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  • il y a 24 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00200 lycées sont encore fermées aujourd'hui selon le ministre de l'éducation nationale, ça fait 4% sur 3700.
00:06Les organisations syndicales lycéennes comptent bien continuer à faire entendre leur voix.
00:10Le chef du gouvernement, aujourd'hui le Premier ministre Sébastien Lecornu, était au Sénat.
00:14Il dit entendre bien sûr lui aussi les préoccupations, les demandes, mais pas dans le contexte de violences.
00:20Edgar Bequet, vous êtes au palais du Luxembourg pour BFM TV.
00:23Le Premier ministre a dénoncé les violences et ça s'est fait sur fond de tensions au Sénat.
00:30Oui, on nous avait promis une première séance de questions au gouvernement agité, bouillante, et bien ça n'a pas
00:36loupé.
00:36Plusieurs questions portées sur cette crise lycéenne, sur cette contestation lycéenne.
00:40L'une de ces questions a été posée par la présidente du groupe écologiste au Sénat.
00:45Elle a dénoncé, je cite, la répression policière de ces manifestations lycéennes.
00:50Dans sa réponse, Sébastien Lecornu a chargé le groupe écologiste.
00:54Il dénonce dans sa réponse l'absence de condamnation des écologistes à l'égard des violences contre les forces de
01:02l'ordre.
01:02Je propose d'écouter Sébastien Lecornu, c'était tout à l'heure, lors des questions au gouvernement.
01:07Où est la gauche qui défendait les enseignants et les proviseurs ?
01:11Où est la gauche ?
01:12Même pas un mot pour condamner des tirs de mortiers sur des salles de classe.
01:19Mais je vais venir au fond dans un instant.
01:21Le fond que vous n'avez même pas d'ailleurs ouvert dans votre question.
01:23Pas une seule proposition.
01:26Parce qu'au fond, personne n'est dupe au bout de trois semaines.
01:28On voit bien aussi une classe politique qui est en train de courir après le mouvement pour essayer de le
01:32récupérer à des fins électorales.
01:38C'est le moment de la grande clarification, Madame la Présidente.
01:42Oui, oui, ce mouvement au début a été instrumentalisé par vos ailliers de la France insoumise dans le Val-de
01:47-Marne.
01:49Voilà, vous l'avez entendu, Sébastien Lecornu, qui dénonce l'instrumentalisation de la France insoumise de ce mouvement lycéen, la
01:57gauche de son côté,
01:57qui demande l'interdiction de l'usage des LBD et des grenades dans ces mobilisations lycéennes.
02:04Avec qui est Emma Elia Berti au Palais du Luxembourg au Sénat pour BFM TV.
02:07Il y a un chiffre quand même assez impressionnant qu'a donné le Premier ministre cet après-midi.
02:13149 blessés parmi le personnel enseignant en marge du mouvement des lycéens.
02:19C'est le plus lourd bilan, dit le Premier ministre, que le ministère de l'Éducation nationale n'ait jamais
02:24eu à connaître.
02:25Donc, des blessés du côté du personnel.
02:28Et puis, bien sûr aussi, Alexandra Gonzales, des policiers blessés, 937, des élèves blessés.
02:33Et puis, on a des chiffres qui viennent d'arriver de la chancellerie.
02:36C'est le nombre de gardés à vue. C'est assez impressionnant, là aussi.
02:38Oui, un nouveau bilan judiciaire donné par la chancellerie.
02:42Nous sommes presque à 8000 gardes à vue depuis le début du mouvement.
02:46C'est-à-dire qu'on a dépassé la moitié du nombre total de gardes à vue sur l'ensemble
02:51des séquences Gilets jaunes.
02:53Donc, rendez-vous compte, c'est quand même très conséquent.
02:56Ce qui est notable aussi sur ces chiffres, c'est la proportion de mineurs.
03:0185% des personnes qui ont été placées en garde à vue ont moins de 18 ans.
03:08Ça montre la réponse judiciaire extrêmement ferme sur ce mouvement.
03:13Mais que deviennent ces gardes à vue ?
03:15Parce que lorsque le parquet, et c'est toujours une décision du parquet, décide de placer une personne en garde
03:22à vue,
03:23quand c'est un mineur, c'est quand même une décision qui est prise en toute conscience.
03:28Parce que priver de liberté un mineur pendant 24, voire pendant 48 heures, ce n'est jamais anodin.
03:36A l'issue de ces gardes à vue, il y a ce qu'on appelle des déferments,
03:41c'est-à-dire des poursuites judiciaires qui sont engagées avec la présentation devant un juge.
03:46En l'occurrence, sur les 7 950 gardes à vue, 2735 ont fait l'objet de poursuites judiciaires.
03:572225, des alternatives aux poursuites judiciaires.
04:00Donc ça peut être par exemple des stages de citoyenneté avec la police,
04:04des stages de réparation lorsqu'il y a eu des dégradations, etc.
