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  • il y a 2 jours
Chaque mardi, LCP invite quatre citoyens à assister en direct aux Questions au Gouvernement depuis les tribunes de l'Assemblée nationale.

Après la séance, les participants rejoignent le plateau de LCP pour débattre en direct avec deux députés des sujets abordés lors de la session, dans l'émission hebdomadaire.

Les citoyens intéressés peuvent s'inscrire via un formulaire accessible grâce à un QR code diffusé à l'écran de LCP ainsi que sur les réseaux sociaux de la chaîne.

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Transcription
00:00Nous sommes de retour sur ce plateau pour revenir sur cette séance des questions au gouvernement,
00:04sur ces temps forts et revenir sur le mouvement des lycéens.
00:08Nous avons le plaisir d'accueillir en plateau deux députés,
00:10Géraldine Bagné pour les démocrates, Marie Récalde pour les socialistes
00:14et quatre citoyens, Yasmine, Robin, Nassim et Victoria nous font le plaisir de venir.
00:20Ils vont interpeller dans quelques instants les députés.
00:23On va parler donc des lycéens, Clément Perroux, on va vous retrouver.
00:26Vous n'êtes pas très loin, près des Invalides et vous suivez le cortège parisien depuis le début d'après
00:32-midi, Clément.
00:34Exactement Elsa, je me trouve place Vauban.
00:36Regardez sur ces images, on voit le dôme des Invalides.
00:39C'est le point d'arrivée de cette manifestation aujourd'hui.
00:43Selon les premiers chiffres communiqués par la police,
00:45il y aurait environ 30 000 participants à cette manifestation parisienne.
00:49Ce serait un peu moins que la semaine dernière, mardi dernier, ils étaient un peu plus de 50 000.
00:54J'ai remarqué deux différences par rapport à la semaine dernière.
00:57D'abord, il y avait ici aujourd'hui plus d'adultes en proportion par rapport aux lycéens,
01:02de nombreux représentants syndicaux, représentants de partis politiques, des étudiants, des enseignants.
01:06Et ça signe que le mouvement se diversifie.
01:10Nous verrons dans les prochains jours autre différence.
01:13Un dispositif policier, en tout cas sur le trajet beaucoup plus discret.
01:17On a vu une manifestation jusqu'ici très pacifique.
01:20Il faut voir maintenant comment cela va évoluer et dans les prochaines minutes,
01:23puisqu'on sait que c'est souvent en fin de manifestation qu'il peut y avoir des débordements.
01:28Les lycéens ont toujours les mêmes mots d'ordre.
01:31Ils réclament la fin de Parcoursup, un changement au niveau des emplois du temps.
01:35Ils dénoncent aussi des effectifs chargés dans leurs établissements.
01:40Merci beaucoup Clément Perrault.
01:42Il réclame la fin de Parcoursup.
01:44Ça a aussi été demandé dans l'hémicycle lors de la séance des questions au gouvernement.
01:48C'était une demande de la députée LFI, Marie Mesmer.
01:50On va écouter ce qu'en dit le ministre Philippe Baptiste et on en débat.
01:55Vous dites que Parcoursup, aujourd'hui, effectue un tri social.
02:00C'est totalement faux.
02:02Ce sont, depuis la création de Parcoursup,
02:05150 000 jeunes boursiers
02:09qui ont eu le vœu de leur choix
02:12alors qu'ils ne l'auraient pas eu autrement.
02:15Cette priorité aux boursiers n'existait pas préalablement.
02:19Avant Parcoursup, à la même époque,
02:21il y avait à peu près 5 000 étudiants,
02:23ou plutôt bacheliers,
02:24qui n'avaient pas de place.
02:26Nous en avions l'an dernier
02:2834.
02:29Excusez-moi, vos chiffres sont totalement faux.
02:32C'est une mauvaise foi complète.
02:34Les étudiants qui ont voulu poursuivre leurs études
02:38et qui n'ont pas eu de place
02:40en commission d'accès à l'enseignement supérieur,
02:43c'était l'an dernier 34 personnes.
02:46Donc il faut arrêter de raconter, pardon,
02:48excusez-moi, des contre-vérités.
02:50Je veux dire, Parcoursup, c'est le contraire du tri social.
02:54Géraldine Bagné, on voit que ce mot d'ordre de Parcoursup,
02:57on le retrouve dans les manifestations.
02:59Le ministre dit, au contraire,
03:01ça a ouvert les portes pour beaucoup de lycéens.
03:03Où est la vérité
03:04entre ce que disent les témoignages des jeunes
03:08et ce que dit le ministre ?
03:09On est à quelques mois d'une présidentielle
03:11et Parcoursup, c'est une mesure Macron.
03:14C'est devenu un totem politique.
03:15Donc c'est facile de dire qu'on supprime Parcoursup.
03:18Maintenant, par quoi on le remplace ?
03:20Et effectivement, les chiffres sont là.
03:21Il y avait 5 000 jeunes sans place.
03:23On en a 34 sans aucune place dans le supérieur.
03:25On a plus de boursiers qui accèdent au supérieur.
03:28On a également quelque chose qu'on a supprimé,
03:30c'est le tirage au sort.
03:31Parce qu'avant, on venait de là.
03:32Moi, j'ai pris la parole pour la première fois
03:34dans l'hémicycle, je crois d'ailleurs,
03:36sur l'établissement de Parcoursup.
03:37On avait des jeunes qui se trouvaient
03:39avec 18 de moyenne, non pris dans le supérieur
03:41parce qu'ils n'avaient pas été tirés au sort.
03:43C'est de là qu'on vient.
03:45Donc moi, Parcoursup, je l'ai défendu.
03:47C'est vrai qu'au début,
03:48ce n'était pas un système parfait.
03:50D'ailleurs, les ministres l'ont dit.
03:51Ça a été amélioré depuis des ans.
03:53Ou alors, le remplacer par un système
03:55encore plus efficient.
03:56Mais quel système ?
03:57Donc moi, avant, j'ai connu le système des dossiers.
03:59C'était aussi difficile à vivre.
04:01Mais effectivement, par quoi on le remplace ?
04:03Marie-Hérégalde, on voit bien
04:04que c'est quelque chose qui crispe, Parcoursup.
04:07Est-ce qu'il faut l'abroger ?
04:09Est-ce qu'il faut le supprimer ?
04:10Si oui, par quoi le remplacer ?
04:12D'abord, Parcoursup, je ne suis pas tout à fait d'accord.
04:15Il y a des études, des rapports
04:16que nos collègues ont faits, d'ailleurs,
04:18tant au Sénat à l'Assemblée nationale,
04:19qui ont montré qu'en fait, c'est un système
04:21qui reconduit les inégalités
04:23et qui est un système extrêmement anxiogène,
04:26tant pour les jeunes que pour les parents, d'ailleurs.
04:29Il faut presque avoir fait Polytechnique
04:30pour comprendre le système de Parcoursup.
04:32Et ceux qui ont un accès privilégié
04:34dans certains lycées, c'est vrai
04:35qu'il y a l'encadrement nécessaire
04:37pour dès la seconde.
04:38Mais ce n'est pas parce que ça existait déjà
04:40que c'est bien.
04:41Il faut tenir compte.
04:42Non, je ne crois pas que c'était pire.
04:43Franchement, je ne crois pas.
04:44Donc moi, je pense qu'il faut, nous,
04:45on dit en tout cas qu'il faut le supprimer,
04:47ne pas le supprimer sans rien remplacer.
04:49Ce n'est pas vrai qu'il y avait ce système
04:51de tirage au sort permanence.
04:53Je ne dis pas que le système d'avant...
04:54Alors, il y avait APB, admission post-bac.
04:56Avant, il y avait Ravel.
04:57Voilà, il y avait d'autres systèmes
04:59qui n'étaient peut-être pas parfaits non plus.
05:01Si je puis me permettre,
05:01on a un vrai problème sur l'anonymat
05:03du lycée ou de l'établissement
05:04d'où vous venez.
05:05Moi, je viens d'un milieu social
05:07clairement défavorisé dans la liste.
05:09Si on ne passait pas par le bon établissement,
05:11on était recalés.
05:13C'est toujours pareil.
05:14On demande, nous, l'anonymisation du lycée
05:16ou du collège d'origine
05:17pour permettre aux jeunes
05:19issus d'un milieu défavorisé
05:20d'avoir le plus accès, effectivement,
05:22quand ils sont sans réseau
05:23parce que c'est un problème
05:24qu'on connaît tous.
05:25Oui, mais ça, c'est sûr.
05:26Moi, je suis parfaitement d'accord là-dessus.
05:28Il faut que tout le monde ait la même...
05:30L'égalité des chances dans notre République,
05:31ce n'est pas un sujet.
05:32Mais là, si on l'abroge...
05:33Tout l'histoire, est-ce qu'on continue,
05:35le contrôle continue ?
