- il y a 2 jours
Bonsoir DICI accompagne les téléspectateurs de BFM DICI dans leur soirée avec un focus sur l'actualité locale : infos, météo, sport, trafic. Au sommaire : Gap, un plafond s'effondre devant des élèves. Bureaux de poste menacés, les usagers inquiets. Briançon, les lycéens ont défilé dans le calme.
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00:00– Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir. – Bonsoir d'ici.
00:12– Bonsoir, bonsoir, ravi de vous retrouver sur BFM d'ici en ce mardi 13 octobre.
00:20Nous sommes à nouveau ensemble pour 1h30 d'Information au cœur de votre territoire.
00:26Dans un instant, votre journal d'actualité à 18h45, comme tous les mardis, notre focus dans les archives.
00:32Et ce soir, nous parlerons de documents atypiques qui racontaient la vie quotidienne dans le Kéra au XVIIIe siècle.
00:39Un témoignage rare et unique, c'est à découvrir tout à l'heure avec les archives départementales.
00:44Mais tout de suite, voici le sommaire de votre édition.
00:47Une école évacuée à Gapes, plusieurs éléments du plafond sont tombés.
00:51Le maire a signé un arrêté de péril. Les parents ont été invités à récupérer leurs enfants.
00:57Dix opposants au chantier photovoltaïque de la montagne de Lure devant la justice.
01:01Aussi ce mardi, leur manifestation remonte à 2023. Ils avaient bloqué l'arrivée des engins.
01:07On parlera aussi des bureaux de poste menacés dans nos deux départements.
01:12Les usagers sont inquiets, vous les entendrez.
01:16Apprendre à bien manger tout en découvrant les produits locaux.
01:20Au mai, les écoliers ont dégusté un menu 100% bas-alpin.
01:24Une initiative gourmande pour sensibiliser les plus jeunes au circuit court.
01:32Nouvelle journée de mobilisation ce mardi dans les Alpes du Sud.
01:37Plusieurs rassemblements ont eu lieu à la fois pour soutenir les mouvements lycéens,
01:41mais aussi pour porter des revendications plus larges concernant le pouvoir d'achat.
01:45C'était le cas à Gap, à Dignes, à Manosque, mais aussi à Briançon,
01:50ou un cortège composé de quelques dizaines de personnes.
01:53C'est également élancé à 14h depuis le lycée d'Altitude.
01:58Une manifestation sans aucune dégradation, provocation ni violence.
02:02Un mode d'action choisi et revendiqué par les lycéens.
02:06Reportage de Jérémy Cazot.
02:08Pas de blocage pour celles et ceux qui veulent aller en cours.
02:11Et une déambulation, pancarte à la main, tout sourire dans les rues de Briançon.
02:16On veut le battre, pas la battre !
02:17On veut le battre, pas la battre !
02:19Le principal rond-point de Briançon est bloqué quelques minutes dans le plus grand calme.
02:23Aucune dégradation, un moyen de mieux se faire entendre pour Noam, élève en seconde.
02:29Si on avait des policiers provoquants et des rangées de CRS devant nous,
02:31on serait peut-être un peu plus énervés.
02:33Mais je pense que c'est vraiment un choix de la part des élèves, de la part des revendications qu
02:37'on a, nous, à Briançon, de manifester pacifiquement.
02:41C'est bien aussi d'être un peu plus violent parce que, comme on peut voir, la révolution française a
02:47été très violent et ça a changé l'histoire.
02:49Mais là, c'est bien aussi d'être pacifiste parce qu'on voit de la violence partout et après on
02:55retourne ça contre nous.
02:55Des manifestants détendus et des policiers aussi par la même occasion, forcément du soulagement aussi de leur côté.
03:02Les lycéens se comportent très bien.
03:04Il me paraît évident que leur discours est entendu parce que c'est lui qui prend toute la place.
03:10Ce ne sont pas leurs actes, mais c'est leurs paroles qu'on entend.
03:13Une nouvelle manifestation lycéenne a un message bien reçu de la part d'élèves nombreux
03:18et applaudi sur leur passage par les Briançonnes.
03:31Et alors que les lycéens manifestent notamment pour réclamer la rénovation de certains bâtiments,
03:39les écoles souffrent aussi de locaux vieillissants.
03:41La preuve, ce matin, un plafond s'est en partie effondré dans une salle de l'école Porte-Colombe à
03:47Gap.