04:08Et puis il y a 1260 classements sans suite, donc c'est assez peu finalement.
04:14Ça veut dire que la majorité des adolescents, des mineurs qui sont placés en garde à vue,
04:19au bout de ces 24 à 48 heures, elles rencontrent un responsable de la justice,
04:26un juge en l'occurrence, qui décide soit d'un stage, soit d'une présentation lors d'un procès,
04:32une convocation devant le tribunal pour enfants, etc.
04:35Mais donc ce qu'il faut retenir, c'est qu'il y a une réponse judiciaire qui est extrêmement ferme
04:40et le niveau de garde à vue est équivalent, voire plus, à ce qu'on voyait pendant les Gilets jaunes.
04:46Younes Dufresne est avec nous, le porte-parole de l'Union étudiante.
04:49Bonsoir, j'ai entendu certains lycéens dire « C'est garde à vue, c'est pour nous faire taire ».
04:53C'est ce que vous pourriez dire ?
04:54Oui, clairement. Moi je suis effaré du chiffre qui est sorti du ministère de l'Intérieur,
04:59et puis pas que, mais nous on le remarque, c'est la doctrine de maintien de l'ordre,
05:04mais aussi la doctrine, nous, qu'on appelle plutôt la doctrine de terreur du ministère de l'Intérieur.
05:10C'est bien évidemment pour essayer d'étouffer le mouvement,
05:13mais la vérité c'est que ces personnes-là, elles restent toujours déterminées à continuer le mouvement.
05:18C'est pas plutôt pour essayer de neutraliser les casseurs
05:20et laisser le mouvement se dérouler dans de bonnes conditions ?
05:23Absolument pas.
05:24Pour vous, vous mélangez tout ?
05:25Non, absolument pas. Mais vous regardez, vous avez même vu la loi que le gouvernement essaie de faire passer,
05:31la loi casseur-payeur, qui en vérité fera en sorte à ce que toute personne qui se retrouve dans une
05:34manifestation
05:35dans laquelle il pourrait y avoir des débordements ou de la casse serait inculpée.
05:39Ça va évidemment multiplier ce qui sera concerné.
05:42Non, non, du tout, cette loi-là, elle va faire en sorte à ce qu'il y a énormément de
05:46personnes
05:46qui vont finir en garde à vue, encore plus que maintenant,
05:49alors que c'est déjà un chiffre qui est historique.
05:50Évidemment, le gouvernement n'a pas d'autre solution que d'essayer de nous envoyer en garde à vue.
05:58– 149 enseignants blessés ?
06:00– Moi, je suis interpellé par le fait, notamment, que depuis le début,
06:04il y a des revendications qui sont extrêmement claires.
06:06Nous, on a fait un site qui s'appelle le 10mesures.fr,
06:09donc tout le monde peut aller signer notamment les 10 revendications.
06:11– On va y revenir, mais là, on est sur ces chiffres.
06:13– Moi, je suis effaré là-dessus, sur le fait que le gouvernement n'ait pas répondu à ces revendications,
06:16n'ait répondu que par la matraque.
06:18– Si, en partie avec les…
06:18– Non, pas du tout, ils ont répondu par la matraque.
06:20– Les 3000 enseignants.
06:20– Ils ont répondu par le gazage, ils ont répondu par le nassage,
06:23ils ont répondu par des violences, notamment sur des lycéens et lycéennes,
06:26sur des mineurs, je le rappelle, qui ont fini avec des bras arrachés,
06:30avec des yeux éborgnés.
06:31– Il n'y a pas des bras arrachés, il n'y a pas de bras arrachés.
06:34– C'est un cas de bras arrachés qui va aller le remplacer.
06:36C'est déjà énorme, le gouvernement doit répondre avec des réponses politiques.
06:41– Vous avez quand même parlé de climat de terreur, c'est ce que vous dites.
06:45– Je parle du fait que le ministre de l'Intérieur, oui,
06:48ne va effectivement faire en sorte à ce qu'on puisse ne plus se mobiliser
06:54par la répression.
06:55Mais nous, ça nous détermine encore plus à continuer à se mobiliser.
06:58– On a représenté de la terreur, bras armés du ministère de l'Intérieur.
07:00– Il faut que ça, blanc, quand même, rappelez les chiffres.
07:02937 policiers gendarmes blessés, un chiffre officiel,
07:06248 élèves blessés.
07:07Donc il y a eu quand même beaucoup plus de blessés parmi les forces de l'ordre
07:10que parmi les lycéens.
07:12– Alors moi, ce qui m'interpelle toujours,
07:13quand je vois ces syndicats de lycéens ou d'étudiants,
07:16ce qu'ils n'arrivent pas à dire,
07:18on condamne les violences commises sur les professeurs.
07:22On condamne les violences commises sur les policiers.