05:36Est-ce qu'on ne revient pas à un système
05:37où il y avait un examen enfin ?
05:39Enfin, voilà.
05:40Et si on l'abroge,
05:40on fait quoi derrière, Marie-Riquette ?
05:42Parce que le principe,
05:42c'est qu'il y a aussi
05:43de plus en plus de bacheliers,
05:44de plus en plus de jeunes
05:45qui veulent faire des études supérieures
05:46On ouvre des places en université, déjà.
05:48Aujourd'hui, on n'a pas assez
05:49de places en université.
05:50Je ne suis pas d'accord
05:51avec le ministre Baptiste
05:53sur ce sujet-là, notamment.
05:55Alors, Nassim, dans un instant,
05:56vous allez participer
05:57à notre séance citoyenne,
05:58mais Parcoursup, vous,
05:59vous êtes en plein dedans.
06:01Vous êtes en terminale.
06:03C'est quoi ?
06:03C'est l'angoisse ?
06:04C'est l'anxiété ?
06:06Qu'est-ce que ça signifie
06:08pour vous, ce Parcoursup ?
06:09Parcoursup, c'est une plateforme
06:11qui nous angoisse depuis la seconde,
06:13depuis notre entrée au lycée.
06:15Tous les professeurs,
06:16ils nous mettent une pression constante.
06:19On ne sait pas,
06:20ils trient par rapport à quoi,
06:21mais on sait juste
06:21que nous, on est défavorisés.
06:23On nous l'a toujours dit,
06:24on nous a dit,
06:25nous, on vient de banlieue,
06:26vous êtes défavorisés.
06:27En plus, le ministre, ici,
06:29il dit qu'il y a 34 élèves
06:31qui n'ont pas eu de place,
06:33sauf que c'est faux.
06:34Ces 34 élèves,
06:35oui, ils n'ont pas eu de place,
06:36mais il y a un nombre considérable
06:38qui ont eu une école
06:39qui ne voulait pas.
06:40Ça aussi, ils nous ont dit
06:41dans notre...
06:42Nos professeurs nous le disent.
06:44Et là, par exemple,
06:45le fait de dire
06:45qu'il faudrait enlever
06:46le lycée d'origine,
06:47justement, pour éviter
06:48ce genre de discrimination,
06:49ça, ça irait déjà
06:50dans le bon sens, d'après vous ?
06:51Oui, tout à fait.
06:52Il y a un élève que je connais,
06:54il y a eu 19 de moyenne,
06:55en terminale,
06:56moyenne générale,
06:57avec pratiquement 20
06:58en spémat et physique.
06:59Il a été refusé
07:00de toutes les grandes écoles
07:01parce qu'il venait
07:03d'un lycée défavorisé.
07:05Justement, ça,
07:05Géraldine Bagné,
07:06vous avez identifié
07:07en disant faux...
07:09Voilà, il faut enlever,
07:11il faut mettre de l'anonymat.
07:12Et sinon, sur le fait
07:13que ça angoisse
07:14à ce point-là,
07:16les jeunes,
07:16en se disant,
07:17en seconde,
07:17il faut que je choisisse
07:18les bonnes options,
07:19je ne sais pas forcément
07:20pour telle formation,
07:21ce n'est pas forcément
07:22très clair les critères
07:23d'admission,
07:24ça, on le vit quand même
07:25au quotidien, non ?
07:26Oui, alors,
07:27ce n'est pas nouveau.
07:28Cela dit,
07:28on avait un stress déjà
07:29quand on fallait,
07:30à l'époque,
07:30déposer des dossiers
07:31pour les classes prépa,
07:32c'était aussi stressant,
07:33etc.
07:33Par contre,
07:34c'est vrai que le choix
07:35taux de l'orientation,
07:39qui garde trois spécialités
07:40en terminale
07:40plutôt que deux
07:41pour garder des spécialités
07:42à quatre heures
07:43plutôt que six heures
07:44pour éviter de trop
07:45se spécialiser
07:46parce que l'intérêt
07:47du nouveau bac,
07:47c'était justement
07:48qu'on puisse faire
07:49un peu de lettres
07:50et un peu de maths
07:50si on est scientifique
07:51et littéraire,
07:52c'était bien d'ouvrir
07:53les possibilités
07:53mais il fallait les garder
07:54peut-être jusqu'en terminale
07:55pour permettre aux jeunes
07:57de ne pas être trop sanctionnés
07:58s'ils n'avaient pas pris,
07:59parce qu'on peut se tromper
08:00à cet âge-là,
08:01s'ils n'avaient pas pris
08:01la bonne spécialité
08:02de pouvoir s'orienter
08:03malgré tout dans le supérieur.
08:04– Marie Récal,
08:05Géraldine Bagné disait
08:06le mot de totem,
08:07c'est vrai qu'on a le sentiment
08:08maintenant que c'est devenu
08:10un mot d'ordre
08:11pour la jeunesse
08:12et pour certains candidats
08:14à l'élection présidentielle,
08:15le fait que le gouvernement
08:16dise on va améliorer
08:17ça et là,
08:18est-ce que ça suffit ?
08:19– Peut-être que c'est
08:20un totem pour certains
08:21mais enfin les jeunes,
08:21ce n'est pas un totem pour eux,
08:22c'est ce qu'ils vivent
08:23tous les jours.
08:24Parcours sup,
08:24c'est parcours du combattant
08:25surtout.
08:26Donc c'est ça,
08:26moi je pense que l'idée
08:27d'avoir plusieurs options,
08:29sans doute,
08:29l'idée était généreuse
08:31et elle partait d'un...
08:32Mais aujourd'hui,
08:33on voit bien
08:33que ça ne fonctionne pas
08:34et cette angoisse
08:35qui est décrite
08:35par ces jeunes
08:36qui ne veulent qu'étudier
08:37et avoir un avenir.
08:38Quand vous demandez
08:39quelque chose
08:40et que vous avez autre chose,
08:41que vous n'êtes pas dans la même...
08:42Enfin, il faut imaginer
08:43derrière tout ce que ça enclenche
08:45d'angoisse
08:46et on sait aujourd'hui
08:47que ça a des retentissements
08:49aussi sur la santé mentale
08:50des jeunes.
08:50– Robin,
08:51peut-être l'avis du professeur,
08:53vous,
08:53vous avez le sentiment...
08:55Alors vous êtes un jeune professeur,
08:56vous n'avez peut-être
08:57pas forcément connu
08:57tous les systèmes avant,
08:59mais est-ce que vous avez
09:00le sentiment
09:00que ça crispe énormément
09:01vos élèves Parcoursup ?
09:03– Oui, alors je suis désolé,
09:04je commence juste par dire
09:05que je sors de la manifestation
09:07pour venir à votre émission,
09:08donc j'ai vu beaucoup
09:09de monde dans la rue
09:10et votre collègue
09:11n'a pas mentionné,
09:12mais il y avait deux cortèges
09:12aujourd'hui en manifestation,
09:14un qui partait aussi
09:14d'hôtels de ville
09:15et où il y avait effectivement
09:16plus de lycéens
09:17dans ce cortège-là.
09:18Donc je pense que peut-être
09:19qu'on fera les comptes
09:19à la fin de la journée.
09:20– Exactement.
09:21beaucoup de jeunes dans la rue
09:22et pour dire que voilà,
09:23moi je leur apporte
09:23leur soutien
09:24et on est très très fiers
09:25de leur mobilisation.
09:26Je voulais juste commencer par…
09:27– Il n'y a pas de soucis,
09:28on vous redonnera la parole
09:29après sur Parcoursup,
09:31vous l'émission ?
09:31– Pour revenir à Parcoursup,
09:32alors moi je voudrais dire
09:33une première chose,
09:34c'est qu'on ne découvre pas
09:35en 2026 que Parcoursup
09:36est un problème,
09:37c'est-à-dire que quand la réforme
09:38a été mise en place
09:39en 2018,
09:40il y avait déjà eu
09:41des oppositions,
09:42il y avait eu un mouvement
09:42étudiant contre Parcoursup
09:44et il y avait eu
09:44des grèves d'enseignants,
09:45notamment dans les lycées,
09:47contre par exemple
09:48la réforme du lycée général
09:49de Jean-Michel Blancard.
09:50Donc ce n'est pas une nouveauté
09:52qu'il y ait une contestation
09:53y compris dans la profession
09:56enseignante et chez les jeunes
09:57de ce système-là.
09:59Alors moi je me félicite
10:00qu'on soit toutes et tous d'accord
10:01pour dire qu'il faut supprimer
10:02la mention du lycée d'origine,
10:03mais la question c'est
10:04pourquoi ça n'a pas été fait
10:05depuis 2018 ?
