côté
01:25:36les bons
01:25:41qui sont complètement
01:25:42fantasmes
01:25:42et qui n'est plus
01:25:42du tout de leur côté
01:25:43et vraiment
01:25:45ils veulent amener
01:25:46de la confrontation
01:25:46entre ces deux blocs
01:25:47pour ensuite
01:25:48se faire une assise électorale
01:25:49et je trouve
01:25:49que c'est vraiment criminel
01:25:50de renvoyer
01:25:51ces deux blocs là
01:25:52et de ne pas appeler
01:25:52à la concorde nationale
01:25:53mais bon
01:25:53ça fait longtemps
01:25:54que la France insoumise
01:25:55n'appelle plus
01:25:55à la concorde nationale
01:25:57Vous voyez ces images
01:25:58avec des policiers
01:25:59qui commencent
01:26:00à hâter le pas
01:26:01et nos reporters
01:26:02qui nous écrivent
01:26:03ils nous disent
01:26:04sur le terrain
01:26:04c'était confirmé
01:26:06il y a un instant
01:26:06les insultes
01:26:07à l'endroit
01:26:08des médias
01:26:09sont très virulentes
01:26:11On ne peut plus exercer
01:26:12notre travail correctement
01:26:13Les insultes sont très graves
01:26:15et ça met encore une fois
01:26:16une cible dans le dos
01:26:17des journalistes
01:26:20que nous sommes
01:26:20et de ceux
01:26:21qui représentent la rédaction
01:26:22ça devient
01:26:23je vous le dis
01:26:24très très compliqué
01:26:24de pouvoir faire son métier
01:26:26c'est pas propre à Paris
01:26:27c'est également
01:26:28tout ce qui nous remonte
01:26:28de région
01:26:29Je vais bien boguer
01:26:30juste un mot
01:26:30sur le fait
01:26:31qu'on ait un petit peu
01:26:33accéléré la cadence
01:26:34ça veut dire quoi ?
01:26:35On sent qu'il est temps
01:26:37de rejoindre l'autre cortège
01:26:38avant qu'il y ait
01:26:39des cortèges
01:26:40qui partent dans des rues adjacentes
01:26:41Oui
01:26:42et puis j'imagine bien
01:26:43que le dispositif
01:26:45est beaucoup plus large
01:26:46que ce qu'on voit ici
01:26:47avec les moyens
01:26:48notamment
01:26:48les moyens de drones
01:26:49qui peuvent
01:26:50par certaines images
01:26:52préparer
01:26:53ou avertir
01:26:54sur d'éventuelles formations
01:26:55nébuleuses black blocs
01:26:57ou d'autres mouvements
01:26:58de convergence
01:27:00qui pourraient
01:27:01par le grand nombre
01:27:02comme vous disiez
01:27:03tout à l'heure
01:27:04augmenter le risque
01:27:05de dérapage
01:27:06Voilà
01:27:07sur ces images
01:27:08c'est là-dessus
01:27:09bien sûr
01:27:09Pierre Devineau
01:27:10vous allez vous appuyer
01:27:11pour la fin de l'édition
01:27:12Avec toutes nos équipes
01:27:13sur place
01:27:14anonymisées
01:27:15pour la dangerosité
01:27:16que vous venez de rappeler
01:27:18chère Nelly
01:27:18et puis aux questions
01:27:19au gouvernement aussi
01:27:20beaucoup encore
01:27:21de questions
01:27:22sur ce sujet
01:27:23des blocages
01:27:24j'ai pas envie de dire
01:27:25des lycéens
01:27:25des jeunes
01:27:26des émeutiers
01:27:27des casseurs
01:27:28alors qu'il y a
01:27:299 lycéens sur 10
01:27:30qui veulent continuer
01:27:31à bosser
01:27:32C'est ça tout le problème
01:27:33donc nous suivons tout cela
01:27:34Je me dirais qu'elle va capturer
01:27:36ce mouvement
01:27:37je crois que le mot
01:27:38est adéquat
01:27:39L'édition spéciale
01:27:40donc se poursuit
01:27:41avec l'info de Villeneuve
01:27:42et quant à nous
01:27:42on vous dit merci à tous
01:27:43et bien sûr
01:27:44on suit cela avec attention
01:27:45on sera de retour
01:27:46demain dès 13h
01:27:48dans Polyjustice
01:27:4824h en France

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