07:24J'ai l'impression que c'est des mots que vous n'arrivez pas à sortir de votre bouche,
07:26je ne sais pas pourquoi.
07:27Vous devez faire un blocage certain quand vous parlez de cela,
07:31mais c'est compliqué à dire.
07:32Alors laissez-moi finir, je vais vous expliquer pour les gardes à vue.
07:34Pour mettre quelqu'un en garde à vue,
07:35notamment un mineur, et Alexandre González l'a bien dit,
07:38il faut des éléments.
07:40On ne met pas en garde à vue un mineur
07:41parce qu'on le croise dans la rue,
07:43il est dans une manifestation de lycéens.
07:46Écoutez-moi, comme ça vous saurez pour la prochaine fois
07:48et vous ne direz pas des bêtises.
07:49On met un garde à vue mineur,
07:51quand il a commis des dégradations...
07:53Il est soupçonné d'avoir commis.
07:55Mais il y a des éléments qui permettent de le placer en garde à vue.
07:57C'est quand même énorme, on ne parle que de soupçons.
07:59On n'a vers absolument rien,
08:01il n'y a que des soupçons.
08:02C'est-à-dire que là, vous avez énormément...
08:05Je rappelle, c'est énorme le nombre de garde à vue.
08:07Il n'y a pas des policiers qui vont venir vous interpeller à vous aujourd'hui
08:10parce que vous n'avez rien fait,
08:10vous êtes sur un plateau télé.
08:11Mais quand vous êtes dans une manifestation
08:13et qu'on vous soupçonne d'avoir jeté un pavé
08:16sur les forces de l'ordre des mortiers d'artifices,
08:17on va vous interpeller,
08:18on va vous placer en garde à vue.
08:20Le temps de la garde à vue,
08:21à savoir 24 heures, parfois 48 heures,
08:23mais c'est très souvent 24 heures pour des mineurs,
08:25on va identifier si vous avez vraiment commis cet acte ou pas.
08:28Et ensuite, c'est le parquet qui décide.
08:30Mais le placement,
08:31et ça a été bien dit tout à l'heure,
08:33le placement en garde à vue,
08:33il est décidé pour un mineur avec le parquet.
08:36On ne fait pas n'importe quoi.
08:38Donc s'il y a autant de garde à vue,
08:39c'est qu'il y a eu beaucoup de dégradations,
08:41beaucoup de violences commises.
08:42Remettez-vous d'abord en question à vous.
08:44Et après, vous critiquerez les forces de l'ordre.
08:47Il n'y a aucune remise en question à faire.
08:49Après, il y a aussi une décision du parquet,
08:52des parquets,
08:53de ne rien laisser passer
08:55et d'engager des poursuites judiciaires
08:59à la moindre dégradation, si je puis dire.
09:01C'est aussi une réponse qui est décidée.
09:05Je ne sais pas si c'est bien ou pas bien.
09:08Je dis juste que 8000 gardes à vue...
09:138000 décisions de placer en garde à vue des personnes,
09:16ça reste beaucoup pour un mouvement.
09:17C'est en tout cas ce qu'on peut analyser.
09:18Je voulais vous poser une question.
09:19Est-ce que, pour essayer de voir votre raisonnement,
09:21vous pensez que s'il n'y avait pas les forces de l'ordre,
09:24ça se passerait mieux ?
09:25Absolument.
09:25Nous, on parle du principe que,
09:27vous avez vu,
09:28le mouvement est extrêmement large.
09:29Il existe dans toute la France.
09:32Ça fait plusieurs semaines
09:34que l'ensemble des étudiants se mobilisent.
09:36Et dans l'immense majorité,
09:38ça se passe extrêmement bien.
09:39C'est même joyeux et très festif.
09:40Pour toi, il y a les policiers,
09:41puis il se parle aussi.
09:42Mais de toute manière,
09:43je rappelle,
09:44il y a aussi une manière
09:45dans la doctrine du ministère de l'Intérieur
09:48de faire en sorte
09:48de ne rien laisser passer,
09:49à soupçonner absolument
09:50tous les lycéens,
09:51tous les étudiants
09:51de violences et de casse.
09:53Alors que la vérité,
09:53c'est que tout le monde
09:54sait s'organiser de manière correcte
09:55et sait protester de manière correcte.
09:57Et ce mouvement-là,
09:58il n'a jamais été aussi large.
09:59et historique qu'il n'a jamais été.
10:01Du coup, vous diriez
10:01que les casques que l'on peut voir,
10:05les poubelles qui sont brûlées,
10:07les bâtiments qui sont brûlés,
10:08ou même les tirs de mortier d'artifice
10:09qui blessent certaines personnes,
10:11vous diriez que c'est une réaction
10:13au maintien de l'ordre
10:14ou vous diriez au contraire
10:15que le maintien de l'ordre
10:16est en réaction ?