10:06C'est une vraie préoccupation
10:08et nous nos élèves nous le disent,
10:09pourquoi en gros
10:10il y a des filières universitaires
10:12qui disent
10:13un 18 à Vitry,
10:14en gros ça vaut un 11
10:16ou un 12
10:17dans un lycée
10:17du centre parisien.
10:18Ça c'est un vrai problème
10:19qui dure depuis des années.
10:20Et on suivra évidemment
10:21parce qu'on sait que le gouvernement
10:22réfléchit à des pistes d'amélioration.
10:24Celle-ci fera peut-être partie
10:26justement de ces pistes.
10:27Je vais vous proposer
10:27de passer à la séance citoyenne
10:29tout de suite.
10:35Alors aujourd'hui
10:36c'est un peu particulier
10:36parce que notre thème
10:37c'est les thèmes
10:38qui vous concernent
10:39vous lycéens et professeurs.
10:41On va commencer avec vous Yasmine.
10:43Yasmine Oudia,
10:44vous avez 17 ans,
10:45vous êtes lycéenne
10:45à Vitry-sur-Seine.
10:47Au lycée Jean Massé.
10:49Vous parlez
10:50vos conditions d'études.
10:52Dites-nous.
10:52Racontez-nous votre quotidien.
10:54Alors nous dans nos lycées
10:55les ordinateurs
10:56ne fonctionnent
10:56pour la plupart pas.
10:57Et les vidéoprojecteurs
10:58ils sont nombreux
10:59à ne plus fonctionner
11:00ou à mal projeter.
11:01Et c'est un problème
11:02qui touche beaucoup
11:02les filières professionnelles
11:03et technologiques
11:04parce que c'est indispensable
11:05pour eux
11:06d'avoir ce matériel-là.
11:08Et de façon plus générale
11:09ce sont les toilettes
11:10qui sont insalubres.
11:11Alors je vous laisse imaginer
11:12l'apparence
11:13de ces toilettes-là.
11:14Et les températures
11:15de nos classes
11:15affectent beaucoup
11:16nos conditions de travail.
11:17Quand il fait froid
11:18il fait trop froid
11:19et quand il fait chaud
11:19il fait trop chaud.
11:20On l'a notamment
11:21expérimenté durant le bac.
11:23Et la question du coup
11:24que je vous pose
11:25à vous les députés
11:26même si ces difficultés
11:27révèlent
11:28pardon
11:28révèlent beaucoup
11:29en partie de la région
11:31elles concernent aussi
11:32nos conditions d'études
11:34notre quotidien
11:35et aussi notre avenir.
11:36Quel est votre rôle
11:37ici aujourd'hui
11:38les députés
11:40que vous jouez
11:41et quelles sont
11:41les actions concrètes
11:43pour lesquelles
11:44vous êtes prêts
11:44à mener
11:45pour que tous
11:46les lycéens étudient
11:47dans des conditions dignes
11:48et que l'amélioration
11:49des équipements
11:50infrastructurels scolaires
11:51deviennent une priorité nationale.
11:53Alors votre réponse
11:54Géraldine Bagné.
11:55On a évidemment
11:56comme député
11:56un rôle de relais
11:57donc c'est vrai
11:58que ça relève
11:58de la région
11:59l'équipement
11:59des établissements
12:01mais on est là
12:01pour vous aider
12:02vous via vos conseils
12:03de vie lycéenne
12:04à relayer
12:05les problèmes
12:06que vous rencontrez
12:06sur le terrain
12:07parce qu'on doit
12:07être à l'écoute
12:08de ce qui se passe
12:08sur le terrain
12:09et relayer
12:09à la région
12:10pour qu'évidemment
12:12cet élémentaire
12:13soit fait.
12:13Moi j'ai connu aussi
12:14alors le problème
12:15de la canicule
12:15est un problème large
12:16parce qu'il y a
12:17beaucoup d'établissements
12:17de concernés
12:18moi je travaillais
12:19dans une salle de classe
12:21qui était plein sud
12:21avec des fenêtres
12:22donc je venais
12:23à 8h le matin
12:23pour aérer
12:24puis on était obligé
12:25de fermer les lumières
12:26et de rester enfermé
12:27toute la journée
12:28c'est vrai
12:28qu'avec
12:29j'avais 26-28 élèves
12:30mais dès lors
12:32qu'on est plus de 30
12:32c'est invivable
12:33donc ce truc là
12:34il faut tout de suite
12:34qu'il y ait des moyens
12:35de débloquer
12:39permettre au moins
12:39l'été prochain
12:40si c'est la même chose
12:41d'avoir des équipements
12:42de base
12:43pour faire face
12:44à ces conditions-là.
12:45Marie Récal
12:45parce que Yasmine
12:46dans sa question
12:47avait déjà anticipé
12:49le fait qu'on renvoie
12:50aux régions.
12:51Les lycéens se plaignent
12:52l'État leur dit
12:53allez voir vos régions
12:54les régions doivent leur dire
12:55oui mais l'État
12:56nous donne moins d'argent
12:56bon en gros
12:57ce qu'il faut
12:58c'est étudier
12:59dans de bonnes conditions
13:00Marie Récal
13:00et du coup
13:01je peux comprendre
13:01que la répartition
13:03des compétences
13:03elle se résume
13:04à la région et vous
13:05mais vous avez aussi
13:06la capacité
13:07de contrôler
13:08l'action du gouvernement
13:09de proposer des lois
13:10est-ce que vous avez
13:12réfléchi par exemple
13:13à des stratégies
13:14ou peut-être
13:14à des campagnes
13:15à mener
13:16pour régler ça ?
13:17Marie Récal
13:18alors c'est vrai
13:18qu'il y a
13:19une compétence
13:20qui est régionale
13:21sur les infrastructures
13:23et vous
13:23vous avez le droit
13:24à travailler
13:24dans des conditions
13:26acceptables
13:27pour pouvoir
13:28mener vos études
13:29aujourd'hui
13:29on ne peut pas
13:30tout renvoyer aux régions
13:31bien sûr
13:31d'autant que
13:32chaque région
13:32fait des choix différents
13:33selon les budgets
13:34qu'elles ont
13:35par exemple
13:36la région d'où je viens
13:37moi
13:37en Nouvelle-Aquitaine
13:38l'accent est beaucoup
13:39mis sur les lycées
13:41professionnels
13:41tout le monde
13:42ne fait pas ce choix-là
13:43certains
13:43quand vous savez
13:44l'enveloppe
13:44qui est attribuée
13:45à chaque établissement
13:45certains privilégient
13:47de mettre des caméras
13:48vidéo
13:48plutôt que
13:49de remplacer
13:50les plafonds
13:51ou mettre
13:52des ventilos
13:53au plafond
13:54ça c'est vraiment
13:55un choix politique
13:56notre rôle à nous
13:56c'est bien sûr
13:57de relayer ça
13:58je suis d'accord
13:59auprès des collectivités
14:00que l'on connaît
14:01mais aussi
14:01on va rentrer
14:02en période budgétaire
14:03de contrôler
14:04effectivement
14:04l'action du gouvernement
14:05et d'influencer le budget
14:08notamment
14:09vous savez que le fond vert
14:10par exemple
14:10c'est un vrai sujet
14:11quand même
14:11la question écologique
14:12de transition écologique
14:13qui aide les collectivités
14:14justement pour la rénovation
14:14le fond vert
14:15qui aide les collectivités
14:16il doit aussi se mobiliser
14:17là-dessus
14:17donc c'est notre rôle aussi
14:19ça au moment du budget
14:19Yasmine j'imagine
14:21que c'est pas nouveau
14:22ces problèmes de vétusté
14:23non pas du tout
14:24est-ce que vous par exemple
14:25vous aviez déjà
14:25ça fait plusieurs années
14:27que vous alertez
14:28il y a des actions
14:28qui sont faites
14:29dans votre lycée
14:29et bien ma proviseur
14:31ça fait 4 ans
14:31qu'elle alerte la région
14:324 ans qu'elle alerte
14:33sur les toilettes
14:34il n'y a rien qui est fait
14:35c'est-à-dire qu'ils ne donnent
14:36pas de nouvelles
14:38nous en attendant
14:38on attend
14:39et ça fait du coup
14:403 ans que j'étudie
14:41dans ce lycée-là
14:42rien qui est fait
14:43moi comme j'étais venue
14:44en seconde
14:45les toilettes sont pareilles
14:46que maintenant
14:47et on a entendu
14:49dans plusieurs témoignages
14:50cette question des toilettes
14:51alors pour certaines personnes
14:52ça paraît peut-être
14:53un peu anecdotique
14:53en fait c'est un âge
14:54c'est hyper important
14:56d'avoir le sentiment
14:57quand même
14:57de pouvoir aller
14:57dans des sanitaires
14:58qui sont un minimum
15:01décent
15:02Géraldine Bagné
15:03en fait on se dit
15:04on en est là
15:04dans certains états
15:05c'est d'ailleurs
15:06ce qui donne la légitimité
15:07au mouvement lycéen
15:08que je crois
15:08que tous les politiques
15:09reconnaissent
15:10de façon démocratique
15:11manifestée
15:12pour dire
15:12il y a vraiment un problème
15:13on ne nous entend pas
15:14depuis quelques années
15:15au niveau régional