03:47La mairie a dû réorganiser les cours pour les prochains jours, au moins jusqu'aux vacances de la Toussaint.
03:52Bonsoir Hugo Marseille.
03:54Bonsoir Enzo.
03:54Alors que s'est-il passé dans cette école aujourd'hui ?
03:57Alors Enzo, il faut savoir déjà que l'école de Porte-Colombe est divisée en deux bâtiments distincts.
04:02On a un bâtiment récent à proximité de la Banque de France et un bâtiment ancien historique.
04:07Et c'est dans ce bâtiment que l'incident s'est produit.
04:10Heureusement, le plafond s'est détaché dans une salle de garderie et non dans une salle de classe.
04:15Les parents ont été invités à venir récupérer leurs enfants.
04:18Et pour ceux qui n'ont pas pu se libérer, les élèves ont été accueillis dans le gymnase juste de
04:22l'autre côté de la rue
04:23pour participer à des activités physiques.
04:25Et la suite, c'est quoi Hugo ?
04:27Alors pour les élèves, on parle là de quatre classes d'élémentaires
04:30qui sont transférées temporairement dans les locaux de l'école de Borgard.
04:34Des locaux qui sont actuellement disponibles pour les autres situés dans le bâtiment le plus récent.
04:39Rien ne change.
04:40Du côté de la mairie, Roger Didier a lui signé un arrêté de péril.
04:44Un expert judiciaire devrait donc se rendre sur place dans un délai d'un à deux jours.
04:49Il s'agit d'une école et il est hors de question de prendre le moindre risque, explique le maire
04:53par communiqué.
04:54Je préfère que ce soit un expert indépendant qui examine le bâtiment et se prononce sur les mesures à prendre.
05:00Elie Cordier, le leader de l'opposition municipale, a lui pointé un événement inquiétant.
05:05Cet incident doit aussi nous rappeler une priorité accélérée sur la rénovation et l'entretien de nos bâtiments scolaires,
05:11écrit-il sur ses réseaux sociaux.
05:14Les vacances de Toussaint qui commencent vendredi soir doivent permettre aux équipes municipales
05:18de mener les travaux nécessaires et organiser la suite de l'année scolaire.
05:21Merci beaucoup Hugo Marseille pour les précisions.
05:24Ils font souvent partie des derniers services publics encore présents dans nos villages.
05:29Les bureaux de poste sont menacés partout en France.
05:33Dans nos départements, 5 pourraient fermer prochainement.
05:36À Orsières, Veynes, Saint-Etienne en Dévoluie, Allos ou encore Lajavie.
05:41Conséquence d'une fréquentation en chute.
05:43Pour autant, certains habitants restent viscéralement attachés à ce service de proximité,
05:48tisseurs de liens sociaux. Vous allez le constater dans ce reportage d'Estelle Otois, Hugo Marseille et Amélie Deschers.
05:56À Saint-Etienne en Dévoluie, le bureau de poste surplombe la route principale.
06:01Ce matin-là, son accueil observait un chassé croisé d'une poignée d'usagers.
06:05Un pic notable d'activité, surtout lorsqu'on compare avec l'animation générale du village.
06:10Normal selon Jérôme, qui s'y rend toutes les semaines.
06:13La poste, c'est tout un symbole.
06:16Ça représente le lien social, ça représente une personne avec qui discuter,
06:22ça représente le peu de services publics qui nous restent.
06:25Vous regardez dans le village, il n'y a même pas un distributeur de billets.
06:28Difficile de contester le côté social.
06:30Tout le monde connaît le postier et il connaît tout le monde.
06:33Il écoute les clients.
06:35Là, une dame, elle a un petit problème.
06:37Il s'en occupe.
06:39Et ça, c'est important.
06:41Le bulletin municipal du mois dernier annonçait pourtant une réorganisation du service postal.
06:46Approuvé en juillet par le conseil, l'activité sera transférée vers l'agence postale communale de l'ajout du loup.
06:51Les usagers s'interrogent.
06:53C'est pour les personnes qui habitent dans le village.
06:56Et comme c'est quand même plus ou moins peuplé de personnes âgées,
06:59ils seront un peu plus handicapés.
07:01On va faire mourir un petit peu plus le village.
07:02Car le village voisin est à une dizaine de minutes en voiture.
07:06Un défi pour la population vieillissante.
07:09Dans le département voisin, l'Ajavie fait face à la même problématique.
07:13Eh bien, le plus près, c'est au Brusquet.