10:17Moi, je veux quand même
10:18recentrer un truc.
10:19C'est que ça fait deux semaines
10:22qu'on ne parle que de ça.
10:23On parle aussi des revendications.
10:26Non, je reviens sur une chose,
10:28mais là, actuellement,
10:29je rappelle qu'il y a une colère
10:30qui est immense dans ce pays,
10:32notamment chez les étudiants,
10:33notamment chez les lycéens,
10:34parce qu'il y a quand même
10:35un étudiant sur deux
10:37qui crève la dalle.
10:38Il y a un étudiant sur deux
10:39qui est obligé d'aller se salarier
10:40pour aller ne serait-ce que se nourrir
10:42et même devoir faire un choix
10:43entre le loyer,
10:44entre la bouffe,
10:45entre devoir se laver,
10:46se vêtir ou aller en cours.
10:48On est dans une situation de tension
10:50que le gouvernement d'Emmanuel Macron
10:51nous a imposé pendant presque dix ans.
10:53Et là, on continue à nous dire
10:54écoutez, si vous revendiquez des choses,
10:56vous n'êtes pas en capacité
10:59de pouvoir revendiquer des choses
11:01sans violence ou quoi que ce soit.
11:02Mais là, vous êtes dans un discours
11:03très politique.
11:04Non, mais je suis dans un discours
11:05qui est très revendicatif
11:07et qui fait le rappel
11:09de tout ce qui hésite en France.
11:10Nous sommes avec le maire du 17ème
11:11à Paris-Geoffroy-Boulard.
11:14On a vu effectivement encore hier
11:16des affrontements place-boban
11:18entre certains casseurs
11:19et les forces de l'ordre.
11:21D'autres mouvements arrivent,
11:23notamment samedi.
11:25On peut peut-être effectivement
11:26craindre également le pire samedi
11:28dans les rues de Paris.
11:30Qu'est-ce qu'on peut faire ?
11:31Déjà, il faut condamner
11:33toutes les formes de violence
11:34à l'encontre des policiers, d'abord,
11:37qui font un travail difficile,
11:38le maintien de l'ordre,
11:39de manifestations lycéennes
11:41qui, au départ,
11:43sont censées être pacifistes
11:44et qui dégénèrent.
11:46C'est d'abord, je crois,
11:47un soutien sans ambiguïté
11:49aux forces de l'ordre
11:49qui ne sont pas là
11:50pour taper, pour violenter.
11:53Il peut y avoir peut-être
11:54des situations d'excès.
11:56On va en parler dans un assort.
11:57Elles seront jugées.
11:58Il y a un cas précis.
11:59Moi, je fais confiance à la justice.
12:00Il y a eu des excès
12:01et c'est inadmissible
12:02évidemment encore plus
12:03sur des mineurs.
12:04Mais le sujet, il n'est pas là.
12:06Puis sur les enseignants,
12:08vous l'avez dit,
12:09les chiffres de violence
12:10sur les enseignants.
12:11Autant d'enseignants blessés
12:11dans un mouvement lycéen.
12:13Et moi, je trouve
12:13que le mouvement lycéen,
12:14il devrait condamner
12:17les violences.
12:19Vous l'avez dit tout à l'heure.
12:20Il a raison,
12:20Sebastien Lecornu.
12:21Même, il reproche à la gauche
12:22de ne pas se mettre
12:24à côté des enseignants,
12:26des profs.
12:27des enseignants qu'on est censé soutenir aussi,
12:29qui ont besoin de voir
12:31leur métier revalorisé.
12:33Et puis, le mouvement lycéen,
12:35il devrait condamner les violences
12:39en marge du mouvement pacifique
12:42que devrait être ce mouvement.
12:44Et ça, je ne l'entends pas.
12:46Et donc, j'ai l'impression
12:47qu'on a une minorité.
12:49Moi, j'ai discuté avec des lycéens.
12:50Je suis allé les voir.
12:51Moi, j'ai deux lycées bloqués,
12:52encore ce matin,
12:54avec des feux de poubelle
12:55qui bloquent tout le tramway.
12:57Les forces de l'hôte,
12:58elles font leur travail.
12:59Ils ne peuvent pas laisser
13:01le désordre s'installer
13:02au motif que ce sont les lycéens.
13:02Mais est-ce que les policiers
13:03débloquent ?
13:04Non, ils ne débloquent pas le lycée.
13:05Moi, je vois beaucoup de lycéens
13:06depuis ce week-end
13:07qui me disent,
13:07M. le maire,
13:08on aimerait reprendre nos cours.
13:09C'est minoritaire,
13:10les blocages, selon vous ?
13:11Ça vient d'une minorité ?
13:13Il y a une minorité agissante.
13:15Après, il y a une minorité
13:16qui veut vraiment faire avancer
13:18un certain nombre de sujets.
13:20Il y a des revendications
13:21sur Parcoursup.
