00:00On n'est pas les premiers fournisseurs d'aide à l'Ukraine, on parle beaucoup, mais on donne bien moins
00:04que l'Allemagne.
00:06Il faut aider l'Ukraine à ne pas s'effondrer, mais il faut pousser Zelensky à trouver une solution de
00:13compromis.
00:14Mais la solution de compromis, elle passe finalement par sa disparition,
00:20parce que s'il cède et Poutine ne veut pas arrêter la guerre, Poutine veut reprendre le Donbass.
00:26Or, il n'a pas conquis tout le Donbass, il a conquis 80%, mais il y a 20% restants
00:32qui sont les plus importants,
00:34qui sont les deux forteresses de Kramatorsk et de Sloviansk,
00:38qui, si elles sont russes, permettent aux russes d'avoir l'influence sur l'ouest de l'Ukraine,
00:48parce qu'il n'y a plus rien pour les arrêter, comme pour les Sudètes en 1938,
00:53où c'était aussi la forteresse de la Tchécoslovaquie.
00:57Alors, ceux qui sont du côté du président de la République ou d'autres intervenants européens dans la chancellerie disent
01:07« Oui, mais vous avez vu, Hitler, on lui a donné les Sudètes et il a pris toute la Tchécoslovaquie
01:13en mars 1939. »
01:16Et d'autres, moi, je pense que Poutine n'ira pas prendre l'ouest de l'Ukraine.
01:24Mais c'est une vision qui est une vision subjective.
01:27Et Dieu ne va pas sortir des nuages en disant « Le président de la République française a raison »
01:34où ceux qui voient les choses comme Arnaud ont raison.
01:38Donc, tout le monde a tort et tout le monde a raison avant que les choses ne se produisent.
01:43Sous-titrage Société Radio-Canada