00:00Qu'est-ce que vous mettez sur la table pour dire aux étudiants,
00:01écoutez, c'est terminé, aux lycéens, ok, je vous ai entendu, c'est terminé, on rentre à la maison ?
00:06C'est paradoxal comme question, parce que moi, présidente,
00:09on ne serait pas arrivés, à mon avis, à cette situation-là.
00:11Là, on est au bout de 10 ans de mandat.
00:13Vous l'avez vu venir, ce mouvement ?
00:15Vous sentiez que chez les lycéens, ils pouvaient...
00:18On sent une exaspération dans tout le pays, et moi, ce que je pense depuis longtemps,
00:21c'est qu'il suffira, comme le dirait Johnny, d'une étincelle,
00:24et qu'en fait, ça va partir sur un sujet,
00:26et qu'il y aura une convergence des luttes immédiate,
00:28parce que beaucoup de gens n'ont ras-le-bol dans ce pays,
00:31ils se sont sentis méprisés, et ce n'est pas qu'un sentiment subjectif.
00:34Et cette convergence peut avoir lieu ?
00:37Je pense que Sébastien Lecornu l'a préparé dans son intervention.
00:40Quand il fait une allocution pour parler des lycéens,
00:42et qu'en fait, il parle du carburant, puis des agriculteurs,
00:44c'est qu'il voit bien qu'il est obligé, en fait, d'éteindre plusieurs feux en même temps,
00:48et des personnes qui ont une raison objective, encore une fois,
00:51en fin de deux quinquennats macronistes, de se sentir méprisés,
00:54il y en a énormément.
00:56Donc je pense que là, je vous ai cité les agriculteurs,
00:59les gens qui dépendent du carburant et les lycéens,
01:02mais je peux ajouter les retraités, je peux ajouter les écologistes,
01:05je peux ajouter les féministes, je peux ajouter les fonctionnaires,
01:07les journalistes aussi, j'ai fait des manifestations avec les journalistes
01:10qui étaient menacés par l'intelligence artificielle,
01:11ça va faire beaucoup de monde dans la rue samedi.