13:22Comme l'a dit David Lissnard
13:23encore ce matin,
13:24il faut supprimer Parcoursup.
13:27Revenir à quelque chose
13:28de beaucoup plus clair.
13:29On a fait une réforme
13:31de spécialité.
13:32C'est vrai que les gamins,
13:33à 15 ans,
13:34on leur dit,
13:34vous allez dans ce...
13:35Si vous supprimez Parcoursup,
13:37comment vous faites
13:37pour faire le tri ?
13:40C'est une gare de triage
13:42le Parcoursup,
13:42en quelque sorte.
13:43Le baccalauréat,
13:43déjà,
13:44il doit être recentré
13:45sur une partie
13:46de contrôle continu
13:48et un examen exigeant
13:49avec des critères.
13:50On l'a donné à tout le monde.
13:51Mais qu'est-ce qui se passait
13:52quand il n'y avait pas
13:53Parcoursup ?
13:53C'était du tirage au sort.
13:55Non, mais là,
13:55ce ne sera pas du tirage au sort.
13:56Il faut redonner l'autonomie
13:57aux établissements
13:58de fixer dans l'enseignement supérieur
14:00leurs critères pour...
14:00Mais c'est ce qu'ils font, déjà.
14:01Oui, c'est ce qu'ils font,
14:02mais...
14:03Ça fait sourire,
14:04voire même rigoler
14:04votre interditeur en face.
14:06Moi, je suis parent d'élèves aussi.
14:08J'ai vu.
14:09Parcoursup,
14:10les enfants ne savent pas,
14:11aujourd'hui,
14:11les lyciens ne savent pas
14:13quel est leur avenir
14:14parce qu'il y a un algorithme
14:15qu'on ne maîtrise absolument pas,
14:17d'abord,
14:17qui est central.
14:18Et puis après,
14:18c'est des algorithmes locaux.
14:20Donc, il y a une opacité générale
14:21et il faut entendre...
14:24Donc, comme les lycéens,
14:25vous demandez la suppression
14:26de Parcoursup ?
14:27Clairement,
14:27parce qu'aujourd'hui,
14:28il y a une crainte.
14:29Eh bien, demandez aux parents.
14:30Vous êtes parents aussi.
14:31Oui, mais ce n'est pas parce
14:32que les parents sont angoissés
14:33que c'est un mauvais système.
14:35Moi, je suis d'une génération
14:36où c'était le premier arrivé
14:38à la fac qui s'inscrivait.
14:39Donc, on se levait
14:40à 3h du matin.
14:41Après, il y a eu,
14:42effectivement,
14:45et donc, on a inventé
14:46un premier système,
14:47c'était du tirage au sort.
14:49Et là, c'est un système
14:49quand même qui repose
14:51sur des critères
14:52assez objectifs
14:53de niveau,
14:54de notes
14:55et de...
14:55Alors, peut-être qu'il faut
14:56mieux expliquer aux jeunes.
14:57Ça doit être transparent.
14:58Mais c'est les établissements
14:59qui décident.
14:59C'est transparent pour les jeunes.
15:01C'est quand même...
15:01Enfin, moi, je trouve ça
15:02assez ahurissant
15:04de débattre sur le fait
15:06de...
15:06Est-ce qu'il faille
15:09adapter ou non
15:09la méthode Parcoursup ?
15:10La vérité, c'est que
15:11si ça existe,
15:11c'est parce qu'il n'y a pas
15:12de place à l'université.
15:13Voilà.
15:14Personne ne se pose
15:15la question ici
15:15de savoir s'il y a
15:16de la place à l'université.
15:17Si on doit se lever
15:18à votre époque
15:18à 3h du matin,
15:19premier inscrit,
15:20enfin, premier arrivé,
15:20premier inscrit,
15:21et là, maintenant,
15:22c'est un peu toujours le cas.
15:23Enfin, c'est celui
15:23qui a une bonne...
15:25qui réussit à pouvoir
15:26avoir un bon contexte social.
15:29Non, c'est ce qui a des bonnes notes.
15:30D'avoir...
15:32Le mérite, c'est pas...
15:34Les bonnes notes et le mérite,
15:35ça n'a jamais vraiment existé
15:37dans le sens où
15:37vous avez des personnes
15:38qui naissent
15:39dans des endroits
15:40où ils ne peuvent pas
15:41sincèrement avoir accès
15:42à l'ensemble des choses.
15:43Il y en a qui n'est
15:44dans des endroits
15:44des favoseurs
15:44qui travaillent bien à l'école
15:45et qui ont de bonnes notes aussi.
15:46Ce que je vous dis,
15:47c'est que l'éducation...
15:48C'est essentialisé.
15:49Franchement, quand on est
15:50en banlieue, on est...
15:51Non, absolument pas.
15:52Ce que je vous dis...
15:52Non, absolument pas.