15:16c'est tout à fait justifié
15:17bien sûr
15:17au niveau régional
15:19mais là
15:20c'est aussi au gouvernement
15:21peut-être de répondre
15:22c'est étonnant
15:23qu'il n'y ait pas eu
15:24de réponse
15:25alors moi je suis
15:26dans les pays de la Loire
15:27je n'ai pas entendu
15:27parler de problèmes
15:28à ce point
15:29d'ailleurs le lycée
15:30qui a été dégradé
15:31était très bien
15:31lui équipé
15:33mais bon
15:34c'est sûr
15:35que si on avait
15:36eu connaissance
15:37de problématiques
15:37comme ça
15:38on les aurait
15:38relayées
15:39et fait connaître
15:39Yasmine par exemple
15:40Marie-Récal le disait
15:41il y a le budget
15:42dans pas longtemps
15:43à l'Assemblée
15:44vous dites ça y est
15:44il faut se saisir
15:45aussi de ce sujet
15:47il faudrait se saisir
15:48et à savoir que
15:49l'État nous a retiré
15:503 millions d'euros
15:50de budget de fonctionnement
15:51à notre commune
15:52donc à Vitré-sur-Seine
15:53et pour cela
15:54le maire il a mis en place
15:55une campagne
15:56qui s'appelle
15:56des écoles
15:57plutôt que des missiles
15:57et je me dis
15:59peut-être que c'est
15:59des projets
16:00des campagnes
16:01du coup
16:01que vous pouvez faire
16:02créer
16:02pour améliorer
16:03pour aider les communes
16:06vous aider en fait
16:07je suis convaincue
16:08que ça normalement
16:09alors des écoles
16:10plutôt que des missiles
16:10alors moi je tiens
16:11à la commission de la défense
16:12vous voyez ça me parle
16:13beaucoup
16:13voilà parce qu'il y a
16:14un budget rallongé
16:15pour la défense
16:16quand on a un budget
16:17il faut faire des arbitrages
16:18le gouvernement fait les siens
16:19les parlementaires
16:20sont là pour orienter
16:21nous on a toujours dit
16:23ok pour le budget
16:23de la défense
16:24mais pas au détriment
16:25des autres
16:25il y a un gâteau
16:26il faut revoir
16:26et parmi les choix
16:27plus 30%
16:28pour l'éducation nationale
16:29depuis 2017
16:30ce sont les chiffres
16:31nous on demande
16:32un budget qui va encore
16:34augmenter
16:34d'1,2 milliard
16:35donc je ne pense pas
16:36que l'éducation nationale
16:37soit
16:37après il y a l'enveloppe
16:39mais il y a aussi
16:39comment elle est utilisée
16:40quand on regarde
16:41dans le détail
16:42cette question des sanitaires
16:43elle focalise vraiment
16:44mais depuis les plus
16:45basses classes
16:46depuis l'école primaire
16:47en fait
16:48c'est vraiment un sujet
16:50hyper important
16:51et on a des jeunes
16:51qui ne vont pas aux toilettes
16:52de la journée
16:53c'est pas acceptable
16:54c'est pas entendable
16:54ça crée après des pathologies
16:56que l'on connaît tous
16:57merci beaucoup
16:58du coup Yassine
16:59vous allez regarder
17:00les débats budgétaires
17:01ici à l'Assemblée
17:02on va en diffuser
17:03beaucoup sur LCP
17:04vous pensez que ça va être
17:05un moment où justement
17:06cette question de l'école
17:06va être importante ?
17:08je l'espère
17:08je l'espère
17:09j'espère que ça va être
17:10bien débattu
17:10j'espère qu'on en tirera
17:12de vraies conclusions
17:12et des conclusions positives
17:14qui sera de notre côté
17:15pour nous les écoles
17:16les lycéens
17:16et même les étudiants
17:17parce que c'est très important
17:18de travailler
17:18dans des conditions
17:20pardon
17:21qui sont favorables
17:23pour les lycéens
17:23et les étudiants
17:24mais vous avez eu le message
17:25du Premier ministre
17:26il a dit
17:26si on met plus d'argent
17:27sur l'école
17:27il faudra expliquer
17:28où est-ce qu'on l'enlève
17:30où est-ce qu'on en prend d'autres
17:31avec un pays
17:31qui a 52 000 euros
17:33de dettes par habitant
17:34enfin bon c'est bien
17:34ce sera un des débats
17:36Robin
17:37on va passer à vous
17:38Robin
17:38quant à Louble
17:3934 ans
17:40professeur de lycée
17:42professionnel
17:42en lettres histoire géographie
17:44au lycée
17:45Jean Massé également
17:46vous vous parlez
17:47des différences
17:48entre le public
17:49et le privé
17:49c'est votre interpellation
17:51aujourd'hui
17:51on vous écoute
17:52oui
17:53donc comme on nous a demandé
17:54de formuler une question
17:55moi je voulais
17:56essayer de soulever
17:57la discussion
17:58du financement
17:59des établissements
18:00privés sous contrat
18:02vous demandez déjà
18:03si vous considérez
18:04que c'est normal
18:04que la dotation par élève
18:06dotation de l'argent public
18:09délivrée notamment
18:09par la région
18:10mais c'est valable également
18:11pour par exemple
18:12le département du Val-de-Marne
18:13dans lequel j'enseigne
18:14la dotation par élève
18:16est supérieure
18:17dans les établissements
18:19privés
18:19sous contrat
18:21qu'elle ne l'est
18:22dans les établissements
18:23publics
18:24donc voilà
18:24je voulais poser la question
18:25déjà si ça vous semblait
18:26quelque chose de normal
18:27et après échanger
18:28sur effectivement
18:29ces problèmes là
18:30Géraldine Bagné
18:31alors moi j'ai pas du tout
18:32les mêmes chiffres
18:33parce qu'il y a un rapport
18:34de la DEP
18:35et un rapport parlementaire
18:37qui a été fait par
18:37Paul Bagné
18:38député LFI
18:39et Christopher Weisberg
18:41député Renaissance
18:42qui montre
18:43que la dépense publique
18:45pour un élève
18:45dans le privé
18:46sous contrat
18:47par rapport à un élève
18:48dans le public
18:48est de 46 à 50%
18:5155% inférieur
18:53pour un élève
18:54du privé
18:54sous contrat
18:55par rapport
18:55à un élève
18:56du public
18:56et c'est lié
18:57à la masse salariale
18:58aux retraites
19:00à l'équipement
19:01des bâtiments
19:02mais en tout cas
19:03c'est un rapport
19:04parlementaire
19:05qui a été fait
19:05plus un rapport
19:06de la DEP
19:06qui montre ça
19:07après c'est vrai
19:08comme vous disiez
19:09peut-être que si on prend
19:10les retraites
19:11des professeurs
19:11etc
19:12ça déséquilibre
19:13en gros le public
19:14en même temps
19:15ce que dit Robin
19:16c'est qu'on a le sentiment
19:17que dans le privé
19:18les moyens
19:18sont plus de l'énergie
19:19vous avez un déploiement
19:20de l'argent
19:21des parents
19:21puisqu'ils payent
19:22une scolarité
19:23plus importante
19:23donc très logiquement
19:24la dépense publique
19:26pour le privé
19:27sous contrat
19:27elle est forcément inférieure
19:28mais Marie-Hérécal
19:29il y a le sentiment
19:30qu'on investit aussi
19:31dans des lycées privés
19:33qu'on a peut-être
19:33moins besoin
19:34que les lycées publics
19:35c'était un petit peu
19:36votre remarque Robin
19:36moi ce que je crois
19:37c'est qu'il ne faut pas
19:38opposer le public
19:38et le privé
19:38mais la promesse républicaine
19:40c'est quand même
19:40l'école de la République
19:41donc il n'est pas normal
19:43qu'il y ait plus pour les uns
19:45et moins pour les autres
19:47et le plus
19:48c'est pour l'école publique
19:48je suis désolée
19:49quand des parents
19:51ont les moyens
19:51de mettre leurs enfants
19:52et sans caricaturer
19:53parce que parfois
19:54ce ne sont pas toujours
19:54que les classes les plus aisées
19:56qui mettent leurs enfants
19:57dans des écoles privées
19:58mais l'école de la République
20:00ça doit être la priorité
20:01après il y a aussi
20:02des problèmes d'allocation
20:03à l'intérieur
20:04et de choix
20:05de certaines règles
20:07donc à mon avis
20:08il faudrait un peu plus
20:08de transparence
20:09sur l'allocation
20:09de ces moyens
20:10et pourquoi pas d'ailleurs
20:11un rapport parlementaire
20:12sur l'exécution budgétaire
20:15de ces allocations
20:15de moyens
20:16parce que je pense
20:17que ça permettrait
20:18d'éclairer au-delà
20:19du rapport
20:20qui a déjà été rendu
20:21Pour vous Robin
20:22ça vous choque
20:23même peut-être
20:24que l'État finance
20:25une partie des écoles privées
20:27ou c'est une question
20:28de pourcentage
20:29de juste mesure ?
