00:00Mais la défaite des politiques, elle est déjà actée, elle est déjà consommée.
00:05Pierre de Villeneuve disait qu'il n'avait pas tort,
00:07que les Français n'y connaissaient rien à l'économie, qu'on ne leur a pas enseigné, etc.
00:12Et je m'inclus dedans, croyez-moi.
00:14Ceci posé, il y a un autre mal français.
00:16C'est que les Français, dans leur ensemble, ont été décérébrés, si j'ose dire, par le marxisme.
00:22Complètement, par le syndicalisme.
00:25On a des syndicats que personne au monde ne nous envie.
00:28Et quand Macron a fait son quoi qu'il en coûte, ou son argent magique,
00:35je vous assure que, même ici, j'étais l'un des seuls à hurler,
00:39parce que la France entière...
00:42Tout le monde ne demandait plus.
00:42Donc, d'une certaine manière, est-ce que, dans le mal qui arrive,
00:49on ne peut pas... Vous parlez d'électoralisme,
00:51ça veut dire que le peuple français est malheureusement décérébré.
00:54Est-ce que, dans le mal qui arrive, et cette crise financière,
00:57on ne peut pas moins espérer, seule consolation,
01:01que peut-être les Français vont enfin guérir de cette maladie de la dépense ?
01:07Non mais, moi déjà, je pense que les Français sont intelligents,
01:12il ne faut pas les prendre pour des cons.
01:13Et je pense que quand on assume les choses...
01:15Vous avez des intelligents décérébrés.
01:16J'ai dit juste que l'économie était compliquée,
01:19et je m'ai dit que les Français étaient bêtes.
01:20Moi, ce que je dis simplement, c'est qu'ils voient de la valeur
01:21à des hommes politiques qui font preuve d'un minimum de courage,
01:25d'honnêteté, de sincérité,
01:26même s'ils ne sont pas d'accord avec toutes les mesures qui peuvent être portées.
01:28Moi, je vous dis, ce week-end, j'ai eu des retours de personnes qui m'ont dit
01:30qu'on n'est pas d'accord avec la suppression de l'abattement de 10%
01:33sur l'impôt, sur le revenu des retraités.
01:35J'ai assumé, j'ai expliqué, et j'ai défendu mes économies,
01:39tout en montrant que j'économisais pas que sur ce sujet-là.
01:41Que je défendais aussi le gel du point de vue des fonctionnaires,
01:44que je défendais le gel des prestations sociales.
01:46Et quand on me disait, mais vous attaquez pas à tel ou tel sujet,
01:48je dis, mais si, je m'attaque aussi à l'immigration,
01:51y compris sur le sujet des chambres d'hôtels pour l'hébergement d'urgence,
01:53où vous avez les deux tiers des chambres qui sont réservées
01:55pour des migrants irréguliers, je m'y attaque et je propose
01:57des solutions concrètes déposées avec des amendements à l'Assemblée.
02:01Donc, j'assume.
02:01Tout le monde n'est pas d'accord avec toutes les mesures que je propose,
02:04évidemment.
02:05Mais je crois que, je souhaite pouvoir dans quelques mois me regarder dans la glace
02:09en me disant, t'auras fait tout ce que tu peux avec quelques collègues
02:11pour proposer des économies concrètes et les assumer.
02:14Et je ne me résous pas à ce qu'on prenne les gens pour des idiots,
02:17et je ne me résous pas à les mettre dans la gueule du loup de puissance extérieure
02:21qui viendrait imposer des solutions venant d'ailleurs,
02:25et qui seraient très violentes.
02:26Parce que, je vais vous dire, si d'ailleurs il y a une intervention des marchés financiers
02:29ou de la Banque centrale, on parle pas du gel des retraites.
02:31C'est une baisse de retraite qui est arrivée à d'autres pays
02:33qui ont été soumis à ce genre de pression.
02:35Et à quel moment vous avez crié au feu ?
02:37Moi, je ne vais pas se mettre...
02:37Mais attendez, même à l'époque de la sortie du Covid,
02:39je fais partie de ceux qui, à chaque fois,
02:41quand on venait me demander des aides en plus d'échecs en plus,
02:43disaient que c'est terminé.
02:45Et je me suis fait sortir du gouvernement de Michel Barnier
02:47parce que j'avais un million de fonctionnaires dans la rue
02:49et des syndicats qui disaient qu'Azbarian
02:51veut faire trop d'économies sur la fonction publique,
02:53c'est beaucoup trop violent, il faut arrêter tout ça.
02:55Donc, moi, je vais vous dire,
02:56ce n'est pas nouveau, mon libéralisme, il n'est pas nouveau,
03:00mes demandes d'économie, elles ne sont pas nouvelles.
03:02Dic, voilà.