15:53Je vous dis juste
15:54que le bac doit pouvoir
15:57être une clé d'entrée
15:58à l'enseignement supérieur.
16:00Sans sélection.
16:00Et l'ensemble des personnes
16:02qui ont un bac
16:02doivent pouvoir entrer
16:04dans l'université
16:05avec une place
16:05qui pourrait leur être garantie
16:07dans la formation
16:08de leur choix.
16:08Un BTS, c'est sélectif.
16:10Mais ça ne devrait pas l'être.
16:12Tout le monde pourrait
16:13rentrer n'importe où.
16:14On a encore plus besoin
16:16de médecins,
16:17on a encore plus besoin
16:17d'ingénieurs,
16:18on a encore plus besoin
16:18de tout.
16:19on ne peut pas prendre
16:19n'importe qui pour faire l'éducation.
16:20S'il y a des bonnes volontés
16:21pour aller étudier
16:21dans ces endroits-là,
16:22il faut absolument
16:23qu'il y ait de la place
16:23pour le faire.
16:24Moi, je parle du principe,
16:26ça fait 10 ans
16:27qu'il y a des étudiants
16:28et notamment énormément
16:29de lycéens,
16:30et on parle de plus
16:31de 50 000 lycéens
16:32à la fermeture
16:32de Parcoursup
16:33qui seront trouvés
16:33sans affectation.
16:35C'est énorme,
16:36vous vous rendez compte ?
16:3750 000 lycéens
16:37qui sont...
16:39Parce qu'on entend
16:39beaucoup de...
16:40Mais c'est pareil.
16:41Je suis étonné
16:41que M. Boulard
16:42d'ailleurs relaisse ça
16:43parce qu'il y a
16:44beaucoup de choses
16:44qui sont fausses.
16:45Avant Parcoursup,
16:46il y avait beaucoup plus
16:47de lycéens
16:47qui étaient laissés
16:48sous le carreau
16:48et Parcoursup notamment
16:50a permis à des boursiers
16:51d'accéder à un système.
16:53C'est toujours le cas maintenant.
16:54Il y a beaucoup plus
16:54de boursiers
16:55qui ont accès
16:56à l'enseignement supérieur
16:57grâce à Parcoursup
16:58qu'avant.
16:58C'est factuel.
16:59C'est toujours le cas maintenant.
17:01Il y a toujours des lycéens
17:02qui se retrouvent
17:02sur le carreau
17:03sans formation.
17:03Mais beaucoup moins.
17:04Et alors,
17:04il y a toujours des lycéens
17:05qui se retrouvent
17:05sur le carreau
17:06sans formation.
17:07Il y a toujours
17:08un étudiant sur deux
17:09qui n'arrive pas
17:09à manger correctement.
17:10Il y a toujours
17:10un étudiant sur deux
17:13qui est obligé
17:13de se salarier
17:14pour financer ses études.
17:15On est quand même
17:16dans une puissance mondiale
17:16où on est censé
17:17pouvoir faire en sorte
17:17à ce que tout le monde
17:18puisse étudier correctement
17:19et considérer que l'éducation
17:20c'est un droit
17:20et je n'ai pas l'impression
17:22que les étudiants
17:23qui ont travaillé
17:24actuellement,
17:24vous avez un mouvement
17:25qui est historique.
17:29Vous ne direz pas autrement
17:33que ces lycéens
17:34et ces étudiants
17:35n'ont rien à revendiquer
17:35là-dessus.
17:36Vous donnez sa valeur
17:37au bac.
17:39Ça, ce n'est pas
17:39dans la vocation des lycéens.
17:40Ah oui,
17:41je vous donne mon avis.
17:43On l'a donné à tout le monde.
17:44Donc après,
17:45Parcoursup,
17:45c'était la réponse
17:46à une massification artificielle.
17:49Tout le monde a le bac,
17:51donc tout le monde doit
17:51aller à l'université.
17:53Ça ne marche pas
17:53exactement comme ça.
17:54Il doit y avoir
17:54des formations
17:55non contingentées
17:56pour que tout le monde
17:57puisse avoir accès
17:58à l'université.
17:59Mais on doit aussi
18:00donner de l'autonomie
18:01aux établissements
18:02pour choisir les étudiants
18:03sur des critères
18:04qui sont connus.
18:06Nous sommes avec
18:07Maître Verguet.
18:08Maître Verguet est avocat pénaliste
18:09au barreau de Tours
18:10parce que vous êtes avocat
18:12de Maël.
18:12Il a perdu l'usage d'un œil
18:14le 30 septembre dernier
18:15en marge des manifestations lycéennes.
18:17Comment est-ce que ça s'est passé
18:18Maître Verguet ?
18:21Les circonstances
18:21sont encore assez floues.
18:24Tout ce qu'on sait,
18:24c'est qu'il y avait
18:25une manifestation en cours
18:26aux abords d'un lycée
18:27à Tours
18:29et qu'un agent
18:30a fait usage
18:30de son LBD.
