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  • il y a 4 minutes
Alors que les coûts de production continuent d’augmenter, de nouvelles hausses de prix sont à prévoir. Michel-Édouard Leclerc estime que l’inflation pourrait frôler les 4% au début de l’année prochaine. Invité de la "Grande Interview" sur CNEWS et Europe 1, il évoque des négociations difficiles avec les industriels pour limiter ces augmentations et protéger le pouvoir d’achat des Français.

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Transcription
00:00L'inflation, vous nous avez prédit qu'elle pourrait frôler les 4% d'ici la fin de l'année.
00:04Vous maintenez cette perspective qui est pas très réjouissante pour les consommateurs.
00:07Début de l'année prochaine, parce que les négociations ont lieu justement en fin d'année, début de l'année
00:13prochaine.
00:14Parce que de toute façon, nos industriels nous ont prévenus.
00:16Ils ont des coûts de transport, ils ont des coûts d'énergie qui ont beaucoup augmenté.
00:21Même, par exemple, l'actalis qui nous vend du lait, que ce soit en briques ou que ce soit en
00:26PET, en plastique,
00:27le prix de tout ça, de la plasturgie, a augmenté de 20%.
00:31Donc, il va y avoir des demandes.
00:32Et nous, ce qu'on va faire, c'est qu'on va négocier quand même assez durement avec les multinationales.
00:36On va pas négocier les prix agricoles parce que la loi les protège, parce qu'on devra...
00:40Mais les fournisseurs, il faudra qu'ils soient transparents sur le prix d'achat des produits agricoles.
00:44Mais par contre, les multinationales, on va leur demander de nous aider à étaler dans le temps ces hausses
00:50pour que les consommateurs français ne soient pas lésés.
00:53Et là, eux, ils ont déjà anticipé. Ils nous demandent plus que 4%.
00:56Vous pouvez demander à Thierry Cotillard d'Intermarché ou à Systemu, à Coopérative U.
01:02Non, non, on est déjà en mode combat, là.
01:04Mais est-ce que ça a déjà un impact sur la consommation dans les magasins ?
01:07Vous voyez les comportements qui changent, Michel-Édouard Leclerc ? Comment ?
01:10D'abord, il y a des arbitrages très longs pour acheter des équipements un peu plus lourds,
01:14d'électroménager, des équipements pour la cuisine, pour la maison, la vaisselle.
01:18Et puis même aujourd'hui, si l'alimentaire sert un petit peu de compensation, de variable,
01:25le textile plonge énormément.
01:27Leclerc, Carrefour, Quiabie, on est les plus gros vendeurs de textile.
01:30On parle toujours du textile sur le web, mais c'est quand même un très gros secteur dans les dépenses
01:36des ménages.
01:37Et puis aujourd'hui, le prix du logement, le prix du transport,
01:41que je trouve ne reflète pas l'indicateur de l'INSEE suffisamment.
01:45Les dépenses contraintes ont énormément augmenté pour les Français,
01:48ce qui explique aussi l'anxiété des Français, des salaires qui n'augmentent pas beaucoup
01:55et une inflation qui, quand même, leur paraît beaucoup plus élevée.
01:58Et vous vous engagez, est-ce qu'il n'y a pas de hausse de prix dans les magasins à
02:00l'éclair d'ici la fin de l'année, Michel-Édouard ?
02:01Non, non, il y a des hausses de prix, il y a des secteurs qui augmentent, mais on est les
02:04moins chers.
02:05D'accord.

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