20:30Oui je pense
20:30qu'en tant qu'enseignant
20:31dans le public
20:32et je ne suis pas le seul
20:33ça parlera à beaucoup
20:34de mes collègues
20:35on est très attaché
20:36au financement
20:37de l'école publique
20:38et on est souvent
20:38dans l'incompréhension
20:39quand on voit
20:40les sommes qui se sont données
20:41d'argent public
20:42pour l'enseignement privé
20:44y compris quand on parle
20:45d'égalité
20:45ou quand on parlait
20:46de parcours sub
20:46tout à l'heure
20:47sur le lycée d'origine
20:48on sait bien
20:48qu'il y a certaines
20:50formations universitaires
20:51qui vont regarder
20:51d'un meilleur œil
20:52les lycées privés
20:52que les lycées publics
20:54et ça
20:54ça constitue pour nous
20:55une rupture d'égalité
20:56alors sur les chiffres
20:57je me permets
20:58parce que dans la région
20:59Île-de-France
20:59et dans notre département
21:00on a un petit peu
21:01travaillé le sujet
21:02avant l'émission
21:04bon il y a effectivement
21:05le rapport de monsieur Vanier
21:06mais je pense que
21:08les paramètres
21:09qui sont pris en compte
21:09sont trop larges
21:11pour nous
21:11parce que nous on parle
21:12des dotations de fonctionnement
21:13ce qui permet aux établissements
21:14de fonctionner
21:15et aux investissements
21:16de structure
21:17dans les différents établissements
21:18et donc on constate
21:19par exemple
21:19que sur Vitry-sur-Seine
21:20la commune sur laquelle
21:21moi j'enseigne
21:22il y a trois lycées publics
21:23et un lycée privé
21:24qui d'ailleurs
21:25était bloqué ce matin
21:25le lycée privé aussi
21:26preuve qu'il y a des problèmes
21:27partout maintenant
21:28la dotation de la région
21:30est de 490 euros
21:31par élève
21:32dans le lycée privé
21:33elle est de 225 euros
21:34par élève
21:35dans notre établissement
21:36le lycée Jean-Masset
21:36Vitry-sur-Seine
21:37donc ça c'est des choix politiques
21:39puisqu'effectivement
21:39il y a l'état
21:40et il y a les dotations
21:41des collectivités
21:42il y a un sujet parisien
21:45si on peut se permettre
21:46aussi il y a un sujet parisien
21:47parce que moi je viens
21:48d'une commune rurale
21:49dans l'ouest de la France
21:50on a 45%
21:51d'établissements privés
21:52le reste en public
21:53donc autant dire
21:54qu'on a une certaine proximité
21:55avec le privé
21:56moi j'étais élève
21:57dans le privé
21:57je suis prof dans le public
21:58donc je n'ai aucun problème
21:59avec cette double offre
22:01et d'ailleurs
22:02dans l'ouest
22:03ça marche plutôt pas mal
22:04au passage
22:05mais il se trouve
22:06que là
22:06l'égalité des chances
22:07elle passe aussi
22:08par ces écoles privées
22:09qui vont accueillir
22:10des élèves de tout milieu
22:11ça n'a rien à voir
22:12avec ce qui se passe
22:13en région parisienne
22:14alors il y a une spécificité
22:16en région parisienne
22:17c'est exact
22:17mais il y a une spécificité
22:19et ce que je disais tout à l'heure
22:20selon les choix politiques
22:21qui sont faits
22:21par les présidents de région
22:22ou présidentes de région
22:23différents
22:24en Ile-de-France
22:25la présidente de région
22:26fait le choix
22:27de mettre
22:28de la surveillance vidéo
22:29plutôt que d'améliorer
22:30les salles de place
22:31bien sûr
22:31et c'est un choix
22:32qui a été fait aussi
22:32dans notre établissement
22:33à Vitry-sur-Seine
22:34et en particulier
22:35dans l'enseignement professionnel
22:36alors justement
22:37parce que vous disiez
22:38c'est important pour vous
22:39en lycée professionnel
22:40vous faites la distinction
22:41lycée privée
22:42lycée public
22:42et aussi au sein
22:43des lycées publics
22:44il y a des différences
22:45entre les lycées généralistes
22:47et les lycées professionnels
22:49en termes d'équipement
22:51d'après vous
22:51il y a des choix aussi
22:52qui sont faits
22:53bien sûr
22:53puisque le lycée professionnel
22:54a subi deux réformes
22:56depuis qu'Emmanuel Macron
22:57est au pouvoir
22:59et ces deux réformes
23:01ont non seulement
23:02fait perdre
23:03des heures de formation
23:04à nos élèves
23:05mais par ailleurs
23:06ont permis
23:07de réorienter
23:08une partie des financements
23:09qui au préalable
23:10revenaient au lycée professionnel
23:11public
23:11à des structures
23:12d'apprentissage
23:13par exemple
23:13c'est la grande fierté
23:14de monsieur Macron
23:16d'avoir atteint
23:17l'objectif
23:17d'un million d'apprentis
23:18dans le pays
23:19avant maintenant
23:19de couper les aides
23:20et donc de mettre
23:21plein de filières
23:22d'apprentissage
23:22dans la difficulté
23:24ce qui pose
23:25d'autres problèmes
23:25mais en tous les cas
23:27nous dans notre établissement
23:28par exemple
23:29il y a un problème
23:31effectivement
23:31sur le parc informatique
23:32il y a des équipements
23:34dans les ateliers
23:35industriels
23:36qui sont vétustes
23:37il y a des lycées
23:38du Val-de-Marne
23:38où il y a des filières
23:39de cybersécurité
23:40et d'informatique
23:40où ils font travailler
23:41les élèves
23:42sur des ordinateurs
23:43qui ont 15 ans
23:44donc quand ensuite
23:45les élèves
23:46ils vont se retrouver
23:46dans le monde du travail
23:47à devoir faire
23:48de la cybersécurité
23:49sur des équipements
23:49de pointe
23:50ils auront travaillé
23:51aux lycées professionnels
23:52publics
23:53sur des ordinateurs
23:54qui ont 15 ans
23:54d'existence
23:55c'est pas normal
23:56il y a cette spécificité
23:57Géraldine Bagné
23:58d'équipements nécessaires
23:59parfois dans les filières
24:00techniques
24:01technologiques
24:02qui coûtent forcément
24:03de l'argent
24:03oui bien sûr
24:04mais il y a toujours
24:05un sujet je pense
24:06d'équité territoriale
24:07suivant les régions
24:08c'est pas la même chose
24:09moi j'entends pas
24:09la même chose
24:10en Pays de la Loire
24:10au niveau de l'équipement
24:11des lycées professionnels
24:13parce que c'est
24:14c'est vrai que la filière
24:14économique est très importante
24:16et je pense que la région
24:17soutient très fortement
24:18ces investissements-là
24:19au détriment de choses
24:21qui sont plus accessoires
24:22mais il faut
24:24il faut évidemment
24:25soutenir
24:26l'équipement des jeunes
24:27que ce soit
24:28la voie professionnelle
24:29ou l'apprentissage
24:30parce que ce sont
24:31ces jeunes-là
24:31qu'on voit moins
24:32alors que c'est
24:33un jeune sur trois
24:34ce sera votre mot de la fin
24:35Robin très rapidement
24:36non je me prononcerai pas
24:37sur les Pays de la Loire
24:38mais juste pour dire
24:38qu'il y a un classement
24:39de l'investissement régional
24:41qui vient de sortir
24:43pour les lycées
24:44et que la région Île-de-France
24:45figure en dernière position
24:47du classement
24:47pour l'investissement public
24:49auprès des lycéens
24:50c'est un vrai problème
24:51il faut que ça change
24:52voilà
24:52et Robin je précise
24:54et c'est tout à fait
24:55votre droit
24:55que vous êtes à la CGT
24:57oui alors je suis là
24:58pour représenter
24:59les collègues
24:59vous représentez tout à fait
25:00mais c'est
25:01il y a de la CGT
25:02de la FSU
25:03du Sud
25:03de l'UNSA
25:04Force Ouvrière
25:05et c'est tout à fait
25:06votre droit
25:07et tout à fait de l'être
25:08mais c'est vrai que voilà
25:09vous êtes tous unis
25:09dans la mobilisation
25:10pour la clarté des débats
25:11c'est toujours bien
25:12de le dire
25:13mais c'est tout à fait
25:14votre droit
25:14et vous avez représenté
25:15votre lycée