07:15Et après, à Dignes.
07:17Dignes à 15 kilomètres.
07:19Donc ça fait 15, 20 minutes, 15, 20 bonnes minutes.
07:22Pour l'heure, aucune date effective n'a été annoncée.
07:25L'article de Mediapart, à l'origine de la révélation,
07:29évoque toutefois des changements d'ici la fin d'année.
07:33Dix opposants au parc photovoltaïque de Cruys devant la justice en 2023.
07:38Plusieurs militants s'étaient mobilisés pour tenter de bloquer le chantier sur la montagne de Lure.
07:44Ce mardi, ils comparaissaient à Dignes-les-Bains
07:47pour pénétration non autorisée sur une propriété privée.
07:50Le jugement sera rendu prochainement.
07:53Alors, quelles sanctions encourent-ils ?
07:55Les détails avec Laurie Charrier sur place.
07:57Oui, trois ans après les faits, les manifestants ne regrettent pas leurs actions.
08:01S'ils sont allés sur le chantier du parc photovoltaïque de Cruys,
08:04c'était pour empêcher sa construction.
08:06Mais le fait que ce soit un terrain privé les expose à des poursuites.
08:10Et c'est maintenant à la présidente du tribunal de police de déterminer
08:13s'il y avait ou pas une matérialisation de type panneau
08:16ou une clôture explicitant l'interdiction d'entrer sur ce terrain.
08:20Après deux heures d'audience, le procureur du tribunal de police,
08:23dans ses réquisitions, a demandé à ce que les manifestants poursuivis
08:26soient condamnés à une amende de 100 euros.
08:28Je cite, les faits sont constitués, la cause est noble, mais l'intention est manifeste.
08:32De son côté, l'avocat représentant les dix manifestants
08:34a demandé la relaxe totale pour l'ensemble des prévenus.
08:38Voilà, je pense que les différents prévenus ont été poursuivis séparément
08:44pour que ça ne fasse pas trop de bruit.
08:46Et donc le fait que l'ensemble des prévenus soient réunis aujourd'hui
08:50et qu'ils aient pu exprimer leur position et les raisons de leur action
08:53est quelque chose d'assez satisfaisant.
08:56À la sortie de l'audience, les prévenus étaient attendus à l'extérieur du tribunal de Dignes-les-Bains
09:00par une vingtaine de personnes qui les ont accueillis avec des applaudissements.
09:04Le délibéré sera rendu le 8 décembre.
09:08À Rochebrune, l'eau du robinet interdite à la consommation.
09:11Un arrêté préfectoral a été pris vendredi après la détection de germes,
09:16témoin de contamination fécale dans des analyses réalisées le 6 octobre.
09:20Les hameaux de Gréolier et de Beaufort ne sont pas concernés.
09:24De nouvelles analyses sont en cours.
09:26Les résultats sont attendus jeudi.
09:28En attendant, la commune distribue des bouteilles d'eau potable aux habitants.
09:33Apprendre dès le plus jeune âge à manger des produits locaux.
09:36C'est l'objectif de l'association nationale, le grand repas, chaque année au mois d'octobre.
09:42Elle incite les cuisiniers de la restauration collective et traditionnelle à participer partout en France.
09:48Seule règle, respecter un menu qui fait la part belle aux produits du coin.
09:52Exemple, au mai, où les écoliers de la cantine scolaire ont dégusté un menu 100% bas alpin.
09:58Tom Ferrault.
10:00Bien manger est presque devenu un jeu d'enfant.
10:03Les enfants de l'école maternelle Paul-Angevin au mai ont pu découvrir de nouvelles saveurs tout en mangeant local.
10:08Un projet culinaire et éducatif qui fait la fierté de la mairie.
10:11Nous, c'était de la fierté que Christophe Roldan, notre responsable de la restauration scolaire d'Aimé, s'inscrive dans
10:19ce projet départemental du grand repas.
10:22Ça met en valeur le travail de restauration qu'il fait, le travail qu'il fait aussi auprès des enfants
10:25tout au long de l'année.
10:26Et tout le monde en profite, les enseignants, la mairie, les enfants.
10:31Crème d'artichaut au citron, confit de cochon, sablé aux petites épotres, crème fouettée aux mélilots.
10:36Le menu est 100% basalpin.
10:38Même pendant la pause déjeuner, les écoliers n'en finissent pas d'apprendre.
