00:00Bonjour Hélène, ce matin vous nous emmenez à Fès où l'histoire et la diversité du patrimoine marocain s'enrichissent
00:06d'un nouvel espace.
00:07Et oui, la carte muséale de la Fondation Nationale des Musées s'enrichit.
00:11Inaugurée le lundi 12 octobre sous hautes instructions de Sa Majesté le roi Mohamed VI,
00:16le musée rassemble des objets rituels et usuels, des pièces archéologiques, des œuvres artistiques,
00:23ainsi que des archives, des livres et des manuscrits rares installés dans le mlech historique de Fès
00:28dont la Fondation remonte à 438.
00:31Il retrace la présence juive au Maroc, met en lumière sa contribution à la richesse du patrimoine national.
00:39Et pour toute la première fois, un musée dédié à la préservation et à la valorisation de la mémoire, de
00:49la culture hébraïque,
00:51ainsi qu'à l'acquisition d'une belle collection dans ce musée.
00:55En ces temps difficiles, Fès envoie un message fort au monde,
01:03c'est un nîme à la paix ce musée, c'est à la fraternité, à la coexistence et du vivre
01:10ensemble.
01:11Ce musée a été construit sur l'initiative de Sa Majesté le roi,
01:16et c'est un musée à vocation nationale.
01:21Je suis extrêmement fier aujourd'hui que dans cette ville de Fès,
01:26la ville spirituelle du Maroc,
01:28on ait pu créer un musée juif de la culture,
01:32dans une ville où la communauté juive a participé à la construction de cette ville,
01:38à la vie de cette ville, à la culture de cette ville.
01:42Et au-delà de sa vocation patrimoniale,
01:44le musée porte un message de coexistence et de reconnaissance de l'identité plurielle du royaume.
01:50Le ministre des Habous et des Affaires islamiques, Ahmed Soufir,
01:53y voit une initiative en faveur du rapprochement entre les cultures,
01:57situé à proximité du musée des arts de l'islam de l'Betha.
02:01L'établissement participe à un dialogue entre les différentes composantes de l'histoire marocaine.
02:07Lors de la visite royale effectuée à Fès le 15 avril 2019,
02:12Sa Majesté le Roi Mohamed VI, que Dieu l'assiste,
02:14a lancé le coup d'envoi des travaux de restauration et de réforme du parcours scientifique et muséographique
02:19du musée al-Betha des arts de l'islam,
02:23parallèlement avec le lancement du projet de construction d'un musée dédié à la culture juive marocaine.
02:29La Fondation Nationale des Musées a supervisé ce double chantier,
02:33qui s'est traduit d'une part à la réalisation d'une remarquable exposition permanente
02:38dédiée aux arts de l'islam au musée al-Betha,
02:40et par ce musée dédié à la culture juive marocaine,
02:45selon une scénographie à haute tenue,
02:47reflétant le souci de la Fondation Nationale des Musées
02:50d'élever la qualité du parcours scientifique et muséographique
02:54dans l'ensemble des musées du Royaume.
02:57À la direction, à présent, Rabat, où le plasticien Abdelrahman Rahoul partage une exposition
03:02qui réunit à la fois ses œuvres et celles aussi d'autres plasticiens de plusieurs générations.
03:07Abdelrahman Rahoul, qui est bien évidemment un des pionniers de l'école de Casablanca,
03:11intitulé du groupe de Casablanca, où nouvelle génération, l'exposition,
03:16est présentée à la Galerie de la Banque Populaire jusqu'au 27 mars 2027.
03:20Elle rassemble huit artistes au parcours et aux sensibilités dits ferrants.
03:26Ancien directeur de l'école supérieure des Beaux-Arts de Casablanca,
03:29Abdelrahman Rahoul, a souhaité partager cet espace avec certains de ses anciens élèves
03:34pour leur offrir une visibilité et les accompagner dans leur parcours professionnel.
03:43Aujourd'hui, je suis avec un groupe de ces étudiants qui ont étudié chez moi.
03:48J'ai voulu tenter cette expérience avec eux pour que l'exposition soit commune entre moi et eux.
03:53C'était un souhait que j'avais depuis longtemps et je devais le réaliser,
03:57car les lauréats des Beaux-Arts avaient besoin de quelqu'un pour les propulser afin qu'ils émergent.
04:08Cette rencontre artistique associe une rétrospective consacrée donc à l'œuvre d'Abdelrahman Rahoul
04:14à une carte blanche offerte aux jeunes créateurs.