25:16vos collègues
25:16Nassim on va passer
25:18avec vous maintenant
25:18Nassim Taleb
25:1916 ans
25:20lycéen à Épinay
25:21sur Seine
25:22Jacques Féder
25:23on prononce comme ça
25:24pardon
25:24et vous vous parlez
25:25d'un sujet
25:26alors pareil
25:27on la retrouve énormément
25:28en manifestation
25:28les professeurs
25:30parfois il n'y en a pas
25:31toujours un devant
25:31les élèves Nassim
25:32oui en effet
25:34je trouve que
25:35c'est pas normal
25:36qu'en 2026
25:39nos professeurs
25:39ne sont pas remplacés
25:40alors qu'ils sont absents
25:41pendant plusieurs semaines
25:42qu'il y a un manque
25:43de moyens considérable
25:44par exemple
25:45nos professeurs
25:46de physique chimie
25:47de SVT
25:47quand ils veulent organiser
25:48des travaux pratiques
25:49ils ne peuvent pas
25:50parce qu'il faut
25:52des agents
25:53pour préparer
25:54les TP
25:56mais ils ne peuvent pas
25:57parce qu'il n'y a pas
25:58ces agents là
25:59de plus
26:00il y a des profs
26:01qui devraient
26:02partir
26:03enfin
26:03qui ne devraient plus
26:04enseigner
26:05pour
26:06multiples causes
26:07sauf que eux
26:09malheureusement
26:10ils sont obligés
26:10de rester
26:11parce qu'ils savent
26:11que s'ils partent
26:12les élèves
26:13on n'aura pas
26:13de professeur
26:14et ça
26:16c'est grave
26:17et la question
26:18c'est
26:19pourquoi nous
26:20les élèves
26:20on doit bâtir
26:21un avenir
26:22d'excellence
26:23alors que
26:24l'éducation nationale
26:27ne complique même pas
26:28wow
26:29allez-y
26:30si on vous écoute
26:31c'est très bien
26:32que l'éducation nationale
26:33elle n'arrive pas
26:35à remplir son rôle
26:36et les TP
26:37pour vous
26:37ça doit être important
26:38vous me disiez
26:38vous faites maths physique
26:40comme option
26:41c'est ça
26:41Marie Récalde
26:42c'est aussi
26:43un des coeurs
26:44des problèmes
26:45soulignés par les lycéens
26:47je crois même que c'est le premier
26:48parce qu'on fait le focus
26:50sur plein de choses
26:51parce que ça fait bien
26:53voilà
26:53et puis ça permet
26:54de faire parler
26:55ou de faire vendre
26:55des journaux
26:56mais franchement
26:57que demandent
26:58les lycéens
26:59parce que c'est partie des lycéens
27:00ils demandent à travailler
27:02c'est vraiment
27:03des hooligans
27:04demander à travailler
27:05c'est ça la promesse
27:07de l'égalité des chances
27:08aucun élève
27:09ne devrait pas pouvoir
27:10poursuivre ses études
27:11parce qu'il n'a pas
27:11nous ça fait des années
27:12qu'on l'alerte là-dessus
27:13sur le manque de professeurs
27:14on s'est battu
27:15sur le budget l'année dernière
27:16contre la suppression
27:17de 4000 postes
27:19on se rebat
27:20cette année
27:21on a obtenu des choses
27:22l'année dernière
27:22on espère qu'on va
27:23et puis tout d'un coup
27:24là on nous sort
27:253000 enseignants remplaçants
27:26voilà du chapeau
27:27alors qui était
27:28dans le vivier des remplaçants
27:30mais c'est pas possible
27:31des enseignants de maths
27:32à qui on demande
27:33d'aller faire du français
27:34bon ça peut être
27:35moi si j'étais prof de français
27:36je sais pas si j'arriverais
27:37à faire des maths
27:38mais ma collègue
27:38est beaucoup plus compétente
27:39que moi
27:40Géraldine Bagné
27:41c'est vrai qu'on a vu
27:43un ministre
27:44dire
27:45bah en fait
27:45s'il y a 3000 profs
27:46on lui a demandé
27:47on lui a demandé
27:47si c'était des TZR
27:48des contractuels
27:49ou bien des jeunes
27:51pris sur liste complémentaire
27:53parce qu'il y a un vivier
27:54de remplaçants
27:55ça a toujours existé
27:56dans l'éducation nationale
27:57il ne faut pas dire
27:58qu'ils ne sont à rien faire
27:58parce que là
27:59c'est ce qui est passé
27:59dans la presse
28:00mais ils sont affectés
28:01dans un établissement
28:02et en attendant
28:03d'avoir un remplacement
28:04dans l'année
28:04ils sont à faire du soutien
28:06ou alors
28:07ils permettent
28:08de dédoubler des classes
28:08donc d'avoir des demi-classes
28:10aux collègues
28:10et en tout cas
28:11ils travaillent
28:12parce que l'image
28:13qu'on renvoie
28:13du métier de prof
28:14qui a besoin d'être soutenu
28:16qui a besoin de gagner
28:17en notre activité
28:17je me bats pour ça
28:18depuis 2017
28:19soutenez les profs
28:21parce que si on n'a pas de profs
28:23c'est que plus personne
28:24ne veut faire ce métier
28:25et ça il faut le dire fortement
28:27et pourquoi ?
28:28parce qu'on n'est pas assez revalorisé
28:29alors il y a des candidats
28:30aux présidentielles
28:31qui vont proposer
28:3120% de plus
28:33mais on a au passage
28:34un gel du point d'indice
28:35depuis des années
28:36je n'ai connu que ça
28:37pendant ma carrière
28:38à un moment donné
28:39il faut être cohérent
28:39si la société
28:40elle a besoin
28:41d'avoir des professeurs
28:41qui est le premier métier
28:43autorité publique
28:44il faut impérativement
28:45revaloriser le métier
28:46et défendre les professeurs
28:47et tout le monde
28:48doit défendre les profs
28:49les parents
28:49les élèves
28:50et respecter l'enseignant
28:52qui est la première
28:52autorité publique
28:53dans une place
28:54Massim vous pensez
28:55que justement
28:55ça peut passer par
28:56on manque de profs
28:58ou alors
28:58est-ce que c'est parce que
28:59l'éducation nationale
29:00visiblement
29:01a du mal aussi
29:02à gérer ces questions
29:03de remplacement
29:03c'est pas qu'ils ont du mal
29:04à gérer ces questions
29:05de remplacement
29:06c'est qu'ils ne le font pas
29:06vous quand vous avez
29:07une absence par exemple
29:09dites nous concrètement
29:10comment ça se passe
29:10dans votre lycée
29:11alors on a une absence
29:12par exemple j'ai un exemple
29:13voilà ma prof d'espagnol
29:15depuis septembre
29:15elle a été affichée
29:17sur prenait de qualité
29:17absente
29:18durant trois semaines
29:20suivant la rentrée
29:22et elle a été remplacée
29:23là que récemment
29:24mais c'est à dire
29:25trois semaines
29:26sans espagnol
29:27ça nous pénalise
29:28on nous demande
29:29un niveau
29:30B1 je pense
29:31en fin d'année terminale
29:32mais on ne peut pas
29:33l'avoir
29:33si on n'a pas
29:34de cours d'espagnol
29:35pareil pour le philo
29:36on a un bac de philo
29:37on a des professeurs
29:38qui voilà
29:39ils ne sont pas là
29:39mais ils ne peuvent pas
29:40être remplacés
29:43l'état ne fait rien
29:44et pendant que vous parlez
29:45il y a des images
29:46de la manifestation parisienne
29:48on demande
29:49on voit
29:49avec Parcoursup
29:51d'étudier etc
29:52qu'est-ce que l'état
29:53peut répondre
29:54à des jeunes lycéens
29:56qui disent
29:56moi pendant trois semaines
29:57je n'ai pas d'espagnol
29:59et puis pendant deux mois
30:00je n'ai pas de français
30:00dans le recrutement
30:01on s'est battu pour
30:02d'ailleurs
30:02on prend maintenant
30:03les professeurs
30:04à Bac plus 3
30:04avec deux ans de formation
30:05si on a baissé
30:07le niveau de recrutement
30:07c'est pour essayer
30:08d'aller chercher
30:08un deuxième flot
30:11de professeurs
30:12qui pourront revenir
30:13et d'ailleurs
30:13on a un peu moins
30:14de post-vacances
30:15cette année
30:15parce qu'il faut répondre
30:17justement à cette crise
30:17vraiment d'attractivité
30:19du métier
30:19la société doit se demander
30:21pourquoi les professeurs
30:22les personnes
30:23n'ont plus envie
30:24d'aller devant des classes
30:25du côté des professeurs
30:26et Marie-Éricèle
30:27du côté des lycéens
30:28on doit se dire