10:41Le chef cuisinier se transforme en véritable professeur de gastronomie.
10:44On explique aux enfants la provenance des produits, la saisonnalité des produits.
10:50On leur enseigne le gaspillage, le pas gaspiller.
10:54C'est un travail au quotidien, mais aujourd'hui plus particulièrement, avec des saveurs nouvelles qu'ils n'ont jamais
11:00mangé,
11:00comme l'artichaut, on n'avait jamais testé.
11:03Et ça a pas mal plu.
11:05Et ça leur a visiblement beaucoup plu.
11:07Les bambins ont terminé leur assiette avant de retourner sur les bancs de l'école, plus en forme que jamais.
11:12Retour dans les Hautes-Alpes, où une convention va être signée entre les sapeurs-pompiers et des employeurs.
11:18Le but, que les pompiers volontaires puissent être libérés de leur entreprise pour partir en intervention.
11:24On en parle tout de suite avec nos invités.
11:26Pour ça, on va retrouver Hugo Marseille, depuis Chorges.
11:35Et on se retrouve effectivement dans ce hall aux Yvans, avec des sapeurs-pompiers, avec des chefs d'entreprise qui
11:41vont donc parler ce soir de conventionnement.
11:44Maxime Dumas, bonsoir.
11:45Bonsoir.
11:45Vous êtes donc, vous, chef d'entreprise d'une célèbre boulangerie dans le Val-Gaudemare.
11:50Vous avez, vous, signé une convention avec le SIS, avec le service départemental d'incendie et de secours.
11:56Et vous avez un salarié qui peut partir en intervention sur ses horaires de travail.
12:00Est-ce que vous avez hésité quand l'occasion s'est présentée ?
12:03Non, non, je n'ai aucunement hésité. La mise en place a été facile. Je savais à peu près le
12:08fonctionnement de par mon expérience et tout ce qui se passe dans la vallée.
12:14Très bien accompagné par le SIS et la mise en place a été très simple.
12:17Parce que quand on est une petite entreprise, on n'a pas 50 salariés sous la main. Un salarié qui
12:22manque, ça se sent dans la production. Vous vous êtes organisé comment ?
12:26Alors, un salarié qui manque, ça s'organise, ça s'anticipe en fonction des fluctuations de la production selon les
12:33périodes de l'année.
12:34Là, on sort d'une période d'été où on a été pas mal sollicité et où lui, pour le
12:38coup, a été moins disponible.
12:39Mais là, on va être sur une période un peu plus calme, niveau fréquentation dans la vallée, et où là,
12:44pour le coup, ses heures de disponibilité vont augmenter.
12:46On sait que les urgences pour les sapeurs-pompiers, ça ne prévient pas.
12:52Comment est-ce qu'on peut, justement, anticiper, se dire, bon ben, s'il vient à manquer, ce salarié-là,
12:57comment on va s'organiser ?
12:58Comment on va faire en sorte de maintenir la production, l'activité ?
13:01C'est assez simple. Il sait très bien que des moments dans la journée où il y a deux heures
13:08où il ne peut pas s'absenter,
13:10il sait qu'il ne se met pas de garde, mais on essaie de l'anticiper.
13:13On sait que les jours où il y a un peu moins de charges de travail, moi, je suis là
13:17derrière pour lui dire,
13:19ok, si tu dois partir, ce n'est pas un souci. On travaille en bon intelligence, lui et moi, donc
13:25ça se passe très bien.
13:26Et cette convention, qu'est-ce qu'elle apporte à votre entreprise ?
13:29Aujourd'hui, ça apporte à l'entreprise en elle-même d'avoir un peu de fierté, quand même, d'avoir
13:35un pompier, d'anticiper à l'effort collectif.
13:37C'est ça, dans notre vallée qui, hors saison, est vidée la journée de par les gens qui vont travailler
13:45sur le chambre-sort ou sur le cas pensé,
13:47d'avoir un pompier dispo à une dizaine de minutes de la caserne et prêt à intervenir, je trouve que
13:53c'est hyper important et c'est un peu, voilà, c'est pour ça aussi que je l'ai fait.
13:56Il y a aussi un dédommagement de la collectivité sur les temps d'intervention de votre salarié.
14:02Il y a un abattement, notamment sur la prime d'assurance. C'est des sommes importantes ou c'est plus
14:07symbolique ?
14:07J'avoue que ce n'était absolument pas pour ça que je l'ai fait. Oui, ça reste un moyen
14:13de convaincre, pourquoi pas, les entreprises.