18:31On sait aujourd'hui,
18:32en tout cas,
18:32c'est ce que la procureure
18:33de la République a indiqué,
18:34que deux tirs de LBD
18:35ont eu lieu
18:36et le premier d'entre eux
18:38a touché Maël à l'œil
18:39et lui a fait perdre
18:40l'usage de son LBD.
18:41C'est tir de LBD ?
18:44En tout cas,
18:45c'est une hypothèse
18:47qui est favorisée
18:49par la procureure
18:50de la République
18:50qui a rendu un communiqué
18:52au moment où l'un des policiers
18:53qui a intervenu
18:54a été mis en examen,
18:55c'était hier soir,
18:56qui dit que les blessures
18:57sont compatibles
18:58avec un tir de LBD.
19:00Et comment va Maël ?
19:04Après près de deux semaines
19:06d'hospitalisation,
19:06il est de retour chez lui
19:07auprès de ses parents,
19:08donc il est toujours
19:09en convalescence,
19:10mais avec un état
19:11qui ne nécessite plus
19:12de surveillance médicale
19:14au sein de l'hôpital.
19:15Donc il va mieux,
19:15mais c'est forcément
19:16très traumatisant.
19:17Et il a perdu l'usage
19:19de son œil à vie ?
19:21Ah oui, oui,
19:21il est désormais certain
19:23qu'il ne retrouvera jamais
19:25l'usage de son œil.
19:25Oui, tout à fait.
19:26On sait qui est le policier
19:28qui a fait ça
19:28et qu'est-ce qui lui est arrivé
19:30à lui ?
19:32Alors, en tout cas,
19:33tout ce que je peux dire
19:34pour le moment,
19:34parce que je n'ai pas accès
19:35au dossier en tant
19:36qu'avocat de la victime,
19:38c'est qu'un policier
19:39a été mis en examen
19:40hier soir,
19:41il a été en place
19:42en garde à vue,
19:42présenté à un juge
19:43d'instruction
19:43qui a décidé
19:44de le mettre en examen.
19:46Et donc, voilà,
19:47pour l'instant,
19:48l'enquête suit son cours
19:49sous la forme
19:49d'une information judiciaire
19:51et on sait comment
19:52un policier est mis en examen.
19:53C'est quoi la mise en examen,
19:55du coup, alors, le motif ?
19:57Alors, moi,
19:58n'ayons pas encore reçu
19:59l'avis de constitution
20:00de Parti civile,
20:01je n'ai pas le détail,
20:02mais j'imagine en tout cas,
20:03parce que c'est ce qui serait cohérent,
20:04qu'on est sur des violences
20:07volontaires
20:07par personnes dépositaires
20:08de l'autorité publique
20:09avec usage d'une arme
20:10et ayant entraîné
20:11une infirmité permanente.
20:13Merci.
20:13– Rudi,
20:14Rudi Mala,
20:14vous vouliez réagir
20:16sur le cas
20:17de votre collègue
20:17qui est donc aujourd'hui
20:18mis en examen.
20:19On lui reproche
20:20d'avoir tiré
20:22avec un LBD
20:23sur l'œil
20:24de Maël,
20:24enfin,
20:24d'avoir éborgné Maël.
20:26– Évidemment,
20:27je ne vais pas réagir.
20:27– Et ça rappelle
20:28ce qui s'est passé
20:28au moment des Gilets jaunes.
20:29– Évidemment,
20:30je ne vais pas réagir
20:31sur l'enquête en cours.
20:32Évidemment,
20:32je vais laisser faire les…
20:33– Mais ça remet en cause
20:34une fois de plus
20:35l'utilisation des LBD.
20:36– Vous savez,
20:37quand on a…
20:37Il ne faut pas se voiler
20:38la face non plus.
20:39Quand on a des actes
20:41dramatiques
20:42carré comme ça,
20:42parce que ce gamin,
20:43il a perdu un œil,
20:43il ne le récupérera pas.
20:45Bien sûr que les policiers,
20:47c'est les premiers gênés
20:48par rapport à ça.
20:49Ça ne nous fait pas plaisir.
20:50Franchement,
20:51je vous le dis,
20:51à personne ça fait plaisir.
20:52On voit un gamin
20:53qui va avoir
20:54une infirmité permanente.
20:56Il faut maintenant
20:57identifier comment
20:58cela a été fait.
20:59Cela a été fait
20:59de manière totalement
21:00indépendante.
21:00– Vous tirez,
21:01vous visez la tête ?
21:02– Normalement non.
21:04Mais vous savez,
21:04dans une manifestation…
21:05– C'est quand même
21:07souvent le cas.
21:08– Alors déjà,
21:09arrêtez de rigoler
21:10quand vous dites ça
21:10parce que c'est quand même
21:11un acte grave
21:12qui est arrivé dans le gamin.