30:30mais comment je peux étudier
30:32comment je peux réussir
30:33mon avenir
30:34quand je n'ai pas
30:36toutes ces choses
30:36et après on parle
30:37de jeunes
30:38qui sont angoissés
30:39par l'avenir
30:40mais comment ne le seraient-ils pas
30:41moi j'ai l'exemple
30:42j'ai reçu les jeunes
30:43dans ma circonscription
30:43les jeunes lycéens
30:44un jeune en STMG
30:46qui me dit
30:47on n'a pas de prof de gestion
30:48depuis la rentrée
30:50en STMG
30:50enfin voilà
30:51des choses comme ça
30:52en plus les matières
30:53fondamentales
30:54un français, maths, physique, chimie
30:55qui manque le plus
30:56donc ça c'est pas entendable
30:57on ne peut pas se satisfaire
30:58de on a recruté
30:59on a baissé
31:00oui c'est vrai
31:00mais aujourd'hui
31:02le constat qui est fait
31:03et c'est pas que
31:05ici, là
31:06c'est partout dans le pays
31:07partout dans le pays
31:08et depuis des années
31:09qu'on dit
31:09il faut augmenter
31:10le nombre d'enseignants
31:11oui il faut revaloriser
31:12la carrière d'enseignant
31:14effectivement je suis de prof
31:15donc je peux vous dire
31:16ma fille de prof
31:17et prof
31:18ça me parle
31:18et Massime
31:19j'imagine que
31:19là vous êtes en terminale
31:21donc vous savez déjà
31:21trois ans que vous êtes
31:22dans votre lycée
31:23vous avez vu un changement
31:25dans la situation
31:26ça s'est dégradé
31:27au fil des années
31:27il y a parfois
31:28un peu d'amélioration
31:29alors moi
31:30j'ai fait ma seconde
31:30dans un lycée privé
31:31et ma première
31:33est terminale
31:33dans un lycée public
31:34et il y a une très
31:35très grosse différence
31:36au lycée privé
31:37les profs
31:38ils étaient remplacés
31:39le jour même
31:39on avait toujours cours
31:40aucun cours n'a sauté
31:41mais vraiment aucun
31:42et c'est pour ça
31:44que certains parents
31:45font aussi le choix
31:46de mettre leurs enfants
31:47dans le privé
31:48j'imagine
31:49le choix
31:50en constatant
31:51aussi un problème
31:52de remplacement
31:53le choix
31:53ou le sacrifice
31:54parce que ça a un coût
31:55quand même
31:55et toutes les familles
31:56ne peuvent pas se permettre
31:57quand on a plusieurs enfants
31:58même quand on en a un
31:59qu'un
32:00de mettre ses enfants
32:01dans le privé
32:02et puis je le redis
32:03c'est quand même
32:04la promesse républicaine
32:05c'est l'école
32:05donc c'est pas normal
32:08on va passer
32:09à notre dernier thème
32:10avec vous
32:10Victoria
32:11Victoria Azaria
32:12vous avez 16 ans
32:13vous êtes lycéenne
32:14à Paris
32:14au lycée Simon Veil
32:18on va vous interroger
32:19vous vous posez la question
32:20sur justement
32:21la manière dont la police
32:23a géré ces mouvements
32:24le ministre a été interrogé
32:26là-dessus
32:27Laurent Nunez
32:28ministre de l'Intérieur
32:28je vous propose de l'écouter
32:29et juste après
32:30on revient avec vous
32:31Victoria
32:32quand les manifestations
32:33se déroulent de manière pacifique
32:35il n'y a pas
32:36d'intervention de police
32:37il faut le marteler
32:38il faut le rappeler
32:39il n'y a pas
32:40d'intervention de police
32:41quand il y a des violences
32:42quand il y a des exactions
32:44quand il y a des professeurs
32:45qui sont pris à partie
32:46quand il y a des intrusions
32:47violentes dans les lycées
32:48alors oui
32:49il y a des interpellations
32:50oui il y a des gardes à vue
32:51l'ordre républicain
32:53c'est quand on interpelle
32:54des délinquants
32:55et des casseurs
32:55voilà monsieur le député
32:57c'est rien d'autre
32:57et c'est ce que nous faisons
32:58tous les jours
33:01alors Victoria
33:01vous pouvez réagir
33:03et surtout partager
33:04voilà le témoignage
33:05que vous voulez
33:06nous donner aujourd'hui
33:07personnellement
33:07ce que vient de dire
33:08nos nièces
33:09je trouve ça honteux
33:10je trouve ça honteux
33:11de nous dire que
33:12la police n'agit pas
33:13même pendant des manifestations
33:14pacifiques
33:15parce qu'on peut voir
33:15ce qui s'est passé à Bastille
33:16c'était pacifiste
33:18des personnes étaient
33:18juste assises sur des marches
33:19et qu'est-ce que la police
33:20a trouvé à faire
33:21c'est nous nasser
33:22c'est nous encercler
33:23nous empêcher de sortir
33:24et nous balancer
33:25des bombes lacrymo
33:26nous gazer
33:26nous frapper
33:27donner des coups de genoux
33:28dans la tête
33:29d'enfants
33:29de lissins
33:30ou même de personnes
33:31juste qui sont là
33:31pour manifester
33:32alors moi je trouve ça honteux
33:33que l'état ose venir nous dire ça
33:35alors qu'à côté
33:36on subit des violences
33:37qui ne sont absolument
33:38pas légitimes
33:39et qui créent vraiment
33:40une colère en nous
33:40qui n'est pas normale
33:41on a déjà une colère
33:43en nous
33:43à cause de l'état
33:44mais la police
33:45ne fait que
33:46la créer encore plus
33:48créer une animosité
33:49qui vraiment
33:51nous crée en fait
33:52en nous aussi
33:52une violence
33:53qu'on donne dans la rue
33:54et on peut dire du coup
33:55que personnellement
33:56je pense que cette violence
33:57est assez légitime
33:58mais du coup moi maintenant
33:59ma question pour vous
34:00débuter
34:00et aussi pour l'état
34:01c'est quel est le but
34:03de nasser
34:03de gazer
34:04des lissins
34:05des personnes
34:06qui ont entre 14
34:07et 17 ans
34:08de faire tout ça
34:09alors qu'ils essayent
34:11de se faire entendre
34:11de manifester
34:12et de demander des droits
34:13quel est le but
34:14de nous envoyer
34:14la BRAVEM
34:15et les CRS
34:17Géraldine Bagné
34:18il y a un cadre de loi
34:20qui est juste
34:21c'est que vous avez le droit
34:22de manifester
34:23pacifiquement
34:24mais par contre
34:25pas le droit
34:25de bloquer un établissement
34:27puisque sinon
34:28c'est une liberté
34:28au droit d'aller et venir
34:29c'est la loi
34:31il n'y a pas le droit
34:32de bloquer un établissement
34:33et vous êtes soumis
34:33à obligation d'assidivité
34:35au cours
34:36bon ça c'est le cadre légal
34:38donc que la police
34:39intervienne
34:40quand il y a un blocage
34:40d'établissement
34:41et que les élèves
34:42qui veulent étudier
34:43ne peuvent pas entrer
34:44ça c'est normal
34:45que la police intervienne
34:46pour rétablir
34:47le droit d'aller et venir
34:49c'est la loi
34:50encore une fois
34:51ça c'est légal
34:51maintenant
34:52évidemment
34:53les images qu'on voit
34:54qui interroge
34:55sur certaines actions
34:57des policiers
34:58IGPN
34:59enquête
34:59et on regarde
35:00si le geste
35:01du policier
35:02mis en cause
35:03a été juste
35:04ou pas
35:04mais je pense
35:05que ce dont parle
35:06Victoria
35:07vous me direz
35:07si je me trompe
35:08c'est pas forcément
35:09là il y a eu
35:10évidemment
35:10des enquêtes
35:11de l'IGPN
35:12sur des blessures
35:14très graves
35:14mais là c'est plutôt
35:15une manière
35:16de gérer les choses
35:17c'est pas évidemment
35:18avec tout le temps
35:20des blessures si graves
35:21mais c'est une manière
35:22de gérer
35:23sur la question
35:24de l'encerclement
35:25donc c'est quelque chose
35:26qui avait été dénoncé
35:26par le conseil d'état
35:27en 2021
35:28puis il y a eu
35:29un travail de recadrage
35:31qui avait été fait
35:31l'encerclement
35:32il doit être proportionné
35:35strictement nécessaire
35:35et je précise
35:36que les images qu'on voit
35:37c'est des images
35:38de la manifestation
35:38aujourd'hui en valie
35:39il y a eu possibilité de sortie
35:40pour les personnes
35:40qui ne sont pas dans le...
