00:16Chers amis téléspectateurs, nous le savons tous, la situation budgétaire est absolument catastrophique.
00:22Je pourrais rajouter la situation économique globale est absolument catastrophique.
00:28Je pourrais également rajouter la situation générale est absolument catastrophique.
00:34En clair mais plutôt en sombre, nous sommes réellement dans une situation catastrophique.
00:40Mais revenons à nos moutons, en l'occurrence la situation budgétaire qui va bientôt tondre, c'est certain.
00:48Nous sommes au fond du fond du trou, chacun le sait, et Macron plus que tout le monde.
00:54Avant de parler de Macron, imposons-nous un petit rappel historique.
00:58Le dernier budget en équilibre date de 1974, sous cet excellent Raymond Barr, ministre du président Giscard d'Estaing.
01:09A partir de cette date, Giscard a cru intelligent de s'exonérer de la règle d'or selon laquelle un
01:16budget doit être voté à l'équilibre.
01:18Et à partir de là, la chute a commencé, s'est accéléré sous Mitterrand, s'est aggravé sous Chirac, s
01:26'est considérablement aggravé sous Sarkozy, puis sous Hollande.
01:30Mais le record du record du record devait évidemment revenir à notre vénéré Macron, l'empereur du déficit, le Mozart
01:41du désastre financier.
01:42En effet, si le premier déficit de Giscard s'élevait à 7 milliards d'euros en 1975, le dernier déficit
01:52de notre empereur bien-aimé s'élèvera à 150 milliards d'euros, soit un déficit Giscard multiplié par 21.
02:03Au diable l'avarice.
02:06Tiens, une petite anecdote personnelle pour nous mettre en forme.
02:10En 2005, si ma mémoire est bonne, j'assistais à une réunion avec le très exceptionnel ministre des Finances Thierry
02:18Breton.
02:19Le déficit budgétaire avait tendance à s'alourdir et je vois encore notre Breton serrer ses petits points, avancer le
02:27menton d'un air martial et proclamer virilement.
02:31Je vais vous réduire le déficit en deux temps, trois mouvements et vous allez voir ça.
02:37Nous avons vu, il n'a strictement rien réduit et le déficit a augmenté jusqu'à ce que le Breton
02:44prenne ses clics et ses claques et quitte le gouvernement.
02:48Heureusement pour lui, il s'est recasé dans ce qui était à l'époque une superbe entreprise, à savoir l
02:54'entreprise Atos,
02:55qui l'a dirigée jusqu'à ce qu'il la fasse couler dans le style titanique.
03:00Mais heureusement pour lui, il s'est recasé vite fait bien fait en tant que commissaire européen.
03:07Plus belle la vie ! Malheureusement, il n'a pas fait couler la commission européenne.
03:13Mauvaise pioche.
03:14Je reviens au déficit budgétaire actuel.
03:17Comme je viens de le dire, notre empereur est un passionné du déficit,
03:21qui l'a fait exploser, ce qui lui a permis de porter la dette publique à la coquette petite somme
03:28de 3 500 milliards d'euros.
03:33Miam miam !
03:34Mais attention, il vient de clamer haut et fort qu'il n'est responsable de rien,
03:39puisque les responsables de cette dette sont
03:42« La guerre en Ukraine, la guerre au Moyen-Orient, la guerre en Ukraine, la guerre au Moyen-Orient, la
03:49guerre en Ukraine et la guerre en Moyen-Orient ».
03:52Ce qui est évidemment totalement faux, puisqu'il a fait exploser la dette de 2017 à 2021,
03:59et donc avant la guerre en Ukraine et avant la guerre au Moyen-Orient.
04:04Alors, puisqu'il n'est responsable de rien, mais qu'il faut que le déficit budgétaire diminue,
04:09une solution magique sera de taper tôt ou tard, mais plutôt très tôt que très tard, sur les retraités.
04:17Cochon de retraités, va, on va vous faire la peau.
04:20C'est trop facile de se dorer la pilule, de s'occuper de son jardin,
04:24de voyager et de dormir quand les travailleurs s'épuisent à travailler et vous payent vos retraites.
04:28Bien sûr, vous avez travaillé et cotisé pour vos retraites,
04:32mais ça, on n'en a rien à cirer, comme le disait Mme Cresson,
04:36ministre de Mitterrand et dont le père était sûrement cordonnier.
04:39Vous n'aviez qu'à pas travailler, alors vous n'auriez pas cotisé,
04:43et donc on n'aurait pas ponctionné les retraites.
04:46Vous allez donc voir ce que vous allez voir, on va vous ponctionner sec.
04:51Ainsi donc, une petite ponction de quelques milliards sur vos retraites,
04:55vous en dites quoi ?
04:56Bon, on ne sait pas très bien si ce sera 5 ou 6 ou 4 ou 8 milliards ou encore
05:04plus ou encore moins,
05:05mais vous serez mis à contribution tôt ou tard et c'est tout.
05:09Et vous allez enfin contribuer au redressement de la France,
05:13bande d'inactifs, bande d'oisifs, non mais des fois.
05:17Comme cela a été annoncé par le Premier ministre,
05:20dont j'ai oublié le nom car je ne retiens pas ce qui ne m'intéresse pas.
05:26Les retraites, un jour ou l'autre, ne suivront pas le coût de la vie
05:30pour une part non négligeable des retraités.
05:33Et le fameux abattement des 10% passera sans doute à la trappe.
05:36Non mais des fois.
05:38En revanche, pas question de toucher à l'immigration,
05:42qui coûte chaque année environ 50 milliards d'euros.
05:44Pas question de toucher à toutes les agences qui travaillent pour l'État,
05:48qui coûtent environ 10 milliards d'euros par an.
05:50Pas question de toucher à la fraude sociale,
05:52qui coûte environ 50 milliards d'euros par an.
05:55Pas question de toucher à tout ce que l'on pourrait toucher tout de suite.
05:59Mais hors de question de ne pas ponctionner la retraite des retraités.
06:03Non mais des fois.
06:05Pour conclure, si économies il y a,
06:08elles ne seront pas faites là où elles devraient être faites.
06:11Cela fait des dizaines d'années que cela dure.
06:14Cela commence à faire beaucoup.
06:16Et cela commence à nous lasser beaucoup.
06:19Sarkozy avait fait de la publicité,
06:21peut-être payante,
06:22car avec lui, rien n'est jamais vraiment gratuit,
06:25sur le Karcher.
06:26Sans jamais s'en servir, bien sûr.
06:28Je crois qu'une majorité de Français
06:30aimeraient qu'au printemps 2027,
06:32un grand coup de Karcher
06:34soit passé sur la classe politique
06:36qui nous dirige depuis tant d'années
06:38avec le succès que l'on sait.
06:40A bientôt !