21:12– Bien sûr que c'est un acte grave
21:13mais moi ce qui me…
21:14– Ne rigolez pas
21:14tout ce qui est arrivé dans le gamin
21:15parce que moi ça ne me fait pas rire.
21:16– Moi ce qui me…
21:17– Je peux faire vous le dire en face.
21:18Alors laissez-moi terminer.
21:19– Ce qui est hallucinant
21:20c'est que…
21:22– Personne ne remet en cause
21:26la doctrine de maintien de l'ordre
21:27et le fait que cette personne
21:28ait perdu un œil
21:29à vie je rappelle
21:30pour avoir essayé
21:31de revendiquer ses droits
21:32et vous ne commentez rien.
21:34Enfin c'est quand même
21:34assez hallucinant quoi.
21:36– Qu'est-ce que je viens de faire ?
21:37– Vous y étiez vous sur les lieux
21:38pour commenter ?
21:39– Et vous y étiez vous.
21:39– Et bien alors
21:40pourquoi je vais commenter
21:41un lundro où je n'y étais pas ?
21:42– Mais c'est quand même…
21:42– Je veux dire
21:43dans certaines circonstances
21:44dans quelques contextes.
21:45– Je trouve que votre rôle
21:45de vous représenter un mouvement
21:47c'est de dire
21:48qu'aucune revendication
21:51ne doit justifier
21:52je dirais la violence.
21:54– Mais la violence
21:55elle est bien du côté
21:57du policier
21:58qui a fait qu'elle ressort
21:59est-ce que ce lycéen
22:01et a perdu un oeil.
22:02– Mais est-ce qu'il ne faisait
22:02pas autre chose ?
22:04Vous n'en savez rien ?
22:05– Mais ce n'est pas le sujet.
22:07Vous avez des personnes
22:08qui se rendent
22:09dans les manifestations.
22:10Vous avez des personnes
22:11qui se rendent
22:12dans les blocages
22:12qui revendiquent leurs droits
22:13et qui au final
22:14se retrouvent éborgnés.
22:15C'est quand même…
22:16On marche sur la tête.
22:17– Même une personne
22:18qui commet des violences
22:19ne doit pas terminer éborgné.
22:20– Il y a des censures.
22:22– Il y a des dizaines
22:23de cas.
22:24– Alors attendez
22:24on va continuer la discussion
22:27dans un instant justement
22:28et on sera cette fois-ci.
22:29je remercie Maître Verguet
22:31d'avoir été avec nous.
22:32Nous serons avec
22:33un commissaire de police
22:34Romain Lehmann.
22:35Alors lui
22:36il a été brûlé
22:37parce qu'il a reçu
22:38un tir de mortier d'artifice.
22:39Donc on verra aussi
22:40que les policiers
22:41sont la cible
22:42de tir de mortier d'artifice.
22:44Un mot monsieur le maire
22:45avant que vous ne partiez.
22:46Vous envoyez la facture
22:47au casseur
22:47comme fait votre collègue
22:48Danyard-sur-Seine ou pas ?
22:49– Non, d'abord
22:50il faut qu'il y ait un jugement
22:52et voilà
22:53il y a de la démagogie.
22:56Non moi ce que je veux dire
22:56simplement c'est qu'il y a
22:57des collégiens
22:58qui sont quand même pénalisés
22:59dans certaines cités scolaires
23:01parce que depuis 15 jours
23:02trois semaines
23:03il n'y a plus de cours
23:04et on a des collégiens
23:05– Même au collège ?
23:05– Et bien oui
23:06ils sont tous bloqués
23:06dans certaines cités scolaires
23:07où il y a les deux.
23:08Donc moi je dis aussi
23:09au mouvement lycéen
23:11ne pénalisez pas
23:12la jeunesse qui arrive.
23:13– Là il y a les vacances
23:14qui arrivent
23:14il faut que ça s'arrête ?
23:16Ça ne reprenne pas
23:16après les vacances ?
23:17– Il faut qu'il y ait des choses
23:17qui avancent
23:18parce qu'il y a des revendications
23:19qui sont légitimes
23:20mais il y a des choses
23:21qui ne vont pas se régler
23:23immédiatement
23:23et après il y a un retour
23:24à la raison
23:25parce qu'en fait
23:26ils vont pénaliser
23:26– Donc il ne faudrait pas
23:27que ça reprenne
23:27après les vacances ?
23:28– Non mais ils vont se pénaliser
23:29eux-mêmes
23:30dans le système actuel
23:30qui ne va pas changer
23:31d'un coup de baguette magique.
23:32– On va dire aussi
23:33quand on n'a pas les 10 milliards
23:35quand on n'a pas les 10 revendications
23:36on continue.
23:37– Mais condamnez les violences
23:38s'il vous plaît
23:39condamnez les violences.

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