14:17Mais voilà, je pense que l'essentiel est ailleurs.
14:21Aujourd'hui, vous allez être notamment avec Marcel Cana, président du service départemental d'incendie et de secours.
14:27Vous êtes aussi un porte-parole de ce système. Qu'est-ce que vous diriez à un patron qui hésite
14:33à libérer ses salariés pour les sapeurs-pompiers ?
14:35Que le SIS accompagne très bien les chefs d'entreprise. Autant bien en amont pour la signature qu'après la
14:43signature, pour la mise en place, je pense notamment au niveau...
14:46Donc je suis une petite structure, c'est mon comptable qui gère. On a eu des questions pour les premiers
14:51mois, savoir comment ça se passait.
14:52Et il y a un très bon accompagnement du SIS à ce niveau-là.
14:55Les patrons sont encore peu nombreux dans les Hautes-Alpes à suivre cet exemple.
15:00Pour vous, les compensations, elles sont suffisantes pour pousser les entreprises à jouer le jeu ?
15:06Je pense qu'il y a un effort qui est fait, effectivement.
15:10Après, chaque entreprise a ses propres contraintes.
15:15Et sur des très petites entreprises, ça peut être compliqué aussi de libérer du temps pour des pompiers.
15:21Mais je pense que selon les secteurs, c'est important de s'y pencher dessus.
15:26Et pour vous, à titre personnel, d'avoir un sapeur-pompier dans vos effectifs, ça représente quoi ?
15:31Pour l'instant, je n'en ai pas eu besoin, tant mieux.
15:34Mais oui, c'est une fierté.
15:37Et puis savoir qu'on peut lui dégager du temps.
15:40Et demain, pourquoi pas, nous, se former en interne pour avoir des diplômes de SST ou des choses comme ça,
15:49ça peut être utile.
15:50Merci beaucoup. Je me tourne maintenant vers Marcel Canin.
15:53On l'a dit, président du service départemental d'incendie et de secours des Hautes-Alpes.
15:57On a à l'heure actuelle 200 sapeurs-pompiers qui sont conventionnés dans le département.
16:01Et si je ne me trompe pas dans les chiffres, il vous en faut plus, évidemment.
16:04Qu'est-ce qu'il faut faire pour que les employeurs n'hésitent plus à libérer leurs pompiers ?
16:08Alors, il faut savoir 200 conventionnés sur 1 200 sapeurs-pompiers volontaires.
16:14Alors, la différence, déjà, pour dire un petit peu au niveau du SDS des Hautes-Alpes,
16:20quand j'écoute d'autres présidents du SDS, on nous dit qu'il manque des sapeurs-pompiers.
16:24Ce n'est pas du tout le cas dans les Hautes-Alpes.
16:26Il ne nous manque pas de sapeurs-pompiers.
16:28L'exemple typique que vous venez de citer, et je remercie le boulanger,
16:32nous, ce qui nous manque, c'est la disponibilité.
16:34C'est-à-dire que ce sont des personnes qui pourront intervenir en cas de feu, en cas d'accident
16:39ou autre.
16:40Donc, inciter les employeurs, comme ça vient d'être le cas,
16:44je crois qu'il n'y a rien à rajouter à ce qui vient d'être dit par le boulanger,
16:49c'est essayer d'inviter des employeurs à venir signer des conventions.
16:55Écoutez, après, on ne quitte pas un service, on ne va pas quitter un four pour faire le pain,
17:02alors qu'il y a une intervention.
17:03Il faut que ce soit un partenariat gagnant-gagnant.
17:06Gagnant pour l'employeur, d'avoir un sapeur-pompier qui puisse intervenir aussi,
17:12pourquoi pas dans la boulangerie ou autre part, en cas de problème, en cas de malaise, en cas d'autre
17:17chose.
17:17Mais c'est vrai que pour nous, c'est relativement important ces conventions,
17:21et ça nous permet d'avoir la disponibilité qui nous manque en journée.
17:25Cet été, les sapeurs-pompiers des Hautes-Alpes ont été particulièrement mobilisés,
17:29notamment sur l'incendie du Bois-Noir, à côté de l'Argentière, entre l'Argentière et Frécinière.
17:34Quel rôle ils ont joué, ces sapeurs-pompiers conventionnés ?
17:37Ça a permis de libérer des effectifs plus facilement ?