35:41et ensuite Marie Récal
35:43donc vous trouvez
35:43que c'est nécessaire
35:44de nasser des personnes
35:45des profs
35:46des aides-soignants
35:47des élèves
35:48des travailleurs
35:50alors qu'ils revendiquent
35:51des droits
35:52je ne parlerai pas de ça
35:53moi je parle de maintien
35:54de l'ordre
35:55nasser pour bien comprendre
35:56c'est quand on autorise
35:57les gens à venir
35:58mais ensuite on ne fait
35:58qu'une sortie par exemple
36:00que ce groupe
36:01ne peut plus sortir
36:02moi je ne suis pas
36:03une spécialiste
36:03du maintien de l'ordre
36:05il faut que le ministère
36:06regarde évidemment
36:07si les actions
36:07sont proportionnées
36:09je crois qu'ils y veillent
36:10malgré tout
36:11mais après évidemment
36:13on est dans le maintien
36:14de l'ordre
36:15proportionné
36:16une réponse
36:16Marie Récal
36:17et ensuite
36:17des mineurs
36:20moi je partage
36:21complètement
36:22cette indignation
36:22et d'ailleurs
36:23nos députés
36:24de mon groupe
36:25ont posé des questions
36:26au ministre Nunez
36:27avec qui on a l'habitude
36:27de travailler
36:28quand on entend
36:29un ministre de l'Intérieur
36:30dire parlant de jeunes
36:31d'enfants
36:31des enfants
36:32excusez-moi de vous traiter
36:33d'enfants
36:34mais enfin à 14 ans
36:34pour certains
36:35des mineurs en tout cas
36:36dire je n'ai donné
36:37aucune consigne de retenue
36:39moi ça m'interpelle
36:41alors il l'a dit
36:41sur TF1
36:42après il a dit
36:43qu'il avait dit
36:44proportion
36:46il va falloir revoir
36:47la doctrine
36:48parce qu'on ne gère pas
36:49une manifestation
36:50de jeunes lycéens
36:51qui manifestent pacifiquement
36:53il faut le dire
36:53c'est pas parce qu'il y a certains
36:54moi je dénonce
36:55toutes les formes de violence
36:56vraiment
36:57mais la violence
36:58ils la subissent
36:58depuis des années
36:59ils la subissent souvent
37:00de personnes venues
37:01de l'extérieur
37:01oui mais bien sûr
37:02et ceux-là on les connaît
37:03et ceux-là on les connaît
37:04mais moi j'ai des témoignages
37:06de parents à Bordeaux
37:07donc voilà
37:09dans ma région
37:10dans ma ville
37:10où des parents
37:11ont accompagné leurs enfants
37:13et qui m'ont rapporté
37:15en témoignage
37:15que effectivement
37:17au moment où les parents
37:17se sont éloignés
37:18alors que les jeunes
37:19manifestaient assis pacifiquement
37:20en faisant de la musique
37:21on a envoyé des gaz lacrymogènes
37:23contre des jeunes
37:24qui chantaient
37:24et qui faisaient une chorale
37:25mais au moment
37:26dans ce pays
37:27et vous disiez
37:28et là on nous dit
37:29que dans le cortège parisien
37:30justement
37:30il y a quelques tensions
37:32de fin de manifestation
37:32ça arrive malheureusement souvent
37:35Victoria sur ce
37:36vous aussi
37:37vous avez eu le sentiment
37:38qu'après les adultes
37:39sont venus aussi
37:40un peu en soutien
37:40et c'était aussi
37:41en raison du comportement
37:43de la police
37:43alors oui totalement
37:44parce que moi par exemple
37:46à Bastille
37:47j'y suis allée
37:48avec mes professeurs
37:49avec mes AED
37:50avec ma CPE
37:51et on en parle avec eux
37:52on parle de nos blocus
37:53on parle de nos manifestations
37:55et en fait
37:55même eux
37:56ils se rendent compte bien
37:56même eux ils se rendent compte
37:57en fait la police
37:58est violente envers nous
37:59et même ma mère
38:00quand je sors
38:01quand je vais en manifestation
38:02elle n'a pas peur
38:03de ce qui peut m'arriver
38:04dans la foule
38:04elle a peur de ce que la police
38:06peut nous faire
38:06on nous dit que la police
38:08est là pour notre sécurité
38:09pour nous protéger
38:09nous protéger de qui au final
38:11parce que le seul danger
38:12que je vois moi
38:13c'est la police
38:13qui est en face de moi
38:14qui me regarde
38:15et qui d'ailleurs
38:15par ailleurs
38:16n'a même pas son Rio
38:17est-ce que ça
38:17vous trouvez que c'est légal
38:18le Rio
38:19c'est le numéro d'immatriculation
38:20que doivent porter les policiers
38:21il a fallu le policier
38:24sur ce témoignage aussi
38:26de dire en fait
38:26les parents parfois
38:27sont plus inquiets
38:28de ce qui pourrait se passer
38:29avec les forces de l'ordre
38:30qu'avec d'éventuels casseurs
38:32oui alors ils sont inquiets
38:34moi j'ai des retours aussi
38:34de collègues
38:35ils sont inquiets
38:36et par ce qui peut arriver
38:38effectivement
38:38par des opérations
38:39de maintien de l'ordre
38:39mais aussi par ce qui peut arriver
38:41par des individus
38:42qui viennent de l'extérieur
38:43et qui viennent tendre
38:45finalement les choses
38:46et moi en Mayenne
38:48j'ai plutôt ce retour
38:49d'élèves qui viennent
38:49d'autres établissements
38:50mettre le feu au couvert
38:51il y a eu aussi
38:52ces cas victorias
38:53de violence
38:55par des jeunes
38:56dont on ne peut pas
38:57tellement savoir
38:58s'ils viennent des lycées
38:59ou non
38:59j'ai envie de vous dire
38:59moi oui il y a eu
39:01des violences
39:01de la part des jeunes
39:02c'est vrai
39:02maintenant si on regarde
39:03et là il y a un feu
39:05qui est allumé en direct
39:06je commente juste
39:06un tout petit peu
39:07les images
39:07si vous voulez vraiment
39:09parler de violence
39:10là vous me parlez de feu
39:11vous me parlez de violence
39:12matérielle
39:12vous me parlez de violence
39:13matérielle
39:14à côté de violences
39:15qui sont faites
39:15sur des humains
39:16sur des mineurs
39:16vous ne pouvez pas comparer
39:19les deux
39:20vous vous rendez compte
39:21ou pas que des élèves
39:22ont perdu leurs mains
39:22ont perdu leurs dents
39:23ont perdu leurs yeux
39:24et à côté
39:25on va me dire de pleurer
39:26pour trois pauvres poubelles
39:27qui sont en train
39:28de cramer dans la rue
39:29mais est-ce que c'est
39:29si important que ça
39:30ça se rachète des poubelles
39:31alors Géraldine Beny
39:32vous disiez
39:33il y a eu aussi
39:33des personnels
39:34on est touché autant
39:35par les violences
39:36qui ont pu impacter
39:37des jeunes
39:38que celles qui ont pu
39:39toucher des personnels
39:40je crois qu'il n'y a pas
39:41de choses politiques
39:42là-dessus
39:43mais on voit bien
39:43que ça suscite
39:44une forme de colère
39:45de la part des lycéens
39:46bien sûr
39:46il faudra après
39:47travailler aussi
39:48à réparer
39:48c'est normal
39:49je veux dire
39:50moi encore une fois
39:51toutes les violences
39:53qui viennent de l'extérieur
39:53ou quelles qu'elles soient
39:54sont condamnables
39:55et il faut les condamner
39:57néanmoins
39:58aujourd'hui
39:59dans les manifestations
40:00ce que l'on voit
40:00ce sont des jeunes
40:01qui demandent
40:02à pouvoir travailler
40:03à réussir leurs études
40:04le font plutôt pacifiquement
40:06et il y a
40:08des règles
40:09de maintien de l'ordre
40:10qui semblent
40:11un peu abusives
40:12pour rester correct
40:13le mot de la fin
40:14merci Marie Récal
40:15merci Géraldine Bagné
40:16si vous souhaitez assister
40:17à la séance citoyenne
40:18vous pouvez flasher
40:19le QR code
40:20aujourd'hui
40:21qui est ici
40:22pardon
40:22c'était spécialisé
40:23mais n'hésitez pas
40:24à proposer tous vos thèmes
40:25je vous remercie infiniment
40:26tous les quatre
40:27Robin, Victoria, Yasmine
40:29et Nassim
40:30merci d'avoir accepté
40:31d'échanger
40:32les émissions continuent
40:33sur les chaînes parlementaires
40:34évidemment
40:35merci
40:36merci
40:38merci
40:39Sous-titrage FR ?

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