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  • il y a 2 jours
Invité de "Pascal Praud et vous" sur Europe 1, Charles Alloncle estime que les recommandations formulées après plusieurs mois de travaux sur l'audiovisuel public n'ont pas été suivies d'effets. Le député UDR juge que les dirigeants concernés ont refusé de se réformer et dénonce des manquements persistants au pluralisme.

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Transcription
00:00Bonjour, et toutes mes félicitations pour votre travail, clairement vous avez tout mon soutien,
00:04c'est vraiment important de voir la vérité que vous avez pu faire ressortir de tout ça,
00:08et ma question est très simple, quelles sont les suites ?
00:11Pourquoi, à l'heure actuelle, d'un point de vue pluralité en tout cas,
00:14sur les médias comme France Inter et autres, rien ne change, malgré les révélations que vous avez pu faire ?
00:20Merci beaucoup Olivier, merci de ce témoignage.
00:23Effectivement, moi ces six mois je les ai vus comme une façon de permettre à l'audiovisuel public
00:28de faire une introspection, d'étudier ces dysfonctionnements, de proposer des recommandations,
00:33et aussi pour eux d'éloigner le spectre de la privatisation.
00:36Ils avaient à peu près un an pour assainir les pratiques, pour corriger les entorses au pluralisme,
00:42pour rétablir les comptes, et pour qu'en 2027, forts de ces réformes, on se dise
00:46« bon, en fait c'est un service public qui se porte mieux, la dépense publique est plus efficace,
00:51ça coûte moins aux Français, et on en est davantage satisfaits ».
00:54Ils ont choisi le chemin inverse.
00:56Ils ont choisi même de faire une espèce de bras d'honneur le plus ostensible aux Français,
01:01ça a été le cas de l'affaire Sapin.
01:02Moi j'ai vu avec un peu de satisfaction le fait qu'on accorde la parole sur l'antenne
01:07de France Inter, un journaliste issu d'un média de droite, alors c'était bien timide
01:11parce que ce n'était que deux minutes à 7h40 le dimanche, sur 140h, 160h je crois,
01:18d'antenne hebdomadaire sur France Inter, mais pour eux c'était deux minutes de trop de pluralisme.
01:23À l'appel de Jean-Luc Mélenchon qui a fait trois tweets, les syndicats se sont mis en grève,
01:28la direction a capitulé, et ils envoient le signal évident qui honnêtement est assez désarmant,
01:34nos entreprises sont irréformables, et on continuera à mener une bataille culturelle, politique,
01:40avec l'argent des Français, et quels que soient les dysfonctionnements qui ont été mis en lumière
01:44pendant six mois, en fait on fera la sourde oreille. Donc je ne savais pas qu'ils agiraient
01:49de cette façon-là. J'ai vraiment mené cette mission en me disant, comme un téléspectateur
01:54et un auditeur moyen de ces chaînes-là auxquelles je suis attaché, peut-être qu'ils les réformeront,
01:58et peut-être que dans un an on se dira, cette commission a été utile, les dirigeants ont pris
02:03la mesure de l'indignation des Français et ont changé les choses. À l'évidence, avec un peu de recul
02:09les quelques mois de plus, on voit que c'est tout l'inverse. Donc moi ça me désole,
02:13la sortie du livre, je vois aussi qu'il y a un boycott coordonné, assumé de leur part,
02:19me conforte aussi dans cet état d'esprit, mais je suis très triste de voir que la direction
02:23de Radio France à celle de France Télévisions, en passant par les syndicats, ils entendent
02:28mener ce combat politique avec nos impôts, et ils n'entendent surtout pas se réformer,
02:34et je crois que c'est eux qui font le plus de tort aussi à ces entreprises publiques.

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