04:17Parmi eux, Nabil Bahia, qui présente trois toiles de sa série Réconciliation,
04:21tandis que Zine Benanismus explore l'enfance, la mémoire affective et les paysages marocains
04:26pour le maître, quand pour ses anciens élèves, l'exposition devient ainsi un lieu de dialogue
04:31entre héritage et création contemporaine.
04:35Et pour cette exposition, j'ai décidé de travailler sur le thème de l'enfance
04:39et d'émotions associées à cette période,
04:44donc à des sentiments de liberté, aux origines au Maroc.
04:50C'est une exposition, on va dire, en quelque sorte historique,
04:54parce qu'elle réunit Abdelrahman Rahoul,
04:57qui est l'un des piliers de l'école de Casablanca et du groupe de Casablanca.
05:01C'est quelqu'un qui a intégré l'école des Beaux-Arts de Casablanca en 1962,
05:05lorsque Farid Belkaria a été nommé à la tête de cette école en 1962.
05:10Et à ce moment-là, il y a eu des enseignants tels que Mohamed Chibah et Mohamed Nihie,
05:15qui ont constitué le noyau dur de ce qu'on appelle le groupe de Casablanca
05:19et qui ont voulu inscrire la peinture, la peinture marocaine,
05:25qui ont voulu l'inscrire dans la modernité,
05:27tout en partant de notre patrimoine, de notre identité
05:31et de ce que nous sommes.
05:34Direction Hong Kong, à présent,
05:36où un tableau de Van Gogh attire tous les regards
05:39et n'avait pas été montré au public depuis plus de 60 ans.
05:42Je peux vous assurer que vraiment, l'art, c'est un secteur
05:43qui ne connaît pas la crise, intitulée Châtaignier en fleurs.
05:48Cette toile, réalisée en 1890,
05:50est exposée avant sa mise aux enchères,
05:52prévue le 18 novembre à New York,
05:54avec une estimation avoisinant les 180 millions de dollars.
05:58L'oeuvre représente un arbre en fleurs devant lequel
06:01passe un homme solitaire et trois femmes.
06:03Cette toile compte parmi les créations les plus expressives
06:06et les plus porteuses d'espoir de la dernière période
06:09du peintre néerlandais réalisé dans les derniers mois de sa vie.
06:12Elle témoigne de l'intensité de son geste et de sa recherche artistique.
06:16Elle fait partie d'un ensemble de 12 oeuvres
06:17provenant de la collection de deux collectionneurs argentins
06:21qui comprend également des tableaux de Monet, Pissarro et Cézanne.
06:27Je crois surtout que pour un artiste dont la vie et la carrière
06:30ont été marqués par la tragédie,
06:32il est particulièrement émouvant de voir une oeuvre comme celle-ci.
06:36Elle ouvre le dernier chapitre de sa vie
06:38sur une note d'espoir profond, d'optimisme,
06:40de couleur et d'expression.
06:42Cette frénésie maniaque dans l'application de la peinture
06:45suggère qu'il avait encore tant à donner
06:48et qu'il se précipitait pour le coucher sur la toile.
06:56On parle musique pour terminer et on part en Irak.
06:58En Irak, puisqu'il y a un festival sur le site antique de Babylone,
07:02sur les vestiges d'une civilisation qui a marqué l'histoire du monde.
07:07La culture reprend ses droits.
07:09Jusqu'au 16 octobre, le 13e festival de Babylone
07:11rassemble des artistes irakiens et internationaux
07:13autour de la musique, de la danse, des arts visuels et des traditions.
07:17organisée sur le site archéologique de l'ancienne Babylone
07:20à environ 85 km au sud de Bagdad.
07:23Le rendez-vous entend faire dialoguer les expressions artistiques contemporaines
07:26avec l'héritage de la civilisation babylonienne.
07:30Cette édition accueille des participants venus de 42 pays
07:33et le chanteur libanais Marcel Khalifa
07:35y est de retour sur le festival après 50 ans d'absence.
07:41C'est la première fois en 50 ans que j'assiste à ce festival.
07:45Bien sûr, je ressens tout cet amour du public
07:48et j'espère que cela continuera.
07:50J'ai le sentiment d'être ici au pays de ma musique et de mes chansons.
07:55J'ai l'impression d'être ici à l'arbre de musique et d'agnie.
08:00J'ai l'impression d'être ici à l'arbre de musique et d'agnie.
08:29J'ai l'impression d'agnie.
08:31J'ai l'impression d'agnie.
08:47Je sais attendre.
08:49Je sais attendre.
08:52Je sais attendre.
08:53J'ai l'ifie, mais attendre.