17:43Je vous cite deux chiffres pour le feu de l'Argentière.
17:461200 sapeurs-pompiers volontaires, comme je viens de vous le dire,
17:50450 sapeurs-pompiers volontaires sont intervenus.
17:53C'est-à-dire qu'il y a un tiers de sapeurs-pompiers volontaires qui sont intervenus sur ce feu.
17:58S'ils sont intervenus, ces 450 pompiers volontaires, c'est parce qu'il y avait des conventions dedans.
18:03C'est parce qu'il y a des employeurs qui ont pu laisser partir leurs pompiers en journée.
18:07Sinon, nous n'avions pas les effectifs nécessaires pour aller sur ce feu.
18:12Comme quoi, ces conventions avec les employeurs, c'est relativement important.
18:16Et vous aviez vous-même en personne appelé les employeurs à libérer leurs sapeurs-pompiers volontaires.
18:22Ils ont joué le jeu, ils ont entendu cet appel ?
18:24Oui, tout à fait. Ça a été entendu. Au premier rang desquels, le département de Haute-Alpes,
18:301000 personnes employées. Dedans, nous avons 40 sapeurs-pompiers volontaires.
18:35Alors, on leur a dit, écoutez, l'hiver, autant on en a besoin de la chasse-neige pour déneiger.
18:40L'hiver, mais l'été, écoutez, si ce n'est pas fauché aujourd'hui, la route sera fauchée demain.
18:45Et aller sur le feu, quoi.
18:47Là, vous êtes allé toquer à la porte du président Bernard en lui disant, on a besoin de ces gens
18:50-là.
18:50On a besoin de ces gens-là. Et je peux vous dire que d'autres employeurs que le département de
18:54Haute-Alpes,
18:55que ce soit la DIR ou autre, ceux qui pouvaient venir, sont venus.
18:59Pour près de 450 pompiers sur un tiers qui sont venus, sur un tiers de l'effectif des pompiers qui
19:05sont venus sous ce feu.
19:06Moi, j'ai dit, c'est bon.
19:08Les moyens alloués aux pompiers dans le département, ils ont été beaucoup discutés,
19:11notamment avec ce fameux incendie du bois noir.
19:14Comment se porte le SDIS, le service départemental d'incendie et de secours ?
19:18Alors, je ne sais pas comment vous interprétez votre question, si c'est physique ou si c'est financier.
19:24Les deux.
19:26Physiquement, les SDIS de Haute-Alpes se portent bien, les administrateurs se portent bien, pas de souci.
19:31Ça veut dire que financièrement, c'est plus compliqué ?
19:33Financièrement, c'est plus compliqué.
19:34C'est vrai que ce feu de l'argent sur la baissée, c'est un peu plus de 400 000
19:40euros.
19:40Quand on fait le décompte de tout, c'est 400 000 euros.
19:44400 000 euros, écoutez, on ne prévoit pas de feu au budget du SDIS.
19:50Donc, il a fallu taper dans les réserves pour venir payer ce feu.
19:54Aujourd'hui, nous n'avons plus de réserve sur le budget du SDIS.
19:58Donc, c'est vrai qu'on va faire appel aux collectivités, que ce soit le département ou que ce soit
20:02les communes, les intercôts.
20:06J'ai entendu ce qu'a dit le ministre dernièrement.
20:10Au départ, on annonçait 200 millions qui allaient en direction de la sécurité civile, du SDIS.
20:15On ne sait pas trop.
20:16Aujourd'hui, on sait que c'est baissé à 150 millions.
20:19On ne sait pas ce qui va rester de tout cela.
20:21Est-ce que ça va venir sur le budget du département, sur le budget du SDIS ?
20:26On n'a pas de clarté là-dessus.
20:27Mais toujours est-il, c'est clair qu'il va falloir qu'on saisisse les communes, les intercommunalités.
20:33Et j'ai fait le département aussi pour venir en aide financièrement au SDIS.
20:37Est-ce qu'il va falloir revoir le budget prévisionnel du SDIS ?
20:41On sait que ces incendies peuvent être amenés à se répéter dans un contexte de réchauffement climatique.
20:46On sait que ça peut se répéter, que ça peut s'amplifier comme phénomène.
20:49Est-ce qu'il faut justement réévaluer le budget ?
20:52On a aussi des coulées de boue.
20:53On a aussi des villages qu'il faut parfois évacuer contre des inondations.
20:57Oui, tout à fait.
