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  • il y a 31 minutes
Ce mercredi 14 octobre, réécoutez en podcast le replay du Monde qui bouge : la revue de presse présentée par Annalisa Cappellini.

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Transcription
00:00Avec Annalisa Capellini, Annalisa, la tension continue de monter entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky.
00:06Ça fait beaucoup réagir la presse ce matin.
00:07Oui, surtout la presse ukrainienne, parce que les tensions se cristallisent en ce moment,
00:11notamment autour de la question du renseignement américain.
00:14Parce que dans la nuit entre lundi et mardi, il y a cinq missiles russes qui ont frappé la capitale
00:20ukrainienne
00:21sans que les Ukrainiens aient été prévenus.
00:23Les sirènes d'alerte n'ont pas rétenti, ils ont rétenti après les explosions uniquement.
00:27Donc ça a suscité énormément d'interrogations côté ukrainien,
00:31parce que les Américains avaient menacé de suspendre le partage d'informations avec l'Ukraine
00:36si les Ukrainiens continuent de bombarder les raffineries de pétrole russes.
00:41Alors voilà la question qui se pose en ce moment à Kiev.
00:44Est-ce que les Américains ont mis leur menace à exécution ?
00:47Eh bien la réponse serait plutôt non, selon des sources interrogées par le Kiev indépendant.
00:52La coopération se poursuit, du moins de manière officielle.
00:55Officiellement, les Américains n'ont tout simplement pas détecté les missiles.
00:59Il y aurait eu une erreur tout simplement, il n'y a aucune preuve de rétention volontaire d'info de
01:04la part des Américains.
01:06Mais voilà, je vous disais côté ukrainien, le doute s'installe quand même jusqu'où les Etats-Unis sont prêts
01:12à aller pour faire pression sur eux,
01:13pour les obliger quelque part à arrêter les frappes sur les infrastructures russes.
01:18Parce qu'il y a une autre question essentielle dans tout ça côté américain, ce sont les élections de mi
01:23-mandat.
01:24Bien sûr, on en parle très souvent en ce moment.
01:25Et c'est ça qui explique que Donald Trump s'attaque à la gorge de Zelensky.
01:30C'est le titre d'un éditorial sur le Financial Times.
01:33C'est vrai que Donald Trump cherche désespérément à faire baisser les prix des carburants aux Etats-Unis.
01:39Et même si la principale raison de cette flambée des prix est sa guerre en Iran,
01:44il estime que Volodymyr Zelensky est aussi responsable du moment qu'il frappe les raffineries russes.
01:50Donc finalement, le président ukrainien est devenu le bouc émissaire parfait de Donald Trump.
01:55C'est ce qu'on lit en tout cas dans cet article du Financial Times.
01:58Et donc, le président américain va essayer de lui faire porter la responsabilité de toute la crise énergétique.
02:05Et on sait depuis l'accord sur le gazole avec Poutine, entre Trump et Poutine,
02:09Donald Trump appelle à changer de président en Ukraine.
02:13Face à ces pressions américaines, les Ukrainiens se retrouvent quand même un peu seuls, non ?
02:18Oui, et c'est là que les Britanniques arrivent un peu à la rescousse des Ukrainiens.
02:23On le retrouve sur le Guardian ce matin.
02:25Volodymyr Zelensky arrive à Londres aujourd'hui pour aller voir Andy Burnham, le Premier ministre britannique.
02:30Alors, c'est une visite symbolique évidemment pour montrer le soutien britannique aux Ukrainiens.
02:34Il y aura des mesures concrètes pour l'Ukraine, notamment la livraison de missiles anti-aériens.
02:38Et puis, il y a tout un volet économique anti-russe, si j'ose dire.
02:42C'est le Guardian qui l'explique.
02:44Parce que le Royaume-Uni veut obtenir une interdiction internationale des services maritimes
02:48qui permettent d'exporter le GNL russe.
02:52Donc, en réalité, ça voudrait dire rendre beaucoup plus compliquée l'exportation du gaz russe.
02:57Vous voyez, on est sur un paradoxe.
02:59Au moment où Washington essaye d'acheter du diesel à la Russie,
03:02Londres veut accentuer la pression sur les exportations énergétiques russes.
03:06On reste à la maison blanche.
03:08Mais cette fois, avec les débuts un petit peu compliqués de la nouvelle porte-parole de Donald Trump.
03:13Pas du tout.
03:13Je ne vois pas de quoi vous parler.
03:14C'était une conférence de presse inaugurale magistrale, selon la Maison Blanche.
03:18En lisant le Wall Street Journal, on a en tout cas une autre version de l'histoire.
03:22C'était donc la première conférence de presse de Cathy Zachary,
03:25qui a remplacé la célèbre Caroline Leavitt.
03:28Alors, elle est arrivée devant les journalistes à la Maison Blanche, très nerveuse.
03:32Elle a commencé à lire une liste des réussites de Donald Trump.
03:35Elle a hésité à plusieurs reprises.
03:36Elle a répondu à seulement trois questions.
03:38Puis, elle est partie.
03:40Donc, elle a passé 15 minutes seulement devant la presse.
03:42En plus, elle a fait une petite gaffe au passage en parlant de son mari.
03:45Elle l'a appelée, par erreur, « mon président ».
03:48Voilà, autant dire que ses débuts n'ont pas vraiment convaincu tout le monde,
03:51y compris dans le camp Donald Trump.
03:53Attention, on sait qu'elle a eu moins de 24 heures pour se préparer à cette conférence de presse.
03:57Donc, il faut peut-être lui laisser le temps.
03:59C'est ce qu'on comprend en lisant l'article du Wall Street Journal.
04:02Mais il faudra suivre donc Cathy Zachary,
04:05parce que ce poste est essentiel pour la présidence Trump,
04:08pour tout le narratif qui tourne autour de la présidence de Donald Trump,
04:12surtout avant, encore une fois, les élections de demi-mandat.
04:15Merci, Annalisa Capellini.
04:17On vous retrouve à 8h35 pour la revue de presse.

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