00:00Est-ce qu'il y a récemment un film qui vous a dit
00:02« Ah, j'ai envie de me remettre derrière la caméra »
00:04ou une œuvre qui vous a donné une motivation ?
00:06Ou quelque chose dans votre vie ?
00:08Je suis en train de préparer un film
00:11qui va beaucoup compter pour moi,
00:14qui raconte l'histoire de la lutte des pêcheurs,
00:18des petits pêcheurs pour leurs droits.
00:21Et dans l'histoire, c'est le remake d'un film anglais
00:24qui s'appelle « The Fisherman's Friends ».
00:26Et dans cette histoire, ces pêcheurs rentrent de la pêche et chantent.
00:30Et donc, un des pêcheurs, ça va être Ben Harper.
00:32Donc, je suis très, très, très excitée.
00:34Je le connais très bien de Los Angeles.
00:37Et maintenant, il vient souvent en France.
00:39Et donc, je lui ai proposé le film et il a envie de le faire.
00:43Alors, développé « Je le connais très bien de Los Angeles ».
00:46Oui. En fait, on avait une amie commune,
00:48une amie extraordinaire qui me manque beaucoup,
00:52qui s'appelle Véronique Peck, qui est décédée malheureusement,
00:55qui était la veuve de Grégory Peck, qui était française.
00:58Elle travaillait à France Soir, elle était journaliste,
01:01et elle avait interviewé Grégory Peck.
01:03Et il l'a rappelée à la rédaction de France Soir.
01:07Et elle m'a raconté que quelqu'un a dit
01:09« Véronique, Grégory Peck, pour toi au téléphone ! »
01:12Et elle m'a dit « J'ai traversé toute la rédaction dans un silence total,
01:16parce que tout le monde était quoi ! »
01:18Et ils se sont mariés.
01:20Et ils ne se sont jamais quittés une journée pendant tout leur mariage.
01:25Oui. Et donc, chez Véronique, j'ai rencontré des gens exceptionnels,
01:29et de la meilleure façon, parce que Véronique nous réunissait dans les meilleurs...
01:33Donc, Quincy Jones, je l'ai vu dix fois chez Véronique.
01:36Il était là à tous les dîners, de Niro...
01:39Non, mais c'était incroyable, incroyable ce que j'ai vécu grâce à elle.
01:42Mais il était comment à table, Quincy ?
01:44Très à l'écoute, très amusée partout, très curieux.
01:48Et je regrette une seule chose, c'est que je n'ai pas voulu l'embêter,
01:52et j'aurais rêvé de lui poser mille questions, et je ne l'ai pas fait.
01:55Et Bob ?
01:56Alors Bob, il était...
01:59On l'appelle Bob.
02:01Bien sûr, on voit tout de suite de qui on parle.
02:03À un dîner, Véronique m'a dit, ah, c'est dommage,
02:05parce qu'il est en tournage de mon beau-père,
02:08enfin, c'était un des beaux-pères,
02:09donc il ne va peut-être pas venir, mais s'il était venu,
02:11je l'aurais mis à côté de toi, je dis, ah, bah, ouais, c'est dommage,
02:13bon, puis je suis passée à autre chose.
02:15Et tout d'un coup, je vois que pendant le dîner,
02:16on me demande de me pousser.
02:18Alors je me pousse et je dis, waouh, waouh, waouh, il y a un truc là.
02:20Pourquoi ?
02:22Bob is coming.
02:23Oh, great.
02:24Et là, il s'assoit à côté de moi
02:27et je commence à lui dire, ça va, le tournage s'est bien passé.
02:30Et là, je sens que ça l'agresse.
02:32Donc je n'assiste pas, je me retourne
02:34et tout d'un coup, je sens qu'on me tire par la manche.
02:37Je me tourne un peu blasée comme ça.
02:40Il me dit, mais comment tu sais que je tourne ?
02:42Et je dis, bah, parce que j'étais avec un Américain à l'époque
02:45qui était agent et c'était l'agent du réalisateur,
02:48donc j'étais au courant, ah, très bien de ça.
02:49Et en fait, il s'était renseigné auprès de Quincy
02:52qui lui avait dit, non, je dis, it's okay, it's safe.
02:54Et donc, on a parlé beaucoup de la France.
02:58Il aime beaucoup la France, oui.
02:58Il aime beaucoup la France et il parle super bien.
03:01Mais comme pour ses films, c'est un staganovis.
03:04Donc il a appris le français, il m'a dit,
03:06en allant pendant six mois, tous les jours
03:08à l'Alliance française à New York.
03:10Et il avait un super accent.
03:12Ah oui, oui, il est fort.
03:13Merci.