20:58Je crois que vous avez tout dit.
21:00Il va falloir revoir un petit peu le budget du SDIS en rapport de ces nouveaux événements,
21:05en rapport de ce dérèglement climatique.
21:08Il va falloir revoir un petit peu tout cela.
21:11Je crois que sur tous les feux, je ne pourrais pas me tromper en disant que tous les feux qui
21:15sont partis sont dus à la foudre.
21:17On n'a jamais vu dans l'épartement ça.
21:19On n'a jamais vu ce départ de feu lié à la foudre.
21:22Ce départ de feu lié à la foudre, comme ça s'est passé à l'Argentière, comme ça s'est
21:25passé dans le Quéra,
21:26vous avez un arbre qui est foudroyé, pour ce moment vous n'avez plus rien, le feu continue dans les
21:32racines,
21:33il va ressortir peut-être 20 mètres plus loin.
21:35On ne l'a pas connu, on ne le connaissait pas dans l'épartement des problèmes comme ceci.
21:40C'est à nous aussi, SDIS, il va falloir qu'on s'équipe peut-être en drone qui porte de
21:47l'eau,
21:47parce que le feu de l'Argentière était quand même un feu très difficile par rapport à son accès, par
21:53rapport à tout cela.
21:55Vous n'êtes pas intervenu, vous n'êtes pas intervenu.
21:57Écoutez, c'est vrai que c'était dans un endroit très difficile d'accès, je ne vais pas revenir là
22:02-dessus.
22:02Et toute cette polémique qui est née dans cette affaire-là, on a affaire à des choses qu'on ne
22:08connaissait pas pour le passé.
22:10Est-ce que vous êtes inquiet pour l'avenir ?
22:11Oui, je suis inquiet à la fois financièrement, déjà parce qu'il va falloir du nouveau matériel.
22:19Est-ce qu'il faut louer un hélicoptère, le tenir en astreinte, c'est 400 000 euros par an ?
22:24Est-ce qu'on a les moyens de le mettre ? Non, on n'a pas, on n'a pas
22:26les moyens.
22:27Donc il va falloir, mais je suis inquiet plus sur l'avenir.
22:31Je ne suis plus inquiet sur les pompiers parce que je sais qu'il y aura la volonté derrière,
22:35à la front des employeurs, d'où cette soirée, il y aura la volonté des pompiers d'intervenir.
22:41En haut, à l'Argentière, on les appelait les chamois parce qu'il fallait crapahuter.
22:45Mais financièrement, ça va tirer.
22:48Ce soir, vous allez aussi appeler des employeurs à vous rejoindre, en tout cas à libérer leur sapeur-pompier,
22:54parce qu'il va falloir des hommes, du personnel pour faire fonctionner ce matériel,
22:59en tout cas ces nouveaux dispositifs.
23:01Des employeurs comme Maxime Dumas, qu'est-ce que vous leur diriez à ces employeurs
23:05qui hésitent à libérer leur sapeur-pompier volontaire ?
23:08Il ne faut pas que ces employeurs, comme l'a dit Maxime Dumas tout à l'heure,
23:13il ne faut pas que ces employeurs croient que c'est une contrainte d'avoir un sapeur-pompier.
23:18Ce n'est pas parce qu'on va signer au pied de la page qu'on va être obligé de
23:22faire tout ce qui est marqué dessus.
23:23Ce n'est pas nous qui allons voir l'employeur en disant, attendez, vous avez signé,
23:26là maintenant il faut faire... Non, non, non.
23:28Je vous l'ai dit tout à l'heure, on ne quitte pas un travail.
23:32Il faut que le pompier soit conscient de tout cela, en disant, oui, aujourd'hui c'est un peu plus
23:38souple,
23:39je peux quitter mon travail, voilà.
23:41Et l'employeur, écoutez, je pense qu'il y aura toujours un retour qui est fait en direction de l
23:45'employeur,
23:45soit sur la formation de son personnel, sur les gestes qu'il sauve ou autre,
23:51il y aura toujours un retour.
23:52Et comme l'a dit Maxime Dumas, c'est une image.
23:56C'est une image que doit donner l'employeur en disant, je suis partenaire des sapeurs-pompiers des Rosalpes.
24:01Merci beaucoup Marcel Cana, Maxime Dumas d'avoir été avec nous sur BFM d'ici.
24:05On retrouve Enzo Maubert en plateau.
24:07Merci beaucoup Hugo et merci à vos invités.